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Re: L'économie des USA

Publié : 19 oct. 2008, 19:45
par Guudrath
Il y a une question que je me pose : je viens de lire que 20000 maisons sont saisies par jour aux USA : tous ces gens qui n'ont pu payer leurs maisons. (je n'ai plus le lien par contre :( )

Où vont-ils ? Les voit-on quelque part ?

Re: L'économie des USA

Publié : 19 oct. 2008, 19:53
par mrlargo
Ben oui, on les voit ici par exemple...

Re: L'économie des USA

Publié : 19 oct. 2008, 20:04
par Guudrath
OK ! impressionnant !

et ce n'est pas 20000, mais 10000 maisons par jour (v. contre-info) ce qui est énorme !

Re: L'économie des USA

Publié : 20 oct. 2008, 19:34
par energy_isere
Le président de la Fed en faveur d'un second plan de relance économique (USA)
http://www.boursorama.com/infos/actuali ... ws=5994375

Re: L'économie des USA

Publié : 20 oct. 2008, 19:50
par Krom
Guudrath a écrit :OK ! impressionnant !

et ce n'est pas 20000, mais 10000 maisons par jour (v. contre-info) ce qui est énorme !
10'000 maisons qui se retrouvent sur le marché avec un prix dérisoire - certaines sont même détruites pour éviter les pillages, les squats autres planques, ça coûte moins cher que de faire patrouiller la police dans des quartiers vides.

C'est là qu'il y a un petit paradoxe : des maisons vraiment bon marché (on est bien en-dessous de la maison à 100'000 euros de l'autre ministre, là) mais que personne ne veut.

Re: L'économie des USA

Publié : 20 oct. 2008, 23:26
par Kanor
Il y a un truc que je comprend vraiment pas quel est intérêt pour les banquier de mettre les personnes à la rue.
Il aurait été plus valable de récupéré une mensualité plus faible que récupérer des maisons ayant strictement aucune valeur .

Re: L'économie des USA

Publié : 21 oct. 2008, 09:06
par FOWLER
Je crois que la raison est la suivante :

Si tu es insolvable, ou peu solvable, ta présence dans la maison va faire baisser la cote, le standing, de tout le quartier. C'est très US, tu es in ou out, dans une maison à 250 000 $ ou sous la tente.

Re: L'économie des USA

Publié : 21 oct. 2008, 22:00
par sceptique
Kanor a écrit :Il y a un truc que je comprend vraiment pas quel est intérêt pour les banquier de mettre les personnes à la rue.
Il aurait été plus valable de récupéré une mensualité plus faible que récupérer des maisons ayant strictement aucune valeur .
C'est une question de principe : si un banquier fait une "fleur" à un client insolvable, les voisins vont rapidement se déclarer insolvables aussi !
Ou encore pourquoi payer 1000$ par mois : j'attribue généreusement 500$ au banquier et il me fiche la paix ! C'est moi qui décide ... :twisted:

Et puis tiens je ne lui verse plus que 200$ non mais enfin !

Re: L'économie des USA

Publié : 22 oct. 2008, 08:32
par Alter Egaux
Une mise à l'épreuve brutale du système par capitalisation

L'effondrement des marchés financiers ne menace pas seulement l'économie réelle, la distribution du crédit, l'emploi ou l'épargne investie en Bourse. Dans les pays où la retraite par capitalisation occupe une place prépondérante, comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, il met en danger le niveau des retraites. De juin 2007 à juin 2008, la tempête financière a déjà réduit de 1 000 milliards de dollars (744 milliards d'euros) - soit environ 10 % - la valeur des actifs détenus par les fonds de pension privés et publics aux Etats-Unis, selon le témoignage de Peter R. Orszag, directeur du Congressionnal Budget Office (CBO, bureau du budget au Congrès américain), sur "les effets du récent trouble sur les marchés financiers sur la sécurité des retraites", mardi 7 octobre, devant le Comité sur l'éducation et le travail de la Chambre des représentants. Avec le krach généralisé subi depuis l'été, cette perte pourrait avoir doublé...

