La meme information est lue differemment suivant ce qu'on en attend.
De mon point de vue, un projet trop cher aujourd'hui risque fort d'etre encore trop cher demain, c'est comme ca que ca se passe pour le petrole.
S'il n'y avait pas d'eau dans la mer du Nord, ce serait comme le Texas, des puits de petrole partout. Seulement il y a la mer, alors on a mis des puits sur les grosses patates. Les petites bulles ne seront jamais exploitees, quelque soit le prix du baril.
Si le prix du produit extrait augmente, le prix de son extraction augmente egalement. Il faudrait que ce produit soit le seul dont le prix augmente pour que l'investissement en vaille le cout.
De nombreux projets retardes pour cause de prix eleve, ne voient bien souvent jamais le jour.
Pour ce qui concerne le fer, voici la citation complete
Situation française :
En 2005 : le minerai exploité jusqu’en 1997 était pauvre et phosphoreux (la minette de Lorraine). Il contient de 30 à 34 % de Fe et 0,7 % de P. La production, située en Lorraine, était effectuée, en 1980, dans 23 puits. Depuis août 1993, la sidérurgie française s'approvisionne exclusivement en minerai importé.
- Importations : 20 123 000 t de minerai provenant du Brésil : 64 %, Australie : 17 %, Mauritanie : 13 %, Canada : 3 %.
- Les réserves sont estimées à 800 millions de t de fer contenu.
- Évolution de la production française : maximum atteint en 1960 : 67 millions de t de minerai (3ème producteur mondial après l'URSS et les États-Unis), 1974 : 54 millions de t, 1991 : 7,5 millions de t. En plus de 200 ans, 3 milliards de t de minette ont été extraites.
- Après la fin de l'extraction lorraine, deux petites exploitations minières ont fonctionné pour alimenter des clients tels que les cimenteries. La mine de Rougé (44) avec une douzaine de personnes qui extrayait quelques dizaines de milliers de t/an a fermé en 2003 et celle de Batère (66) avec 3 à 4 personnes et 6 000 t/an qui a fermé en 2001.
Ce serait interessant de savoir ou sont les 800 millions de tonnes de fer contenu.
D'apres d'autres sources
Réserves exploitables aux conditions économiques actuelles : 1 milliard de t de minerai calcaire à 33 % de fer sur sec contre 58 à 68 % pour la plupart des minerais concurrents et 0,5 de minerai silicieux à 35 %. Handicaps : faible teneur en fer, d'où frais de fabrication de l'acier et de consommation de coke et de combustible plus importants ; teneur en phosphore (rendant plus onéreux et plus délicat le traitement de la fonte phosphoreuse à l'aciérie) ; impossibilité de l'enrichir économiquement. Dernière mine fermée 31-7-1997.
Bien sur "aux conditions economiques actuelles". J'aimerais bien connaitre quelles pourraient etre les conditions economiques qui feraient que l'on irait chercher ce qui reste.
Assimiler le minerai de fer a l'element metallique Fe, c'est vraiment se moquer du monde. Du fer, il y en a partout, meme dans mon sang. Pour en faire une houe, c'est simple, on met les atomes de fer dans un sac et quand celui-ci est plein, on le porte a la fonderie. Toute la difference est entre le minerai et la quantite de fer diluee dans la nature. Celle-ci, on ne la recuperera jamais. C'est un peu la tasse de cafe qui tombe, on ne remettra jamais les elements dans l'ordre dans lequel ils etaient.