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Publié : 20 oct. 2005, 10:54
par fabinoo
Sylvain a écrit :Gaz de France demande une hausse de 12% de ses tarifs
LEMONDE.FR
19 octobre 2005
Gaz de France a demandé aux pouvoirs publics une hausse de ses tarifs de 12% en moyenne à partir du 1er novembre pour les particuliers ... C'est une des plus fortes augmentations jamais sollicitées.
Le groupe, qui s'approvisionne pour plus de 95 % auprès de producteurs internationaux, souhaite voir répercuter sur les tarifs la hausse "exceptionnelle" des prix des produits pétroliers au cours des six derniers mois ... Le prix du gaz est indexé sur le prix du baril de pétrole, qui a pris plus de 60% en six mois.
Si cette demande est validée ... elle interviendra après une augmentation de 2,6 % début septembre 2004 et de 4 % en juillet 2005. Cette nouvelle hausse se traduirait donc pour le consommateur par une augmentation de sa facture de près de 24% sur un an.
1*1,026*1,04*1,12=1,195
Soit 19,5% d'augmentation.
Ils vont les chercher où, les 24 ?
Sacrés journalistes, toujours aussi doués pour le calcul (y'a que pour l'abattement sur leurs impôts qu'ils savent compter).
Lisez PLPL.
Publié : 21 oct. 2005, 17:30
par Tiennel
Tiens, les politiques se réveillent :
"Hein ? Quoi ? Le prix du quoi ? Du gaz ? Ha bon, ça monte ?"
- Majorité et opposition de concert contre la hausse des prix demandée par GdF
PARIS (AFP) - Les parlementaires de la majorité et de l'opposition, unanimes, sont montés au créneau vendredi contre la hausse de 12% des tarifs demandée par GdF, qu'ils jugent "déraisonnable", "exorbitante" ou "surréaliste".
Devant ce vent de fronde, le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré vendredi à la mi-journée, lors d'un déplacement à Gacé (Orne), que la hausse prévue au 1er novembre devrait être "équilibrée" et "prendre en compte la situation générale de notre pays".
Réagissant à ces propos, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a de nouveau demandé que la hausse "soit contenue au maximum".
Il a exigé, "si hausse il doit y avoir", que soit instaurée "une réflexion sur des aménagements tarifaires pour les foyers les plus modestes". "Cette hausse intervient à un moment critique du pouvoir d'achat des Français", a-t-il dit à l'AFP.
L'offensive avait en fait été lancée avant l'annonce de GdF, dès le début de la semaine par le vice-président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée, Michel Bouvard, qui jugeait "déraisonnable" une hausse supérieure à 5%.
Selon lui, une hausse intervenant avant l'ouverture du capital d'EDF "pouvait accréditer l'idée que la mise sur le marché d'entreprises publiques se traduisait automatiquement par une hausse des prix".
Une idée également justement évoquée par le socialiste François Brottes : les Français sont "en droit de se demander aujourd'hui: +qu'est-ce qu'on gagne à privatiser des entreprises comme GdF et Edf ?", s'est-il interrogé.
Le sarkozyste et ancien ministre de l'Industrie Patrick Devedjian a qualifié vendredi la hausse d'"exorbitante". "Plus 5%, c'est un maximum, compte tenu des hausses récentes qui atteignent 24%", a-t-il martelé.
Nicolas Dupont-Aignan, député UMP souverainiste, a jugé que cette augmentation était le "signe d'une privatisation désordonnée et inadaptée".
Pour l'ancien ministre du Budget Alain Lambert, sénateur UMP, la fixation du prix du gaz par le gouvernement participe "d'une autre époque". Selon lui, c'est à GdF de fixer les prix et "l'Etat de donner les moyens aux Français de payer une hausse des prix sans que cela pose un problème de pouvoir d'achat".
L'UDF n'a pas été en reste. "Nos compatriotes voient à peu près tout augmenter, l'essence, les prélèvements obligatoires, et en plus on leur annonce cette hausse, si on continue, ce n'est pas demain matin que l'on va avoir une reprise de la croissance et de la consommation", a déclaré à l'AFP le chef de file des députés centristes, Hervé Morin.
Du côté de l'opposition, seul le député Verts Yves Cochet a trouvé "cette hausse inéluctable car le gaz est indexé sur le pétrole". Il a préconisé "une aide puissante de l'Etat pour les millions de ménages qui sont équipés de chaudières à gaz et pour les professionnels utilisant le gaz".
Pour Eric Besson, secrétaire national du PS à l'Economie, la hausse est "extravagante" et "surréaliste". "Le gouvernement ne doit pas se faire d'illusions, nos concitoyens vont très mal réagir" a-t-il averti.
Le président du groupe communiste à l'Assemblée, Alain Bocquet, y a vu "le résultat sonnant et trébuchant de la privatisation, par la majorité UMP, de 20% du capital de GdF".
La CGT Mines-Energie a également dénoncé une hausse "considérable", contestant le lien entre les prix du gaz et ceux du pétrole.
