Re: Modèle Campagne VS Ville
Publié : 30 mars 2008, 11:57
Le modèle de société dans lequel nous vivons aujourd’hui s’il est efficace dans quelques circonstances, montre nombre de limites : dépeuplement des campagne, explosion des banlieues. Désindustrialisation et délocalisations qui précarisent les populations.
Les ressources en eau, en énergie, en compétences sont très souvent mal utilisées voire gaspillées.
Les jeunes qui ont du mal à trouver leur place au niveau logement : trop cher, trop loin, au niveau du travail : manque d’expérience, trop ou pas assez de diplômes….
L'avenir des retraites paraît bien sombre.
La mondialisation montre ses limites : elle génère des besoins artificiels trop chers pour les populations locales qui doivent recevoir d’ailleurs (avec tous les risques de dépendance) l’argent nécessaire, trop coûteux au niveau de la ressource. Des besoins qui ne font qu’engendrer des insatisfactions : un lit dans une paillote au cœur d’un lagon est un luxe payé très cher par un de mes compatriotes, est un quotidien insuffisant et frustrant pour les populations locales !
Actuellement dans notre pays, la société s’organise comme un mille feuille : quand on s’élève dans l’échelle sociale, notre cercle d’amis s’enrichit au vrai sens du terme, on a accès à travers des relations de mieux en mieux placées à un réseau d’aide de soutien de plus en plus performant.
Il parait nécessaire de repenser une organisation de la vie sociale par une approche écologique, économique et humaniste au moins pour les catégories les plus exposées.
Au début de ma réflexion, je cherchais comment actionner l’ascenseur social, et la qualité de vie semblait être une plus value intéressante. Aujourd’hui, je pense que si tout l’argent qui est investi dans l’assistance, hors les retraites, la maladie et les allocations familiales,si tout cet argent était utilisé pour créer de l’emploi stable, indélocalisable, au lieu des s’appauvrir, de créer une classe de pauvres de moins en moins satisfaite, et en finalité de rendre de plus en plus étanches les « feuilles » de la société, on créerait une dynamique qui soit fournirait emploi et logement jusqu’à la retraite; soit fournirait emploi, logement et expérience professionnelle pour une durée plus limitée.
Ainsi, on pourrait imaginer la prise en charge par ces cités de certains problèmes comme les transports dans la ville. Imaginons à proximité des gares de TER, une de ces cités dont l’activité lucrative serait axée vers la gestion des parking : leur surveillance bien sur, mais aussi création d’une station de lavage et d’un garage ou d’un centre de contrôle des véhicules. Non seulement cela encouragerait les gens à utiliser plus les transports en commun, les assurances, les conseils régionaux pourraient subventionner une telle activité qui leur ferait épargner des frais, mais en plus, cela regrouperait plusieurs activités autour des véhicules avec gain de temps pour les usagers, gain d’argent pour la cité. Si cette activité est couplée avec une production agricole et une halte garderie, on peut envisager une plus value au niveau agricole en vendant des paniers de légumes aux parents, en utilisant ces produits aussi pour le repas de midi des enfants. Dans ce cas les emplois créés sont des emplois dans la mécanique auto, des emplois de gardiennage, des emplois agricoles, dans la restauration et dans la garde d’enfants. Les subventions qui peuvent être attendues proviennent du CR, du CG, de la commune (participation aux frais de halte garderie), des assurances (paiement du parking en lieu et place du remboursement des véhicules habituellement volés sur ce genre de parking non gardés !), les services payants sont paniers de légumes, garde des enfants, entretien, nettoyage des véhicules.
Mais, de plus en plus la France apparaît comme le pays du tourisme, son tissu industriel se délite, et des zones de plus en plus importantes sont sinistrées au niveau de l'emploi.
LA CITE QUALITE DE VIE,
Une autre façon de vivre ensemble
Un autre regard sur
La mixité sociale :
On parle de mixité sociale, en expliquant, qu’il faut des Rmistes dans les beaux quartiers, et des bourgeois dans les cités mal famées ! Cela ressemble à un vœu pieux qu’il faudra surtout éviter d’exaucer !
Faire la mixité sociale, est-ce obliger des gens à vivre côte à côte ou est-ce créer les conditions pour qu’ils vivent ensembles ?
La cité n’est pas en concurrence avec la commune, elle peut pourtant représenter un schéma d’organisation de la mixité sociale.
