GillesH38 a écrit :Vu que la montée de la dette privée est antérieure à l'envolée du prix du pétrole, je ne risque pas d'avoir des difficultés avec les effets retards du prix du baril
la question n'est pas tant la montée de la dette que ce qui a déclenché son impossibilité de la rembourser. Elle n'est pas tant l'existence d'une crise financière que son ampleur générale et la surprise complète face à sa gravité - et justement, personne ne prenait non plus au sérieux l'influence du prix du baril, par coïncidence...
Ce qui a empêché de la rembourser, c'est sa taille! C'est pourtant simple:il est plus difficile de rembourser une dette lourde qu'une dette légère, et la dette avait atteint des records historiques. Le mécanisme de la bulle de crédit est simple: 1) On a une expansion du crédit 2) On déclenche une frénésie d'achats 3) Les prix des actifs montent 4) Le crédit, garanti par des actifs, s'accroît. etc...
Tout cela, évidemment, fini par craquer...
Pour ce qui est de l'influence du prix du baril, je te signalerais que les quelques économistes qui ont anticipé la crise ont donné comme cause de la crise celle que je présente. Juste une source pour appuyer mes dires:
ère de la dette.
a moins de trouver magiquement comment produire plus de richesse avec moins d'énergie, une crise pétrolière diminue forcément les richesses produites - une fois les économies qu'on peut faire dans les petits gaspillages réalisées. Il n'y a pas nécessairement besoin d'une crise de crédit : n'importe quoi qui baisse la consommation suffit. Et je pense qu'il n'est pas difficile de trouver des raisons pour lesquelles un baril à 150 $ ou plus ferait baisser la consommation !
1) La production de pétrole a stagné et non diminué.
2) Le pétrole n'est pas la seule source d'énergie, et il me semble pas que la production globale d'énergie aient diminué.
3) Si c'est la hausse du baril qui a provoqué la crise, il faut répondre à deux questions: pourquoi n'-a-t-on pas eu un impact progressif de cette hausse, plutôt qu'une récession brutale comme nous le voyons(parfaitement compréhensible dans le cas de la crise par l'endettement).
4) Pourquoi lorsque le prix du pétrole a baissé n'a-t-on pas assisté à une embellie?(j'attends une autre réponse que "c'est la crise" qui ne veut rien dire)
Tovi a écrit :Je suis tout à fait près à croire que la déflation est possible, mais ton article parle d'une "baisse de l'inflation", ce n'est pas exactement pareil.
Ensuite, je pourrais te trouver autant d'articles de presse parlant d'une future explosion de l'inflation.
Comme celui-la par exemple :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2549
Donc, déflation peut être, mais pas encore.
Je suis tout à fait près à croire que la déflation est
possible, mais ton article parle d'une "baisse de l'inflation", ce n'est pas exactement pareil.
Ensuite, je pourrais te trouver autant d'articles de presse parlant d'une future explosion de l'inflation.
Comme celui-la par exemple :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2549
Donc, déflation peut être, mais pas encore.
1) J'ai bien précisé que nous étions
menacés par la déflation.
2) Tu n'as pas bien lu l'article de contreinfo. L'opinion de Werrebrouck, c'est que pour faire face à la crise que nous connaissons, il va falloir remettre en marche la planche à billet. Autrement dit, il pense que les décideurs, plutôt que de voir la dette étrangler l'économie et engendrer un cycle déflationniste, opteront pour une politique résolument inflationniste.
Avec la mondialisation, les délocalisations constituent une forme de déflation salariale qui n'est sans doute pas étrangère à la crise.
Tout à fait. En fait, pour maintenir la consommation dans les pays riches, on a encouragé l'endettement des ménages.