Lors de la discussion budgétaire, le ministre du Budget Jean-François Copé a indiqué que son collègue Thierry Breton (Finances) travaillait vendredi après-midi avec GdF sur cette hausse de prix.
Je ne suis pas très cégétiste, mais il n'y a que la CGT Mines-Energie qui fait la bonne remarque

Publié : 21 oct. 2005, 17:33
par mahiahi
Tiennel a écrit :
Du côté de l'opposition, seul le député Verts Yves Cochet a trouvé "cette hausse inéluctable car le gaz est indexé sur le pétrole". Il a préconisé "une aide puissante de l'Etat pour les millions de ménages qui sont équipés de chaudières à gaz et pour les professionnels utilisant le gaz".
Tiens, il appuie la consommation de gaz, maintenant?
Publié : 21 oct. 2005, 17:34
par fabinoo
Tiens, j'aurais plutôt pensé que la bonne remarque était celle de François Brottes.
Publié : 21 oct. 2005, 17:42
par greenchris
mahiahi a écrit :Tiennel a écrit :
Du côté de l'opposition, seul le député Verts Yves Cochet a trouvé "cette hausse inéluctable car le gaz est indexé sur le pétrole". Il a préconisé "une aide puissante de l'Etat pour les millions de ménages qui sont équipés de chaudières à gaz et pour les professionnels utilisant le gaz".
Tiens, il appuie la consommation de gaz, maintenant?
Oui, ca me parait bizarre, ils ont peut-être coupé la citation ?
Publié : 21 oct. 2005, 22:19
par Sylvain
Tiennel a écrit :seul le député Verts Yves Cochet a trouvé "cette hausse inéluctable car le gaz est indexé sur le pétrole". Il a préconisé "une aide puissante de l'Etat pour les millions de ménages qui sont équipés de chaudières à gaz et pour les professionnels utilisant le gaz".
D'accord avec Greenchris. Yves Cochet ajoutait peut-être :
... pour passer à d'autres types de chaudières et d'autres types d'énergies.
Publié : 29 oct. 2005, 00:17
par MadMax
De combien vont vraiment augmenter les prix du gaz ?
Gaz de France a reçu le feu vert du gouvernement pour augmenter globalement ses tarifs de 12%. En échange, l'abonnement des clients qui se chauffent au gaz sera réduit pendant cinq mois.
A partir du 1er novembre prochain, le kilowatt de gaz coûtera bien 12% plus cher. Gaz de France a obtenu le feu vert de la Commission de Régulation de l'Energie et du gouvernement pour augmenter ses tarifs mardi prochain. L'entreprise se fournit à plus de 95 % auprès de producteurs pétroliers internationaux et réclamait de pouvoir répercuter dans ses prix de vente le bond de 60% de sa matière première.
Pour faire passer la pilule, Gaz de France a bien consenti un effort, mais limité dans la cible et dans le temps. Pour ses 7 millions de clients qui se chauffent au gaz et uniquement du 1er novembre 2005 au 31 mars 2006, le prix de l'abonnement sera réduit de 4,4 euros hors taxe par mois. Soit une baisse de 45% du prix de l'abonnement sur les cinq mois d'hiver. Tout dépendra après de la consommation de chaque foyer. Ceux qui consomment très peu – 3 millions de Français selon l'entreprise - pourront même y gagner un peu. En revanche, aucune facture, même celle des plus gros consommateurs, ne grimpera de plus de 8%. GDF s'y est engagé. Reste à espérer que l'hiver ne sera pas trop long, car ces gestes commerciaux s'évanouiront à partir du 1er avril 2006, et la hausse de 12% sera alors répercutée plein pot sur toutes les factures.
Ce dispositif a donc permis au gouvernement d'annoncer vendredi que la hausse des tarifs serait en moyenne de 3,8%. « Une bonne solution pour Gaz de France et une bonne nouvelle pour tous les Français" s'est félicité Dominique de Villepin. Gaz de France a chiffré le coût de ces mesures commerciales à 164 millions d'euros. Un manque à gagner ? « C'est mieux que si l'entreprise n'avait pas pu procéder à la hausse de 12% de ses tarifs » explique-t-on chez Gaz de France. Son PDG, Jean-François Cirelli a toujours refusé de donner des chiffres précis sur ce que lui rapportera la hausse. Mais d'après les calculs d'analystes financiers, cités par le Canard Enchaîné, la somme en jeu serait de « un milliard d'euros ». Une bonne opération pour Gaz de France donc, saluée à la bourse de Paris où le titre regagnait 2,5% peu après l'annonce de Bercy. Pour éviter tout nouveau pataquès, Thierry Breton organisera début décembre une table ronde avec tous les acteurs du secteur gazier pour mettre à plat le dispositif de calcul des prix du gaz.
Ingrid Vergara
Publié : 02 nov. 2005, 13:35
par Djian
Sylvain a écrit :Tiennel a écrit :seul le député Verts Yves Cochet a trouvé "cette hausse inéluctable car le gaz est indexé sur le pétrole". Il a préconisé "une aide puissante de l'Etat pour les millions de ménages qui sont équipés de chaudières à gaz et pour les professionnels utilisant le gaz".