Dans notre cité, nous faisons le pari que l’on peut vivre ensemble à condition que les conditions de vie soient de qualité : des logements agréables et confortables, une cité à taille humaine, où chacun puisse connaître l’autre.
La solidarité inter génération,
Ce qui est en jeu ce n’est pas de faire financer les retraites par ceux qui en « profitent », car que ce soit par la répartition ou par la solidarité familiale, ce seront toujours les générations qui suivent qui supporteront les vieux jours de leurs aînés, et celles qui précèdent qui seront responsables des suivantes ! Le problème est plutôt de savoir si l’on donne aux différentes générations la liberté et l’autonomie les unes par rapport aux autres, et dans ce cas, il faut trouver les moyens. C’est pour ces aspects là que nous créons la SCI externe.
La prise en charge des études, de la retraite et de la maladie de façon collective permet à chacun d’exercer sa liberté, de vivre en toute indépendance.
Dans la plupart des cas, les jeunes sont toujours à la charge de leurs parents jusqu'à 24, 25 voir 26 ans ou plus, parce qu'ils suivent des études souvent peu compatibles au niveau des horaires avec un travail rémunéré.
Il est singulier de constater que les enfants font de plus en plus de procès à leurs parents et que les conseils généraux se retournent de plus en plus systématiquement vers les descendants pour les frais de maisons de retraite !!! Simple coïncidence ?
Le vivre ensemble
Bien sur, toute société doit sécréter ses contradicteurs, mais, ce doit être à la marge, fort mais, à la marge, or aujourd’hui, peu à peu l’exclusion et la grogne gagnent du terrain.
La Cité est une nouvelle organisation du temps entre travail, privé et collectif. C'est aussi une nouvelle répartition de l'espace : faire vivre ensemble c'est-à-dire vivre et travailler, sur 100 ou 200 ha, une centaine de familles.
La cité n’est pas une communauté : il existe l’espace professionnel, l’espace collectif et l’espace privé.
La cité n’est pas une secte, et comme dans le pays, la religion, sa pratique appartiennent à la sphère privée.
La cité est bâtie autour de l'idée de rapprocher les lieux de travail des lieux de vie, dans un environnement de haute qualité.
Les besoins des personnes sont au niveau de l'alimentation, du logement, et de la garde des enfants. Il apparaît aussi très vite que si l'on se contente du logement de l'alimentation et de certains services, on crée une sorte de vie en autarcie qui très vite va scléroser le projet.
Il est donc nécessaire que la cité soit ouverte vers l'extérieur. Cette ouverture est indispensable pour apporter l'argent nécessaire aux salaires, aux réalisations ; elle se réalise à travers des activités de commerce, d'accueil, de services, de création ou de conseil.
Une cité qualité de vie : qui produit, qui vend de la qualité de vie
L'individualité apparaît de plus en plus comme un prétexte pour créer la division, en créant l'illusion de la singularité.
La cité qualité de vie est un lieu de travail, de vie, un lieu convivial dont le premier objectif est de concilier pour les individus qui vont travailler, à la fois une qualité dans leur vie personnelle et une qualité dans leur vie professionnelle.
La qualité dans la vie personnelle sera constituée par un habitat écologique, convivial et confortable, des espaces communs, des espaces privés, une mutualisation possible de certains équipements.
La qualité dans la vie professionnelle sera constituée par une qualité des conditions de travail, des possibilités de garde d'enfants facilement accessibles, un temps de travail clairement défini.
Certes, aucune organisation pourra a elle seule rendre les personnes heureuses. Le bonheur est personnel, pas une organisation de travail, ni un cadre de vie.
La cité qualité de vie propose aux individus à la fois une préservation de l'espace privé, et une implication dans l'espace commun.
Une cité inscrite dans le développement durable
Réduction des transports :
Moins de transport car les lieux de vie et de travail sont proches.
Moins de transport car les lieux de production et de consommations sont rapprochés
Moins de transport = économie en énergie fossile et en temps, préservation de la ressource. Bilan carbone positif.
Agriculture biologique :
C’est une agriculture qui permet de produire suffisamment, qui revalorise les déjections animales et les déchets végétaux. Là encore bilan carbone positif.
