

J'ai eu la chance de pouvoir assister à une partie de la conférence organisée par la Direction Générale de l'Aviation Civile sur le thème
ENERGIE ET TRANSPORT AERIEN.
Je remercie Elisabeth Bouffard-Savary de la DGAC de m'avoir invité à ce séminaire.
Comme les présentations diaporamas des différents intervenants seront disponibles sur le site de la DGAC d'ici une vingtaine de jours, je vous fais seulement part de mes notes. Je signalerai lorsque les présentations seront en ligne.
___________________________________________
PÉTROLE ET TRANSPORT AÉRIEN
Quelques points de repère
Philippe AYOUN
Sous-Direction Prospective, Développement et Environnement
Direction Générale de l'Aviation Civile.
L'impact de la hausse du kérosène sur le prix des billets d'avions est tempéré par le système de couverture (qui retarde l'augmentation du prix du kérosène pour les compagnies aériennes qui y souscrivent). De plus, l'actuelle croissance économique favorise les gains en productivité (taux de remplissage des avions). Enfin, la parité €/$ a amorti la hausse pour les compagnies européennes. Avec un pétrole durablement cher, les compagnies aériennes renouvellent plus tôt leurs avions, pour les remplacer par des modèles plus récents et donc plus économes. C'est une aubane pour les fabriquants d'avions.
Évolution de la consommation par appareil :
Le projet
ACARE envisage de diviser par 2 la consommation des avions d'ici 20-25 ans. Un auditeur objecte que, si la diminution de la consommation durant les 30 dernières années fut spectaculaire, celle-ci s'essouffle.
__________________________________________
LA VISION D'AIR FRANCE
Stéphane ORMAND
En 2004-2005, parmis les compagnies européennes, seules SAS et Alitalia ont été déficitaires. Toutes les compagnies états-uniennes ont été déficitaires. Air-France organise son réseau en
HUB : il n'y a pas de liaisons directes entre les petits aéroports. On change plusieurs fois d'avions au cours de son voyage. Pour Air-France, la croissance viendra de la capacité des avions, plutôt que d'une augmentation des fréquences.
___________________________________
Présentation de Stéphane FARGETTE d'EasyJet (compagnie low-cost)
Les compagnies low-cost n'ont pas un réseau organisé en HUB : les liaisons se font directement de petits aéroports à petits aéroports. C'est plus rapide, il y a plus de liaisons, mais cela consomme plus de pétrole. De fait, les compagnies low-cost sont
TRÈS* sensibles au coût du pétrole, d'autant plus qu'elles ne souscrivent que peu de couvertures carburant. Pour les low-cost, la taxe
Chirac est une horreur. Les low-cost achètent beaucoup d'avions (âge moyen des avions : 2,5 ans). EasyJet acquiert 2 à 3 avions par mois. Fin 2006, Ryanair devrait avoir plus d'avions que Air France-KLM. Il y a actuellement 54 compagnies low-cost en Europe. Elles
survivent* avec le pétrole à 60$. D'ici 5 ans, on devrait assister à des faillites et des fusions.
* Note : l'emphase est de Stéphane FARGETTE
__________________________________________
À suivre 