Re: Stocks mondiaux et cours des céréales
Publié : 16 janv. 2008, 07:53
Attendez vous à de nouvelles hausses de prix généralisées.attendez vous à de nouvelles hausses sur le prix des pâtes pour 2008.
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
Attendez vous à de nouvelles hausses de prix généralisées.attendez vous à de nouvelles hausses sur le prix des pâtes pour 2008.
sans parler de société décadente (ne le sont-elles toutes pas au fond ?), je pense qu'une grande partie du respect porté à un produit est proportionnelle à l'effort réel fourni pour obtenir ce produit.Sylva a écrit :Ce manque de respect vis-à vis de la nourriture et du travail qu’elle demande à produire est un symptôme de cette société décadente.
Mercisylva a écrit :@ ten
ça, c'est du résumé !
source libérationLe prix «cargo» du célèbre riz basmati, cultivé exclusivement près de la frontière indo-pakistanaise, a plus que doublé depuis l’été dernier, atteignant le record des 1 300 dollars (900 euros) la tonne à la mi-janvier. Une augmentation aux conséquences mondiales : au Royaume-Uni, les restaurants indiens (70 000 emplois) commencent à s’inquiéter pour leur avenir, tandis qu’aux Emirats arabes unis, les supermarchés ont carrément dû retirer le basmati des étalages, son prix étant supérieur au plafond imposé par les autorités pour le riz.
«Roi des riz». A l’origine de cette méga-inflation, une mauvaise récolte dans certaines régions couplée à une demande de plus en plus forte à l’étranger. Et, dans une moindre mesure, une hausse de la consommation en Inde, l’augmentation du niveau de vie signifiant qu’une partie de la classe moyenne a désormais les moyens de s’offrir le «roi du riz», comme on surnomme cette variété aux longs grains, réputée pour son parfum. Pour autant, l’Inde continue d’exporter les deux tiers de sa production, et les spécialistes s’accordent à dire que la flambée des prix s’explique d’abord par la vogue du basmati dans les pays occidentaux et arabes. A elle seule, l’Europe en a importé 350 000 tonnes l’an dernier, soit plus d’un tiers de la production totale. Mais si le basmati bat tous les records, ce n’est pas la seule variété à avoir enregistré des hausses significatives ces derniers mois. Paradoxal, puisque la récolte mondiale de riz est en augmentation constante depuis cinq ans (+ 7 % l’an dernier). Mais la flambée des cours d’autres denrées comme le blé ou le maïs a poussé certains pays en développement à augmenter leurs importations de riz, tandis que, parallèlement, plusieurs pays producteurs réduisaient leurs exportations.
Reconstituer les stocks. Deuxième fournisseur mondial derrière la Thaïlande, le Vietnam a ainsi drastiquement réduit ses exportations après que sa production a été endommagée par des inondations et des attaques de vermine. Résultat : les prix de ses riz ont augmenté de 15 % en 2007. En troisième position, l’Inde a suspendu l’exportation de toutes les variétés non-basmati, afin de reconstituer ses stocks et d’assurer l’approvisionnement de sa propre population. Une manière de contrôler les prix sur le marché national puisque la forte demande extérieure a l’effet pervers de faire flamber les cours dans ce pays où, comme dans toute l’Asie, le riz est l’aliment de base. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Egypte vient également d’interdire toute exportation de ses riz.
Dans son rapport sur les risques mondiaux 2008, le Forum économique mondial a mis en avant la crise financière, mais aussi l'insécurité alimentaire, face à l'envolée des prix constatée en 2007. Quel message êtes-vous venu délivrer aux participants du sommet de Davos ?
Je veux leur faire prendre conscience que, pendant longtemps, nous avons ignoré une question fondamentale : tout être humain a besoin de manger chaque jour. On a considéré qu'il était évident qu'on aurait suffisamment d'aliments, alors que de nombreux facteurs auraient dû nous préoccuper. La demande alimentaire mondiale ne cesse d'augmenter avec la population, et le changement climatique provoque sécheresses et inondations. Début 2007, les stocks mondiaux étaient au plus bas depuis 1980, et, début 2008, ils avaient encore baissé de 2 %.
Rappelons quelques chiffres : 854 millions d'humains ne mangent pas à leur faim, la population mondiale va passer de 6 à 9 milliards d'ici à 2050, et 70 % des pauvres sont des ruraux. Pourtant, aucune priorité n'a été accordée à l'agriculture.