Une agriculture respectueuse de la santé des agriculteurs, des consommateurs, et qui de plus améliore la fertilité des sols (voilà pour les générations futures et l'assurance maladie)
L’habitat HQE
Un habitat confortable en été, en hiver sans dépense énergétique fossile. Toujours bilan carbone positif, toutes les constructions sont à énergie positive : elles produisent plus énergie qu'elles en consomment.
La production d’électricité : photovoltaïque/ co-génération/ éolien et chauffe-eau solaires grâce à des dispositifs insérés dans l'architecture des bâtiments.
La gestion des déchets : collecte des déchets végétaux, assainissement par stations d’épuration couplées avec bassins plantés de cannes et de roseaux possibilité de récupérer les eaux pour certains arrosage : arbres, jardins d’agrément.
La création d’emplois indélocalisables
Il apparaît nécessaire de sécuriser la viabilité de la cité par la création d'emplois non délocalisables : des emplois de proximité, des emplois de service, cela n'est pas incompatible avec la création d'emplois plus exposés.
D’autres relations
Par rapport à l'argent et aux salaires
Le salaire des employés est fonction des responsabilités et des compétences.
Il est constitué de plusieurs parties :
Une partie en nature : logement (évalué à 60% du prix du marché), et alimentation (panier de produits bio de SCEA au prix coûtant).
Une partie en chèques cadeaux qui ouvrent droit aux autres prestations proposées par la cité : halte garderie, soins, service traiteur……
Du point de vue légal, les impôts autorisent sans contrepartie quelquefois même avec une aide, des participations de l'employeur par l'intermédiaire de chèques cadeaux, de chèques service, de chèques vacances...
Le logement est à réintégrer au niveau de la fiche de paye au même niveau qu'il est évalué par l'employeur.
Le solde en argent.
Cette formule permet à la fois d’augmenter objectivement les salaires, tout en diminuant la charge financière.
Il faut, cependant, que les divers secteurs équilibrent leurs comptes. Hormis pour l'arboriculture, la cité devra dès la première année, s'acquitter des charges sociales, des salaires, des charges des différents secteurs. Le fonctionnement de la cité dépendra de l'aptitude de ses habitants à fournir, commercialiser, et rentabiliser les diverses activités.
Par rapport au travail :
Dans la vie professionnelle
Encadrer le temps de travail est nécessaire à la fois pour respecter le contrat qualité de vie.
De plus il faut que toute augmentation de travail suffisante et récurrente, permette la création d’autres emplois.
Néanmoins, il faut savoir considérer les impératifs de service, et trouver la flexibilité nécessaire.
Dans la vie citoyenne
Le travail citoyen, il s’agit de 5h par semaine habituellement dévolues aux trajets domicile /travail, et qui ici seront données pour la gestion, l’embellissement de la cité.
C’est un temps où les habitants se retrouvent et vont régler les problèmes posés par la vie collective. Ce temps ne comprend pas l’organisation de fêtes.
En fait il s’agit plus ici de modifier la perception de l’espace commun. Aujourd’hui, la rue est considérée comme espace public, et on se permet de jeter ses papiers, de ne pas réparer ce que l’on casse… dans la cité, personne ne sera payé pour ramasser les papiers ou réparer ce qui aura été cassé !
COMMENT FINANCER LA CITE
Comme une œuvre d’art : une oeuvre d'art qu'on ne devra pas enfermer dans un coffre pour éviter qu'elle ne s'abîme, qu'elle ne se fasse voler.
Les infrastructures : Le foncier et l’immobilier
Une ou plusieurs SCI (selon le nombre de projets) seront créées pour une même cité. Les sociétaires de ces SCI seront Les habitants, travailleurs dans la cite, les financeurs (nos amateurs d'art).
Démembrer paraît une solution équitable : la nue propriété appartient aux financeurs,
L’usage, aux habitants travailleurs dans la cité.
Ce montage permet si la cité se dépeuple, aux financeurs de récupérer leurs biens, si la cité prend de l'expansion, à ses habitants travailleurs de continuer.
Les activités lucratives au niveau de la cité,
La coexistence d'activités lucratives, et d'activités de services plus tournées vers les habitants impose une gestion globale des salaires.
A travers des scoops et des scea, et des coopératives quand il s’agit de structures complètement internes à la cité
Statut des travailleurs :
Statut de salarié et actionnaires après quelques années de la SCI externe à condition toutefois que le village dégage les bénéfices suffisants.
