et en France il y a aussi pénurie de boites de sardines en super marché.
vidéo 3mn sur RTL : https://www.youtube.com/watch?v=XE9rgMvDWjc
la moitié des sardines est importé du Maroc (main d'oeuvre 7 à 10 fois moins chère) et le volume décroit à cause de la surpêche.
C'est le cas à mon magasin super U à Grenoble, le rayon est quasi vide.
Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
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Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... en-nourritScénario sombre pour l'anchois et l'aquaculture qui s'en nourrit
RFI le : 03/07/2026 Par : Marie-Pierre Olphand
Sans anchois, pas de farine de poisson et donc pas de saumon ou de crevette d’élevage qui s'en nourrissent. Un tiers de ces petits poissons brillants est pêché au large du Pérou, du Chili et de l’Équateur, mais les prochains mois pourraient s’avérer plus que décevants. Les captures d’anchois sont en baisse de 40 % par rapport à l’année dernière, et cela ne devrait pas s’arranger.
L’horizon est plutôt sombre, pour ne pas dire noir. L'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (Noaa) l'a annoncé jeudi 11 juin : l’épisode climatique El Niño qui est en cours et qui met l’océan Pacifique en surchauffe pourrait être d’intensité forte, voire extrême. Or un autre phénomène plus local est déjà observé depuis plusieurs mois le long des côtes du Pérou. « Il s’agit d’une anomalie thermique, encore imparfaitement comprise, qui porte le nom d'El Niño côtier », explique Arnaud Bertrand, chercheur à l'IRD (Institut de recherche pour le développement). Cette perturbation réduit la présence de nutriments dans l’eau et donc la population d’anchois péruviens.
Si les deux phénomènes s’additionnent, « on plonge dans l’inconnu », résume l’expert de l’IRD. Or le Pérou représente environ 20 % de la production mondiale. « L’anchois pour le Pérou, c’est l’équivalent du pétrole pour l’Arabie saoudite », relève Javier Blas, éditorialiste de l’agence Bloomberg, avec des conséquences toutes aussi mondiales !
Interdiction de pêche au Pérou
Le Pérou a commencé par restreindre la pêche pendant quelques jours au mois de mai pour finalement l’interdire de manière « indéfinie » courant juin. Les interdictions sont fréquentes quand trop d’anchois juvéniles sont observés, mais généralement elles sont appliquées sur des zones maritimes localisées.
Cette fois-ci, comme en 2023, les autorités de Lima ont visiblement estimé qu’il fallait une mesure plus drastique pour protéger la ressource face au scénario qui se profile. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant pour Arnaud Bertrand que les quotas annoncés en septembre pour la deuxième saison de pêche de l’année au Pérou soient nuls ou très bas.
La farine de poisson en hausse de 80 %
Face à ce scénario, on assiste, sans grande surprise, à un emballement des prix. Le coût de la farine de poisson sur le marché de gros a presque doublé en un an et atteint un record de près de 2 990 $ la tonne fin juin, selon Bloomberg. Le prix des farines commence déjà à se répercuter sur celui des poissons qui pourrait continuer à grimper d’ici 2027.
Les conséquences sont plus larges qu’elles n’auraient été à la fin des années 1990 : à l’époque un quart du poisson et des fruits de mer qu’on consommait provenait de fermes aquacoles, aujourd’hui, c’est plus de la moitié, relève Javier Blas.
L’impact va au-delà de l’aquaculture : les poules et les porcs sont aussi nourris en partie à la farine de poisson, même si avec la hausse des prix ces derniers mois, sa part dans l’alimentation des volailles et des porcs a peut-être déjà évolué.
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Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 19bf95a26cFeu vert à un projet contesté de mégaferme terrestre à saumons
AFP •04/08/2026
L'implantation d'une mégaferme à saumons en Gironde, d'une ampleur inédite en France avec jusqu'à 10.000 tonnes produites par an, a été autorisée par l'État "dans un cadre environnemental strict", alors que des habitants, des ONG et des parlementaires s'opposent au projet.
