Bonjour,
loup romain a écrit :le cout marginal du pétrole tourne autour de 70-80 dollars le baril.....
Heu, je crois que c'est très variable, et pas comparable entre un light d'Arabie Saoudite et les sable bitumineux ...
loup romain a écrit :Pour spéculer, il faut quand même avoir des tanks ou d'énormes cuves à soi et savoir les garder...
Car le pétrole commandé est livrée et doit être revendu ou stocké ! Or c'est cher à stocker du pétrole !
Beaucoup de soi disant spéculateurs sont des traders des sociétés pétrolières (total, exxonmobil...) ou des courtiers négociants....La seule spéculation possible serait sur les marchés à terme, et non pas sur les prix spots du nymex ou du brent !
Le fait que le pétrole spot (livrable à court terme) augmente a je pense peu à voir avec les spéculateurs....
Les spéculateurs spéculent plutot sur les marchés actions....ce n'est que du papier virtueldont le prix ne reflète pas forcément la réalité....
Bon, Je vois qu'on ne peut pas couper au couplet sur la spéculation, alors je dis le peu que je crois savoir.
Elle date un peu, ta représentation de la spéculation. Ca, c'était la spécu à papa, qui achetait des actions pour les revendre 10 ans plus tard. Ca doit toujours exister, mais représenter un pourcentage quasi négligeable du marché spéculatif. Le principe de ce trading là, c'était : je profite de la hausse inexorable du marché action. Le coté inexorable est remis en cause, et personne n'a jamais dû vivre de ça. Ca n'affectait pas les marchés.
Les pros, ça a dû être rapido le day trading, c'est à dire un trading d'opportunités ; j'ai une info, j'achète ou je vends avant les autres, je revends ou rachète dès que le mouvement s'essoufle. Là ça commence à faire onduler un peu les courbes, mais ça amplifie tout juste les mouvements, rien de plus. Sont arrivés alors des outils de pros plus douteux, comme la Vente A Découvert. J'apprends une mauvaise nouvelle économique dont je suis sûr qu'elle va faire plonger le prix du pétrole : je n'ai pas de pétrole, mais j'en vends quand même, avec pour seule obligation d'en racheter au moins autant avant la fermeture du mois comptabilisant ce pétrole. Au deuxième semestre 2008, ça bouchonnait parfois au rachat ... Quand à ton problème de stockage, tu vois en l'espèce ... Alors là, les convulsions ont commencé à devenir violentes, et avec les histoires de couverture, ça a commencé à bouger dans tous les sens. Ce sont alors pointés les outils théoriques analytiques, et ça a commencé à bouger vraiment dans tous les sens, en vertu de ces théories ... dont certaines sont contrariennent, et préconisent d'acheter quand les autres vendent et inversement. On en est au flash trading, quasi délit d'initié, qui s'opère si j'ai compris en observant les ordres de bourses classiques, et en ne maintenant une action amorcée que si celle-ci s'avère profitable, en profitant d'une rapidité d'execution hors norme, liée à la proximité des serveurs informatiques ... ce qui représenterait actuellement dans les 40% en quantité de l'activité de trading total.
La spéculation semble partout, y compris et peut-être beaucoup sur le pétrole, et vouloir la quantifier précisément est utopique.
Il est donc clair qu'elle n'aide pas à la compréhension du marché, d'où ma tendance à l'agressivité sur ceux qui prétendent expliquer des choses par elle.
Mais même si elle est présente et importante, elle ne fait pas le marché, elle le parasite seulement. La spéculation ne peut rien contre une tendance long terme, d'un coté où de l'autre, lié à un différentiel entre production et consommation. Et les principale variations observées à l'intérieur de ces tendances long terme, le sont par des éléments géopolitiques accessibles à tous, en terme de compréhension. c'est seulement à partir des tendances de moyen terme et de court terme que l'on peut, selon moi, envisager des explications reposant principalement sur la spéculation.
Quand ça monte, et que l'EIA dit qu'il y a un déficit de production de 500 000 barils jours, j'invite à observer dabord ce fait avant d'envisager des explications complémentaires, jamais à exclure cependant. Après, chacun croit ce qu'il veut ...