L’avenir : Création d’une SCI externe
L’intéressement se fait au travers d’une SCI externe. Le pari qui est fait c’est qu’au bout de 5 années pleines passées au village, les activités rapportent suffisamment pour dégager un bénéfice qui permette d’acquérir des parts dans la SCI ext.
Ces parts sont ensuite distribuées aux employés selon le calcul décidé en AG, ou dans les statuts.
Cette SCI ext. Est aussi un outil qui permet d’amortir les effets d’un départ anticipé de la cité .
Volontairement vague sur la nature des entreprises susceptibles de s’inscrire dans un projet de cité, je me suis inspirée d’un projet qui aurait pu voir le jour dans les années 85 dans le département du lot et garonne sur la commune de Castelneau de Montmirail. E projet était alors porté par Lucien Pfeiffer PDG alors de la banque Paribas.
MODELES/
Principe général : un groupe de 100 personnes a des besoins en nature :
logement
Garde d’enfants : pendant que les parents travaillent, pendant les vacances
Alimentation : produits végétaux /animaux
Et d’activités lucratives :
Déjà, halte garderie et centre aéré peuvent être ouverts au public, et donc rapporter des fonds.
Pour l’activité agricole :
ferme pedagogique ventes de produits , accueil de public et service de traiteur
éventuellement activité de paysagiste, débroussaillage, élevage de lamas et haras avec pension pour chevaux.
D’autres activités peuvent être systématiquement couplées : accueil de vacanciers avec des thèmes : rando, cuisine,jardin, équitation ….
L’équilibre sera optimum quand, tout au long de l’année les résidents auront un travail à peu près égal en quantité et en disponibilité requise.
D’autres activités lucratives sont donc requises soit pour attirer des clients : exemples stages, spas, soit pour typer le hameau
Artisanat, activités artistiques notamment créations
Informatique : sites, vente par correspondance, édition en ligne, maintenance.
Exemples de villages :
Avec une activité axée sur la santé et le bien être
Avec une activité axée sur la construction HQE
Avec activités de créations : ateliers pour peintres, studios d’enregistrement. De fait à chaque fois on couple à l’activité socle constituée par l’agriculture et la garderie d’enfant, une ou plusieurs activités lucratives et un pôle accueil qui en plus d’être une source de revenus, représente une fenêtre ouverte sur l’extérieur (à la fois pour essaimer le modèle et pour éviter de se scléroser)
Les ressources en eau, en énergie, en compétences sont très souvent mal utilisées voire gaspillées.
Les jeunes qui ont du mal à trouver leur place au niveau logement : trop cher, trop loin, au niveau du travail : manque d’expérience, trop ou pas assez de diplômes….
L'avenir des retraites paraît bien sombre.
La mondialisation montre ses limites : elle génère des besoins artificiels trop chers pour les populations locales qui doivent recevoir d’ailleurs (avec tous les risques de dépendance) l’argent nécessaire, trop coûteux au niveau de la ressource. Des besoins qui ne font qu’engendrer des insatisfactions : un lit dans une paillote au cœur d’un lagon est un luxe payé très cher par un de mes compatriotes, est un quotidien insuffisant et frustrant pour les populations locales !
Actuellement dans notre pays, la société s’organise comme un mille feuille : quand on s’élève dans l’échelle sociale, notre cercle d’amis s’enrichit au vrai sens du terme, on a accès à travers des relations de mieux en mieux placées à un réseau d’aide de soutien de plus en plus performant.
Il parait nécessaire de repenser une organisation de la vie sociale par une approche écologique, économique et humaniste au moins pour les catégories les plus exposées.
Au début de ma réflexion, je cherchais comment actionner l’ascenseur social, et la qualité de vie semblait être une plus value intéressante. Aujourd’hui, je pense que si tout l’argent qui est investi dans l’assistance, hors les retraites, la maladie et les allocations familiales,si tout cet argent était utilisé pour créer de l’emploi stable, indélocalisable, au lieu des s’appauvrir, de créer une classe de pauvres de moins en moins satisfaite, et en finalité de rendre de plus en plus étanches les « feuilles » de la société, on créerait une dynamique qui soit fournirait emploi et logement jusqu’à la retraite; soit fournirait emploi, logement et expérience professionnelle pour une durée plus limitée.
