mahiahi a écrit : 07 avr. 2025, 17:04
Il a un mode d'expression (qu'on peut appeler élection, référendum, plébiscite, votation...) auquel tu soutiens des limites... imposées par qui? par quoi? au nom de quoi?
je te dis qu'il n'est pas contradictoire qu'une démocratie limite son application à ceux qui ne veulent pas la détruire.
Ca n'a rien à voir avec imposer quoi que ce soit, personne n'impose une démocratie à ceux qui n'en veulent majoritairement pas.
C'est juste une question sémantique de ce que signifie "démocratie".
GillesH38 a écrit : 07 avr. 2025, 16:44
Il y a des mécanismes de nominations qui donnent un pouvoir d'expression à un grand nombre de personnes, mais pas à tout le monde (mineurs exclus par exemple) et pas sur n'importe quoi.
Le "peuple" est l'ensemble des citoyens, et le sujet n'a pas à être bridé si le pouvoir lui appartient vraiment.
Ses représentants ne se gênent pas pour modifier les règles du jeu.
si la modification de la règle est contenue dans la règle, on reste dans la règle. Sinon on en sort et c'est un coup d'état.
Evidemment toutes les réalisations sont possibles, encore une fois ce n'est qu'une question sémantique de savoir ce que recouvre le mot "démocratie".
GillesH38 a écrit : 04 avr. 2025, 17:19
Mais les jugements faisant jurisprudence en droit anglo-saxon sont bien sûrs écrits quelque part.
Le croiras-tu? Une jurisprudence n'est pas un article de constitution
c'est précisément ce que je t'explique, ça peut etre écrit sans que ce soit une constitution.
GillesH38 a écrit : 04 avr. 2025, 17:19
Et il a été élu à chaque fois, ça ne dépendait pas que de lui mais aussi des électeurs.
Et si les électeurs choisissent un changement de régime? Hmm? Tu soutiens?
Moi oui au fait
mahiahi a écrit : 04 avr. 2025, 16:12
a priori si son programme prévoyait un non respect de la constitution, il devait etre empêché par la cour Suprême, donc la question ne se pose pas. Par exemple on ne peut pas en France faire un référendum anticonstitutionnel.
On peut faire un référendum pour changer la constitution : tu en as vécu plusieurs...
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précisément, si on propose une modification de la constitution sous réserve qu'elle soit approuvée par référendum, on reste dans la constitution. Si on l'impose par sa volonté sans référendum, ou vote des 2/3 du Parlement, c'est un coup d'état.
Je ne vois pas très bien ton problème en fait ?
et la dictature le permet, ta version de la démocratie non.
oui, la dictature permet son abandon, mais elle ne le garantit pas, alors que la démocratie garantit qu'elle sera respectée, et ne permet donc pas son abandon.
donc ce sont deux choix de régimes différents, si c'est à ça que tu voulais en venir, on est d'accord

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traiter le peuple comme un enfant est l'un des signes de toutes les bonnes dictatures (dotées d'un fuhrer, d'un caudillo, d'un duce, d'un père de la patrie, d'un petit père [des peuples], d'un guide suprême, d'un conducator, d'un maréchal...)
c'est de parler du peuple comme un individu qui est infantile.
Autrement dit, tu lui dénies le droit de changer de régime sans violence dans un régime que tu appelles démocratie.
oui, la démocratie comme tous les états exerce la violence légitime de se défendre. Les cas où la démocratie s'est autodissoute, comme sous le nazisme ou l'Etat français de Vichy, n'ont pas spécialement laissé de bons souvenirs.
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.