Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons]
Publié : 21 mars 2023, 00:00
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f8afce858dLe Conseil d'État ordonne des zones d'interdiction de pêche pour protéger les dauphins
AFP•20/03/2023
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f8afce858dLe Conseil d'État ordonne des zones d'interdiction de pêche pour protéger les dauphins
AFP•20/03/2023
Combien de kg de poissons sauvages faut il à Dame Nature pour faire un kg de saumon sauvage?energy_isere a écrit : 02 avr. 2023, 23:03
et à la fin de la vidéo , il faut 4 kg de poissons sauvage (par exemple venant de Mauritanie) pour faire un kg de saumon ''bio'' d'élevage !![]()
Comme il peut vivre jusqu'à 15 ans et peser jusqu'à 20 kg, en considérant un poids moyen de 10 kg pour 10 ans de vie, il consommera plus d'une tonne poissons durant sa vie soit 100 fois son poids vif!Le Brochet se nourrit que quelques jours par semaine. En fonction de sa taille, il est admis, que le Brochet consomme néanmoins chaque jour l’équivalent d’environ 3% de son poids.

https://www.agenceecofin.com/agro/1804- ... st-rapport20% des poissons pêchés illégalement dans le monde proviennent de six pays d’Afrique de l’Ouest (rapport)
Agence Ecofin 18 avril 2023
Les chalutiers chinois profitent de la faiblesse des Etats dans de nombreux pays du continent pour racler illégalement les fonds marins. Un désastre tant économique qu’écologique face auquel les gouvernements africains sont impuissants en raison de leurs moyens de surveillance limités ou du fait de leur dépendance aux financements de Pékin.
Environ 20 % des poissons pêchés illicitement dans le monde proviennent des eaux territoriales de six pays d’Afrique de l’Ouest, à savoir la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée et la Sierre Leone, selon un rapport publié le 17 janvier dernier par Investigative Journalism Reportika (Ij–Reportika), un réseau international de journalisme d'investigation.
La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) pénalise non seulement les économies de ces pays, mais aussi la pêche artisanale et les millions de familles qui en vivent. Dans les six pays ouest-africains dont les ressources halieutiques sont les plus pillées à l’échelle mondiale, le manque à gagner est estimé à environ 2,3 milliards de dollars par an et à quelque 300 000 emplois.
Le rapport, qui se base notamment sur des enquêtes menées sur le terrain et un suivi par satellite des principales flottes de pêche en eaux lointaines (Distant Water Fishing Fleet/DWF), note que la pêche illicite en Afrique de l’Ouest est en grande partie le fait de chalutiers chinois.
La flotte chinoise de pêche en eaux lointaines se compose notamment de gros chalutiers et de palangriers. Si l’empire du Milieu n’est pas l’unique pays du monde à pratiquer la pêche illicite, c’est l’échelle et le mode opératoire de la flotte chinoise qui représente une cause majeure de destruction des écosystèmes marins. Pékin ne revendique officiellement qu’une flotte de pêche en haute mer de 2500 navires, mais des études sérieuses menées par des ONG avancent le chiffre de plus de 18 000 gros bateaux de pêche chinois qui sillonnent les océans et les mers à travers le monde.
Chalutage de fond et dissimulation de la localisation
En Afrique comme en Amérique latine ou dans l’Océan indien, la plupart de ces navires chinois pratiquent le chalutage par le fond, une forme extrêmement destructrice de pêche qui rafle tout sur son passage et qui est en grande partie responsable de la disparition quasi-totale de poissons dans les eaux nationales chinoises.
Lorsqu’ils raclent les fonds marins d’un pays en toute illégalité, ces bateaux désactivent leur système d'identification automatique (AIS), un dispositif qui renseigne sur leur identité, leur statut, leur position et leur trajet pendant au moins 8 heures en moyenne. Certains navires opèrent même sous le pavillon du pays d’accueil quand ils entrent dans ses eaux territoriales pour éviter de se faire répertorier par les AIS. A titre d’exemple, les navires « Yu Feng 1, 3 et 4 » battent le pavillon chinois quand ils sont dans les eaux internationales, avant d’opérer sous pavillon ghanéen quand ils pêchent dans la zone économique exclusive (ZEE) du Ghana.
