En fait, ce n'est de moi, mais de Dominique Voynet, quand elle était ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement.
En 2000, on était beaucoup moins au courant du pic pétrolier. Il me semble extrêmement peu probable qu'un dirigeant en ait parlé comme on a vu depuis (et recensé sur ce forum).
Quand bien même la ministre a dit ça, qu'il y ait une contradiction entre ce qu'elle a dit il y a 12 ans et aujourd'hui ne me semble pas problématique car il y a eu largement le temps de changer d'avis (pour ma part, j'ai rappelé le discours de JM Ayrault d'il y a 4 mois). Et puis, elle n'a pas forcément la sympathie des écologistes, en particulier ceux pour qui prendre ses responsabilités commence avec un mode de vie à impact réduit...bref, ce serait bien un erreur de vouloir en faire une porte-parole du mouvement contre l'aéroport (qui plus est en se basant sur un propos d'il y a 12 ans) pour ensuite pointer des contradictions.
ça fait 40 ans qu'il se dit que ce modèle de développement n'est pas durable, expertises scientifiques à l'appui. Dans les 15 dernières années disons, ceux qui sont porteurs de cette idée ne se sont pas opposés à des constructions d'aéroports (dont celui d'Angers), n'étaient pas assez nombreux.
Mais depuis les choses ont changé : il y a de plus en plus de gens convaincus qu'on va dans une impasse (le site Oléocène y aura un peu contribué

). Le contexte économique a bien changé aussi...
Et là, c'est plus de 1500ha de zone humide en jeu. Et autres arguments. En résumé, c'est la très grosse goutte d'eau qui fait déborder le vase, du moins je vois ça comme ça.
Ainsi se trouvent d'innombrables personnes sur place motivées pour empêcher cette construction, qui bénéficient du soutien actif ou passif de beaucoup d'autres plus ou moins proches.
[Sur le train pour l'Italie, il y a de mon point de vue probablement du gachi d'argent public, de terres agricoles, etc, pour transporter toujours plus inutilement toujours plus de marchandises. Mais me concernant, considérant qu'il n'y a pas cette contradiction flagrante avec les engagements sur les émissions de GES, moins de problème sur l'épuisement des ressources en pétrole, je pense que contester le projet de NDDL est bien plus important, urgent, et du TAV je ne parlerai pas. Plus généralement, j'invite à ne pas laisser se mélanger ces débats ici]
Les motivations peuvent être l'écologie locale (zone humide), globale (émission de GES, pétrole, terres agricoles détruites), économique (affaire sûrement non rentable, compensée par le contribuable), sociale (l'argent public n'a pas à subventionner une activité économique qui est utilisée essentiellement par la moitié ou le tiers le plus riche de la population).
On peut isoler un argument et le réfuter partiellement. Mais pris ensembles, il y a vraiment de quoi rejeter ce projet, issu d'une autre époque à bout de souffle, porté aujourd'hui à bout de bras.
Certes les contradictions traversent les opposants : est-ce l'Etat qui est à remettre en cause (tendance anarchiste), ou les processus démocratiques à améliorer pour éviter cela?
Pour une meilleure utilisation des avions et aéroport, ou moins d'avions (décroissance)? Et moins de TGV au passage?
Actions violentes, non-violentes? Quelles définitions, quelles limites?
Malgré ces contradictions, les opposants restent unis.
Navidad, vous répondez à certains arguments, en laissez d'innombrables de côté. A l'instar des promoteurs institutionnels du projet.
Parmi d'innombrables questions, il y a par exemple celle mentionnée ici
viewtopic.php?p=340644#p340644
sur l'erreur de calcul qu'aurait fait Reporterre en trouvant un coût quadruplée de l'heure économisée,
je n'ai toujours pas la réponse.
EDIT : des fautes
Re edit encore des fautes.