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Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 07 juin 2013, 22:48
par ni chaud ni froid
energy_isere a écrit :
réponse :
Usine Nouvelle du 30 Mai 2013
130 MILLIARDS ! par rapport à l'industrie européenne ! un beau chiffre, mais ... on compare quoi et sur quelle durée ? la brève ne permet pas de comprendre l'information, désolé.
Pour me rafraichir la mémoire sur les ordres de grandeur (chiffres 2012) :
PIB US : $ 15 534 milliards
dont industrie : $ 3 402 milliards
Dette US : $ 16 584 milliards
Déficit Commercial US : $ 540 milliards
Zone EURO
PIB Z€ : € 9 857,1 milliards
dont industrie : ?
Dette : milliards : € 8 524 milliards
Excédent Commercial : € 81,3 milliards
Les états unis progressent, on s'enfonce, mais étonnamment on est encore loin devant eux.
Parlons chômage ou de la position française, là il y a sujet à polémique...
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 00:54
par yvesT
Si on regarde l'évolution de la conso US et Européenne de pétrole, c'est assez similaire :
http://ourfiniteworld.com/2013/06/07/hi ... and-india/
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 07:43
par kercoz
Similaire ? ....on consomme 3 fois plus de baril par tete de blaireau !.....ce qui étonne c' est justement cette identité de courbe ...on se dit qu' en divisant par 2 notre conso ( ou mieux , le nombre de consommateurs), on aurait encore la meme courbe.
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 09:18
par yvesT
Ils consomment tu veux dire, et plutôt 2 que trois.
Mais ce que montrent ces courbes à mon avis, c'est surtout que l'on peut avoir de sérieux doutes sur la prétendue reprise Américaine ...
(mais par contre la propagande fonctionne pas mal, ça c'est sur)
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 17:28
par sceptique
phyvette a écrit :sceptique a écrit :En attendant ils progressent et nous on coule.
Non, nous décroissons, nous sommes juste en avance de phase dans la décroissance, pas en retard, mais bien en avance.
Je suis d'accord : on est plus fort que les américains à ce petit jeu. Pas sur que les chomeurs et personnes à faible revenu apprécient cette performance à sa juste valeur.

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 19:41
par phyvette
sceptique a écrit : Pas sur que les chomeurs et personnes à faible revenu apprécient cette performance à sa juste valeur.

Tu devrais essayer pour voir, on s'y fait très vite tu sais.
Décroître est beaucoup moins fatiguant que croître.
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 20:56
par yvesT
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 21:02
par paradigme
Ce qui me semble pertinent sur ces deux courbes c'est le pourcentage :
Plus haut en Europe 10 baril par personne, plus bas 9 soit 10% de baisse
Plus haut aux EUA 26 baril par personne, plus bas 22 soit 15% de baisse
Logique moins on consomme et plus il est difficile de diminuer sa consommation, alors qu'aux States rien qu'en achetant des petites C1 ils pourraient baisser sensiblement leur consommation :-D
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 21:07
par paradigme
Putain un paquet de gros cons sur les bancs de l'Assemblé Nationale, aujourd'hui certes ils sont un peu moins cons, mais hélas c'est trop tard GAME-OVER !
quant à Yves Cochet, un type intelligent, bons livres, bons discours mais hélas loin si loin de Gandhi...
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 08 juin 2013, 21:11
par Remundo
tout à fait.
Et l'on entend les imbéciles aboyer en fond sonore.
Yves Cochet est un des meilleurs politiques sur le peak-oil.
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 12 juin 2013, 09:54
par energy_isere
Le gaz de schiste américain change la donne de la chimie mondiale
12 Juin 2013 Le Parisien
La pétrochimie et la chimie américaines, moribondes il y a encore cinq ans, ont entamé une spectaculaire renaissance grâce à l'afflux de gaz de schiste très bon marché, rebattant les cartes du secteur et suscitant l'inquiétude en Europe.
"C'est simple, il y a juste tellement de matière première dont il faut faire quelque chose", souligne Chuck Carr, expert du secteur chimique au cabinet IHS.
"Et donc tout le monde se dit: dépêchons-nous de construire quelque chose parce qu'avec ce prix du gaz, c'est juste de la valeur pure", explique-t-il lors d'une visite de presse au Texas, coeur de la pétrochimie américaine.
Car si l'industrie américaine toute entière peut désormais réduire sa facture énergétique avec un gaz presque trois fois mois cher qu'en Europe et cinq fois moins qu'en Asie, la chimie en profite plus que tout autre: au-delà d'une simple source d'énergie, ce gaz est la matière première pour fabriquer nombre de produits, en premier lieu du plastique.
