popeye a écrit :Je suis pas un scientiste, mais bon quand y a un systeme qui est mieux que le systeme en place (en l'occurence "abonnement l'industriel recycle" au lieu de la bete "achat ou location, et pouf poubelle") c'est vraiment dommage de dire "bah non ca sert a rien, on essaye pas".
C'est pour moi l'exact opposé de "le PO, t'inquiète on aura la fusion", mais c'est vraiment pas plus intelligent
Pour moi c'est pas la technique qui limite, mais la politique (et avec des discours comme le tien, ca risque pas de changer). Mais bon je perds pas espoir, et comme tu me l'as dit sur un autre post, on se donne rendez-vous dans qq annees

Regarde la totalité de ce que j'écris. Pour moi, le véhicule électrique est l'avenir de la circulation en zone urbaine. A l'exclusion des véhicules thermiques.
Pour cela, il est inutile d'attendre une percée spectaculaire dans les batteries. Les technologies existantes permettent de faire des véhicules individuels légers, pratiques et suffisants.
Sinon, cela fait des années que l'on attend les super-batteries permettant au véhicule électrique de rivaliser en terme de performance, prix et autonomie avec une vulgaire essence.
Problème, on attend toujours. Et ce ne sont pas les annnonces qui manquent !
Par exemple, il y a 3-4 ans j'étais vraiment enthousiaste au vu de la description des batteries 'Batscap'.Et puis, au fil des années, cet enthousiasme est retombé.
En effet, comme tu le dis :
Dans les batteries Li-ion polymere (pour revenir au projet batscap) sont faites avec des films polymeres (d'ou le nom). Dans certaines conditions (pas difficile à obtenir, souvent un solvant) les chaines polymeres sont brisées, on re-obtient le monomere (dans son solvant), base de la fabrication. Les metaux tombent au fond, on les recupere, et voila.
Pour un ingenieur process, avec une petite equipe, monter ce genre de process (roll to roll pour les puristes) et de recyclage (surtout en pahse liquide), c'est tranquille.
Tous ces "petits" problèmes devraient donc être résolus depuis longtemps ... Mais cela ne semble pas être aussi simple.
Objectivement, il y a 2 cas de figures :
1) On arrive à mettre au point dans les 2-3 ans qui viennent des batteries fiables, puissantes, bon marché permettant de rivaliser (surtout sur le plan économique) avec les véhicules thermiques. Par exemple, des batteries à 200 Wh/kg tenant 1000 cycles et coutant 200 Euros le kWh (en échange standard donc

). Cela ferait un prix de revient aux 100 km de l'ordre de 2 Euros. Et je m'inclinerai de bonne grâce (plutôt content même). Adieu les voitures thermiques partout.
2) On y arrive pas. Il ne faut pas alors jeter le bébé avec l'eau du bain. Avec l'existant (bonnes vieilles batteries plomb ou nickel par exemple) on peut quand meme remplacer tous les "thermiques" dans une zone d'une vingtaine de km autour des villes. Mais, pour cela, tu le dis il faut une forte volonté politique.
Dans ce cas, les voitures thermiques seraient réservés aux "grands" déplacements. Mais le train plus location à l'arrivée permettrait de s'en passer. Moins confortable que 1) certes, mais acceptable.
Il faut tenir un discours réaliste : voilà ce qui est possible. Et voilà ce que l'on espère. C'esr comme pour un enfant à Noel (c'est l'époque) : ne pas lui faire miroiter des jouets extraordinaires si on a pas les moyens. Car sa déception sera à la mesure de son attente. si on lui dit la vérité il est capable de l'accepter.