Re: [se loger] Où habiterez-vous après le Peak Oil ?
Publié : 24 sept. 2008, 19:25
Je pense que pour se déterminer il convient de réunir plusieurs paramètres. Mais avant celà, encore faut il déterminer un scenario plausible. Pour ma part j'en dégage 3, qui correspondent à différents niveaux de crise. Pas forcemment progressif d'ailleurs, le pire pouvant survenir d'un coup, ni à sens unique, la situation pouvant s'améliorer au fil du temps :
Stade 1 : Nous sommes en recession économique grave (crise des matières premières, du pétrole, de l'agriculture, de la finance etc.). Celà correspond à une lente dérive du système actuelle cherchant à enrichir des millions d'individus dans un espace toujours aussi limité : la Terre. Les prix augmentent, ainsi que le chômage et l'insécurité. Et je ne parle pas du pouvoir d'achat. Nous sommes dans une décroissance "négative" (comme dirait l'autre) ou "non choisie". Dans les pays pauvres, la famine s'installe à cause des agrocarburants, de l'érosion, de la sécheresse etc. , provoquant un important flux migratoire.
Options de survie :
1) Vivre en ville pour acceder aux emplois. A condition d'avoir un métier indispensable (médecin, agent de sécurité etc.). Mais aussi d'acceder aux transports en commun, chauffage moins cher etc.
2) Vivre à la campagne et atteindre l'autonomie alimentaire et énergétique (panneaux solaires par exemple, possibles n'importe ou en France). Dépendre le moins possible de l'économie mais en restant dans le système.
Bilan : C'est presque le scenario idéal. L'aggravation de la situation pousse les gouvernements et l'opinion publique à investir massivement dans les énergies renouvelables. La recession économique donne aussi du temps pour attenuer l'impact du réchauffement climatique.
Stade 2 : Dégradation des relations internationales, éventuellement jusqu'à la guerre (Iran ? Russie ? Chine ?). Très certainement des interventions pour "sécuriser" les approvisionnements en pétrole (et toutes énergies), de type Irak, Tchétchénie ou Darfour. Cette instabilité générale entraine l'effondrement des échanges internationaux, la chute des bourses mondiales et des replis protectionistes et autarciques. Nous entrons en mode "économies de guerre", de type deuxième guerre mondiale, avec rationnement alimentaire et pétrolier. La nourriture devient un problème mais aussi la production industrielle, tout ayant été délocalisé et les matières premières étant difficiles d'accès (pas seulement physiquement mais par la déterioration des systèmes financiers).
Cette pénurie entraine le développement d'un marché noir, des émeutes sociales géantes et des gangs. Le gouvernement perd le contrôle de certains secteurs. La peur mène à un état autoritaire ou dictatorial, loi martiale ou couvre-feu selon les cas et les secteurs. Les centrales nucléaires fonctionnent encore et l'on recours au charbon massivement.
Options de survie :
1) Rejoindre les services de sécurité
2) Vivre loin des villes. Autonomie alimentaire et énergétique. Eventuellement produire son agro-diesel à base d'huiles végétales. Vendre sur le marché noir, coopérer avec les autorités. S'armer et se fortifier, se réunir en collectivités villageoises ou familiales.
Bilan : C'est le pire scenario. Le système tient bon malgré tout, mais vire à la dictature et à la guerre. L'utilisation du charbon mène à un cataclysme climatique irreversible une génération plus tard. Aucune transition économique vers un modèle durable n'est possible étant donné les pressions économiques liées à la survie immédiate.
Stade 3 : Anarchie. Faute d'approvisionnements et d'organisation politique adaptée ( insurrection, invasion, coups d'états à répétition etc.), le pays sombre dans l'anarchie. Les véhicules ne roulent plus ou peu. L'agriculture intensive ne laisse que des terres stériles ou plus personne ne peut rien faire pousser faute de culture "bio" et de temps pour reconstituer les sols.
Des hordes à la Mad Max plus ou moins organisées sillonent le pays, pratiquant pillages, meurtres, esclavage etc.
La population mondiale chute, en particulier dans les grands centres urbains. Suicides en masse...
Options de survie :
1) Rejoindre une horde
2) S'éloigner des zones habitées...très loin. Vivre caché au sein d'une communauté d'au moins 100 individus. Autosuffisance totale (nrj, alimentation , transports, habitation, médecine etc.). Prévoir des chevaux (plutôt que des vaches).
Dans ce scenario je préconise d'aller carrément s'installer hors de France dans des zones très isolées. L'Australie me semble une destination fiable pour de nombreuses raisons que je pourrais éventuellement développer plus tard. Mais aussi : Iles du Pacifique (montagneuses), Amazonie, grand nord canadien ou sibérien (si on aime le froid...).
Bilan : Scenario mitigé. D'une part on assiste à une fin de civilisation brutale, d'autre part c'est une chance pour la planète et les survivants qui pourront rebâtir sur une base (peut être) plus saine.
Je rajouterais une Stade 0, c'est à dire la situation actuelle. Notre économie peut encore dégager les finances nécessaires pour réformer notre mode de développement. Les technologies existent, il ne manque que la volonté collective.
Option de survie : militer pour le développement durable, voter pour un parti écologiste, montrer l'exemple.
