Re: [Nucléaire] Le nucléaire et ses déchets / démantèlement
Publié : 10 juin 2009, 22:05
Jetez un oeil à vos MP.
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Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
http://energie.lexpansion.com/articles/ ... -instant-/USA : Que faire des déchets nucléaires ? Rien pour l’instant !
lundi 22 juin 2009 L 'Expansion
Quatre grands experts américains du nucléaire se sont réunis au MIT de Boston. Pour eux, la question des déchets n’est «pas urgente». Ils conseillent de ne pas stocker définitivement et de ne pas non plus retraiter le combustible usé pour le moment
Un groupe d’experts nucléaires s’est réuni le 18 mai au Massachusets Institute of Technology pour examiner la question du stockage ou du retraitement des déchets nucléaires, que beaucoup considèrent comme le principal obstacle à la relance d’une nouvelle génération de centrales nucléaires aux Etats-Unis.
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A ce sujet, je voudrais rappeler deux, trois points :Nouveau cas de leucémie à proximité des installations nucléaires de Geesthacht
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1649
Accumulation de cas de leucémie infantile
A nouveau, un enfant vient de contracter une leucémie à proximité des installations nucléaires de Geesthacht, près de Hambourg. Selon un communiqué de mars dernier d’un comité de défense local, il s’agit d’une fillette de 9 ans d’Horburg. Cette localité est située dans le district de Lüneburg, à quelque 5,5 kilomètres à vol d’oiseau de la centrale nucléaire de Krümmel (KKK) et du Centre de recherches de Geesthacht (GKSS).
A l’aube du 12 septembre 1986, des témoins ont vu jaillir une flamme chatoyante dans le ciel de Geesthacht, à 30 kilomètres des portes de Hambourg. Depuis, dans les environs des installations nucléaires, on observe un taux de leucémies infantiles beaucoup plus élevé que partout ailleurs. Après qu’on eut constaté en 1990–91 une accumulation de cas de leucémie infantile dans un rayon de 5 kilomètres autour des deux installations nucléaires de Geesthacht, on a dénombré, entre 1990 et 2005, 14 cas alors que la moyenne nationale est de 4.
Ainsi, le risque de leucémie chez les enfants jusqu’à 15 ans était 3,5 fois plus élevée qu’ailleurs: différence significative; taux d’incidence standardisé sur la population mondiale (TIS) = 3,5; intervalle de confiance (IC) à 95% = 0,9–6,2). L’augmentation ne se limite pas au début des années 1990.
Pour la période de 1999 à 2005, elle était encore de 2,7 (TIS = 2,7; IC à 95% = 0,9–6,2). On observe les augmentations de risques les plus importantes chez les enfants jusqu’à 4 ans (TIS = 4,9, IC à 95% = 2,4–9,0) et chez les personnes habitant au sud de l’Elbe (TIS = 7,5; IC à 95% = 2,8–16,4).1
En février 2006, lorsque les statistiques ci-dessus furent disponibles, le Registre allemand des cancers infantiles du Centre hospitalier de l’Université Johannes-Gutenberg de Mayence a annoncé publiquement l’existence d’un 15e cas de cancer infantile dans la région de l’Elbmarsch. Si l’on ajoute à cela un cas observé chez un adolescent et un cas d’anémie aplasique (maladie dont les symptômes sont semblables à ceux de la leucémie) chez un enfant, nous en sommes déjà, avec le cas découvert récemment, au 18e cas.
Dans la zone peu peuplée située dans un rayon de 5 – 10 kilomètres autour des installations nucléaires de Geesthacht, dans les communautés de communes de Bardowick et de Scharnebeck, deux autres cas de leucémie infantile avaient été signalés en 2006, et la même année, à Winsen (un peu à l’extérieur d’un rayon de 10 kilomètres), deux adolescents de 15 ans ont contracté une leucémie ainsi qu’un autre garçon du même âge, 2 ans plus tôt. Les parlements et les gouvernements des länder concernées, la Basse-Saxe et le Schleswig-Holstein, de même que le Bundestag et le gouvernement fédéral se refusent toujours à en tirer les conséquences. •
Source: www.strahlentelex.de
1 W. Hoffmann et al. 2007, Strahlentelex 486–487 du 5/04/07,
www.strahlentelex.de/Stx_07_486_S04.pdf
dans : http://www.usinenouvelle.com/article/de ... nis.N70439« YUCCA EST MORT »
Le projet de stockage des déchets nucléaires à vie longue dans le Nevada est plus que compromis. Derrière l’abandon probable de ce projet, un facteur politique : le sénateur du Nevada, qui a bâti sa campagne sur l’abandon de ce stockage, est le leader du parti démocrate.
