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Re: Démographie, naissances...
Publié : 18 févr. 2020, 20:04
par energy_isere
La Corée du Sud est le pays avec le taux de fécondité le plus faible au monde. En 2018, il est passé sous la barre symbolique de 1 enfant par femme, à 0,98. Puis en 2019, il est tombé à 0,87 enfant par femme, bien en-dessous des 2,1 nécessaires pour renouveler la population du pays. Alors qu'en douze ans, le gouvernement a dépensé - en vain - la somme astronomique 120 milliards d'euros en politiques d'encouragement des naissances, c'est l'avenir même du pays qui est désormais en jeu.
5 mn de video ici :
https://www.boursorama.com/videos/actua ... 87c6c3af69
Re: Démographie, naissances...
Publié : 22 févr. 2020, 08:15
par mobar
En appliquant la fécondité des coréens au monde entier dans le simulateur de l'ined on arrive à 2 milliards d'humains sur Terre en 2100
… et une extinction de l'espèce en 2600
La solution aux questions posées par l''empreinte écologique, le PO et le RCA !
https://www.ined.fr/_modules/Simulateur ... n/?lang=fr
Re: Démographie, naissances...
Publié : 03 mars 2020, 15:18
par mobar
https://www.lesechos.fr/idees-debats/ce ... dit-131235
• La pression exercée par l’homme sur son environnement est le produit de deux termes : le nombre des individus concernés et l’action destructrice/prédatrice de chacun d’eux. Si le second terme est corrélé aux nuisances de l’appareil industriel, le premier est traité comme exogène, hors de contrôle. En outre, cette pression "anthropique" occasionne d’autant plus de dommages qu’elle s’exerce sur des zones fragiles : le littoral, les forêts, les zones sismiques, etc. La localisation des populations n’est pas non plus maîtrisée. En quelque sorte, les catastrophes naturelles ne vont pas à l’homme, c’est lui qui, en rangs serrés, se porte à leur rencontre.
La question démographique est le "point aveugle" de l’écologie politique (note : Sur l’ensemble de ces questions, on lira avec profit le livre de Jean-Loup Bertaux, "Démographie, climat, migrations, l’état d’urgence", 2107, Fauves Éditions). Pendant que le cerveau droit de la communauté internationale débat d’un seuil de température à ne pas dépasser, son cerveau gauche contemple impassible des projections de population qui s’inscrivent dans la partie haute de la fourchette. La COP21, dont nos gouvernements ont tiré gloire, a complètement ignoré cette problématique. Entre 1990 et 2014, les émissions de CO2 dans le monde ont crû de 58 %, mais seulement de 15 % par tête d’habitant. L’augmentation de la population y a donc contribué environ pour les trois-quarts. La schizophrénie est à son comble.
Re: Démographie, naissances...
Publié : 03 mars 2020, 17:27
par Silenius
mobar a écrit : 13 févr. 2020, 20:20
Un Clermontois qui vit en moyenne avec 1800 € par mois est bien plus fragile qu'un habitant du Caire qui survit depuis de décennies avec moins de 200$ par mois, salaire moyen au Caire
Tant que les bateaux de ble Ukrainien ou Francais debarquent en Egypte...
Re: Démographie, naissances...
Publié : 03 mars 2020, 17:40
par mobar
Le bateaux de blé ukrainiens et français débarqueront en Egypte tant que les tankers saoudiens débarqueront à Rotterdam et tant que le gaz russe permettra d'apporter de l'ammonitrate à 130 uN à l'hectare
Quand ce sera plus possible, les français et les ukrainiens, ils seront tout aussi mal que les égyptiens
Le blé qui est vendu aux égyptiens c'est de l'eau, du pétrole et du gaz nat transformés par l'agro-industrie.
Le paysan français ou ukrainien avec ses petits bras musclés, sans pétrole et sans engrais, il serait bien incapable de produire le millième de ce qu'il produit actuellement
D'ailleurs des paysans, il n'y en a plus, ni en France ni en Ukraine. Il ne reste que des auxiliaires du complexe financiaro-industriel suffisamment endettés pour être taillables, corvéables et à la merci du bon vouloir des oligarques qui les renvoient chez eux quand ils les ont assez vu, comme au salon ce Week-end!
Re: Démographie, naissances...
Publié : 03 mars 2020, 20:53
par Silenius
On peut gazefier une partie de la paille pour produire tout l'H dont on a besoin.
Re: Démographie, naissances...
