Re: Démographie, naissances...
Publié : 16 sept. 2019, 16:20
et ton choix c'est de consommer combien de fossiles par an alors ?nemo a écrit : 16 sept. 2019, 15:29 La différence c'est que contrairement aux bactéries nous on à le choix.
des alternatives à quoi, et lesquelles ?Et qu'on peut trouver des alternatives.
tu fais des choix limités dans un contexte général qui te dépasse complètement. Tu n'as pas choisi l'époque dans laquelle tu es né, et pourtant elle te conditionne bien plus que ce que tu as l'air de penser.Tu nias que l'on puisse faire des choix, maintenant qu'on a vu que c'est insoutenable tu modifie ton discours pour dire que ça changera rien. Ce qui est à la fois faux et triste (pour toi s'entends).
j'ai justement pas remarqué que dans les quelques endroits où on ne consommait quasiment pas de fossiles, on faisait un usage de la biomasse très différent de celui du MA. Mais bon si tu en connais un j'irai le voir avec curiosité.Ha bah c'est sur qu'avant l'ére industrielle y avait pas d'industrie c'est un peu dans la définition. Sauf qu'on en sait un peu plus qu'au MA sur ce qu'on peut faire avec la bio-masse t'as pas remarqué? En fait tout les usages venant des fossiles, absolument tous peuvent être fait avec de la biomasse. Donc c'est pas un problème qualitatif, c'est une question de quantité et donc de nombre d'habitant et de consommation.
t'imposer une limite en dessous de celles que la nature t'impose, ça ne change en rien le problème. Ca l'empire plutôt. C'est justement pour ça que personne ne trouvera d'interêt à le faire.Personne ne nie les limites toutes la question c'est ou sont-elles? Comment on les repousses et aussi (et même surtout dans un sens) pourquoi? Les bactéries peuvent pas faire "grandir" la boite de pétri ni réguler leur vitesse d'expansion, nous si dans une certaine mesure. Nous pouvons même décider de ne plus nous étendre du tout et rester à l'équilibre. Et on le fera à coup sur d'une façon ou d'une autre après une période plus ou moins longue et brutale de décroissance.
Et t'imposer une limite au-dessus de celles que la nature t'impose ben... c'est pas possible par définition.
Ca laisse un choix plutôt limité au total non ?
la question de la limite globale n'a rien à voir avec la répartition. Que tu consommes beaucoup ou peu, tu peux répartir également ou inégalement des ressources . C'est un paramètre différent et indépendant (mathématiquement tu as une quantité intensive qui peut etre mesuré par le coefficient de Gini entre 0 et 1 pour la répartition, et un paramètre extensif qui peut etre mesuré par le PIB total pour les ressources, mais tu peux les combiner comme tu veux).Ceci est totalement faux. C'est une question de 1)de répartition 2) usage 3) d'organisation économique. Comme toujours et sans aucune imagination tu réfléchit à système constant.
Après que tu cherches la meilleure position sous un plafond qui descend, c'est naturel. Ca n'empêche pas le plafond de descendre, tu cherches juste comment ça peut etre le moins douloureux possible.
je ne vois vraiment pas convaincre les gens de l'intérêt de décroitre plus vite que ce que les ressources le permettent. Bon courage (tiens on va commencer par parler du montant des retraites, on va rire ...)"Par la contrainte" nous verrons bien. Des gens parlent de diminuer notre dépense énergétique sans y être immédiatement contraint par la limite. Rien ne dit que nous ne puissions pas forcer nos politiques à le faire demain.
Et "mode de vie" inacceptable ça dépends comment c'est présenté. Les gens sont prêt à faire des sacrifice s'ils y gagnent par ailleurs. Et je parle pas d'un passage du jour au lendemain qui exigerait une dictature mais d'une transition sur 1 génération au moins. Ceux qu'ils faut convaincre c'est pas la population c'est les dirigeants. Après convaincre la grande masse sera moins dur que tu le crois.
mais dans les deux cas, tu as consommé la même quantité d'eau, c'est ce que je te dis : je ne vois pas pourquoi on diminuerait volontairement la quantité de fossiles consommés (ce qui revient à mourir de soif auprès de ta gourde pleine à laquelle tu ne touches pas).Le problème c'est pas la décroissance, en fait c'est la solution. Le problème c'est le manque. Je te donne un exemple que même toi tu peux comprendre : t'as plus que deux gourde de flotte tu marche dans le désert. Tu économise l'eau pour marcher le plus longtemps possible pour trouver la prochaine oasis ou tu t’arroses de flotte pour être bien 15mn et crever de soif derrière? Je te laisses décider lequel des deux est le comportement idiot.
Economiser les fossiles pour qu'ils durent plus longtemps, ce n'est pas une option idiote. C'est comme laisser de l'argent à tes enfants sans le dépenser. Mais d'une part ça résulte forcément d'un choix personnel que tu ne peux pas imposer aux autres, d'autre part je répète : ça ne change ni la quantité totale de fossiles consommés, ni le CO2 mis dans l'atmosphère (au cas où c'est ça qui te préoccupe).
la différence c'est surtout que pour les faire durer 3000 ans, il faudrait immédiatement diviser la consommation par 30, et donc avoir tout de suite les inconvénients que tu crains pour dans 100 ans. Ce qui est encore une fois complètement idiot et que personne n'acceptera ça volontairement.Tu vois pas la différence que ça fait si on épuise les fossiles en 3000 ans et si on les épuise en 150 ans? La différence est pourtant évidente. Par exemple dans notre capacité à recapturer le Co2 ou à faire encore davantage d'économies ou à trouver de nouvelles sources d'énergie...
bah non tu ne tombes pas de moins haut si le pic est proche, tu tomberas toujours de ta hauteur actuelle. La seule question est à quel rythme, et toi tu proposes d'accélérer ce rythme - ce qui n'a aucun intérêt pour personne.En modifiant ton comportement, tu:
1/ tombe de moins haut si l' effondrement choisit un mode brutal.
eh ben si c'est pas grave de ne plus avoir de fossiles alors où est le problème et où est la nécessité de les économiser alors ? comprends pas ...2/ t'aperçoit que ce nouveau mode de vie est bien plus satisfaisant que le précédent.( même si cette appréciation est relative à une rémanence technologique)
3/ Que ton ancien mode de vie était une arnaque.
4/ que ton nouveau mode de vie n'est pas une cata et est assez facile physiquement ( comme qd on arrête de fumer, on regrette d'avoir tant tarder à le faire)
5/ en modifiant ses centres d' intéret on est bien plus robuste à la dépression que va subir ceux qui s'accrochent aux branches du progrès.
6/ prends conscience des utilisations vitales de l' énergie et du fait qu' il faut consacrer l' énergie dispo à ces usages.
7/ si localement ou globalement, la prise de conscience amène une quantité non négligeable de gens à modifier leurs comportements, il est possible que le "point d' inflexion" de l' inversion soit moins brusque et donc moins socialement traumatisant ( guerre civile douce plutot que massacres...)