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Re: Le pari de Lundi.
Publié : 26 nov. 2010, 01:43
par lundi
GillesH38 a écrit :uniquement les consommations primaires fossiles : charbon+pétrole+gaz
Soit F(t) la consommation combinée de charbon+pétrole+gaz, en l'an t, en Joule, telle que publiée par BP statistical review.
Soit C(t) la croissance moyenne de F, en rythme annuel, de t-5 à t.
Si C(t) devient inférieur à -1%, alors la croissance du PIB en PPP sera négative en l'an t.
Si C(t) devient inférieur à la croissance de la population, alors le PIB/h en PPP sera en décroissance.
J'ai bon?
Re: Le pari de Lundi.
Publié : 26 nov. 2010, 07:41
par GillesH38
lundi a écrit :GillesH38 a écrit :uniquement les consommations primaires fossiles : charbon+pétrole+gaz
Soit F(t) la consommation combinée de charbon+pétrole+gaz, en l'an t, en Joule, telle que publiée par BP statistical review.
Soit C(t) la croissance moyenne de F, en rythme annuel, de t-5 à t.
Si C(t) devient inférieur à -1%, alors la croissance du PIB en PPP sera négative en l'an t.
Si C(t) devient inférieur à la croissance de la population, alors le PIB/h en PPP sera en décroissance.
J'ai bon?
non je prends aussi la moyenne de la croissance du PIB sur 5 ans ... il peut y avoir des variations annuelles due à l'élasticité de la notion de PIB , (avec les possibilités d'emprunt en particulier) mais je pense qu'elles seront lissées sur 5 ans (quand il faut commencer à payer sa dette ...).
Re: Le pari de Lundi.
Publié : 27 nov. 2010, 21:11
par phyvette
Discussion concernant le PIB déplacée
ICI
Re: Le pari de Lundi.
Publié : 29 nov. 2010, 05:06
par lundi
GillesH38 a écrit :je prends aussi la moyenne de la croissance du PIB sur 5 ans
+je dois enlever 1% à la croissance de la population pour l'autre pari.
+le pari ne concerne que les dates postérieures à 2010
Ok Tenu.
Le premier pari prenant comme critère une décroissance des fossiles a un horizon de 2050 au bas mot... c'est très optimiste de ta part de croire qu'on en verra l'issue. Mais le deuxième est plus osé. Sans le 1% arbitraire il y aurait 25% des 40 dernières années qui s'appliqueraient (
et où tu perdrais, bien sur 
). Avec le 1% en plus c'est du tuning fin mais quand même osé. Il suffirait d'une bonne récession pour pouvoir statuer sur ce pari. Wait and see

Re: Le pari de Lundi.
Publié : 29 nov. 2010, 07:16
par GillesH38
lundi a écrit : Sans le 1% arbitraire il y aurait 25% des 40 dernières années qui s'appliqueraient (
et où tu perdrais, bien sur 
). Avec le 1% en plus c'est du tuning fin mais quand même osé. Il suffirait d'une bonne récession pour pouvoir statuer sur ce pari. Wait and see

je ne dis pas ça au hasard : les 40 dernières années ont fonctionné à coût de l'énergie à peu près constant, et donc, la productivité ne pouvait que s'améliorer, parce que ce serait idiot de remplacer un procédé par un autre moins intéressant, il y a donc forcément un effet de cliquet. Mais je n'imagine pas que la baisse sur 5 ans consécutifs de la consommation énergétique soit due à autre chose qu'à une récession massive entrainée par des prix elevés de l'énergie ou des dettes impayables, et donc, il est très peu probable que la productivité s'accroisse dans ces périodes ....
Re: Le pari de Lundi.
Publié : 29 nov. 2010, 14:59
par lundi
GillesH38 a écrit :je n'imagine pas que la baisse sur 5 ans consécutifs de la consommation énergétique soit due à autre chose qu'à une récession massive entrainée par des prix elevés de l'énergie ou des dettes impayables, et donc, il est très peu probable que la productivité s'accroisse dans ces périodes ....
C'est pourtant le cas dans les données que tu m'as envoyé par mail, en particulier dans les années 80. Cela me surprends toujours quand tu fais un pari qui va contre les données dont tu disposes... on verra bien.

Re: Le pari de Lundi.
Publié : 29 nov. 2010, 23:18
par GillesH38
parce que la baisse des années 80 n'a pas été due à une raréfaction de l'offre mais à une baisse de la demande, c'est donc normal que ce se soit accompagné d'une amélioration de la productivité : il y a une manière simple de voir la différence entre une baisse due à la demande et une baisse due à l'offre : dans un cas les prix chutent (plus assez d'acheteurs), dans l'autre cas ils grimpent (plus assez de vendeurs).