DominiqueBoscher a écrit :mais à te lire, je me dis qu'on s'en sortira pas... Il y a des problèmes qui me semblent être sans solutions universelles et consensuelles...
Ce qui te fait douter, c'est que je démontre que le monde a une "cohérence" basée sur des rapports de force extrêmement forts et en désavantage pour les citoyens de ce monde. Le système est verrouillé. Les lobbies (pétrolier, chimique et de l'armement) ne sont pas prêt à laisser échapper le "pouvoir" qu'ils nous pris.
C'est le constat que j'ai fait en creusant assez profondément des systèmes comme la francafrique (non exclusif à la France/Afrique), système globalisant.
DominiqueBoscher a écrit :
Je serais curieux de voir quelle serait, selon ton point de vue et d'après ton analyse, les solutions concrètes à mettre en oeuvre...
Tu sais que je ne tape pas fort sur Royal. Mais je doute cependant qu'elle puisse révolutionner la France. Bayrou, je pense qu'il n'a pas non plus la carrure (et trop lié à la FNSEA).
Il nous faut 3 choses :
- une femme ou un homme providentiel (un peu comme De Gaulle pendant l'occupation),
- une "résistance" citoyenne (demandant un sacré niveau sociétal),
- une alliance des forces démocratiques (de la LCR à l'UDF avec les gaullistes de l'UMP).
(j'exclu LO qui sont à mon avis sectaire, les néo libéraux qui sont pour une dictature ultra capitaliste et impérialiste et le FN qui est anti parlementaire).
En bref, une révolution citoyenne, pacifique et responsable.
La France peut renverser sa vapeur. Et j'en attends un effet positif sur l'Europe et le monde. En effet, depuis que la France n'est plus le moteur de l'Europe (Chirac a toujours été anti européen), l'Europe ne marche plus, et les français n'ont plus aucune confiance aux instances européennes. Il faut reprendre sa place.
Enfin, la politique africaine de la France est un verrou pour l'Afrique. Nous pouvons casser le système francafrique (nous en avons le pouvoir) et y substituer une coopération poussant un co développement respectueux des peuples africains (ils n'attendent que cela). Je peux vous dire que nous avons tout à gagner à ce type de rapport respectueux.
Il faut aider l'Afrique a se protéger de la démographie galopante et travailler avec les femmes africaines à leur indépendance sociétale (contraception, micro crédit, école, etc...). On répondra ainsi à l'immigration climatique et dû à leur pauvreté.
Annuler leur dette et ne plus vendre d'arme autre que de "défense".
Ne plus soutenir les dictateurs, et protéger les démocrates (voire ne plus assassiner les démocrates ex : 50 morts pendant le présidentielle de Giscard).
Bref :
- balayer devant notre porte,
- déverrouiller la France,
- déverrouiller l'Afrique (sans sortir du jeu : occuper le terrain démocratique)
- Rebondir sur l'Europe,
- Faire notre transition énergétique sur les énergies renouvelables (augmenter n'autre indépendance énergétique qui n'est qu'une façade : l'uranium est 100% importé).
En quelques mots, se rapprocher des vertueux pays scandinaves.
L'Europe est à l'avant garde des pays prêt à faire leur transition énergétique. Si la France s'y met sérieusement, il va y avoir un effet boule de neige. En effet, la France peut prendre des mesures dures avec les camions qui la traversent. Elle peut donc forcer les autres pays à commencer aussi leur transition au niveau du transport.
Je pense que 2007 est un tournant pour notre avenir commun. Le président qui aura le courage de faire une mini révolution démocratique pourra être un déclencher. Rappelons que les USA ont de grande chance d'élire un démocrate en 2008, bien plus proche de notre vision multilatérale. Je crois que le monde va changer très positivement d'ici 2 ans. Mais il faut les bons à la tête des Etats et un soutien citoyen présent sur le terrain.
De toute façon, nous sommes devant le mur :
- démographique,
- énergétique (PO, gaz, ...),
- limitatif (RC, extinction de masse, baisse des réserves alimentaires, etc...)
- guerrier (le moyen orient n'a jamais eu autant de guerre énergétique et territorial)
Si nous n'occupons pas le terrain, nous, citoyens, dans 15 ans, nous ne serons plus là pour en parler : les démocraties seront sacrifiées sur le totem de la "croissance infinie".