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Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 11 oct. 2016, 19:37
par rico
l'effondrement sociétal lié à une chute des productions de pétrole, n'est jamais arrivé, et n'arrivera pas.
Il est en cours, progressif, irréversible. On a éventuellement pu se tromper il y a quelques années sur la nature de cet effondrement qu'on pensait être "brutal et rapide" . Pour le moment il se fait "lentement" mais rien ne permet d'écarter l'hypothèse que cet effondrement intègre une phase finale "brutale et rapide" (le doute n'est plus vraiment permi). L'élément déclencheur n'est pas encore connu mais il semble se trouver davantage du côté des banques (entre autre).
(mobar et sa famille ont (encore) du boulot un canapé et à bouffer, il ne se rend compte de rien, ou ne veut pas voir...)
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 11 oct. 2016, 20:43
par matthieu25
Mobar doit faire partie de l'élite. Il s' en fiche du pic . C'est pour ça que les politiques ne le voient pas.
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 12 oct. 2016, 11:36
par tita
Là, je ne suis plus trop. Comment peut-on décréter qu'une production (pétrole conventionnel) a piqué alors qu'elle est plus importante 10 ans après? La plupart des gains dans le pétrole conventionnel vient de champs mis en production durant les 10 dernières années. Les nouvelles méthodes d'extraction ne datent pas d'hier, et on n'a pas doublé en 10 ans les réserves de pétrole conventionnel. Certes, le pétrole non conventionnel représente la grosse part des gains en production. Mais c'est aussi parce qu'il n'y a pas eu de déplétion du conventionnel.
Surtout que pendant la période ou le baril était dans la zone des 100 $/bl, tous les acteurs qui comptent se sont refait la cerise, si demain le brut venait à manquer, les prix remonteront et la remise en production d'anciens gisements avec les nouvelles technologies d'extraction permettront de satisfaire le marché en garantissant une marge aux producteurs
Bah oui, c'est le cycle choc/contre-choc qui s'est produit 2 fois dans les 40 dernières années, et qui va se reproduire avec son lot d'apôtre de la fin du monde (qui existait déjà en 1979).
Et non, j'attends pas le peak oil ou le catastrophisme potentiel qui peut en découler. Je suis juste curieux d'observer l'évolution de cette ressource qui reste à mon avis au coeur de notre système économique. Je ne me satisfais juste pas d'idées reçues ou dogmatique.
Selon vous, le pic c'est du passé et a juste provoqué de nouveaux flots de pétrole, plus qu'on en aura vraiment besoin. Dans un sens, c'est juste. Le "peak oil" tel que présenté par les catastrophistes de tout poil et prédisant la fin du monde à une date précise ne s'est pas produit, et est derrière nous.
Pour moi, je vois la déplétion comme un problème constant depuis 40 ans, avec sa dynamique de mise en production de nouvelles réserves pour maintenir et augmenter la production et satisfaire une demande liée à la croissance. Et cette dynamique ne s'est pas arrêtée en 2005.
Les 10 Mbl/j que nous consommons en plus c'est du non conventionnel + du conventionnel que l'on extrait avec de nouvelles méthodes
Pas seulement. C'est aussi quelques Mb/j de production de champs découvert 20 à 40 ans auparavant, et exploité récemment, de l'offshore profond et évidemment le développement de découvertes plus récentes (comme les champs antésalifères du Brésil). Ces nouvelles production sont plus importantes que tout le non-conventionnel. Ce n'est pas parce qu'elles ont tout juste réussi à remplacer d'autres champs en déplétion qu'elle n'ont pas d'impact sur la production globale.
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 12 oct. 2016, 12:58
par mobar
tita a écrit :
Les 10 Mbl/j que nous consommons en plus c'est du non conventionnel + du conventionnel que l'on extrait avec de nouvelles méthodes
Pas seulement. C'est aussi quelques Mb/j de production de champs découvert 20 à 40 ans auparavant, et exploité récemment, de l'offshore profond et évidemment le développement de découvertes plus récentes (comme les champs antésalifères du Brésil). Ces nouvelles production sont plus importantes que tout le non-conventionnel. Ce n'est pas parce qu'elles ont tout juste réussi à remplacer d'autres champs en déplétion qu'elle n'ont pas d'impact sur la production globale.
On est bien d'accord sur le fonds, toutes les projections sont biaisées
Il est impossible de savoir :
- quelles sont les quantités déjà découvertes et passées sous silence en attendant le moment propice pour être exploitées
- ce qu'il reste à découvrir ou à exploiter dans les champs jugés hier non-rentables
- qu'elle est la part des réserves réellement extractibles avec les évolutions futures des technologies
- le poids que prendront les non-conventionnels au sens large demain (schistes, extra lourds, off shore profond, CtL, GtL, Btl, hydrates de gaz ...)
