https://www.connaissancedesenergies.org ... ela-250331Sanctions : Repsol veut chercher des « mécanismes » pour continuer à travailler au Venezuela
AFP le 31 mars 2025
Le PDG de Repsol a déclaré lundi chercher "des mécanismes" pour poursuivre son activité au Venezuela, après l'annonce de Caracas de la révocation par les États-Unis des licences permettant aux entreprises étrangères de gaz et de pétrole de travailler dans le pays malgré l'embargo américain.
« Avant tout un producteur de gaz » au Venezuela
"Nous sommes en relation directe avec les autorités américaines et nous allons voir si nous sommes capables de trouver des mécanismes qui puissent nous permettre de poursuivre notre activité dans ce pays", a déclaré Josu Jon Imaz à Madrid, lors d'un forum économique.
Il a précisé que la multinationale espagnole était "avant tout un producteur de gaz" au Venezuela. "Près de 85% de notre production au Venezuela est du gaz naturel qui, en plus, soutient une partie du système électrique de tout l'ouest vénézuélien", a insisté M. Imaz.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares a déclaré vouloir analyser l'impact de cette décision américaine sur les entreprises espagnoles. "Nous allons analyser exactement quel impact cela a, de quoi nous parlons", a déclaré M. Albares à la presse à Madrid. "Nous allons utiliser tout l'espace dont nous disposons pour le dialogue", a-t-il ajouté.
Le groupe pétrolier français Maurel & Prom aussi « notifié »
Le Venezuela a annoncé dimanche soir que les États-Unis avaient révoqué les licences des entreprises internationales de pétrole et gaz qui avaient obtenu le droit d'avoir des activités dans le pays malgré les sanctions destinées à évincer le président Nicolas Maduro du pouvoir.
Le pétrolier français Maurel & Prom a confirmé lundi matin avoir reçu "une notification" du Département du Trésor des États-Unis, datée du 28 mars, l'informant "que la licence spécifique accordée en mai 2024 pour ses activités au Venezuela (avait) été révoquée".
Le groupe a spécifié avoir obtenu "une licence de transition" jusqu'au 27 mai pour conclure ses opérations.
Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières de la planète. Mais sa production, après avoir atteint un record de 3,5 millions de barils par jour au début des années 2000, avoisine aujourd'hui le million en raison d'une mauvaise gestion, de la corruption ainsi que des sanctions américaines de 2019.
L'américain Chevron produit quelque 220 000 barils par jour, Repsol environ 65 000 et Maurel & Prom environ 20 000, selon des experts.
[acteurs] REPSOL
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Re: [acteurs] REPSOL
https://www.connaissancedesenergies.org ... ile-260219Hausse du bénéfice net de Repsol en 2025, malgré « un contexte mondial difficile »
Connaissance des Énergies avec AFP le 19 février 2026
Le géant énergétique espagnol Repsol a annoncé jeudi avoir vu son bénéfice net augmenter de 8,1% en 2025, malgré « un contexte mondial difficile », marqué notamment par la volatilité des marchés et la baisse des prix du pétrole.
Black-out ibérique en avril
Le groupe dirigé par Josu Jon Imaz, présent dans plus de 20 pays, a engrangé l'an passé 1,9 milliard d'euros, contre 1,76 milliard d'euros en 2024, selon ses résultats publiés auprès du gendarme boursier espagnol (CNMV).
Toutefois, le bénéfice net ajusté - un indicateur mesurant plus spécifiquement le rendement de l'entreprise et pris comme référence par les investisseurs - a lourdement chuté, de 15,1%, passant de 3,03 milliards d'euros en 2024 à 2,57 milliards d'euros l'an passé.
"Les résultats ont été influencés par un contexte mondial difficile, marqué par des incertitudes géopolitiques et économiques, ainsi que par la volatilité des marchés de l'énergie, entraînant une baisse de 14,5% du prix moyen du Brent à 69 dollars le baril, ainsi que par l'impact de la panne générale survenue en Espagne le 28 avril", a expliqué Repsol dans un communiqué.
L'actualité de l'entreprise basée à Madrid s'est concentrée ces dernières semaines, après la clôture de l'exercice 2025, sur son positionnement au Venezuela, où le groupe détient 50% du gisement de gaz offshore Perla (l'un des plus grands d'Amérique latine) et est impliqué dans plusieurs projets pétroliers en partenariat avec le géant public PDVSA.
