nemo a écrit :Par exemple dans une certaine mesure le point de vue sur la monnaie d'AJH est révolutionnaire.
Ce soir ou jamais invite assez régulièrement Paul Aries.
Cette fois ci, il avait 2 opposants, Nicolas Baverez en économiste néolibéral pur jus (droit dans ses bottes), et vous allez rire, Claude Allègre (qui sent le vent tourner, et en profite pour commencer à enlever son veston).
Cependant, une chose m'a fait tilt.
A un moment donné (cela vaudra le coup de trouver l'extrait sur Dailymotion), il a demandé au PS (en profinant du précieux direct qui lui était offert) que ce dernier laisse la possibilité aux expérimentations alternatives de s'exprimer, et de tester des organisations alternatives (au capitalisme). Il brandissait une monnaie locale à la télé.
En fait, par son appel (
(vers 51 min)), je viens enfin de trouver le meilleur argument pour le vote "utile" au second tour, pour le candidat probablement PS : certes, le PS n'est pas en rupture avec le système capitaliste. Je ne parle pas de la libre entreprise.
Cependant, Paul Ariès est radical, pragmatique, et intelligent. Les élections se gagnent avec des machines à voter (les gros partis). Il attend donc de la gauche (rose pale) juste ceci : aux gens de trouver tout simplement le projet alternatif, mais avec un Etat qui ne tient pas une posture cohercitive, comme le fait actuellement la majorité (en porsuivant dans les écoles les étudiants étrangers).
Et là, j'avoue que c'est percutant. Il fait ainsi une synthèse entre les libertaires et les anarchistes : un espace et un système de lois adaptatifs et un Etat qui accompagnent la transition, entre le système qui meurt et celui qui va naitre.
Un Etat et une administration intelligente et non conservatrice.
Si on peut dresser un bilan du néoconservatisme de Chirac puis de Sarkozy, c'est qu'il est à contrecourant : doublement de la dette en 10 ans. Pour moi, le bilan est sans appel.
Le problème, c'est que le prochain gouvernement se doit d'accompagner et de stimuler le monde qui vient, pour l'accoucher. Ca urge et c'est déjà plié.
Et Paul Ariès, en bonne intelligence, en appelle à la raison.
Laisser s'exprimer les prochaines tentatives de bricolages sociétaux, en encadrant par la loi la transition, mais en laissant aussi faire son peuple.
Il n'y a pas de scénario : seul existe celui que nous allons écrire ensemble.
La seule certitude : l'ancien se meurt et cela se voit.