En Afrique de l’Ouest, les reporters du réseau Ij–Reportika ont d’autre part constaté que les chalutiers chinois qui pratiquent la pêche illégale sont également impliqués dans d’autres activités illicites comme le trafic d’espèces animales africaines utilisées dans la médecine chinoise et dans la fabrication de fentanyl, un puissant un opioïde synthétique dont l’usage détourné comme drogue provoque souvent des overdoses et des décès.
Des gouvernements qui ferment les yeux sur les dépassements
Le rapport précise par ailleurs que la pêche illicite pratiquée par la Chine ne se limite pas aux côtes ouest-africaines. Elle touche également de nombreux pays côtiers du continent, dont le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Namibie, la Côte d’Ivoire et le Liberia.
Dans la zone économique exclusive du Sahara occidental, des chalutiers et des palangriers battant pavillon chinois ont, par exemple, pêché pendant plus d'un million d'heures en 2022.
Les Etats insulaires de l’Océan indien comme les Seychelles, l’Île Maurice et Madagascar ne sont pas en reste. Selon les données de suivi de la plateforme de surveillance par satellite des navires de pêche OceanMind, 132 navires battant pavillon chinois ont opéré dans la zone économique exclusive de Madagascar entre 2019 et 2021.
Cette pêche illégale donne souvent lieu à des confrontations entre les pêcheurs africains et les équipages chinois. En 2020, trois pêcheurs mauritaniens sont décédés lorsque leur pirogue fut percutée par un gros chalutier chinois. De nombreuses manifestations ont également été organisées ces dernières années par des communautés de petits pêcheurs au Sénégal, au Ghana, en Sierra Leone, en Guinée, au Nigeria, en Gambie et au Togo, pour protester contre la perte de leurs moyens de subsistance et les dommages environnementaux causés par la flotte chinoise de pêche en haute mer.
A quelques rares exceptions près, les gouvernements africains sont impuissants dans la lutte contre ces activités illicites des navires chinois, soit parce qu’ils ne veulent pas compromettre les financements qu’ils reçoivent de Pékin, soit du fait des moyens de surveillance dérisoires dont ils disposent.
https://lemarin.ouest-france.fr/secteur ... lees-47653Les stocks de la mer Baltique en déclin, des restrictions de quotas conseillées
Publié le 06/06/2023 lemarin
Le Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) a publié le 31 mai ses avis scientifiques concernant les possibilités de pêche en mer Baltique en 2024. Il fait état de situations désastreuses pour les stocks de cabillaud et de hareng, nécessitant des réductions drastiques de la pêche.
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 112c135d56Dans la mer Baltique, le hareng menacé par le réchauffement des eaux
AFP•10/11/2023
https://lemarin.ouest-france.fr/peche/u ... 53cc4f1a17Un thon géant vendu pour près de 800 000 dollars aux enchères de Tokyo
Un thon rouge géant a été remporté vendredi 5 janvier, pour 114,2 millions de yens (788 000 dollars), lors de la traditionnelle vente aux enchères du Nouvel an à Toyosu, le plus grand marché aux poissons de Tokyo.
Le thon rouge géant le plus cher vendu en ce début d’année à Toyosu, le plus grand marché aux poissons de Tokyo a rapporté, vendredi 5 janvier, 114,2 millions de yens | RICHARD A. BROOKS/AFP
Le marin Mélanie CHARTIER. 8 janvier 2024
................
https://www.techno-science.net/actualit ... 24372.htmlDécouverte d'une importante source humaine d'émission de CO2, jusqu'alors insoupçonnée
Publié par Redbran le 27/01/2024
La pratique du chalutage de fond, qui consiste à traîner de lourds filets sur le plancher océanique, a été récemment identifiée comme une source majeure d'émissions de carbone dans l'atmosphère. Cette étude, publiée dans la revue Frontiers in Marine Science, vient s'ajouter aux préoccupations environnementales liées aux combustibles fossiles et à la déforestation.