Ce projet de 280 millions d'euros porté par la société Pure Salmon, financée par un fonds d'investissement singapourien, "présente un grand intérêt économique et industriel pour le territoire", a justifié mardi la préfète de la Gironde, Sophie Brocas.
Il "répond à plusieurs enjeux d'intérêt général : la reconversion d'une friche industrialo-portuaire à la pointe du Médoc, la création de 250 emplois directs et la production sur le territoire national du poisson le plus consommé par les Français, et actuellement importé à 99%", a détaillé la représentante de l'État.
Alors que l'aquaculture marine française ne représentait en 2024 que 5.807 tonnes de poissons, toutes espèces confondues, d'après l'Ifremer, le projet girondin vise 10.000 tonnes de saumon par an, ce qui en fait le plus important au sein de l'Union européenne, selon Pure Salmon. Mais des productions atteignent 12.000 t/an en Norvège, précise l'entreprise.
Cette usine d'élevage de saumons à terre, en circuit fermé, doit être construite sur 14 hectares au Verdon-sur-Mer, au bout de l'estuaire de la Gironde, à partir de 2027.
L'autorisation environnementale "est assortie de prescriptions environnementales particulièrement exigeantes qui encadreront aussi bien la phase de travaux que l'exploitation de l'installation" et feront l'objet d'un "contrôle permanent", affirme la préfecture.
Elle cite notamment "la protection des ressources en eau et des milieux aquatiques", "la qualité des rejets aqueux dans le milieu naturel", "la préservation de la biodiversité et des espèces protégées" ou encore "la gestion des odeurs et limitation des émissions lumineuses".
"Changement d'échelle"
La technologie utilisée est basée sur un système de recirculation d'eau, "RAS". Elle est "adoptée par de plus en plus de pays producteurs de poissons et reconnue comme étant la plus vertueuse quant aux volumes d'eaux nécessaires au fonctionnement de ce type d'installation", assure la préfecture.
Mais si les principes de l'aquaculture en recirculation "sont aujourd'hui bien établis", des projets de cette taille constituent "un changement d'échelle" avec encore peu de "références opérationnelles" dans le monde, pointait l'Ifremer dans une note publiée en mars.
Jugeant les risques environnementaux trop importants, plusieurs centaines d'opposants avaient manifesté en janvier sur le lieu d'implantation, à la veille de la clôture de l'enquête publique qui a enregistré plus de 20.000 contributions, défavorables dans leur quasi-totalité.
Mais la commission d'enquête publique avait rendu un avis favorable en mars, comme le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) il y a un mois.
Oppositions
Une proposition de loi soutenue par une centaine de députés, déposée en 2025 mais qui n'a pas été examinée depuis à l'Assemblée nationale, réclame un moratoire de dix ans sur ces fermes-usines de saumons.
Dans un Appel pour l'océan, 27 ONG ont aussi dénoncé un projet "complètement démesuré" qui menacerait l'écosystème du plus grand et plus sauvage estuaire d'Europe, avec des rejets de boues au détriment de la pêche et de la conchyliculture.
Durant l'enquête publique, la commission locale de l'eau, le BRGM et le conseil scientifique de l'estuaire, opposés au projet, avaient pointé un déficit d'information derrière les "affirmations rassurantes".
La société Pure Salmon assure que sa "technologie éprouvée" garantit "un impact maîtrisé sur la biodiversité", que "le bien-être animal est au cœur du projet" et que son approvisionnement obéit à des "normes strictes", assurant aux saumons une alimentation "responsable et traçable".
"De l'enfumage", balaient les opposants, qui annoncent qu'une dizaine d'ONG vont déposer prochainement un recours contentieux devant la Cour administrative d'appel de Bordeaux.
Le projet divisait également au sein du gouvernement. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s'y était opposée "à titre personnel" lors d'une audition au Sénat en avril. "Il n'y a aucune raison qu'il ne se fasse pas", avait répondu son collègue de l'Industrie, Sébastien Martin, lors d'un déplacement en juin en Gironde.