Dette du Venezuela
Dans ce pays stratégique pour ses activités, où il est implanté depuis 1993, le groupe espagnol a vu ses opérations très perturbées en 2025 par la révocation par Washington de ses licences d'exploitation accordées aux compagnies pétrolières étrangères.
Mais ces derniers jours, les États-Unis ont autorisé Repsol, ainsi que cinq autres entreprises du secteur, à y reprendre leurs opérations, plus d'un mois après la capture du président Nicolas Maduro par les forces américaines le 3 janvier.
Dans son communiqué jeudi, Repsol a brièvement mentionné cette annonce récente, évoquant simplement "une augmentation potentielle de (sa) production au Venezuela", sans donner plus de détails à ce stade.
Le Venezuela a toujours une dette de plusieurs milliards de dollars envers Repsol et le groupe italien Eni. Repsol, qui revendique plus de 25 000 employés, a produit l'an passé en moyenne 548 000 barils équivalent pétrole chaque jour, a-t-il précisé.
Le groupe espagnol est par ailleurs dans l'attente de la finalisation de la fusion de Neo Next avec TotalEnergies, pour créer une nouvelle entité élargie (Neo Next+), dont Repsol UK détiendra 23,63% et qui deviendra le plus grand producteur indépendant de pétrole et de gaz
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Re: [acteurs] REPSOL
https://www.connaissancedesenergies.org ... res-260723Repsol voit son bénéfice net bondir au premier semestre à 2,2 milliards
AFP avec Connaissance des Énergies Mis à jour le 23 juillet 2026
Repsol a porté son bénéfice net semestriel à 2,2 milliards d'euros, porté par la hausse des hydrocarbures liée au conflit moyen-oriental.
Des profits dopés par les prix des hydrocarbures
Le groupe espagnol a annoncé jeudi un résultat net de 2,2 milliards d'euros pour la période allant de janvier à juin, contre 603 millions d'euros un an plus tôt. La progression atteint 265 %, dans un environnement décrit par Repsol comme marqué par une forte volatilité des marchés de l'énergie et par une offre contrainte.
La dynamique s'est accentuée au deuxième trimestre, avec 1,27 milliard d'euros de bénéfice net, après 929 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Repsol indique ne détenir aucun actif au Moyen-Orient, région dont les hostilités ont alimenté la hausse des cours des hydrocarbures.
Le bénéfice net ajusté, indicateur suivi par les investisseurs pour apprécier la performance opérationnelle du groupe, a atteint 2,71 milliards d'euros au premier semestre. Sur la même période de 2025, cet agrégat s'était élevé à 1,16 milliard d'euros, soit une hausse de 135 %.
Le Venezuela concentre une partie des développements récents
Basé à Madrid et présent dans plus de 20 pays, Repsol a vu son actualité récente se concentrer sur ses positions au Venezuela. Le groupe détient 50 % du gisement gazier offshore Perla, présenté comme l'un des plus grands d'Amérique latine, et participe à plusieurs projets pétroliers avec la compagnie publique vénézuélienne PDVSA.
Mi-juin, Repsol a signé un accord d'exploration portant sur un gisement situé sur le lac de Maracaibo, berceau pétrolier du Venezuela. Ce positionnement renforce l'exposition du groupe à un bassin historiquement central pour la production de pétrole du pays.
Le 16 avril, Repsol avait déjà annoncé un accord avec le gouvernement par intérim à Caracas afin de reprendre le contrôle opérationnel de Petroquiriquire. Cette coentreprise, créée pour développer et exploiter des champs pétrolifères au Venezuela, est détenue à 40 % par Repsol et à 60 % par PDVSA.
Une hausse de production visée au Venezuela et en Alaska
Repsol a indiqué être prêt à relever de 50 % sa production pétrolière brute au Venezuela sur douze mois. Cette perspective reste liée au redémarrage opérationnel de Petroquiriquire et aux accords conclus avec les autorités vénézuéliennes et PDVSA.
Hors Venezuela, le groupe espagnol a lancé mi-mai l'extraction de brut sur le gisement Pikka, en Alaska, dans l'extrême nord du continent américain. Le projet est développé avec l'australien Santos, partenaire majoritaire avec une participation de 51 %.
Selon Repsol, les opérations sur Pikka doivent atteindre 80 000 barils de brut par jour au troisième trimestre. En 2025, le groupe revendiquait une production moyenne de 548 000 barils équivalent pétrole par jour et environ 25 000 salariés dans le monde.