Publié : 04 mars 2020, 08:09
par mobar
Pour faire ça, il faudrait avoir la volonté de sortir de la dépendance aux pétromonarchies du golfe, au gaz russe ou algérien ...
Tant que les oligarques français devront le financement de leur frais de campagnes aux financiers étrangers, qu'ils soient lybiens, qataris ou américains ça va pas être possible

Re: Démographie, naissances...
Publié : 11 mars 2020, 12:27
par mobar
Re: Démographie, naissances...
Publié : 20 mars 2020, 22:47
par mobar
https://www.researchgate.net/publicatio ... lanetaires
De 1900 à 2000, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté d’un facteur 15, alors que la population mondiale a augmenté d’un facteur 4 (Cohen, 2010 : 164). Les niveaux d’émissions par tête sont un bon indicateur des inégalités dans la contribution à la perturbation du fonctionnement du système climatique. Tandis que les émissions per capita annuelles de CO2 d’un Américain, d’un Français et d’un Suisse sont respectivement de 16,5, de 4,6 et de 4,5 tonnes, celles d’un Indien, d’un Kiribatien et d’un Bengali sont respectivement de 1,7, de 0,6 et de 0,5 tonnes3. En d’autres termes, un Américain émet en moyenne autant que 10 Indiens ; un Français, autant que 7 Kiribatiens ; et un Suisse, autant que 9 Bengalis. L’empreinte carbone totale de la naissance d’un enfant aux États-Unis est plus de 160 fois supérieure à l’empreinte d’un enfant né au Bangladesh (Murtaugh et Shlax, 2009 : 18), et 200 fois supérieure à celle d’un enfant né au Niger (Rieder, 2016a : 31)
Chaque enfant ajoute en moyenne 9 441 tonnes de CO2 à l’héritage carbone d’un Américain, ce qui représente environ six fois les émissions totales qu’il cumulera au cours de sa vie. Choisir d’avoir un enfant de moins permettrait aux individus dans les pays développés d’économiser en moyenne 58,6 tonnes de CO2-équivalent (tCO2e) par année, ce qui est considérable (Wynes et Nicholas, 2017 : 1)5. Ce choix représente effectivement l’action qui a de loin le plus grand effet sur la réduction de l’empreinte carbone des individus. Les autres actions à haut impact sur les émissions individuelles de GES, à savoir vivre sans voiture, éviter un vol transatlantique et adopter un régime alimentaire végane, permettent d’économiser respectivement 2,4 tCO2e, 1,6 tCO2e et 0,8 tCO2e par année. Les actions couramment recommandées par les gouvernements et les institutions publiques, par exemple l’utilisation d’une voiture hybride, le recyclage et l’utilisation d’ampoules moins consommatrices d’énergie, sont en comparaison toutes des actions à faible impact, ne contribuant qu’à des économies annuelles inférieures à 0,8 tCO2e (Wynes et Nicholas, 2017).
Re: Démographie, naissances...
Publié : 04 juil. 2020, 10:44
par energy_isere
Le Worldometers est à 7.795 milliard d'habitants.
Le cap des 7.8 milliards sera atteint avant la fin du mois
https://www.worldometers.info/fr/
Re: Démographie, naissances...
Publié : 04 juil. 2020, 10:47
par GillesH38
mobar a écrit : 20 mars 2020, 22:47
https://www.researchgate.net/publicatio ... lanetaires
De 1900 à 2000, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté d’un facteur 15, alors que la population mondiale a augmenté d’un facteur 4 (Cohen, 2010 : 164). Les niveaux d’émissions par tête sont un bon indicateur des inégalités dans la contribution à la perturbation du fonctionnement du système climatique. Tandis que les émissions per capita annuelles de CO2 d’un Américain, d’un Français et d’un Suisse sont respectivement de 16,5, de 4,6 et de 4,5 tonnes, celles d’un Indien, d’un Kiribatien et d’un Bengali sont respectivement de 1,7, de 0,6 et de 0,5 tonnes3. En d’autres termes, un Américain émet en moyenne autant que 10 Indiens ; un Français, autant que 7 Kiribatiens ; et un Suisse, autant que 9 Bengalis. L’empreinte carbone totale de la naissance d’un enfant aux États-Unis est plus de 160 fois supérieure à l’empreinte d’un enfant né au Bangladesh (Murtaugh et Shlax, 2009 : 18), et 200 fois supérieure à celle d’un enfant né au Niger (Rieder, 2016a : 31)
Chaque enfant ajoute en moyenne 9 441 tonnes de CO2 à l’héritage carbone d’un Américain, ce qui représente environ six fois les émissions totales qu’il cumulera au cours de sa vie. Choisir d’avoir un enfant de moins permettrait aux individus dans les pays développés d’économiser en moyenne 58,6 tonnes de CO2-équivalent (tCO2e) par année, ce qui est considérable (Wynes et Nicholas, 2017 : 1)5. Ce choix représente effectivement l’action qui a de loin le plus grand effet sur la réduction de l’empreinte carbone des individus. Les autres actions à haut impact sur les émissions individuelles de GES, à savoir vivre sans voiture, éviter un vol transatlantique et adopter un régime alimentaire végane, permettent d’économiser respectivement 2,4 tCO2e, 1,6 tCO2e et 0,8 tCO2e par année. Les actions couramment recommandées par les gouvernements et les institutions publiques, par exemple l’utilisation d’une voiture hybride, le recyclage et l’utilisation d’ampoules moins consommatrices d’énergie, sont en comparaison toutes des actions à faible impact, ne contribuant qu’à des économies annuelles inférieures à 0,8 tCO2e (Wynes et Nicholas, 2017).
