kercoz :
Je n'ai pas à m'en faire, je connais très bien le problème lié à la production de pétrole, le pic pétrolier, et tout ça...
Quand ça décline, quelque part, ça monte. Le jour où (du moins, on le suppose) les énergies non-renouvelables seront brutalement remplacées par les nouvelles, le marché se retournera, et une série de crises d'une ampleur inégalée jusque là pointera le bout de son nez, et cassera l'épargne de tous ceux qui n'ont pas quitté le paquebot à temps.
Et la spéculation en est un signe avant-coureur, qui devrait nous permettre de rendre compte des effets pervers éventuels.
Il n'y a pas besoin d'une hausse des taux pour provoquer une crise financière; les innovations technologiques font le travail à merveille.
C'est pourquoi je parlais de "moralisation"; mieux vaut limiter un tant soit peu la consommation de ces types d'énergies, et laisser le temps à la science pour concrétiser l'impossible, éventuellement.
Mais il est vrai qu'on ne va pas rester là à attendre que ça se passe; il faut surtout penser à changer nos bonnes vieilles habitudes.
Les énergies non-renouvelables ne se négocient pas avec des gains de productivité.
GillesH38 :
(Bon, je tutoie ? Allez !)
Ce que tu dis est très vrai, et il semble difficile pour le moment de pouvoir remplacer tout ça.
Quand je disais que la spéculation était un problème, car elle en est un en vérité, je ne sous-entendais pas qu'elle freinait l'économie. Simplement, des types comme les Rockefeller n'espèrent rien de mieux, cette façon de gratter du blé ne me convient pas.
Sinon tout le monde devient producteur de pétrole et de charbon, mais ça ne sera pas beau à voir....
Bref, comme cela a été déjà dit sur econoclaste, il est difficile de débattre d'un tel sujet. Pour l'instant nous n'en savons rien. Le noir total.
Il est exact toutefois que l'electricité est inapte à la production/consommation de masse; les voitures électriques, bien que très chouettes en vérité, présentent un peu plus de contraintes.
Tu m'excuseras, ce que je dis là est sans nul doute un peu naïf; concrètement, je ne vois pas où il y a matière à débattre sur ce que seront les inventions de demain, et de l'adaptation du génie humain face aux contraintes naturelles.
Si nous n'arrivons pas à temps, on retournera pour un temps peut-être à l'âge de pierre; dans le cas contraire, ça serait fabuleux, voire miraculeux. Rappelons toutefois que les progrès de la science sont parfois effrayante; qui aurait imaginer qu'un jour on puisse greffer un cerveau, certes sur un singe, mais quand même !!!
RARA63 et mrlargo :
Il n'y a absolument aucune nécessité à jongler avec les chiffres pour comprendre un tant soit peu le système. C'est assez simple.
Par ailleurs, je n'ai nullement suggéré que les intérêts sont créés, car de toute évidence, elle correspond ni plus ni moins à un transfert de compte à compte. C'est une rémunération contre service rendu, comme lorsque vous payez une voiture avec un chèque.
Simplement, c'est une grossière erreur que d'affirmer que l'argent servant à rembourser les dettes contractées par l'obtention de monnaie-crédit n'existe pas. Elle est possédée par le banquier. Ces 10% qui manquent à l'entreprise sont détenus par les créanciers.
Le problème souligné par RARA63 est très intéressant; il est logique de penser que le banquier va épargner une partie de ces intérêts, qui représentent pour l'entreprise contractante l'équivalent de la thésaurisation, plus exactement une confiscation. Malheureusement, je doute fort qu'il existe une soit-disante spirale infernale de dettes ailleurs que dans le monde imaginaire. SI spirale infernale il y a, cela présuppose que l'épargne va grossissant, ce dont je doute fort. Si tel est le cas, alors nous serions tous en déflation, pour le simple fait que nous avons préféré d'adopter une monnaie solide plutôt que fondante. Il y a certes un petit "trou" qui oblige à réemprunter à l'infini.... MAIS.... ça s'arrête là ! Lorsque les gouvernements nous usent les tympans avec leur discours alarmiste sur la dette publique, arguant le fait que les enfants devront rembourser, c'est oublier qu'ils détiennent un héritage, une épargne équivalente qui résorbant cette fichue dette.
Il n'y a pas de réduction continue de masse monétaire; si 10 000 euros sont créés, et que 100 sont confisqués par les banquiers, ces 100 euros seront toujours 100 euros demain et après demain. Ca se maintient, et il n'y a donc aucun danger.
On ne peut échapper à l'emprunt, il est vrai, mais on échappe facilement à cette soit-disante spirale de dettes.
De toute manière, s'il faut penser que pour rembourser les emprunts il faille adopter un système de monnaie franche (ou fondante), li faut savoir qu'une monnaie fondante, est une monnaie inflationniste. Je n'ai contre ce concept, je la trouve assez séduisante au contraire, bien que je n'ai pas de préférence particulière pour l'un ou l'autre.
Ce qui m'agace, en revanche, c'est que j'entends trop souvent parler de ce fameux Argent Dette de Grignon; des types qui font circuler tout et n'importe quoi, sans effort minimum d'analyse.
Des imbéciles en somme...
Tu veux dire depuis les années 80, non ?
Parce que l'inflation est devenue faible ?
Parce que la croissance est devenue faible ?
Ce qui compte vraiment, c'est les taux d'intérêt réel , et ceux là ne sont pas forcément allé en baissant ...
Ils avait plutôt tendance à être négatifs avant 80, positifs après ...
Sans doute...
J'avais entendu dire sur liberaux.org que la fin de la période "30 glorieuses" est marquée par l'essoufflement des gains de productivité, bien que je n'ai pas encore eu l'occasion de vérifier cela.
De toute évidence, je ne crois nullement à la fatalité d'une chute continue des taux. je suis intimement persuadé que la cause est tout à fait ailleurs que dans le système à taux strictement positifs, bien que mon avis n'est pas définitivement tranché.
PS : si ça pose problème que le sujet dérive, ça ne me dérange pas qu'on reporte cette discussion sur un autre topic plus approprié.