En dix ans, la quantité de déchets ménagers traités selon des méthodes plus écologiques a fortement augmenté en Europe. Si elle n'est pas la seule, la France ne fait pas figure de très bon élève, comparée à ses voisins du nord.
J'ai pris un peu d'avance sur mes compatriotes...
Dans le tableau ci-joint, j'indique ma production de déchets pesé sur deux semaines, et la moyenne des autres habitants desservis par le syndicat de traitement des ordures ménagère près de chez moi (dont je venais de visiter le centre de tri , j'ai bien noté les chiffres). Il s'agit de comparer notamment les deux colonnes encadrées (ainsi noter la colonne "ratio").
Corriger le 30 000 en 35 000 tonnes pour les "déchets recyclables" (j'ai des infos contradictoires à ce sujet).
Une partie va à l'incinérateur. Qui valorise peu à mon avis. Disons qu'il y a de la production d'électricité, consommée sur place en grande partie, vendue en partie, et puis le chauffage de 5000 équivalent logements, alors que l'incinérateur brule les déchets de 350 000 habitants : c'est peu.
Accessoirement, sur ces deux semaines de février 2013, j'avais aussi mesuré la consommation d'électricité (elle n'est pas utilisé pour le chauffage de base ni d'eau chaude ) et d'eau. Le calcul donne 540kwh/personne.an,
15,30 m3 d'eau froide/pers an
8,83 m3 pour l'eau chaude.
En gros, des facteurs allant de 2 à 10 fois moins que les moyennes des ménages français.
"et pourtant", me dît mon amie, "je n'ai pas l'impression de me priver". Et oui, on peut vivre bien en consommant largement moins de ressources.
Il nous manque les chiffres de la consommation de chauffage, qui n'est certainement pas négligeable.
On pourrait parler transport, ce sera simple : du vélo, du train, pas de voiture.
Si on devait s'imputer d'autres consommations collectives, on verrait ces chiffres d'impact environnemental gonfler fortement (par exemple, je vais à la médiathèque, ou parfois, je passe dans une galerie marchande chauffée). C'est la débauche insouciante que je vais chez les autres...
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Avec l'amap, on consomme plus de légumes que la moyenne, on a pas mal de matières organiques comme déchets. Ces dernières années, la proportion de matière organique dans les déchets des ménages diminuent, parce que les gens mangent plus des plats pré-préparés (et du coup, ils ont plus d'emballage non recyclable aussi). Nous, on a plus de déchets organiques, et on fait ce qu'on peut pour leur éviter l'incinérateur.
Ajoutons que la production de déchets qui devient prédominante, en masse, devient chez nous celle qui part dans les toilettes en polluant l'eau potable. De l'ordre de 60kg par personne, dépassant les autres (17+23+24kg). Dans un bilan de flux de matière le plus sérieux du monde, on voit que le passage aux toilettes sèches limiterait à encore moins de chose notre impact sur l'environnement. Cependant ce n'est pas envisageable là où nous habitons (ou plutôt, je choisis de ne faire pas les démarches pour cette installation), nous butons sur les limites de notre installation en ville.
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La photo montre les déchets sortis la période (je jure n'avoir pas tenté de reporté des productions de déchets, de réduire, j'ai continué comme d'hab. J'ai même eu je pense plus de verre que d'ordinaire). Pas tous, il n'y a pas les matières organiques, et la moitié de ce qui va à l'incinérateur.
de gauche à droite : un sac de déchets généraux (pour incinérateur, une semaine), papier, carton, métal, verre. Il se trouve que sur la période considérée, on a pas jeté de plastique recyclable (bouteille, flacon). Devant, l'outil de pesage.
Ce genre de pratique généralisée, ce serait la faillite des incinérateurs et centres de tri tels qu'il sont dimensionnés aujourd'hui.