Le chalutage de fond remobilise le carbone piégé dans les sédiments marins, contribuant ainsi au réchauffement climatique. L'étude indique que 55 à 60 % du dioxyde de carbone généré par cette pratique atteint l'atmosphère en moins de dix ans, doublant ainsi les émissions annuelles de toute la flotte de pêche mondiale due à la combustion de carburants.
Cette découverte alarmante est le fruit d'un travail collaboratif international impliquant des chercheurs de l'Université d'État de l'Utah, du NASA Goddard Institute for Space Studies, de l'Université de Californie à Santa Barbara, de l'Université Columbia, de l'Université James Cook et des Mers Pristines de National Geographic. En utilisant des données de chalutage de fond collectées entre 1996 et 2020, l'équipe a pu mesurer précisément l'impact de cette pratique sur les émissions de carbone.
Les zones particulièrement touchées incluent la mer de Chine orientale, la mer Baltique, la mer du Nord et la mer du Groenland. D'autres régions, comme l'Asie du Sud-Est, le golfe du Bengale, la mer d'Arabie, certaines parties de l'Europe et le golfe du Mexique, sont également susceptibles d'être des sources majeures d'émissions, bien que les données soient insuffisantes pour l'affirmer avec certitude.
https://www.frontiersin.org/articles/10 ... 25137/fullwe found that between 1996-2020 trawling could have released, at the global scale, up to 0.34-0.37 Pg CO2 yr-1 to the atmosphere
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/fra ... r-BB1hGtzmLe chalutier « Annelies Ilena », baptisé le « Navire de l’Enfer », bientôt au service d’une entreprise bretonne
LeParisien avec AFP
L’annonce a suscité l’indignation par les défenseurs de l’environnement. La Compagnie des pêches de Saint-Malo va louer les services du navire Annelies Ilena, considéré comme « le plus grand chalutier pélagique au monde ».
L’entreprise, qui compte 350 collaborateurs et trois navires, avait annoncé en décembre dans un communiqué sur Facebook son intention d’investir 15 millions d’euros « pour installer une nouvelle unité de production de surimi base » à bord de l’Annelies Ilena, un chalutier de 145 m de long pour 24 m de large.
L’association Bloom a dénoncé dans un communiqué une « décision aberrante », affirmant que l’Annelies Ilena (battant pavillon polonais mais propriété d’un armateur hollandais) avait été baptisé le « Navire de l’Enfer » lorsqu’il pêchait au large des côtes mauritaniennes « en raison de ses pratiques de pêche destructrices ».
400 000 kg de poisson toutes les 24h
« L’Annelies Ilena est un navire-usine, capable de capturer 400 000 kg de poisson toutes les 24 heures, avec une capacité de stockage de 7 millions de kilos », a souligné l’association.
« Après la course au gigantisme des navires marchands, la course des navires pilleurs des Océans est en route. Devrons-nous aussi la subir ? s’est interrogée pour sa part l’association bretonne Mor Glaz, de défense de la mer et des marins, dans un communiqué de presse.
Trop gros pour le port de Saint-Malo
Selon la Compagnie des pêches de Saint-Malo, cet investissement a vocation à remplacer le chalutier Joseph Roty II, construit en 1974 pour la pêche au cabillaud à Terre-neuve avant d’être modifié en 1990 pour la transformation de merlan bleu en surimi.
Seul navire armé pour la production de surimi en Europe, le Joseph Roty II embarquait 50 marins, pour 3 000 tonnes de production par an. Mais problème : son remplaçant est trop imposant pour entrer dans le port de Saint-Malo où se trouve l’usine de fabrication des surimis selon Bloom. Une interrogation subsiste donc quant à sa cargaison. Sera-t-elle déchargée aux Pays-Bas et transformée en surimi sur place ou rapatriée à Saint-Malo par camions ?
Contactée par l’AFP, la Compagnie des pêches de Saint-Malo n’a pas souhaité communiquer sur les détails de ce projet, qui devait faire l’objet d’une première campagne d’essai fin janvier-début février 2024.