La déplétion a commencé avec l'extraction du premier baril et se terminera avec l'extraction du dernier, qui signera aussi le remplacement de l'huile de pierre par ses successeurs
Le roi n'est pas encore mort, il sera toujours temps quand il le sera d'annoncer : que vivent les rois
Il risquent fort d'être plusieurs à se partager le gâteau qui aura surement considérablement grossi
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 12 oct. 2016, 13:52
par EPE_bel
kercoz a écrit :Tu fais donc partie ( pour l' instant), de ceux qui ont un boulot, et tes enfants aussi. Tu peux encore aller te tremper le cul dans l' eau tiède pour pas cher, quoique le nb de plages accessibles et non minées se réduisent....Pas d' effondrement sociétal?
La maitrise de la demande ' énergie ne se fait pas forcément par une réduction de l' offre à chacun ou une augmentation du kw, elle se fait de façon évidente depuis peu , par une réduction du nombre d'accédants ....
La maîtrise de la demande de beaucoup d'autres choses en fait. On s'est focalisé sur le pétrole et les hydrocarbures comme un symbole de ce qui pourrait manquer en premier et finalement il y a des éléments pour douter que ce sera le cas. Ce pourrait être le zinc, le cuivre, les terres fertiles, l'eau potable ou que sais-je... Mais que la croissance démographique mondiale couplée à la raréfaction des ressources soit la source de tensions croissantes c'est une évidence.
Et je suis d'accord avec toi que la maîtrise de la demande sera un rapport de force. Ceux qui détiennent les pouvoirs (financiers, politiques, militaires... ) et les ressources n'ont aucune intention de se restreindre et de partager le gâteau en parts de plus en plus petites avec des hordes de misérables. Et tout sera fait par la caste des puissants pour encourager les moins misérables à taper sur les plus misérables. La libération de la parole raciste et la résistance aux migrations participe à cette évolution. Qu'elle crève la charogne, on ne va pas les laisser ronger sur qu'il reste sur l'os!
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 28 oct. 2016, 08:05
par GillesH38
sur le site de l'AIE (
https://www.iea.org/oilmarketreport/omrpublic/ , sélectionner "world oil supply" ), la production trimestrielle a baissé pour le 3e trimestre consécutif. Très certainement un effet de la baisse des cours qui a découragé des producteurs. Reste à voir si une hausse des cours ne va pas alors décourager des consommateurs ...
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 28 oct. 2016, 11:51
par tita
GillesH38 a écrit :la production trimestrielle a baissé pour le 3e trimestre consécutif. Très certainement un effet de la baisse des cours qui a découragé des producteurs. Reste à voir si une hausse des cours ne va pas alors décourager des consommateurs ...
Je vois une baisse sur deux trimestres (Q1 et Q2 2016), pas trois. Et dans les "highlights", ils ont l'air de dire que la production globale est à 97.2Mbp/d en septembre, ce qui sous-entend qu'elle est plus haute qu'au Q2.
On reste cependant en-dessous de la production 2015. Et on est pratiquement à l'équilibre entre demande et offre. Difficile cependant de tirer des conclusions sur ce qui va se passer par la suite.
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 28 oct. 2016, 13:06
par GillesH38
Effectivement sur la table plus détaillée ici :
https://www.iea.org/media/omrreports/ta ... -10-11.pdf
ils annoncent une remontée à 97.1 Mb/j au Q3 2016. Qui reste néanmoins inférieur au Q3 2015 à 97.4 qui reste le record à ce jour. Comme tu dis il est un peu tôt pour en tirer des conclusions prématurées ...
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 28 oct. 2016, 13:15
par mobar
tita a écrit :
Je vois une baisse sur deux trimestres (Q1 et Q2 2016), pas trois. Et dans les "highlights", ils ont l'air de dire que la production globale est à 97.2Mbp/d en septembre, ce qui sous-entend qu'elle est plus haute qu'au Q2.
On reste cependant en-dessous de la production 2015. Et on est pratiquement à l'équilibre entre demande et offre. Difficile cependant de tirer des conclusions sur ce qui va se passer par la suite.
Le niveau de production est le résultat plusieurs facteurs :
- d'abord le niveau de la demande, elle même résultant de plusieurs variables (prix, cout d'opportunité/alternatives, besoin instantané ...)
- ensuite les disponibilités instantanées (les capacités de production directement disponibles, le niveau des stocks, réserves stratégiques, flottants ...)