« Le projet de Yucca Moutain a été vidé de sa substance », souligne un connaisseur du dossier basé en France : « le budget a été diminué de 60%, 1600 personnes ont été licenciées... L’administration dédiée dispose d’assez de fonds pour instruire le dossier, mais de plus assez pour la suite. Yucca est mort. »
« Si les Etats-Unis se contentent d’un stockage des déchets de haute activité à vie longue (HA-VL) en surface, c’est un très mauvais signal pour toute la planète », estime un professionnel de la gestion des déchets nucléaires.
Reste que l’administration américaine travaille sur une alternative. Les Etats-Unis ont plusieurs fois changé d’avis sur le recyclage du combustible nucléaire : après avoir inauguré des usines de recyclage dans les années 60, ces derniers sont revenus à une politique de stockage direct. Aujourd’hui, le recyclage reprend du galon. « Un nucléaire qui s’inscrit dans la durée c’est un nucléaire qui recycle », commente un observateur. Et comme le souligne un spécialiste : « De toute façon Yucca était trop petit ».
http://www.lexpansion.com/economie/actu ... 95646.htmlComment le recyclage de l'acier disperse de la radioactivité
l' Expansion - 26/08/2009
Fabriqués avec du métal contaminé, des produits de consommation courante - sacs à main, ustensiles de cuisine, boutons d'ascenseur, etc. - sont radioactifs
Ils sont arrivés à quatre dans l'entreprise iséroise. Ce matin d'octobre 2008, dans le hall de Mafelec, les inspecteurs de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) installent leurs outils et procèdent aux premières mesures. Quelques jours plus tôt, les ouvriers de cette fabrique de composants pour ascenseurs apprenaient qu'ils avaient manipulé des métaux radioactifs. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a classé l'incident au niveau 2, du jamais-vu pour une entreprise n'appartenant pas au secteur nucléaire. Au siège du sous-traitant d'Otis, à qui les boutons d'ascenseur étaient destinés, c'est la stupeur. Plusieurs sites français avaient déjà été livrés, obligeant l'entreprise à récupérer ses lots suspects.
L'affaire n'est pas un cas isolé, loin s'en faut. Boucles de sacs à main aux Pays-Bas, instruments de musique en Belgique, ustensiles de cuisine aux Etats-Unis, articles de quincaillerie en Allemagne, produits métalliques en Italie : les alertes à la radioactivité portant sur des biens de consommation se sont multipliées ces dernières années. D'où vient cette radioactivité ? Comment se retrouve-t-elle dans des produits qu'on achète au supermarché ? En cause, du métal fabriqué dans des aciéries indiennes ou chinoises à partir de ferrailles contaminées au cobalt 60, au césium 137 ou au radium.
La lutte pour la protection de l'environnement n'a pas que des vertus. La moitié de l'acier produit dans le monde est fabriqué à partir de métaux recyclés. Carcasses de voitures, électroménager, emballages métalliques, déchets électroniques, rien ne se perd, tout se récupère. A l'exception de certaines machines industrielles et médicales qui contiennent des sources radioactives scellées et font l'objet d'un retraitement à part. Normalement, les autorités nucléaires les suivent à la trace, mais il arrive qu'elles soient abandonnées par erreur dans des déchetteries, ou récupérées par des ferrailleurs peu scrupuleux, notamment lorsque des usines mettent la clef sous la porte.
