Re: la 6 iéme extinction
Publié : 16 mars 2023, 00:13
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6523bedb03Au Cambodge, les derniers dauphins de l'Irrawaddy luttent pour leur survie
AFP•15/03/2023
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6523bedb03Au Cambodge, les derniers dauphins de l'Irrawaddy luttent pour leur survie
AFP•15/03/2023
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2639448823Le trépas annoncé du grand tétras dans les Vosges
AFP•18/03/2023
................"C'est un peu notre dodo, un oiseau emblématique qui part. Là, on vit concrètement sa disparition rapide et totale", constate Vincent Munier, fataliste.
......................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 7dd5300339En Afrique du Sud, millionnaire cherche remplaçant pour sauver les rhinocéros
AFP•24/04/2023
lire + photos : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... d0f1f94f5fLes deux-tiers de l'habitat des éléphants d'Asie détruits en trois siècles
AFP•27/04/2023
En Asie du sud-est -Inde et Chine incluses-, les différents écosystèmes adaptés à la vie des pachydermes, notamment les prairies et les forêts tropicales, "ont diminué de près de 2/3 depuis le début du 18e siècle, soit une perte de plus de 3 millions de km²", résume pour l'AFP Shermin de Silva, de l'Université de Californie à San Diego, qui a conduit l'équipe de recherche internationale.
"Cette période correspond aux changements d'utilisation des terres remontant à l'époque coloniale ainsi qu'à l'avènement plus récent de l'agriculture intensive", poursuit Mme de Silva, biologiste sri-lankaise également fondatrice de l'ONG Trunks and Leaves, spécialisée dans la protection de l'éléphant d'Asie, menacé d'extinction.
Selon les conclusions de l'étude, publiée dans la revue Scientific Reports, l'exploitation du bois et l'agriculture ont aussi réduit la taille moyenne des parcelles d'habitat des éléphants de plus de 80%, passée de 99.000 à 16.000 kilomètres carrés.
"Les îlots restants sont très fragmentés et plus de la moitié d'entre eux potentiellement de mauvaise qualité, ce qui peut entraîner des interactions négatives entre les espèces sauvages et les humains, en particulier dans les zones agricoles", ajoute Mme de Silva.
Les éléphants d'Asie, 100% herbivores et pouvant consommer jusqu'à 150 kg de plantes par jour, peuvent occasionner d'importants dégâts dans les cultures et les plantations.
En analysant des données sur l'usage des terres entre l'an 850 et 2015, l'équipe est parvenue, par une modélisation informatique, à reconstituer l'évolution sur 13 siècles et à une échelle continentale.
Dans le détail, l'étude estime que 84% des habitats ont été perdus en Inde et 94% en Chine. Bangladesh, Thaïlande, Vietnam et Sumatra ont aussi vu plus de la moitié de ces zones détruites, tandis que seule la Malaisie a connu une augmentation de l'aire de répartition sur la période, en particulier à Bornéo (+61%).
..................................
L'éléphant d'Asie, avec quelque 50.000 individus dont les deux-tiers en Inde, est considéré "en danger" d'extinction sur la liste rouge de l'UICN, tout comme l'éléphant de savane d'Afrique. La troisième espèce, l'éléphant de forêt d'Afrique, est "en danger critique".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ac0ab482eaDes scientifiques alertent sur la perte de branches entières de l'"arbre de la vie"
AFP•18/09/2023
Avec la disparition rapide de nombreuses espèces animales, les humains provoquent la perte de branches entières de l'"arbre de la vie", selon une nouvelle étude publiée lundi, qui alerte sur la menace d'une sixième extinction de masse.
La crise de la biodiversité, "est aussi grave que le changement climatique", mais pas aussi connue du grand public, regrette Gerardo Ceballos, professeur à l'Université nationale autonome du Mexique, et co-auteur de cette étude publiée dans la revue PNAS.
Or il y a "urgence", car ce qui est en jeu est "l'avenir de l'humanité", a-t-il déclaré à l'AFP.
De nombreuses études existent déjà sur les disparitions d'espèces, mais la spécificité de celle-ci est de s'être penchée sur l'extinction de genres entiers.
