tu me permettras d'employer "ils" si ça me chante. J'ai pas de leçon sur le discours à recevoir de toi. Pour ta gouverne, le "ils" réfère à toutes les voix médiatiques (politiciens, analystes, économistes, intellectuels, what-not).
Maintenant, on peut aussi commencer à analyser ta prose :
E2100 a écrit :
En économie comme partout, l'emploi du "ils" est préoccupante. Est-ce que tu dirais "Ils ont inventé la gravitation" ?
ça t'empêche de dormir de dire "ils" ? en quoi c'est préoccupant ? c'est le pronom impersonnel pluriel, le "on" pluriel en qqsorte, pour ne désigner personne en particulier. Nan ? Quant à ton exemple sur la gravitation, il est complètement hors de propos : "ils n'ont pas inventé la gravitation" mais "ils ont découvert les lois de la gravitation", le ils étant tout ceux qui ont contribué à la compréhension de la gravitation.
En quoi est-ce préoccupant ?
E2100 a écrit :
Attali est, comme hélas beaucoup d'intellectuels actuels en France, doté d'une pensée de peu de valeur intrinsèque, et doit avoir recours régulièrement aux medias pour faire parler de lui.
je crois que c'est plutôt ça la chose qui me préoccupe dans ton discours :
1- tu mets Attali dans un sac que tu nommes les "intellectuels". D'abord, qu'est-ce qu'un intellectuel à tes yeux ? un animal médiatique censé penser et analyser la réalité pour informer les autres ? et le comble, c'est que d'après toi, les intellectuels "actuels" sont en fait des faux, des ânes-batés dont les propos sont creux, sans valeur, vides. Alors ce ne sont plus des intellectuels, non ?
2- Ensuite, tu lui prêtes une pensée de "peu de valeur intrinqèque". Sur quoi te bases-tu pour le réduire ainsi ? Tu peux exprimer ton désaccord sur ses propos et opinions mais la forme que tu choisis a tout de la condescendance, qui trahit plutôt autre chose concernant ta propre pensée.
3- tu nous balances une évidence méchanique [sic] utilisée ici pour discréditer la pertinence de la présence d'Attali dans les média. Sache qu'avoir recours aux média, c'est faire parler de soi, c'est intrinsèque. Si maintenant, Attali y prend plaisir ou abuse de cela pour des raisons d'ego ou autres, ce n'est que spéculation de ta part.
E2100 a écrit :
Dans ces conditions, il ne va pas accoucher d'une série de chiffres et de tableaux (comme nous le faisons régulièrement) : pas très médiatique. Non, il sort quelques idées apparemment fortes ; le fait qu'elles soient justes ou fausses n'a aucune importance, ni pour lui, ni pour les medias qui malheureusement propagent ses âneries.
Ah bon ? je savais pas, je croyais que sa parole était d'or et qu'elle faisait office de vérité absolue à propager. Qu'est-ce que tu me chantes là ? tout ce que tu fais, c'est essayer de donner une apparence de sagesse et finesse à ton raisonnement. Le problème, c'est que c'est assez HS. Attali est un type médiatique. Il est payé pour balancer ses opinions à des millions d'individius. Il est obligé de vulgariser pour se faire comprendre par un max de gens. Le fait que ses propos soient justes ou non a certainement de l'importance car bcp écoute sa parole comme celle d'un expert. Maintenant, si tu fais appel à un expert pour qqchose que tu ne sais pas résoudre toi-même, tu vas faire un minimum confiance à sa parole. Et bien c'est la même chose dans ce contexte pour bcp qui se forgent une image ou une vision de ces choses économiques grâce à ce genre de personnages médiatiques. Je crois que c'est assez important en soi-même. Pour finir, tu estimes que les média propagent des âneries : tu n'as aucune nuance dans le fond. Ton semblant de finesse est dans la forme uniquement.
E2100 a écrit :
J'ai lu plusieurs fois que des analystes économiques souhaitent au contraire que l'on ne fasse rien, ce qui permettrait de couler quelques établissements financiers qui ont commis les plus belles conneries, ce qui permettrait de faire réfléchir les autres et éviterait de recommencer les mêmes pratiques demain matin. Tu vois que le "ils" recouvre des opinions non seulement disparates, mais contraires. Rappelons que la crise actuelle est due à une série de pratiques condamnables de la part des établissements prêteurs, c'est-à-dire un nombre réduit de gens qui sont allés au-delà des limites : ce n'est pas tout le système qui est en cause, c'est, comme souvent, un petit nombre de gens.
dernier chapitre : Je sais qqchose que tu ne sais pas, laisse moi t'éclairer par mon savoir privilégié. Maintenant, tu te la joues : tout n'est pas noir ou blanc, y a des nuances, etc. Ah bon ? bordel, je croyais que le monde était divisé en forces du bien et forces du mal, que le mal était concentré au pays de Mordor et qu'en détruisant l'anneau on retrouvera la lumière, la paix et la joie. Bon, E2100, faut arrêter de déconner dans ton discours. Pour ton raisonnement final, sache que je ne suis pas complètement d'accord. Si le système permet à un petit nombre de gens de déconner de telle manière que tout le système en souffre, alors c'est tout le système qui est à revoir. Un bon système n'est pas un système que l'on doit patcher constamment en raisons de ses faiblesses intrinsèques. Si tu as fait de la programmation, de l'algorithmie, etc, tu peux comprendre ça.
Listen, tu as une tendance à te la jouer docte savant. Je ne doute pas un instant de tes capacités intellectuelles, de raisonnement et d'analyse, etc. Mais il me semble ici que tu réagis irrationnellement à cause de l'emploi d'un pronom impersonnel. Je ne pense pas que ton post soit justifié. Tu n'as pas à m'éclairer de ta lumière sur cette forme syntaxique, je t'assure. Pour le reste, malgré la pseudo-logique de certains de tes propos, je vois très bien ce que tu veux dire derrière : rien que je ne sache pas déjà, t'en fais pas.
Ceci dit : je posais une question dans mon post. N'est-ce pas "jeter de l'huile sur le feu" que de dire "il faut sauver la croissance" lorsque la très forte promotion de celle-ci ces dernières années (paradigme économique actuel) a eu pour conséquence les dérives que l'on voit aujourd'hui et qui menacent de transpormer la situation en récession (anti-croissance donc) ? le serpent qui se bouffe la queue en quelque sorte. Si tu as qqchose à dire là-dessus, you are most welcome to do it
