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Re: [Aérien] L'industrie aéronautique consciente du peak
Publié : 26 janv. 2019, 16:03
par Raminagrobis
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Les émiratis et safran ont mené une expérimentation, ils ont fait voler un 787 jusqu'à Amsterdam avec un biocarburant à base de salicorne.
Vous savez, ils s'agit de ses plantes qui poussent dans l'estran, qu'on trouve parfois chez le poissonnier.
Ils cultivent ça, en association avec de l'aquaculture, et en extraient de l'huile pour le carburant.
L'argument, c'est que la salicorne pousse dans le désert avec de l'eau salée et donc n'entre pas en concurrence avec l'agriculture alimentaire.
l'article reste évasif et rentre bien dans la catégorie "solution miracle du jour" : rien sur le cout, le potentiel de production ou l'impact environnemental.
Re: [Aérien] L'industrie aéronautique consciente du peak
Publié : 26 janv. 2019, 23:33
par mobar
Dans les réservoirs de l’avion, un carburant issu de la salicorne, qui s’épanouit dans l’eau de mer et peut pousser dans le désert. L’huile qu’elle permet de produire est raffinée puis mélangée à du carburant classique.
On apprends un peu plus loin
La plante est cultivée dans une ferme de deux hectares à Masdar City, une ville écologique en construction depuis 2008. Il s’agit du premier écosystème désertique au monde conçu pour produire du carburant et de la nourriture grâce à l’eau de mer. Crevettes et poissons y sont élevés pour la culture des plantes et pour la consommation humaine.
Avec deux hectares, ils doivent produire un truc comme 1% du carburant nécessaire pour un aller Abu Dhabi-Amsterdam( 6h30 X 6 tonnes de kéro)!
Une partie des huiles usagées des friteuses d'Abu Dhabi de la semaine auraient fait mieux
On lit par ailleurs !
The effort to avoid using fresh water and land that’s used for food “should be applauded,” says Mark Schrock, a professor of biological and agricultural engineering at Kansas State University. But he says it will be important to quickly develop a mechanized means of harvesting the salicornia. This could be a challenge because, although it can be harvested with existing equipment, the plant has high salt levels that could damage these machines, says Wayne Coates, a professor at the Office of Arid Land Studies at the University of Arizona.
It will also need to compete with other biofuels crops. Per acre yields of oil are on par with soybeans (which provide additional economic value from non-oil products), but are just one-eighth the yield of palm oil.
https://www.technologyreview.com/s/4173 ... ter-crops/
Re: [Aérien] L'industrie aéronautique consciente du peak
Publié : 27 janv. 2019, 09:36
par energy_isere
Dans un autre article de Boeing il est écrit
Etihad Airways Flies the World's First Flight Using Fuel Made in the UAE from Plants Grown in Saltwater by Khalifa University
.... The biofuel is blended directly with jet fuel and does not require any modifications to aircraft, engines or airport fuelling delivery systems.
......
http://www.boeing-me.com/en/news-and-me ... lants.page
Blended, c'est donc en mélange avec le jet fuel. Pas 100 % biofuel.
Re: [Aérien] L'industrie aéronautique consciente du peak
Publié : 27 janv. 2019, 09:45
par mobar
C'est pareil qu'avec l'huile de salicorne
L’huile qu’elle permet de produire est raffinée puis mélangée à du carburant classique.
Combien d'huile pour combien de kéro? c'est la question
Probablement comme le pâté d'alouette, une alouette + un cheval

Re: [Aérien] L'industrie aéronautique consciente du peak
Publié : 12 juin 2020, 16:30
par energy_isere
Eau, CO2 et électricité renouvelable : la recette de Norsk e-fuel pour le carburant des avions
Sunfire, Climeworks, Paul Wurth et Valinor se sont associés le 9 juin autour du consortium Norsk e-fuel pour produire du carburant destiné à l'aviation à partir d'eau, de CO2 capté et d'énergie renouvelable. Un premier site de production est prévu en 2023 à Porsgrunn (Norvège).
Consortium composé de Sunfire, Climeworks, Paul Wurth et Valinor, Norsk e-fuel a annoncé le 9 juin son intention d’industrialiser une technologie « power-to-liquid » en Norvège pour le marché européen. Le but est de produire du carburant pour l’aviation à partir d’énergie renouvelable.
A partir d’électricité renouvelable, d’eau et de CO2 capturé par la technologie de Climeworks, la pile à combustible à oxyde solide de Sunfire permet de produire du gaz de synthèse (syn-gaz), composé d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Ce syn-gaz peut ensuite être raffiné pour obtenir du carburant pour l’aviation, comme du « jet fuel ».
10 millions de litres par an dès 2023
La mise en service d’un premier site de production est prévue sur le parc industriel d’Herøya à Porsgrunn (Norvège) en 2023. Sa capacité annuelle sera alors de 10 millions de litres. Il est envisagé que celle-ci atteigne 100 millions de litres avant 2026. De quoi « éviter 250 000 tonnes de CO2 émis dans l’atmosphère de la part d’industries comme l’aviation », indique un communiqué.
« Pour mettre ceci en perspective, un seul site industriel fournira suffisamment de carburant renouvelable pour les cinq lignes domestiques les plus fréquentées en Norvège (Oslo-Trondheim, Oslo-Bergen, Oslo-Stavanger, Oslo-Tromso and Oslo-Bodo), affirme Lars Helge Helvig, fondateur de Valinor, dans le communiqué. Cela réduirait de 50% les émissions de CO2 de ces vols. »
Réduire les émissions de CO2 des avions
Ce n’est pas la première fois que Sunfire et Climeworks sont associés dans un projet carburant renouvelable. En 2015 déjà, et en partenariat avec Audi, les deux industriels produisaient du e-diesel dans une usine de Dresde (Allemagne).
Aujourd’hui, le diesel n’a plus la côte. En revanche, la réduction des émissions de CO2 dans l’aviation est devenue un enjeu fort. Les industriels du secteur affichent l’objectif de réduire de moitié les émissions de CO2 de l’aviation en 2050 par rapport au niveau de 2005. Cette semaine en France, le plan de soutien à l’aéronautique suite à la crise du Covid-19 mettait l’accent sur le développement l’avion neutre en carbone.
L'activité de R&D pour des carburants « renouvelables » pour les avions s'intensifie. L’année dernière, un démonstrateur installé près de Madrid a commencé à produire du kérosène à partir d'air et de soleil. Une première pour cette technologie reposant sur des réactions d'oxydoréduction à 1500°C. En mai de cette année, la société Khimod, spécialisée dans la mise au point de réacteurs-échangeurs, a annoncé les résultats d'une campagne de tests d'un procédé de production de kérosène à partir de CO2 et d'hydrogène : une efficacité de 45 %, proche du maximum théorique.
https://www.industrie-techno.com/articl ... ions.60891