Dans la classification des êtres vivants, le genre se trouve entre le rang de l'espèce, et celui de la famille. Par exemple, le chien est une espèce appartenant au genre canis, lui-même dans la famille des canidés.
"Je pense que c'est la première fois qu'on cherche à évaluer le taux d'extinction à un niveau supérieur que celui de l'espèce", a commenté pour l'AFP Robert Cowie, biologiste à l'Université d'Hawaï n'ayant pas participé à l'étude. "Cela démontre la perte de branches entières de l'arbre de la vie", une représentation du vivant d'abord développée par Charles Darwin.
L'étude montre que "nous ne sommes pas juste en train de tailler des brindilles, mais que nous utilisons une tronçonneuse pour nous débarrasser de grosses branches", a abondé Anthony Barnosky, professeur émérite à l'université de Californie à Berkeley.
- 73 genres éteints -
Les chercheurs se sont notamment appuyés sur les listes d'espèces éteintes de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ils se sont concentrés sur les espèces de vertébrés (excluant les poissons), pour lesquels on dispose davantage de données.
Sur environ 5.400 genres (comprenant 34.600 espèces), ils ont conclu que 73 d'entre eux s'étaient éteints ces 500 dernières années -- la plupart durant les deux derniers siècles. En premier lieu des oiseaux, suivis de mammifères, d'amphibiens et de reptiles.
Pour comprendre si ce rythme est plus élevé que la normale, les chercheurs ont ensuite comparé ce résultat au taux d'extinction estimé grâce aux traces fossiles sur le très long terme.
"En se fondant sur le taux d'extinction du dernier million d'années, on s'attendrait à l'extinction de deux genres, mais nous en avons perdu 73", a expliqué Gerardo Ceballos.
Selon l'étude, l'extinction de ces 73 genres aurait dû prendre 18.000 ans, et non 500.
Ces estimations restent incertaines, de nombreuses espèces n'étant pas même connues, et les relevés fossiles incomplets. Mais selon le chercheur, elles sont probablement sous-estimées.
La cause de ces extinctions? Les activités humaines, qui détruisent des habitats pour les cultures, infrastructures et autres besoins, mais aussi la surexploitation (surpêche, chasse, trafic d'animaux...).
Or la perte d'un genre peut avoir des conséquences sur le fonctionnement de tout un écosystème. Avec à terme un possible "effondrement de la civilisation", argue Gerardo Ceballos.
"Si vous avez un mur fait de briques, et que chaque brique est un genre, retirer une brique ne va pas causer l'effondrement du mur", compare-t-il. "Mais si vous en retirez de nombreuses autres, alors le mur tombe."
- "Encore le temps" d'agir -
Selon lui aucun doute, il s'agit d'une sixième extinction de masse. La question de savoir si elle a déjà commencé reste toutefois sujet de débat, même si tous les experts s'accordent pour dire que le rythme d'extinction actuel est alarmant.
La dernière extinction de masse remonte à 66 millions d'années, lorsque l'impact d'un astéroïde a causé la disparition des dinosaures.
"Une valeur arbitraire de 75% d'espèces perdues sur une courte période est largement utilisée pour définir une extinction de masse", explique Robert Cowie. Selon ce seuil, la sixième extinction de masse n'a "pas encore eu lieu".
Mais si "les espèces continuent à s'éteindre au rythme actuel (ou plus rapidement), alors cela se produira", dit-il. "Nous pouvons dire que nous sommes au début d'une potentielle sixième extinction de masse."
Sa particularité? Qu'elle soit déclenchée par une espèce, l'humain, ayant également le pouvoir d'y remédier.
"La fenêtre pour agir se referme rapidement", avertit Gerardo Ceballos, "mais nous avons encore le temps de sauver de nombreux genres".
La priorité est d'arrêter la destruction d'habitats naturels, et de restaurer ceux perdus, martèle le chercheur, qui espère une prise de conscience rapide: "Il faut que les gouvernements, les entreprises et les gens sachent ce qui est en train de se passer, et quelles sont les conséquences."