D'accord avec Greenchris. Yves Cochet ajoutait peut-être :
... pour passer à d'autres types de chaudières et d'autres types d'énergies.
C'est ce qui paraît logique, aider les consommateurs les plus faibles en terme de pouvoir d'achat cet hiver et l'hiver prochaîn et les aider à se rééquiper: chaudières plus récentes et donc plus économes, isolation, chauffage alternatifs(?),....
Mais de toutes façons, l'Etat ne pourra pas tenir lgtps, il aisé d'imaginer qu'au niveau mondial, une partie de la demande de pétrole va s'orienter vers le gaz. L'effet sur les prix sera exponentiel avec le temps....
Publié : 02 nov. 2005, 13:44
par matthieu25
Oui et on va assister à un véritable darwinisme social...
Publié : 04 nov. 2005, 22:01
par Tiennel
+50% en janvier
C'est l'augmentation que chercherait à faire passer GDF auprès des industriels, grands utilisateurs de gaz avec la cogénération.
Je tiens l'info d'un directeur d'usine que j'ai rencontré aujourd'hui, alors qu'il partait s'asseoir à la table des négociations...
Faites des stocks de camping-gaz !

Publié : 05 nov. 2005, 11:09
par MadMax
T'as bien fait d'ouvrir cette file Tiennel
Prix du gaz : + 13 % en chauffage collectif
A compter du 1er novembre 2005, le prix du gaz augmente de plus de 13 % en moyenne pour tous les abonnés considérés comme professionnels, parmi lesquels les syndicats de copropriétaires et les propriétaires d'immeubles collectifs.
La hausse limitée à 3,8 %, notamment du fait de la remise sur l'abonnement, ne concerne que les particuliers disposant d'un chauffage individuel.
Gaz de France, 3 novembre 2005
Ha, les pros de la com' du gouvernement...
Publié : 05 nov. 2005, 12:37
par Lo
Les cours du gaz aux EU se sont effondrés de 25-30%.
Le marché du gaz étant plus régional que celui du pétrole et les tarifs étant fixés sur le long terme, je suppose que l'impact chez nous ne pourra avoir lieu que si cette baisse se maintient longtemps.
Le gaz est plus volatil que le pétrole dans tous les sens du terme.

Publié : 05 nov. 2005, 18:40
par Tiennel
Ca a bien baissé après l'effet Katrina/Rita. En rythme annuel on est quand même à plus de 60% d'augmentation aux USA.
Publié : 08 nov. 2005, 09:12
par Tiennel
J'ai eu confirmation, par un autre industriel, de l'envolée démentielle des prix du gaz en Europe.
Un jour peut-être, un scandale à propos de la dérégulation énergétique européenne verra le jour : je ne vois pas comment des fonctionnaires et des politiques ont pu librement concevoir des règles de fonctionnement du marché énergétique aussi favorables aux compagnies gazières et pétrolières.
Publié : 08 nov. 2005, 10:53
par lionstone
Un jour peut-être, un scandale à propos de la dérégulation énergétique européenne verra le jour : je ne vois pas comment des fonctionnaires et des politiques ont pu librement concevoir des règles de fonctionnement du marché énergétique aussi favorables aux compagnies gazières et pétrolières
Tout est là Tiennel, qui définit les règles de fonctionnement de notre société et pas seulement du marché de l’énergie.
Petit exemple pratique de la dictature des commissaires européens.
Mandelson : «La France n'a pas de droit de veto sur les propositions de la Commission» à l'OMC
http://www.lesechos.fr/info/rew_inter/200065410.htm
Le commissaire européen Peter Mandelson a répondu ce matin, affirmant en substance sur la radio britannique BBC Radio 4 que «le gouvernement français n'a pas de droit de veto sur les propositions de la Commission ni sur ma stratégie de négociation». Si l'on s'en tient au traité de Nice, la France ne dispose en effet pas de droit de veto sur ce sujet : un éventuel accord à Hong Kong entre les pays membres de l'OMC devra être préalablement adopté à la majorité qualifiée par les 25.
Idem avec Barosso, Bolkestien (ancien), …
Les Marchés définissent des règles, aux Etats à s’y plier. Mais cela ne marche pas toujours.
Un Sommet des Amériques sous le signe du duel Bush-Chavez
Le Sommet des Amériques qui s’est ouvert le vendredi 4 novembre à Mar del Plata, en Argentine, c’est transformé en duel entre deux visions de l’Amérique latine, celle, néo-libérale, de l’Américain George W. Bush, et celle incarnée, dans sa version la plus extrême, par le président "bolivarien" du Venezuela, Hugo Chavez. Et ce aux dépens du récurrent projet de grand marché unique de l’Alaska à la Terre-de-Feu, que Washington appelle de ses vœux, mais peu susceptible aux yeux des premiers concernés d’alléger l’immense pauvreté de la région.
La nationalisation des secteurs de l’énergie devrait être la priorité pour les peuples du monde entier, mais c’est exactement le chemin inverse que l’on prend. La dictature des marchés en somme. Mais chavez est la preuve qu'un autre choix est possible.