Ainsi, on pourrait imaginer la prise en charge par ces cités de certains problèmes comme les transports dans la ville. Imaginons à proximité des gares de TER, une de ces cités dont l’activité lucrative serait axée vers la gestion des parking : leur surveillance bien sur, mais aussi création d’une station de lavage et d’un garage ou d’un centre de contrôle des véhicules. Non seulement cela encouragerait les gens à utiliser plus les transports en commun, les assurances, les conseils régionaux pourraient subventionner une telle activité qui leur ferait épargner des frais, mais en plus, cela regrouperait plusieurs activités autour des véhicules avec gain de temps pour les usagers, gain d’argent pour la cité. Si cette activité est couplée avec une production agricole et une halte garderie, on peut envisager une plus value au niveau agricole en vendant des paniers de légumes aux parents, en utilisant ces produits aussi pour le repas de midi des enfants. Dans ce cas les emplois créés sont des emplois dans la mécanique auto, des emplois de gardiennage, des emplois agricoles, dans la restauration et dans la garde d’enfants. Les subventions qui peuvent être attendues proviennent du CR, du CG, de la commune (participation aux frais de halte garderie), des assurances (paiement du parking en lieu et place du remboursement des véhicules habituellement volés sur ce genre de parking non gardés !), les services payants sont paniers de légumes, garde des enfants, entretien, nettoyage des véhicules.
Mais, de plus en plus la France apparaît comme le pays du tourisme, son tissu industriel se délite, et des zones de plus en plus importantes sont sinistrées au niveau de l'emploi.
LA CITE QUALITE DE VIE,
Une autre façon de vivre ensemble
Un autre regard sur
La mixité sociale :
On parle de mixité sociale, en expliquant, qu’il faut des Rmistes dans les beaux quartiers, et des bourgeois dans les cités mal famées ! Cela ressemble à un vœu pieux qu’il faudra surtout éviter d’exaucer !
Faire la mixité sociale, est-ce obliger des gens à vivre côte à côte ou est-ce créer les conditions pour qu’ils vivent ensembles ?
La cité n’est pas en concurrence avec la commune, elle peut pourtant représenter un schéma d’organisation de la mixité sociale.
Dans notre cité, nous faisons le pari que l’on peut vivre ensemble à condition que les conditions de vie soient de qualité : des logements agréables et confortables, une cité à taille humaine, où chacun puisse connaître l’autre.
La solidarité inter génération,
Ce qui est en jeu ce n’est pas de faire financer les retraites par ceux qui en « profitent », car que ce soit par la répartition ou par la solidarité familiale, ce seront toujours les générations qui suivent qui supporteront les vieux jours de leurs aînés, et celles qui précèdent qui seront responsables des suivantes ! Le problème est plutôt de savoir si l’on donne aux différentes générations la liberté et l’autonomie les unes par rapport aux autres, et dans ce cas, il faut trouver les moyens. C’est pour ces aspects là que nous créons la SCI externe.
La prise en charge des études, de la retraite et de la maladie de façon collective permet à chacun d’exercer sa liberté, de vivre en toute indépendance.
Dans la plupart des cas, les jeunes sont toujours à la charge de leurs parents jusqu'à 24, 25 voir 26 ans ou plus, parce qu'ils suivent des études souvent peu compatibles au niveau des horaires avec un travail rémunéré.
Il est singulier de constater que les enfants font de plus en plus de procès à leurs parents et que les conseils généraux se retournent de plus en plus systématiquement vers les descendants pour les frais de maisons de retraite !!! Simple coïncidence ?
Le vivre ensemble
Bien sur, toute société doit sécréter ses contradicteurs, mais, ce doit être à la marge, fort mais, à la marge, or aujourd’hui, peu à peu l’exclusion et la grogne gagnent du terrain.
La Cité est une nouvelle organisation du temps entre travail, privé et collectif. C'est aussi une nouvelle répartition de l'espace : faire vivre ensemble c'est-à-dire vivre et travailler, sur 100 ou 200 ha, une centaine de familles.
La cité n’est pas une communauté : il existe l’espace professionnel, l’espace collectif et l’espace privé.
La cité n’est pas une secte, et comme dans le pays, la religion, sa pratique appartiennent à la sphère privée.
La cité est bâtie autour de l'idée de rapprocher les lieux de travail des lieux de vie, dans un environnement de haute qualité.
Les besoins des personnes sont au niveau de l'alimentation, du logement, et de la garde des enfants. Il apparaît aussi très vite que si l'on se contente du logement de l'alimentation et de certains services, on crée une sorte de vie en autarcie qui très vite va scléroser le projet.