- les dynamiques économiques des pays consommateurs (croissance, stagnation, déclin)
- les situations sociales et politiques des pays producteurs (paix/guerre, tension/calme ...)
- ... les impondérables aux conséquences imprévisibles (révolution, krach financier, méga volcan, giga pandémie ...)
vouloir prévoir l'avenir est un fantasme vieux comme l'humanité, tous ceux qui s'y sont essayés ont échoué.
Que se soit pour le PO ou le RC, les mêmes méthodes produisent les mêmes résultats ... foireux. Pour les résultats du PO on les a vus, nos enfants verront ceux des prévisions climatiques dans 50 ans ... lorsque tous les prophètes seront clamsés et ils pourront même pas leur botter le cul!
La seule voie pour vivre heureux sans se prendre le choux est de faire ce que l'on sent comme juste et d'envoyer se faire voir les prophètes
De toute façon les prévisions seront toujours à coté de la plaque
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 28 oct. 2016, 13:17
par Raminagrobis
A court terme je n'en crois rien. A moins d'un gros pépin (guerre dans le golfe, effondrement du venezuela ou du nigéria), le marché va rester en situation de suroffre jusqu'en 2020 je pense.
En effet, la demande reste atone, elle continue à se tasser dans les vieux pays développés, tandis que sa croissance en Chine ralentit. Il n'y a plus que l'Inde et quelques autres pays d'Asie comme le Vietnam pour porter la demande.
Et pendant ce temps, l'offre se porte bien, merci pour elle. Certes il y a des déclins aux US, Chine, Inde, Colombie, Mexique, Europe... Mais la production mondiale va bien augmenter!
On a deux super géants qui vont arriver : Kashagan (enfin), et Libra au large du brésil : chacun amènera plus d'un Mb/j supplémentaire.
On peut aussi attendre une normalisation de la situation en Libye et un rétablissement de sa production de pétrole normale : encore un million de barrils/jour.
La Koweit a aussi l'objectif de passer de 3 a 4 Mb/j, encore un Mb/j de plus.
L'Iran et l'Iraq ont encore un peu de potentiel pour augmenter leur production. La Russie se porte bien aussi.
Jusqu'en 2020 je m'attend à un marché du pétrole nourri au gavoir. En revanche, vers 2020 la situation devrait basculer, car la baisse des investissements et la chute des découvertes récentes se répercuteront dans la production.
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 28 oct. 2016, 13:26
par GillesH38
Raminagrobis a écrit :A court terme je n'en crois rien. A moins d'un gros pépin (guerre dans le golfe, effondrement du venezuela ou du nigéria), le marché va rester en situation de suroffre jusqu'en 2020 je pense.
ça m'étonnerait que tu puisses rester 5 ans en suroffre, où est ce que tu les mettrais ? à moins que tu ne parles de surcapacité de production, ce qui n'est pas la même chose ...
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 28 oct. 2016, 17:17
par mobar
Raminagrobis a écrit :A court terme je n'en crois rien. A moins d'un gros pépin (guerre dans le golfe, effondrement du venezuela ou du nigéria), le marché va rester en situation de suroffre jusqu'en 2020 je pense.
En effet, la demande reste atone, elle continue à se tasser dans les vieux pays développés, tandis que sa croissance en Chine ralentit. Il n'y a plus que l'Inde et quelques autres pays d'Asie comme le Vietnam pour porter la demande.
Et pendant ce temps, l'offre se porte bien, merci pour elle. Certes il y a des déclins aux US, Chine, Inde, Colombie, Mexique, Europe... Mais la production mondiale va bien augmenter!
On a deux super géants qui vont arriver : Kashagan (enfin), et Libra au large du brésil : chacun amènera plus d'un Mb/j supplémentaire.
On peut aussi attendre une normalisation de la situation en Libye et un rétablissement de sa production de pétrole normale : encore un million de barrils/jour.
La Koweit a aussi l'objectif de passer de 3 a 4 Mb/j, encore un Mb/j de plus.
L'Iran et l'Iraq ont encore un peu de potentiel pour augmenter leur production. La Russie se porte bien aussi.
Jusqu'en 2020 je m'attend à un marché du pétrole nourri au gavoir. En revanche, vers 2020 la situation devrait basculer, car la baisse des investissements et la chute des découvertes récentes se répercuteront dans la production.
L'offre est toujours égale à la demande à +/- 500 000 baril/jour près. Il ne peut y avoir d'écart important qui ne se traduise par une explosion ou un effondrement du prix!
