J'espère bien qu'on ne va plus rabâcher encore des dizaines d'aznnées!
On peut voir ce site ci-dessous en bas. Il s'agit d'un autre site que ceux que j'ai mis souvent pour le Crédit-Social (qu'on peut appeler dans tous les cas: Argent-Social) . Ce site- là, français que je sache et non canadien, fait référence de son côté au Crédit Social car cette approche effectuée - simultanément - de la production ET de l'argent qui y correspond en vue d'élaborer un pouvoir d'achat intact selon la pratique élaborée expérimentalement par le major DOUGLAS est bien un dénominateur commun à toute avancée vers un pouvoir d'achat normal pour tous.
Dans le désastre actuel, il n'y a jamais autant eu de liquidités et JAMAIS l'argent n'a été aussi éloigné des poches qui en ont le plus besoin, les poches anciennement et historiquement vides, ainsi que les poches nouvellement vides des non nantis dont le nombre monte en masse
actuellement!
http://credit-social.over-blog.com/article-2461054.html
Voici un texte hyper lucide (voyez l'année) dont les objectifs aurait dû être atteint depuis des décennies. (il est dans le site indiqué en bas)
Mais nous ne sommes pas fatigués de voir les mêmes impérities entraîner des désastres à peu près identiques!!??
Il suffit d'avoir de l'audience pour que même si l'on dit c... sur c... l'on vous écoute. Tandis que si vous n'avez pas d'audience, et bien: cause toujours tu (ne) m'intéresse (pas)...
Coluche résumait la dictature par: "Ta gueule!"
Et il résumait la démocratie par : "cause toujours"...
Nous en sommes là!
LE PROBLÈME DE NOTRE TEMPS
par W.G. SERRA
Où que nous tournons nos regards, que voyons-nous? D'une part une soit disant surproduction, et pourtant des quantité d'industries arrêtées et d'usines fermées, un chômage qui, dans certains pays fortement industrialisés, atteint des proportions fabuleuses et semble sans remède; et d'autre part, une gêne ou une misère universelle, un dénuement tragique dans d'innombrables foyers, une insécurité économique qui, par une sorte d'osmose, pénètre dans l'ordre politique intérieur et extérieur, engendre des haines terribles et dresse les nations les unes contre les autres. En d'autres termes: une offre surabondante et une demande prodigieuse qui ne peut être satisfaite. Pourquoi?
C'est que le problème de notre temps, le centre des difficultés dont souffre le monde contemporain, n'est pas autre chose qu'un problème de distribution.
Un enfant dirait qu'il n'y a vraiment pas matière à difficulté, et que si l'on veut que la production soit consommée il faut de toute évidence que les moyens d'échange à fin de consommation soient adéquats.
Le système économique moderne présente trois espacts: la production, c'est-à-dire toutes les branches de l'industrie; la consommation, c'est-à-dire tous les consommateurs, producteurs inclus; enfin le système financier dont la fonction est de faciliter la production et la distribution des biens produits et des services offerts à fin de consommation.
Il est clair que si la machine économique est enrayée, la faute n'est ni à la production qui est en mesure de satisfaire à tous les besoins existants de la communauté mondiale; ni à la consommation qui est dans l'impossibilité de satisfaire ces besoins; mais bien au système financier qui, imbu de dogmes grotesques et d'un fétichisme absurde, retombé dans l'idolâtrie du veau d'or, opérant selon des formules empiriques désuètes, n'est plus à la hauteur des progrès que l'humanité a réalisés avec une rapidité déconcertante depuis un siècle, ne remplit plus sa fonction et conduit au chaos et au néant des peuples encore inconscients, mais inquiets du destin qui les attend.
L'humanité, depuis cent cinquante ans semble s'être épuisée à inventer; elle n'a pas fait halte une seconde pour analyser les données réelles et mathématiques du problème nouveau que ses inventions ont compliqué d'inconnues redoutables.
Seules, quelques théories sociales sont nées, thérapeutiques empiriques de ce que l'on peut appeler les accidents de grossesse d'une civilisation en gestation d'un monde nouveau; aujourd'hui que cette grossesse tend vers son terme, l'humanité perd la tête; les rebouteux qui la soignaient jusqu'ici s'avouent impuissants à aider autours d'un enfantement difficile.
C'est que l'objet réel du système économique est manifestement perdu de vue: pour quelques uns c'est de produire de l'argent - ou l'or - est devenu la fin en soi, non seulement de toute production, mais encore de toute existence; mais s'évanouit comme un mirage; pour d'autres, c'est, de fournir à chacun du travail; et l'on sait que ce but s'éloigne de plus en plus; pour d'autres encore, c'est de récompenser l'effort industrieux et punir la paresse.
Mais il faut se rendre compte que nul ne désire essentiellement du travail, et le "moindre effort" reste toujours la loi de ce monde; en fait, c'est cette loi-même qui a conduit l'homme à inventer la machine destinée à alléger son labeur, et ce que l'homme veut essentiellement, ce sont les choses nécessaires à l'existence, les biens consommables, les services utiles, et la possibilité d'exercer son activité de son choix. Et par ailleurs, s'il est besoin de punir la paresse et de récompenser le travail, fallait-il mobiliser tout le système économique à cette fin?
Non. L'objet réel du système économique est uniquement de produire tous les biens consommables et de fournir tous les services nécessaires avec le minimum d'efforts possibles, pour quiconque les requiert, c'est à dire pour tous. Tel est l'objet du système économique.
Et il est manifeste que si le monde veut sortir de l'impasse où il se trouve aujourd'hui, s'il veut vivre et progresser au lieu de périr, tout obstacle qui empêche de quelque façon que ce soit, dans quelque direction que ce soit, la réalisation de cet objet, doit disparaître ou être modifié.
W. G. SERRA (1933)