Comme le rappelait le président Antoine Pinay, symbole politique français de la confiance, lors du krach boursier de 1987 : "Tant qu'on n'a pas vendu, on n'a pas perdu." Toutefois, outre la déroute des actions en Bourse, qui constituent l'essentiel des placements des fonds de pension, la dévalorisation marquée de presque tous les actifs financiers dans lesquels ils investissent aussi - les obligations d'entreprises et celles d'Etats émergents, les contrats à terme sur les indices de matières premières, l'immobilier, les parts de fonds spéculatifs, etc. - ainsi que les faillites ou les quasi-faillites en cours dans le secteur des établissements financiers, des fonds spéculatifs ou des entreprises laisseront des traces durables dans tous les portefeuilles. La Bourse de Tokyo vaut aujourd'hui quatre fois moins qu'avant son krach, commencé au début des années 1990 et provoqué par l'éclatement de la bulle financière sur l'immobilier...

Même à court terme, "les fonds de pension sont aujourd'hui touchés par la crise car ils doivent assurer des liquidités jour après jour, au fil des départs à la retraite de leurs adhérents. Or les actifs qu'ils détiennent et qui sont évalués, comme les normes comptables actuelles l'exigent, trimestre par trimestre, ont perdu de leur valeur avec la chute des marchés", ajoute Anne Lavigne, professeur de sciences économiques à l'université d'Orléans.

Dans les pays qui ont opté principalement pour la retraite par capitalisation, les salariés disposent de deux types de dispositifs : soit des fonds de pension publics, d'entreprise ou de branche dits "à prestations définies", qui offrent des retraites selon un mode de calcul prévu à l'avance ; soit des plans de retraite dits "à cotisations définies" qui prévoient seulement le montant des cotisations de l'entreprise et du salarié. La pension dépendra in fine de la façon dont l'épargne a fructifié. Aujourd'hui, le sort des uns comme des autres n'est guère enviable. "Il n'y a pas de mystère. Pour les fonds de pension à prestations définies, les cotisations devront augmenter. Pour ceux dits à cotisations définies, les prestations vont baisser", prévient Agnès Bénassy-Quéré, directrice du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii). "Les retraités et les épargnants perdent fortement avec la crise financière", ajoute-t-elle.

Les fonds à prestations définis sont ceux qui offrent le plus de sécurité aux cotisants. Mais s'ils n'ont pas assez de réserves, il faut les renflouer. Le problème risque de se poser pour les fonds de pension publics : le taux de couverture de leurs engagements est maintenant tombé à 86 %, selon une étude citée par le CBO concernant 85 % d'entre eux. De même, les fonds de pension des 500 premières entreprises américaines cotées à New York ont vu la couverture de leurs engagements de retraite chuter de 108 % en 2007 (un excédent de 95 milliards de dollars) à 91 % actuellement (un déficit de 115 milliards), d'après la banque Goldman Sachs (L'Agefi du 15 octobre). La perte est donc de 205 milliards pour cette catégorie, et de 82 milliards d'euros pour les fonds de pension d'entreprise en Europe, selon la banque Morgan Stanley.

De plus, les Américains étaient déjà, avant le krach récent, "dangereusement impréparés à la retraite", selon une étude de l'agence Standard & Poor's de mai 2008 : seulement 37 % des salariés bénéficiaient encore d'une couverture-retraite traditionnelle d'entreprise en 2004, contre 60 % en 1983. En effet, les plans individuels d'épargne-retraite - plus facilement transportables d'une entreprise à l'autre - se sont fortement développés : il s'agit des "401 (k)", des "403 (b)" - du nom des articles du code fiscal qui accordent une déduction d'impôts sur les versements - et des Individual Retirement Accounts (IRA). Les employeurs ont favorisé ces plans à cotisations définies car ils ne les engagent que sur les cotisations et non sur le niveau des retraites futures.

En 2004, les "401 (k)" étaient dotés en moyenne de seulement 60 000 dollars (mais de 157 727 dollars pour les salariés d'au moins 60 ans). Lorsque l'affiliation à ce type de plan est seulement optionnelle dans l'entreprise, sa gestion (choix des actions, des obligations, des mutual funds - les sicav) peut être réalisée directement par le futur retraité, pas toujours avec la plus grande prudence... Enfin, 34 % des ménages ne bénéficiaient en 2004 d'aucun dispositif. Ils devront se contenter de la retraite de la sécurité sociale - équivalent d'un minimum vieillesse, versé à tous les Américains -, et de leurs éventuels bas de laine.