Pour que l'offre continue à augmenter, il faut que les nouvelles productions dégagent des profits (en dehors de la rente qu'elles génèrent pour les producteurs historiques) et qu'une demande correspondante existe, sinon le prix baissera et même les producteurs ayant des couts d'extraction bas verront leurs marges s'effondrer.
Le fait que la demande soit stagnante voire en déclin dans certaines économies ne plaide pas pour une augmentation de l'offre des non conventionnels à plus de 30 $/baril
En situation de stagnation de la demande, il suffit au gros producteurs de jouer sur le robinet, de quelques centaines de milliers de barils par jour, pour ajuster le prix du baril à un niveau qui rend la mise en production de nouveaux gisements inintéressante
Avec les budgets militaires à boucler par la Russie, l'Arabie, les Etats Unis il parait peu probable que l'abondance soit le lot demain. On disposera de qu'il est nécessaire pour que les guerriers continuent à financer les guerres en Irak, en Syrie, au Yémen ... à un prix ne permettant pas aux nouveaux entrants de financer de nouvelles exploitations.
Les seules choses qui permettraient de voir le pétrole couler à flots et les prix s'effondrer ce serait une baisse conséquente de la demande, les découvertes de gisements importants à bas cout d'exploitation ou une technologie de rupture permettant de produire des barils à 5$, comme dans les années 60
Faut pas rêver, c'est pas pour tout de suite
Maintenant, les émirs ne sont pas à l'abri que le pétrole soit supplanté d'ici 10 ou 15 ans par une nouvelle techno qui leur fasse fermer les puits et les renvoient sur leurs chameaux!
Ricardo a théorisé tout ça il y a bientôt deux siècles
https://fr.wikipedia.org/wiki/Des_princ ... imp%C3%B4t
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 29 oct. 2016, 12:05
par tita
La demande reste atone... Bon, elle progresse quand même de plus d'1Mb/j par an. Sur le site de l'IEA, on la voit même passer de 93Mb/j (Q3 2013) à 97Mb/j (Q3 2016), 4Mb/j en 3 ans. Personne ne prévoit qu'elle stagne à 97Mb/j dans les prochaines années. La production est passée de 95.6Mb/j au début de la chute des prix (Q4 2014) à 97Mb/j actuellement. Soit 1.4Mb/j en 2 ans. Et ceci alors que l'OPEP a boosté sa production (+2Mb/j sur la même période, production record de tous les temps), de même que la Russie (+0.5Mb/j).
Finalement, la surproduction s'est largement réduite. Difficile de savoir ce que la suite des événements nous réserve. Les producteurs ont eu les moyens de dépenser des centaines de milliards de $ dans des projets entre 2010 et 2015, qui arrivent gentiment sur les marchés. Mais si on se réfère aux "prédictions" des agences officielles (eia, iae), la capacité de production doit augmenter de 1Mb/j par an pour satisfaire la demande. Si tout va bien, on va se retrouver à 100Mb/j en 2020...
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 29 oct. 2016, 16:07
par mobar
tita a écrit :
Personne ne prévoit qu'elle stagne à 97Mb/j dans les prochaines années. La production est passée de 95.6Mb/j au début de la chute des prix (Q4 2014) à 97Mb/j actuellement. Soit 1.4Mb/j en 2 ans. Et ceci alors que l'OPEP a boosté sa production (+2Mb/j sur la même période, production record de tous les temps), de même que la Russie (+0.5Mb/j).
Finalement, la surproduction s'est largement réduite. Difficile de savoir ce que la suite des événements nous réserve. Les producteurs ont eu les moyens de dépenser des centaines de milliards de $ dans des projets entre 2010 et 2015, qui arrivent gentiment sur les marchés. Mais si on se réfère aux "prédictions" des agences officielles (eia, iae), la capacité de production doit augmenter de 1Mb/j par an pour satisfaire la demande. Si tout va bien, on va se retrouver à 100Mb/j en 2020...
La demande augmentera de 1 Mb/j ... si le prix reste bas
Et le prix ne restera bas que si les nouvelles capacité de production sont suffisamment rentables avec un baril à 50$
Sinon, le prix de toute l'offre s'alignera sur le prix de ces nouvelles capacités de production, aux différences de qualité près, et la demande se contractera, ce qui amènera un ajustement de l'offre avec la fermeture des exploitations dont le cout est supérieur au nouveau prix du marché.
Seule la généralisation des méthodes d'exploitation optimisée peut permettre une telle réactivité ... pas sur que tout le monde y soit prêt, surtout si ça ne doit pas générer de profit supplémentaire
Re: Le Peak Oil, encore loin ?
Publié : 29 oct. 2016, 16:13
par hyperion