comme toute réduction de consommation de carbone, choisir d'avoir moins d'enfants ne fait que décaler leur naissance, et la consommation associée : à la fin on aura consommé pareil .
Re: Démographie, naissances...
Publié : 04 juil. 2020, 13:05
par nemo
Et à la fin on sera tous mort. Change la vitesse, le rythme et tu change tout.
Re: Démographie, naissances...
Publié : 06 juil. 2020, 10:56
par Jeuf
GillesH38 a écrit : 04 juil. 2020, 10:47
comme toute réduction de consommation de carbone, choisir d'avoir moins d'enfants ne fait que décaler leur naissance, et la consommation associée : à la fin on aura consommé pareil .
Attend j'ai pas compris là
si
GillesH38 a écrit : 03 juil. 2020, 09:43
Le résultat mathématique est que ton "noyau", qui est comme je disais la courbe d'absorption en fonction du temps d'une injection instantanée d'un "pic" de CO2 (imagine une explosion brûlant en quelques heures tous les réservoirs de pétrole de l'Arabie saoudite par exemple), est une somme d'exponentielles de constantes différentes. En gros ce qui compte c'est la production passée, répartie au prorata du poids de ces exponentielles, et intégrée pendant leur temps caractéristique .
ça veut dire que ça change quelque chose si tout le pétrole d'arabie brulait en une journée, ou pas?
Je pense que oui.
Aussi bruler toutes les énergie fossile en 200 ou 4000 ans, ça doit pas faire le même effet sur le climat.
en tout cas, faire moins d'enfant que 2,1 fait qu'on se situe pas dans une logique de croissance. Bien sûr que c'est une des principales action pour ne pas être dans le déni de l'impossibilité d'une croissance sans fin.
Et les limites à la croissance, ce n'est pas seulement le climat et les ressources fossiles.
Et ceci étant compris, on consacrerait plus de moyens à rénover des maisons isolées thermiquement, du photovoltaïque, etc, plutôt que des crèches, des maisons plus nombreuses pour accueillir une population plus nombreuse.
On se consacrerait à trouver des moyens de se passer d'énergies fossiles sans les avoir épuiser. Non, on aura pas "consommé pareil", on est pas obligés de tout consommer.
Re: Démographie, naissances...
Publié : 06 juil. 2020, 11:44
par nemo
Jeuf a écrit : 06 juil. 2020, 10:56
GillesH38 a écrit : 04 juil. 2020, 10:47
comme toute réduction de consommation de carbone, choisir d'avoir moins d'enfants ne fait que décaler leur naissance, et la consommation associée : à la fin on aura consommé pareil .
Attend j'ai pas compris là
si
GillesH38 a écrit : 03 juil. 2020, 09:43
Le résultat mathématique est que ton "noyau", qui est comme je disais la courbe d'absorption en fonction du temps d'une injection instantanée d'un "pic" de CO2 (imagine une explosion brûlant en quelques heures tous les réservoirs de pétrole de l'Arabie saoudite par exemple), est une somme d'exponentielles de constantes différentes. En gros ce qui compte c'est la production passée, répartie au prorata du poids de ces exponentielles, et intégrée pendant leur temps caractéristique .
ça veut dire que ça change quelque chose si tout le pétrole d'arabie brulait en une journée, ou pas?