« Des lots de métaux radioactifs, on en trouve tous les ans, explique Didier Louvat, responsable du programme de gestion des déchets radioactifs à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Souvent, la contamination vient d'appareils de mesure, de dispositifs d'imagerie médicale, mais aussi d'équipements provenant d'installations pétrolières. Par exemple, des tuyaux dans lesquels s'est déposé du radium. » Ces trois dernières années, 150 alertes à la ferraille radioactive ont ainsi été enregistrées par l'AIEA.
Des tonnes de rouleaux d'acier contaminé
Si ces sources sont accidentellement fondues dans les hauts-fourneaux, c'est la catastrophe. Des tonnes de rouleaux d'acier contaminé partent alors dans les usines, où elles sont transformées en montres, en téléphones, en ustensiles de cuisine... « Les douanes belges interceptent régulièrement des barres d'acier contaminé en provenance d'Inde. On a découvert une fois qu'elles allaient être utilisées dans l'industrie agroalimentaire pour trier et conditionner des aliments ! Nous sommes arrivés juste à temps », raconte André Poffijn, inspecteur à l'agence fédérale belge de sûreté nucléaire.
Que découvrirait-on en faisant ses courses avec un compteur Geiger sous le bras ? Les objets radioactifs retrouvés ces dernières années n'avaient pas été contrôlés avant d'être mis dans les linéaires. Quand ils sont interceptés, c'est souvent de manière fortuite, comme ces montres dont le bracelet était radioactif, en vente au début des années 2000 dans les hypermarchés Carrefour, et découvertes après qu'un salarié d'une centrale nucléaire eut fait sonner un portique de détection, à l'entrée du site. Le 6 février 2007, à l'institut Laue-Langevin de Grenoble, c'est un sac à main acheté au Royaume-Uni qui déclenche l'alerte des capteurs. Faisait-il partie du lot de sacs contaminés au cobalt découvert quelques semaines plus tôt par les douanes néerlandaises à Rotterdam ? C'est vraisemblable.
Certes, ces alertes n'ont pas eu d'effets néfastes sur la santé humaine. Les doses reçues ont été faibles, et les durées d'exposition, très courtes (lire page 45). Mais elles suscitent des doutes sur la façon dont les citoyens sont protégés contre cette radioactivité « industrielle ». « Le risque de voir un jour des produits importés comporter des doses plus importantes est loin d'être nul », dit-on à l'ASN. Encore faudrait-il les chercher. Pour l'heure, cela ne rentre pas dans les contrôles de routine effectués par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
"provenant d'un générateur de rayonnement pour un ancien projet agricole"Evacuation de déchets nucléaires au Liban
LEMONDE.FR avec AFP | 11.09.09
L'AIEA a fait évacuer du Liban vers la Russie des matériaux radioactifs mortels, du Cobalt-60, pour éviter qu'ils ne tombent entre de mauvaises mains. Les 36 sources de Cobalt-60, provenant d'un générateur de rayonnement pour un ancien projet agricole, suffisamment radioactives pour tuer chacune une personne en quelques minutes, sont arrivées en Russie le 30 août et sont désormais stockées en sûreté, précise l'Agence internationale pour l'énergie atomique dans un communiqué.
"Etant donné la situation politique au Moyen-Orient et en particulier au Liban, nous avons considéré que cette source [radioactive] était vulnérable. Si elle avait été volée, des vies humaines auraient pu être menacées", a souligné Robin Heard, un spécialiste de l'AIEA qui a supervisé la mission. En réalité, ce cobalt devait être évacué depuis plus de trois ans. "Juste après notre première mission de recherche au Liban en 2006, les Israéliens ont bombardé l'aéroport. Donc il était impossible d'évacuer par avion les matériaux à ce moment. Il y a eu une longue période pendant laquelle nous avons attendu que les choses se stabilisent au Liban", a expliqué M. Heard.
Le déplacement en sûreté du cobalt "est une très bonne chose pour le Liban et la sécurité nucléaire dans le monde", s'est réjouie Muzna Assi, chef du management des déchets radioactifs à la commission libanaise de l'énergie atomique. "Aucune fuite radioactive n'a été enregistrée" du générateur en question, a indiqué de son côté le président de la commission libanaise de l'énergie atomique, Bilal Nsouli. D'autres matériaux de ce genre, présents notamment dans les hôpitaux et les usines, doivent encore être évacués du pays.