Il est donc nécessaire que la cité soit ouverte vers l'extérieur. Cette ouverture est indispensable pour apporter l'argent nécessaire aux salaires, aux réalisations ; elle se réalise à travers des activités de commerce, d'accueil, de services, de création ou de conseil.
Une cité qualité de vie : qui produit, qui vend de la qualité de vie
L'individualité apparaît de plus en plus comme un prétexte pour créer la division, en créant l'illusion de la singularité.
La cité qualité de vie est un lieu de travail, de vie, un lieu convivial dont le premier objectif est de concilier pour les individus qui vont travailler, à la fois une qualité dans leur vie personnelle et une qualité dans leur vie professionnelle.
La qualité dans la vie personnelle sera constituée par un habitat écologique, convivial et confortable, des espaces communs, des espaces privés, une mutualisation possible de certains équipements.
La qualité dans la vie professionnelle sera constituée par une qualité des conditions de travail, des possibilités de garde d'enfants facilement accessibles, un temps de travail clairement défini.
Certes, aucune organisation pourra a elle seule rendre les personnes heureuses. Le bonheur est personnel, pas une organisation de travail, ni un cadre de vie.
La cité qualité de vie propose aux individus à la fois une préservation de l'espace privé, et une implication dans l'espace commun.
Une cité inscrite dans le développement durable
Réduction des transports :
Moins de transport car les lieux de vie et de travail sont proches.
Moins de transport car les lieux de production et de consommations sont rapprochés
Moins de transport = économie en énergie fossile et en temps, préservation de la ressource. Bilan carbone positif.
Agriculture biologique :
C’est une agriculture qui permet de produire suffisamment, qui revalorise les déjections animales et les déchets végétaux. Là encore bilan carbone positif.
Une agriculture respectueuse de la santé des agriculteurs, des consommateurs, et qui de plus améliore la fertilité des sols (voilà pour les générations futures et l'assurance maladie)
L’habitat HQE
Un habitat confortable en été, en hiver sans dépense énergétique fossile. Toujours bilan carbone positif, toutes les constructions sont à énergie positive : elles produisent plus énergie qu'elles en consomment.
La production d’électricité : photovoltaïque/ co-génération/ éolien et chauffe-eau solaires grâce à des dispositifs insérés dans l'architecture des bâtiments.
La gestion des déchets : collecte des déchets végétaux, assainissement par stations d’épuration couplées avec bassins plantés de cannes et de roseaux possibilité de récupérer les eaux pour certains arrosage : arbres, jardins d’agrément.
La création d’emplois indélocalisables
Il apparaît nécessaire de sécuriser la viabilité de la cité par la création d'emplois non délocalisables : des emplois de proximité, des emplois de service, cela n'est pas incompatible avec la création d'emplois plus exposés.
D’autres relations
Par rapport à l'argent et aux salaires
Le salaire des employés est fonction des responsabilités et des compétences.
Il est constitué de plusieurs parties :
Une partie en nature : logement (évalué à 60% du prix du marché), et alimentation (panier de produits bio de SCEA au prix coûtant).
Une partie en chèques cadeaux qui ouvrent droit aux autres prestations proposées par la cité : halte garderie, soins, service traiteur……
Du point de vue légal, les impôts autorisent sans contrepartie quelquefois même avec une aide, des participations de l'employeur par l'intermédiaire de chèques cadeaux, de chèques service, de chèques vacances...
Le logement est à réintégrer au niveau de la fiche de paye au même niveau qu'il est évalué par l'employeur.
Le solde en argent.
Cette formule permet à la fois d’augmenter objectivement les salaires, tout en diminuant la charge financière.
Il faut, cependant, que les divers secteurs équilibrent leurs comptes. Hormis pour l'arboriculture, la cité devra dès la première année, s'acquitter des charges sociales, des salaires, des charges des différents secteurs. Le fonctionnement de la cité dépendra de l'aptitude de ses habitants à fournir, commercialiser, et rentabiliser les diverses activités.
Par rapport au travail :
Dans la vie professionnelle
Encadrer le temps de travail est nécessaire à la fois pour respecter le contrat qualité de vie.
De plus il faut que toute augmentation de travail suffisante et récurrente, permette la création d’autres emplois.
