parisse a écrit : 28 août 2023, 08:53
GillesH38 a écrit : 26 août 2023, 00:46
je ne sais pas ce que tu appelles le plus "possible". Réduire le plus possible mathématiquement, c'est les ramener à zéro demain, et même si on a peur que l'humanité émette du CO2 par d'autres voies (par exemple la déforestation), éradiquer l'humanité le plus vite possible
A quoi ça rime de rédiger ce genre d'arguments? Ca donne juste le sentiment très net que tu cherches par tous les moyens à ne pas reconnaitre que tu t'es trompé sur l'ampleur du RC. Et peut-être qu'on s'est tous trompé ici sur l'ampleur des réserves de fossiles, en tout cas c'est instructif de relire les prévisions des peakistes d'il y a une quinzaine d'années.
je ne vois pas pourquoi ça donne cette impression, ni pourquoi tu ne comprends pas l'argument. Ce que je dis c'est que la fonction à minimiser (puisque toute optimisation revient à minimiser une fonction) n'est certainement pas seulement la quantité de CO2 restant à émettre, sinon le minimum serait zéro, et personne ne pense que c'est la solution optimale.
Donc la fonction à minimiser, c'est une autre fonction, qui est construite à partir du CO2 à émettre, mais aussi d'autres impératifs, tenant compte du fait que la diminution rapide des émissions de CO2 a aussi un coût. Si le coût de diminuer le CO2 était nul, l'optimum serait bien d'arrêter tout de suite - donc tu prends la contraposée, si l'optimum n'est pas d'arrêter tout de suite, c'est que le coût d'arrêter le CO2 n'est pas nul (ce qui évident intuitivement mais j'en propose juste une démonstration formelle).
Est ce que cette conclusion te gêne ou est ce que tu la partages ?
Le problème est ensuoite de quantifier ensuite proprement ces coûts, mais déjà est ce qu'on est d'accord sur le principe ?
Tu reproduis bizarrement (ou pas si bizarrement que ça) l'erreur de raisonnement des partisans de l'HCQ qui disaient "ceux qui ne veulent pas donner de l'HCQ ne se soucient pas de soigner les malades" en loupant le fait que justement il se pouvait que l'HCQ ait plus d'effets négatifs que positifs - ils sont bloqués dans leur vision que l'HCQ n'avait pas d'effet négatif sans comprendre que c'était justement l'objet du débat.
Si employer l'HCQ, ou si réduire les fossiles de 5% par an, ça n'avait pas d'effet négatif, évidemment qu'il faudrait le faire, personne ne se poserait de question. La question c'est justement leurs effets négatifs,
Il n'y a aucun rapport avec l'HCQ. Si on transitionne le plus vite possible des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, je ne vois globalement que du positif: on diminue notre dépendance aux énergies fossiles donc on risque moins d'en manquer dans le futur, on diminue nos émissions de CO2, ce qui diminue le RC ou au moins atténue la vitesse de changement.
si ça ne coute rien de transiter, il n'y a que du positif (évidemment)
et si ça coute, il n'y pas que du positif.
C'est caché dans le "possible" de "transitionner le plus vite "possible"" . En réalité ce n'est pas une question de "possible", tout est possible : on l'a bien vu avec la Russie où on s'est quasiment passé du jour au lendemain de ses fossiles. Y a qu'à interdire les importations de tous les fossiles et on réduira nos émissions à zéro. C'est "possible" mais ce n'est évidemment pas "souhaitable", parce que ça aurait des conséquences dramatiques. C"est ce que j'appelle le cout associé. Et il y a un optimum quelque part.
C'est exactement comme l'HCQ : SI son emploi n'avait aucun inconvénient, ça ne coute rien d'essayer de l'employer. Mais si ça en a, il faut regarder ça plus précisément, et chercher si il y a un optimum d'emploi (ou pas, si l'optimum est à zéro donc si il n'y aucune zone thérapeutique intéressante). les partisans de l'HCQ postulaient que les inconvénients étaient nuls, exactement comme tu postules que les inconvénients de diminuer la consommation de fossile sont nuls.
Evidemment, cela pourrait introduire quelques contraintes, par exemple si la fac impose de faire un déplacement professionnel Grenoble-Bordeaux en train au lieu de le faire en avion, ça prendra un peu plus de temps. D'où le après moi le déluge des décideurs qui sont pour la plupart assez agés pour ne pas craindre de ressentir les conséquences du RC ou des risques de rationnement des fossiles ou de guerres de ressources si la demande mondiale excède trop l'offre.
en fait en disant ça , tu es implicitement dans une analyse cout bénéfice de ce que tu considères comme acceptable ou pas, tout en disant que ce n'est pas la démarche que tu suis. C'est assez curieux ...En fait c'est la seule démarche rationnelle possible, donc tu l'adoptes forcément.