PS : svp, arrêtez de psychoter sur la montée des océans. Elle ne sera pas notableavant au moins un siècle. Et d'ici là, les zones concernées seront assez réduites en superficie (mais très peuplées et industrielles en général...). Il faut seulement éviter les marécages en bord de mer et les îles basses.
Stade 1 : Nous sommes en recession économique grave (crise des matières premières, du pétrole, de l'agriculture, de la finance etc.). Celà correspond à une lente dérive du système actuelle cherchant à enrichir des millions d'individus dans un espace toujours aussi limité : la Terre. Les prix augmentent, ainsi que le chômage et l'insécurité. Et je ne parle pas du pouvoir d'achat. Nous sommes dans une décroissance "négative" (comme dirait l'autre) ou "non choisie". Dans les pays pauvres, la famine s'installe à cause des agrocarburants, de l'érosion, de la sécheresse etc. , provoquant un important flux migratoire.
Options de survie :
1) Vivre en ville pour acceder aux emplois. A condition d'avoir un métier indispensable (médecin, agent de sécurité etc.). Mais aussi d'acceder aux transports en commun, chauffage moins cher etc.
2) Vivre à la campagne et atteindre l'autonomie alimentaire et énergétique (panneaux solaires par exemple, possibles n'importe ou en France). Dépendre le moins possible de l'économie mais en restant dans le système.
Bilan : C'est presque le scenario idéal. L'aggravation de la situation pousse les gouvernements et l'opinion publique à investir massivement dans les énergies renouvelables. La recession économique donne aussi du temps pour attenuer l'impact du réchauffement climatique.
Stade 2 : Dégradation des relations internationales, éventuellement jusqu'à la guerre (Iran ? Russie ? Chine ?). Très certainement des interventions pour "sécuriser" les approvisionnements en pétrole (et toutes énergies), de type Irak, Tchétchénie ou Darfour. Cette instabilité générale entraine l'effondrement des échanges internationaux, la chute des bourses mondiales et des replis protectionistes et autarciques. Nous entrons en mode "économies de guerre", de type deuxième guerre mondiale, avec rationnement alimentaire et pétrolier. La nourriture devient un problème mais aussi la production industrielle, tout ayant été délocalisé et les matières premières étant difficiles d'accès (pas seulement physiquement mais par la déterioration des systèmes financiers).
Cette pénurie entraine le développement d'un marché noir, des émeutes sociales géantes et des gangs. Le gouvernement perd le contrôle de certains secteurs. La peur mène à un état autoritaire ou dictatorial, loi martiale ou couvre-feu selon les cas et les secteurs. Les centrales nucléaires fonctionnent encore et l'on recours au charbon massivement.
Options de survie :
1) Rejoindre les services de sécurité
2) Vivre loin des villes. Autonomie alimentaire et énergétique. Eventuellement produire son agro-diesel à base d'huiles végétales. Vendre sur le marché noir, coopérer avec les autorités. S'armer et se fortifier, se réunir en collectivités villageoises ou familiales.
Bilan : C'est le pire scenario. Le système tient bon malgré tout, mais vire à la dictature et à la guerre. L'utilisation du charbon mène à un cataclysme climatique irreversible une génération plus tard. Aucune transition économique vers un modèle durable n'est possible étant donné les pressions économiques liées à la survie immédiate.
Stade 3 : Anarchie. Faute d'approvisionnements et d'organisation politique adaptée ( insurrection, invasion, coups d'états à répétition etc.), le pays sombre dans l'anarchie. Les véhicules ne roulent plus ou peu. L'agriculture intensive ne laisse que des terres stériles ou plus personne ne peut rien faire pousser faute de culture "bio" et de temps pour reconstituer les sols.
Des hordes à la Mad Max plus ou moins organisées sillonent le pays, pratiquant pillages, meurtres, esclavage etc.
La population mondiale chute, en particulier dans les grands centres urbains. Suicides en masse...
Options de survie :
1) Rejoindre une horde
2) S'éloigner des zones habitées...très loin. Vivre caché au sein d'une communauté d'au moins 100 individus. Autosuffisance totale (nrj, alimentation , transports, habitation, médecine etc.). Prévoir des chevaux (plutôt que des vaches).
Dans ce scenario je préconise d'aller carrément s'installer hors de France dans des zones très isolées. L'Australie me semble une destination fiable pour de nombreuses raisons que je pourrais éventuellement développer plus tard. Mais aussi : Iles du Pacifique (montagneuses), Amazonie, grand nord canadien ou sibérien (si on aime le froid...).
Bilan : Scenario mitigé. D'une part on assiste à une fin de civilisation brutale, d'autre part c'est une chance pour la planète et les survivants qui pourront rebâtir sur une base (peut être) plus saine.
Je rajouterais une Stade 0, c'est à dire la situation actuelle. Notre économie peut encore dégager les finances nécessaires pour réformer notre mode de développement. Les technologies existent, il ne manque que la volonté collective.
Option de survie : militer pour le développement durable, voter pour un parti écologiste, montrer l'exemple.
PS : svp, arrêtez de psychoter sur la montée des océans. Elle ne sera pas notableavant au moins un siècle. Et d'ici là, les zones concernées seront assez réduites en superficie (mais très peuplées et industrielles en général...). Il faut seulement éviter les marécages en bord de mer et les îles basses.