Néanmoins, il faut savoir considérer les impératifs de service, et trouver la flexibilité nécessaire.
Dans la vie citoyenne
Le travail citoyen, il s’agit de 5h par semaine habituellement dévolues aux trajets domicile /travail, et qui ici seront données pour la gestion, l’embellissement de la cité.
C’est un temps où les habitants se retrouvent et vont régler les problèmes posés par la vie collective. Ce temps ne comprend pas l’organisation de fêtes.
En fait il s’agit plus ici de modifier la perception de l’espace commun. Aujourd’hui, la rue est considérée comme espace public, et on se permet de jeter ses papiers, de ne pas réparer ce que l’on casse… dans la cité, personne ne sera payé pour ramasser les papiers ou réparer ce qui aura été cassé !
COMMENT FINANCER LA CITE
Comme une œuvre d’art : une oeuvre d'art qu'on ne devra pas enfermer dans un coffre pour éviter qu'elle ne s'abîme, qu'elle ne se fasse voler.
Les infrastructures : Le foncier et l’immobilier
Une ou plusieurs SCI (selon le nombre de projets) seront créées pour une même cité. Les sociétaires de ces SCI seront Les habitants, travailleurs dans la cite, les financeurs (nos amateurs d'art).
Démembrer paraît une solution équitable : la nue propriété appartient aux financeurs,
L’usage, aux habitants travailleurs dans la cité.
Ce montage permet si la cité se dépeuple, aux financeurs de récupérer leurs biens, si la cité prend de l'expansion, à ses habitants travailleurs de continuer.
Les activités lucratives au niveau de la cité,
La coexistence d'activités lucratives, et d'activités de services plus tournées vers les habitants impose une gestion globale des salaires.
A travers des scoops et des scea, et des coopératives quand il s’agit de structures complètement internes à la cité
Statut des travailleurs :
Statut de salarié et actionnaires après quelques années de la SCI externe à condition toutefois que le village dégage les bénéfices suffisants.
L’avenir : Création d’une SCI externe
L’intéressement se fait au travers d’une SCI externe. Le pari qui est fait c’est qu’au bout de 5 années pleines passées au village, les activités rapportent suffisamment pour dégager un bénéfice qui permette d’acquérir des parts dans la SCI ext.
Ces parts sont ensuite distribuées aux employés selon le calcul décidé en AG, ou dans les statuts.
Cette SCI ext. Est aussi un outil qui permet d’amortir les effets d’un départ anticipé de la cité .
Volontairement vague sur la nature des entreprises susceptibles de s’inscrire dans un projet de cité, je me suis inspirée d’un projet qui aurait pu voir le jour dans les années 85 dans le département du lot et garonne sur la commune de Castelneau de Montmirail. E projet était alors porté par Lucien Pfeiffer PDG alors de la banque Paribas.
MODELES/
Principe général : un groupe de 100 personnes a des besoins en nature :
logement
Garde d’enfants : pendant que les parents travaillent, pendant les vacances
Alimentation : produits végétaux /animaux
Et d’activités lucratives :
Déjà, halte garderie et centre aéré peuvent être ouverts au public, et donc rapporter des fonds.
Pour l’activité agricole :
ferme pedagogique ventes de produits , accueil de public et service de traiteur
éventuellement activité de paysagiste, débroussaillage, élevage de lamas et haras avec pension pour chevaux.
D’autres activités peuvent être systématiquement couplées : accueil de vacanciers avec des thèmes : rando, cuisine,jardin, équitation ….
L’équilibre sera optimum quand, tout au long de l’année les résidents auront un travail à peu près égal en quantité et en disponibilité requise.
D’autres activités lucratives sont donc requises soit pour attirer des clients : exemples stages, spas, soit pour typer le hameau
Artisanat, activités artistiques notamment créations
Informatique : sites, vente par correspondance, édition en ligne, maintenance.
Exemples de villages :
Avec une activité axée sur la santé et le bien être
Avec une activité axée sur la construction HQE
Avec activités de créations : ateliers pour peintres, studios d’enregistrement. De fait à chaque fois on couple à l’activité socle constituée par l’agriculture et la garderie d’enfant, une ou plusieurs activités lucratives et un pôle accueil qui en plus d’être une source de revenus, représente une fenêtre ouverte sur l’extérieur (à la fois pour essaimer le modèle et pour éviter de se scléroser)