C'est vraisemblable. Ils ne donnent pas les activités des sources en question. Mais les projets que j'ai eu à connaître (en France) étaient des sources planes de 2millions de curies chacune. La ça vous grille un type en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Mais déjà rien qu'avec des sources de 50 curies l'issue est fatale en peu de temps. Il y a eu d'ailleurs des cas de suicides d'employés qui n'avaient pas trouvé mieux que ce moyen, le dernier il y a 5 ou 6 ans en Belgiqueenergy_isere a écrit :"provenant d'un générateur de rayonnement pour un ancien projet agricole"
peut on penser qu 'il s' agissait de faire de l' irradiation des aliments pour la conservation ?
J' avais été à une conf de la CRIIRAD au sujet de l' rradiation des aliments, et c' était justement au Cobalt-60.
C' était au Brésil en 1987.krolik a écrit : .....
C'est avec une source de 10 curies à Goyana ( au Chili, je ne sais plus, mais en amérique du sud sûr) d'iridium192 il y avait eu 7 morts une dizaine de blessés, et des centaines de m3 de terre à déplacer dans la mesure où la source avait été ouverte avec un ouvre boite après avoir traîné dans les poches de gamins, puis dans le buffet d'une cuisine..Rechercher la thèse CNAM de Corinne Guertzon sur le sujet.....
Merci d'avoir retrouvé l'historique de cette pitoyable et dramatique affaire.energy_isere a écrit : C' était au Brésil en 1987.
L' histoire est racontée dans le Wikipedia Anglais ici : "Goiânia accident"
http://en.wikipedia.org/wiki/Goi%C3%A2nia_accident
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-mon ... 67030.htmlDÉCHETS : LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE
Réalisateur : Eric Guéret
Auteurs : Laure Noualhat et Eric Guéret
Avec la participation de Michèle Rivasi et Jean-Luc Thierry
Production : ARTE France, Bonne pioche, en association avec Sundance Channel
France (2009, 97’ mn)
DÉCHETS, LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE Mardi 13 octobre 2009 ARTE - 20h45
Un film qui lève le voile sur un sujet où la désinformation prévaut, avec la participation du laboratoire de la CRIIRAD.
Les déchets radioactifs apparaissent comme le talon d’Achille du nucléaire, son « pire cauchemar ». Le film de Laure Noualhat et Eric Guéret nous entraîne dans une enquête internationale, des fûts radioactifs immergés au large des côtes françaises au site contaminé de fabrication des bombes américaines de Hanford, des villages touchés par la première catastrophe nucléaire russe de Mayak à l’usine de retraitement de La Hague en passant par le site d’enfouissement des déchets de Bure…
Le laboratoire de la CRIIRAD a accompagné l’équipe du film pour assurer la coordination scientifique, effectuer des mesures et des prélèvements et interpréter les résultats d’analyses.
INTERVIEW DES AUTEURS
Pour découvrir l’interview des auteurs, Eric Guéret et Laure Noualhat, qui racontent la genèse du film, et l’importance de la contribution de la CRIIRAD :
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/2770704.html
Rendez-vous le mardi 13 octobre à 20h45 sur Arte.
N’hésitez pas à transmettre l’information autour de vous
A noter :
Si vous ratez la diffusion ou souhaitez revoir le film, le DVD sera mis en vente par la CRIIRAD à partir du 6 octobre au prix de 15 Euros (+2,50 euros de frais de port) .
Egalement disponible à partir du 8 octobre, le livre de la journaliste Laure Noualhat : « Déchets, le cauchemar du nucléaire »
Très amicalement,
L’équipe de la CRIIRAD
Eric Guéret et Laure Noualhat étaient ce matin sur France Inter vers 10h30 pour parler de l' émission ARTE de mardi prochain.krolik a écrit : DÉCHETS, LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE Mardi 13 octobre 2009 ARTE - 20h45
....., Eric Guéret et Laure Noualhat,