Nous sentons une préoccupation croissante à Davos. La FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture) va proposer deux grandes réunions durant l'année 2008, une conférence de chefs d'Etat sur la sécurité alimentaire mondiale et le défi du réchauffement climatique en juin, et une seconde sur le thème "comment nourrir le monde en 2050 ?" en novembre. Parce que gouverner le monde, c'est prévoir. Notre rôle en tant qu'agence de l'ONU est d'offrir les conditions de la réflexion aux leaders mondiaux.
Quel impact peuvent avoir des prix alimentaires élevés ?
Si nous ne trouvons pas de mécanismes de régulation techniques et économiques, l'eau ou l'alimentation seront sources de conflits potentiels. En juin 2007, la FAO a mis en garde contre des crises sociales que pourrait provoquer la hausse des denrées agricoles. Des manifestations ont d'ailleurs eu lieu en Indonésie, en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée ou au Yémen.
Quelle solution préconise la FAO pour calmer les tensions ?
Il faut discuter tous ensemble de ce contexte très complexe. Il est lié à la demande en biocarburant, elle-même liée au prix du gaz et du pétrole, et aussi à la demande alimentaire des pays émergents, qui évolue en quantité et en qualité. Le fait que de plus en plus de personnes consomment de la viande et du lait aura un gros impact sur les quantités d'eau et de céréales nécessaires. Toutes ces demandes s'exercent sur des ressources limitées. Il faut prendre des décisions politiques et stratégiques à ce sujet, collectivement.
Vous semblez regretter que certains pays, comme l'a fait la Chine, prennent des mesures isolément...
Pour des raisons structurelles, la situation (sur les marchés agricoles) ne va pas changer du jour au lendemain. En 2007, l'envolée des prix a eu un impact sur les capacités d'importation de produits alimentaires de certains pays. La facture totale a atteint un record, à 747 milliards de dollars (506 milliards d'euros). Pour les pays en développement, elle a augmenté de 25 %. Parallèlement, nous avons vu des Etats prendre des mesures restrictives avec des taxes aux exportations ou des fixations de prix. Ce n'est pas avec des décisions unilatérales que le problème se réglera.
La FAO a, pour sa part, lancé un programme catalytique pour encourager des donateurs bilatéraux et multilatéraux à aider les agriculteurs des pays pauvres à acquérir des semences et des engrais, dans le but d'augmenter la production.
Chine: l'impact des chutes de neige jugé "extrêmement grave" sur les récoltes d'hiver
L'actuelle période neigeuse que connaît la Chine aura un impact "extrêmement grave" sur les récoltes d'hiver, a averti un haut responsable de l'agriculture, jeudi, ajoutant que la pleine amplitude de cet impact dépendra de l'évolution de la météo.
Le centre et l'est du pays touchée les pires tempêtes de neige depuis 50 ans fournissent la majeure partie des fruits et des légumes d'hiver, a précisé devant les journalistes Chen Xiwen, directeur adjoint des affaires financières au Parti communiste.
"L'impact du désastre neigeux dans le sud de la Chine sur la production agricole est extrêmement grave", a dit Chen. "L'impact sur les légumes frais et sur les fruits est catastrophique dans certains endroits".
Il a ajouté que l'effet global sur la production agricole, en particulier la production céréalière, dépendra du temps que durera cette période neigeuse. Il s'agit également de savoir si ce mauvais temps va se déplacer vers le nord de la Chine qui produit l'essentiel du blé et de l'huile du pays.
LaTribune
Propos incohérents : s'il y a vraiment une pénurie sévère de nourriture la population n'augmentera pas. Au contraire, elle baissera avec des conséquences terrifiantes : des centaines de millions de morts de faim ...Rappelons quelques chiffres : 854 millions d'humains ne mangent pas à leur faim, la population mondiale va passer de 6 à 9 milliards d'ici à 2050, et 70 % des pauvres sont des ruraux. Pourtant, aucune priorité n'a été accordée à l'agriculture.
Ce genre de language de la part des autorités chinoises me fait craindre le pire. Ou alors il y a un problème de traduction...energy_isere a écrit :"L'impact du désastre neigeux dans le sud de la Chine sur la production agricole est extrêmement grave", a dit Chen. "L'impact sur les légumes frais et sur les fruits est catastrophique dans certains endroits".
LaTribune