L'American Chemistry Council (ACC), principale fédération de la chimie américaine, recense aujourd'hui 110 projets d'investissement annoncés aux Etats-Unis, pour un total de 77 milliards de dollars, alors qu'aucun de ses membres ne prévoyait d'investir dans le pays pas plus tard qu'en 2008.
Si tous ces projets voient le jour, l'ACC prévoit 46.000 nouveaux emplois directs, plus 200.000 sous-traitants, dans un secteur tombé d'un pic de 1,1 million d'emplois en 1981 à moins de 800.000 il y a peu.
"Cela fait 20 ans que je travaille dans la chimie et pendant longtemps il n'était question que de réduction de la demande, de restructurations ou de choses comme ça. Maintenant on est en pleine renaissance", témoigne à l'AFP Martha Moore, économiste de l'ACC.
Sur les seuls deux derniers mois, 13 nouveaux projets ont émergé.
Dans les premiers gisements exploités, les foreurs sortaient essentiellement du méthane. Mais depuis 2010, confrontés à une faible rentabilité, ils ont privilégié le pétrole de schiste et les "wet gas", des gaz contenant d'importantes quantités de butane, de propane et surtout d'éthane.
"Pas de miracle" pour l'Europe
Or ces gaz dits "liquides" sont très utiles puisqu'ils peuvent se substituer au naphta, un composant du pétrole dont les prix sont restés très élevés, pour être transformés en produits (polyéthylène, polypropylène, butadiène) à la base de la chimie mondiale et d'innombrables objets de grande consommation.
L'éthane étant aujourd'hui près de trois fois moins cher que le naphta, les pétrochimistes se retournent vers les Etats-Unis après une décennie de délocalisations.
Les usines pétrochimiques à l'arrêt ont été redémarrées, d'autres ont vu leurs capacités augmenter, et toutes tournent à plein régime, selon les industriels.
Exemple frappant, Lyondell Basell, géant américain, est passé de la faillite en 2009 à des profits record l'an passé.
"Si vous regardez la ligne +Etats-Unis+ des profits de ces groupes pétrochimiques, vous constaterez que c'est souvent 80% des bénéfices totaux", observe Patrick Pouyanné, patron de la division raffinage-chimie de Total.
S'agirait-il d'une nouvelle bulle qui explosera lorsque les prix du gaz américain remonteront avec l'ouverture dans quelques années de ports d'exportation, le lancement de centrales électriques au gaz, les difficultés financières de certains foreurs, voire de possibles restrictions sur la technique risquée pour l'environnement de la fracturation hydraulique?
"Ce n'est pas ce que nous prévoyons, même si l'industrie a tendance à créer des surcapacités", répond Walter Hart, un autre analyste d'IHS.
Car même au prix actuel (d'environ 4 dollars/MBTU) du gaz, l'équivalent de trois décennies de consommation de gaz aux Etats-Unis peut être produit rentablement, selon le cabinet, de quoi écarter l'hypothèse d'une remontée forte des prix.
"Il suffit que le prix remonte un peu pour que quelqu'un ait intérêt à rouvrir une vanne quelque part dans le pays", ce qui fait redescendre les cours, fait valoir Chuck Carr.
Les plus exposés à la nouvelle concurrence américaine sont l'Asie et l'Europe, où les usines pétrochimiques fonctionnent principalement au naphta.
En Asie, notamment en Chine, "on voit déjà les taux d'utilisation des usines baisser, autour de 85%, quand ils étaient à 100% ou 110%", note Chuck Carr. En Europe, où on tourne déjà à peine à 70%, il faut selon lui s'attendre à des "réductions de capacité", c'est-à-dire des fermetures partielles ou totales d'usines.
La concurrence américaine se fera encore plus rude quand les nouvelles usines américaines en projet seront inaugurées, probablement à horizon 2017-2020.
Cela laisse quelques années pour anticiper, "mais il n'y aura pas de miracle", avertit Patrick Pouyanné.
http://www.leparisien.fr/flash-actualit ... 889531.php
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 09 juil. 2013, 08:48
par energy_isere
actualisation :
source :
http://www.eia.gov/naturalgas/weekly/#tabs-rigs-1
les 4 $ le mBTU difficile à maintenir.
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 23 juil. 2013, 15:58
par SuperCarotte
The Shale Gas Revolution: is it already over?