Mais la crise immobilière sévit en même temps, rappelle Mme Lavigne : "Beaucoup de quinquagénaires et de sexagénaires américains ont cédé à la tentation de l'endettement facile, grâce à la politique du crédit mené aux Etats-Unis, et se sont acheté une autre résidence. Ils risquent donc d'être touchés deux fois : par l'éclatement de la bulle immobilière et par les difficultés qui attendent les fonds de pension auxquels ils contribuent."

Enfin, le système par capitalisation reste vulnérable - comme la répartition - aux effets du vieillissement. La génération des baby-boomers va désépargner en touchant sa retraite : " Cela se traduira par un déséquilibre du marché avec une offre excédentaire de titres, ce qui conduira forcément à une baisse des rendements", dit Mme Lavigne. Les pays européens ou émergents étaient censés prendre le relais, soit en développant des systèmes par capitalisation soit via les fonds souverains, mais la crise risque de freiner leur croissance.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html
Sont pas dans la merde, les retraités des pays néolibéraux...
Finalement, l'archaisme français est bien rassurant.

Re: L'économie des USA

Publié : 22 oct. 2008, 09:49
par lionstone
Donc si les fonds de pensions ne peuvent plus tirer sur les excédents pour financer les retraites ils vont devoir vendre en alimentant la baisse ?
Mais qui va acheter ce que vendent les fonds, les futurs retraités ?

Re: L'économie des USA

Publié : 27 oct. 2008, 21:06
par energy_isere
L'Etat américain libère les 125 milliards de dollars promis aux banques
http://www.boursorama.com/infos/actuali ... ws=6021483

Re: L'économie des USA

Publié : 31 oct. 2008, 19:15
par energy_isere
Etats-Unis: les entreprises tentent de parer au tsunami économique en licenciant

Les entreprises américaines annoncent les unes après les autres des charrettes de licenciements, dans le cadre de restructurations lancées pour leur permettre de résister à un tsunami économique dont l'intensité s'accroît chaque jour.

De la finance à l'automobile en passant par l'informatique et la pharmacie en passant par la presse, aucun secteur ne semble échapper à la vague de restructurations.

Le cabinet de reclassement Challenger, Gray et Christmas estime que le seuil du million de suppressions d'emploi devrait être dépassé en 2008, alors les Etats-Unis étaient repassés sous ce seuil en 2006 et 2007.
.......

Boursorama

Re: L'économie des USA

Publié : 31 oct. 2008, 19:49
par Big Apple
Les retraités américains vont être envoyés à Disneyworld Texas où ils seront transformés en Soleil Vert grâce à un procédé sophistiqué mis au point par la fée Carabosse et Saddam Hussein pour être revendus aux teenagers décérébrés qui viendront assister aux prochains MTV awards :twisted:

Re: L'économie des USA

Publié : 05 nov. 2008, 19:41
par energy_isere
En deux mois, la dette US s’est accrue de 900 milliards

5 novembre 2008

Rivières rouges. Le 30 septembre dernier, il a fallu rajouter un chiffre au compteur de la dette US, qui venait de dépasser les 10 000 milliards de dollars. Au 31 octobre, elle avait déjà atteint 10 574 milliards. En deux mois, depuis le 1er septembre, ce sont 904 milliards de dettes suplémentaires qui sont venus s’ajouter au débit de l’Etat US. Document.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2320

Re: L'économie des USA

Publié : 06 nov. 2008, 18:09
par vincent128
energy_isere a écrit :
En deux mois, la dette US s’est accrue de 900 milliards

5 novembre 2008

Rivières rouges. Le 30 septembre dernier, il a fallu rajouter un chiffre au compteur de la dette US, qui venait de dépasser les 10 000 milliards de dollars. Au 31 octobre, elle avait déjà atteint 10 574 milliards. En deux mois, depuis le 1er septembre, ce sont 904 milliards de dettes suplémentaires qui sont venus s’ajouter au débit de l’Etat US. Document.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2320
C'est énorme. Le plus puissant état du monde qui court droit vers la faillite. Ca fait vraiment peur.

PS. : ces deux derniers messages sont plutôt pour le fil "les comptes à faire peur du déficit américain", non ?