Je pense que oui.
Aussi bruler toutes les énergie fossile en 200 ou 4000 ans, ça doit pas faire le même effet sur le climat.
en tout cas, faire moins d'enfant que 2,1 fait qu'on se situe pas dans une logique de croissance. Bien sûr que c'est une des principales action pour ne pas être dans le déni de l'impossibilité d'une croissance sans fin.
Et les limites à la croissance, ce n'est pas seulement le climat et les ressources fossiles.
Et ceci étant compris, on consacrerait plus de moyens à rénover des maisons isolées thermiquement, du photovoltaïque, etc, plutôt que des crèches, des maisons plus nombreuses pour accueillir une population plus nombreuse.
On se consacrerait à trouver des moyens de se passer d'énergies fossiles sans les avoir épuiser. Non, on aura pas "consommé pareil", on est pas obligés de tout consommer.
Non, non Jeudi pour Gilles faire des économies et être sobre sert à rien
](./images/smilies/eusa_wall.gif)
. Donc surtout ne pas chercher à se brider

. Et consommer le plus possible est "naturel" ça peut pas être modifiés par la culture et l'éducation.
Re: Démographie, naissances...
Publié : 06 juil. 2020, 12:11
par GillesH38
Jeuf a écrit : 06 juil. 2020, 10:56
GillesH38 a écrit : 04 juil. 2020, 10:47
comme toute réduction de consommation de carbone, choisir d'avoir moins d'enfants ne fait que décaler leur naissance, et la consommation associée : à la fin on aura consommé pareil .
Attend j'ai pas compris là
si
GillesH38 a écrit : 03 juil. 2020, 09:43
Le résultat mathématique est que ton "noyau", qui est comme je disais la courbe d'absorption en fonction du temps d'une injection instantanée d'un "pic" de CO2 (imagine une explosion brûlant en quelques heures tous les réservoirs de pétrole de l'Arabie saoudite par exemple), est une somme d'exponentielles de constantes différentes. En gros ce qui compte c'est la production passée, répartie au prorata du poids de ces exponentielles, et intégrée pendant leur temps caractéristique .
ça veut dire que ça change quelque chose si tout le pétrole d'arabie brulait en une journée, ou pas?
Je pense que oui.
mathématiquement, non, à la fin (et tout le pétrole d'Arabie, ça ne rajoute pas tant de ppm que ça en fait).
Aussi bruler toutes les énergie fossile en 200 ou 4000 ans, ça doit pas faire le même effet sur le climat.
bah non si tu brules tout en 4000 ans ça reporte les effets de 4000 ans c'est sur.
Mais si le pic "naturel" a lieu dans le courant du XXIe siècle, la quantité intégrée sur 100 ans sera de toutes façons quasiment la même si le périmètre extrait est le même. La seule façon de changer la température finale c'est de jouer sur l'intégrale émise, et c'est tout.
C'est quand meme bizarre que tu rechignes à accepter ça vu que c'est dit et répété sous différentes formes par le GIEC, pourquoi contestes tu ses conclusions ?
en tout cas, faire moins d'enfant que 2,1 fait qu'on se situe pas dans une logique de croissance. Bien sûr que c'est une des principales action pour ne pas être dans le déni de l'impossibilité d'une croissance sans fin.
Et les limites à la croissance, ce n'est pas seulement le climat et les ressources fossiles.
le seul truc si tu fais moins d'enfants, c'est que tu laisseras plus d'enfants dans le futur consommer les ressources, mais elles seront épuisées pareil à la fin.
Les raisonnements basés sur l'équilibre d'une population qui consomment des ressources renouvelables ne sont pas du tout les mêmes que ceux concernant les non renouvelables .
Et ceci étant compris, on consacrerait plus de moyens à rénover des maisons isolées thermiquement, du photovoltaïque, etc, plutôt que des crèches, des maisons plus nombreuses pour accueillir une population plus nombreuse.
On se consacrerait à trouver des moyens de se passer d'énergies fossiles sans les avoir épuiser. Non, on aura pas "consommé pareil", on est pas obligés de tout consommer.
là tu supposes qu'on trouverait les moyens de remplacer les fossiles totalement avant qu'ils soient consommés. Dans cette hypothèse il n'y a plus de problème, ni de ressource fossile, ni de climat.
C'est quand meme une hypothèse extrêmement improbable, si j'étais toi je ne compterai pas trop dessus. Mais on peut toujours rêver.