Calculé par la Société zoologique de Londres, l’IPV prend en compte un jeu de données qui s’accroît d’édition en édition : cette année, ce sont les informations portant sur quelque 35 000 populations de 5 495 espèces d’animaux qui ont été considérées. Cet indicateur, souvent mal compris, ne dit pas que près de trois quarts des espèces de vertébrés sauvages ont disparu en un demi-siècle, ni que toutes les populations étudiées diminuent (beaucoup progressent ou sont stables) : il indique que la taille moyenne des populations a chuté considérablement.
donc si je comprends bien on compte des populations (pas le nombre total d'individus de l'espèce mais celui de population géographiquement séparées, par exemple les chevreuils des alpes seront comptés sans doute à part de ceux des Pyrénées), on calcule leur taux de variation depuis 1970, et on fait la moyenne de ces taux sans pondérer par la population.C'est un indice composite1 construit sur les tendances observées chez un grand nombre de populations d'espèces de vertébrés du monde entier (les vertébrés sont parmi les mieux connus des taxons animaux2) ; il vise à mesurer les changements temporels d'état de la biodiversité dans le monde3. Il consiste dans la moyenne des taux de décroissance de la population de nombreuses espèces de vertébrés témoin, par rapport à celle de l'année 1970.
Bravo Gilles ! Encore un effort et tu y est...C'est quand même un nouvel exemple pour moi que des scientifiques sans doute très compétents dans leur domaine peuvent dire un peu n'importe quoi sur [les autres sujets] et avoir des idées très arrêtées sans savoir vraiment de quoi ils parlent
Est-ce que durant la conférence (ou après), a été évoqué la récente découverte que les nodules produisent du dioxygène par électrolyse de l'eau ? (je n'ai pas compris d'où vient l'énergie, il faut bien que qqch se fasse oxyder dans cette affaire pour produire de l'énergie).GillesH38 a écrit : 10 oct. 2024, 05:58 J"ai diné au restaurant avec les intervenants à un café des sciences sur les ressources en nodules polymétalliques.
Je suis le premier à dire qu'il ne faut pas avoir une confiance aveugle dans tout ce que disent les scientifiques et surtout ne pas croire sur parole tout ce qu'ils racontent ou tout ce qu'ils publient. Mais comme je fais des efforts pour être un bon scientifique, je suis tout ouvert à toute discussion sur tout sujet scientifique sur lequel je pourrais faire des erreurssupert a écrit : 10 oct. 2024, 13:19 Je reprends à mon compte cette excellente phrase de Gilles (modification personnelle entre crochet)Bravo Gilles ! Encore un effort et tu y est...C'est quand même un nouvel exemple pour moi que des scientifiques sans doute très compétents dans leur domaine peuvent dire un peu n'importe quoi sur [les autres sujets] et avoir des idées très arrêtées sans savoir vraiment de quoi ils parlent
Supert qui ne veut pas déclencher l'ire honnie
non on n'a pas mentionné ça, les inquiétudes exprimées étaient plus sur la pollution engendrée par les particules soulevées par l'extraction et entrainées par le lavage des nodules, qui seraient ensuite transportées dans tout l'océan par les courants.Glycogène a écrit : 10 oct. 2024, 13:58Est-ce que durant la conférence (ou après), a été évoqué la récente découverte que les nodules produisent du dioxygène par électrolyse de l'eau ? (je n'ai pas compris d'où vient l'énergie, il faut bien que qqch se fasse oxyder dans cette affaire pour produire de l'énergie).GillesH38 a écrit : 10 oct. 2024, 05:58 J"ai diné au restaurant avec les intervenants à un café des sciences sur les ressources en nodules polymétalliques.
Ce qui signifierait que l'exploitation des nodules détruirait cette source de dioxygène, et pourrait impacter les écosystèmes loin des zones d'exploitation (si effectivement les écosystèmes utilisent ce dioxygène).
Tout à fait. J'ai au moins un très bon exemple sur le forum de scientifique sans doute très compétent dans son domaine mais pouvant dire un peu n'importe quoi sur les autres sujets et avoir des idées très arrêtées sans savoir vraiment de quoi il parle.tu as un très bon exemple sur le forum
https://www.lapresse.ca/actualites/envi ... climatique.(…)
« Nous sommes au bord d’une catastrophe climatique irréversible. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une urgence mondiale. Une grande partie du tissu même de la vie sur Terre est en péril. Nous entrons dans une nouvelle phase critique et imprévisible de la crise climatique.»