La production de gaz US semble baisser
A lier à la baisse de nombre de puits de forage

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 11 août 2013, 16:08
par energy_isere
aprés l' autorisation du 2ieme terminal d' exportation gazier, ce post
viewtopic.php?p=347778#p347778
au tour du 3iéme ! En Louisianne. Autorisation pour 56 millions de m3 par jour (c'est un chiffre avant liquéfaction). C 'est le projet
Lake Charles.
US OKs third LNG export proposal
The US Energy Department on Wednesday approved Lake Charles Exports LLC to sell domestically produced liquefied natural gas (LNG) overseas from its terminals in Louisiana.
Lake Charles was conditionally authorized to export at a rate of up to 2 billion cubic feet (56.63 million cubic meters) of natural gas a day (Bcf/d) for a period of 20 years, said the Energy Department.
It is the third of 19 applications that the Obama administration has approved since 2011 to sell to countries that do not have a Free Trade Agreement (FTA) with the United States.
The company previously received approval to export LNG from this facility to FTA countries on July 22, 2011.
The Energy Department granted the first authorization to export LNG to non-FTA countries in May 2011 from the Sabine Pass LNG Terminal in Cameron Parish, Louisiana at a rate of up to 2.2 Bcf/d, and the second authorization in May 2013 from the Freeport LNG Terminal in Quintana Island, Texas at a rate of up to 1.4 Bcf/d.
Erik Milito, American Petroleum Institute director of upstream and industry operations, called on the Energy Department to move quickly to process a backlog of applications, saying “LNG exports are critical to unlocking the benefits for US workers and reducing the trade deficit.”
The US federal law generally requires approval of natural gas exports to countries that have an FTA with the United States. But for countries that do not have an FTA with the United States, the law directs the Energy Department to grant export authorizations unless it finds that the proposed exports “will not be consistent with the public interest.”
Thanks to newly developed hydraulic fracturing, or fracking, the US natural gas production is booming and having a transformative impact on the US energy landscape.
The increase in natural gas production is expected to continue, with the Department’s Energy Information Administration (EIA) forecasting a record production rate of 69.96 Bcf/d in 2013.
http://www.nzweek.com/business/us-oks-t ... sal-66657/
Re: Situation du GAZ continent Nord Américain
Publié : 02 sept. 2013, 12:29
par energy_isere
suite du post au dessus, ou Technip prend en charge des travaux.
Un projet de liquéfaction de GNL aux Etats-Unis pour Technip
02 Sept 2013 enerzine
Technip a annoncé récemment avoir remporté auprès de Trunkline LNG Export LLC** un contrat d'ingénierie pour le projet d'expansion d'un terminal d'import de gaz naturel liquéfié (GNL) existant, situé à Lake Charles (Louisiane).
Ce projet d'expansion comprend une unité de liquéfaction de gaz naturel, d'une capacité totale d'export d'environ 15 millions de tonnes par an, afin qu'une partie des ressources additionnelles en gaz naturel produit à partir des champs de gaz de schiste aux Etats-Unis puisse être exportée vers les marchés internationaux. La capacité de liquéfaction totale devrait être atteinte grâce à trois trains identiques.
Le contrat prévoit également les utilités et les installations hors-site associées ainsi que la réutilisation des unités de déchargement, stockage et marines existantes. Air Products a été sélectionné pour fournir sa technologie de liquéfaction C3MR à ce FEED. C'est le centre opérationnel de Technip à Houston (Texas) qui réalisera le contrat avec l'aide de son centre de Paris. Il devrait s'achever au premier semestre 2014.
"L'ajout de capacités de liquéfaction à l'infrastructure existante permettra de passer de la regazification à la liquéfaction en fonction du marché mondial du GNL. Ce contrat est le premier FEED pour un projet de liquéfaction de GNL remporté par Technip aux Etats-Unis. Il témoigne de la confiance que BG Group et ses partenaires accordent à notre savoir-faire pour les accompagner sur des projets onshore, après avoir travaillé avec eux sur des contrats subsea et offshore" a déclaré David Dickson, Senior Vice President de Technip pour la Région Amérique du Nord.
* Trunkline LNG Export LLC est une joint venture détenue par Energy Transfer Equity, L.P. et Energy Transfer Partners, L.P. (ensemble, “Energy transfer”). BG LNG Services, LLC, filiale de BG Group plc, sera en charge de la conception et de la construction de l'unité de Lake Charles en tant qu'administrateur dans le cadre du FEED. Le projet d'expansion dépend des décisions d'investissement finales par Energy Transfer et BG Group.
http://www.enerzine.com/12/16161+un-pro ... hnip+.html