« L’urgence », dans le ton et les mots utilisés par les auteurs, « m’a étonné un peu », mais « c’est justifié », a réagi le professeur de l’Université McGill Eric Galbraith après avoir lu l’article.
« Lorsqu’on regarde les données, on est vraiment dans un état d’urgence et la société globale n’est pas du tout en train de réagir comme il le faut pour éviter un futur vraiment problématique », a résumé celui qui enseigne au Département des sciences atmosphériques et océaniques et au Département des sciences de la Terre et des planètes.
Des indicateurs au rouge
Le rapport intitulé « The 2024 state of the climate report : Perilous times on planet Earth », note que 25 des 35 « signes vitaux » que les climatologues utilisent pour juger de l’état de la planète sont à des niveaux records.
La température des océans, celle à la surface de la Terre, l’acidité des océans, la masse de la glace dans les océans, la consommation totale de combustibles fossiles, la production de viande par personne, la perte de couvert forestier, le pourcentage de journées extrêmement chaudes dans une année, sont des exemples de ce que les auteurs du rapport qualifient d’indicateurs et « de signes vitaux » qui atteignent des niveaux records.
« En tant que scientifiques et universitaires, nous estimons qu’il est de notre devoir moral et de celui de nos institutions d’alerter le plus clairement possible l’humanité sur les menaces croissantes auxquelles nous sommes confrontés et de faire preuve de leadership pour y faire face », peut-on lire dans le rapport.
De la souffrance humaine
Les auteurs du rapport ont dressé une liste d’évènements mortels dans la dernière année, qui pourrait être « au moins en partie liée au changement climatique ».
En février 2024, des incendies de forêt au Chili ont tué 131 personnes et détruit 14 000 résidences. Au printemps 2024 en Afrique de l’Est, des pluies diluviennes ont tué des centaines de personnes alors qu’en Birmanie, à la même période, 1500 personnes sont mortes en raison de chaleur extrême. Ce ne sont que quelques exemples cités dans le rapport qui indique que « le changement climatique a déjà provoqué le déplacement de millions de personnes, avec le potentiel d’en déplacer des centaines de millions, voire des milliards. Cela conduirait probablement à une plus grande instabilité géopolitique, voire à un effondrement sociétal partiel. »
Tarifer le carbone
La réduction rapide de l’utilisation des combustibles fossiles « devrait être une priorité absolue » , souligne le rapport.
« Cela pourrait être accompli en partie grâce à un prix mondial du carbone suffisamment élevé quipourrait limiter les émissions des riches tout en fournissant potentiellement un financement pour des programmes indispensables d’atténuation et d’adaptation au changement climatique », selon les auteurs.
« Une tarification sur le carbone, coordonnée à l’échelle mondiale », serait effectivement « ce qui nous aiderait le plus » à réduire les émissions, a indiqué le professeur Eric Galbraith à La Presse Canadienne.
(…)
euh ben comme presque tous les ans depuis 100 ans non ?La température des océans, celle à la surface de la Terre, l’acidité des océans, la masse de la glace dans les océans, la consommation totale de combustibles fossiles, la production de viande par personne, la perte de couvert forestier, le pourcentage de journées extrêmement chaudes dans une année, sont des exemples de ce que les auteurs du rapport qualifient d’indicateurs et « de signes vitaux » qui atteignent des niveaux records.
sur 60 millions de décès chaque année ....En février 2024, des incendies de forêt au Chili ont tué 131 personnes et détruit 14 000 résidences. Au printemps 2024 en Afrique de l’Est, des pluies diluviennes ont tué des centaines de personnes alors qu’en Birmanie, à la même période, 1500 personnes sont mortes en raison de chaleur extrême.
26 millions en 2023 ...Ce ne sont que quelques exemples cités dans le rapport qui indique que « le changement climatique a déjà provoqué le déplacement de millions de personnes
avec le potentiel d’en déplacer des centaines de millions, voire des milliards. Cela conduirait probablement à une plus grande instabilité géopolitique, voire à un effondrement sociétal partiel. »


