https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-de-75-mwEn Afrique du Sud, Eskom entame la construction d’une centrale solaire de 75 MW
Agence Ecofin 29 mai 2026
La future centrale fait partie de 17 projets d’énergies renouvelables hautement prioritaires qui seront construits sur les sites de centrales à charbon de la compagnie. L’objectif est de diversifier le mix énergétique du pays, tout en préservant la stabilité du réseau.
La compagnie d'électricité publique sud-africaine Eskom a annoncé, le mercredi 27 mai, le lancement des travaux de construction d’une centrale solaire de 75 mégawatts (MW) pour réduire le poids du charbon dans le mix énergétique du pays. Ce projet, qui doit être construit sur le site de la centrale thermique de Lethabo dans la province du Free-State (Centre), marque la première étape d’un programme d’intégration de la production d’énergies renouvelables à grande échelle au sein du parc de centrales à charbon d’Eskom.
La centrale solaire, dont le coût est estimé à 1,2 milliard de rands (environ 73,9 millions USD), devrait produire environ 147 gigawattheures (GWh) d’électricité par an, alimentant ainsi quelque 60 000 foyers, selon un communiqué publié par l’entreprise.
« La semaine dernière, nous avons célébré 365 jours sans délestage (…). Maintenant que nous avons mis en place une plateforme électrique stable sur laquelle l’économie sud-africaine peut s’appuyer pour se développer, nous pouvons faciliter l’intégration des sources d’énergie renouvelables, comme l’exige le Plan intégré des ressources (IRP) 2025, afin de garantir la sécurité énergétique future », a déclaré le directeur général du groupe Eskom, en marge de la cérémonie de pose de première pierre de la centrale, qui s’est déroulée en présence du ministre de l'Électricité et de l'énergie, Kgosientsho Ramokgopa.
« Nos centrales au charbon restent essentielles à la stabilité du réseau, et nous renforçons cette base en intégrant des capacités renouvelables sur le même site. En tirant parti des infrastructures de transport existantes, des raccordements au réseau et de notre solide expertise opérationnelle, nous pouvons déployer de nouvelles capacités de production rapidement et à grande échelle, sans compromettre la fiabilité du système », a souligné de son côté Bheki Nxumalo, le directeur exécutif du groupe chargé de la production.
La centrale s'inscrit dans le cadre plus large du portefeuille d'initiatives d'Eskom en matière d'énergies renouvelables et de stockage, actuellement en cours de développement. Elle fait partie des 17 projets hautement prioritaires qui seront construits sur les sites des centrales à charbon existantes de la compagnie. Ensemble, ces projets devraient fournir environ 6 gigawatts (GW) de nouvelles capacités d'ici 2030.
Ils devraient être implantés dans plusieurs centrales thermiques, dont celles d’Arnot, Duvha, Majuba, Tutuka, Lethabo, Komati, Kendal, Kusile, Hendrina, Camden et Grootvlei, pour accélérer le déploiement, réduire les coûts et renforcer la résilience du réseau. Le financement de ces projets sera assuré par des fonds figurant au bilan d’Eskom, sans recourir à des emprunts supplémentaires, conformément aux conditions d’allègement de la dette de l’entreprise fixées par le Trésor national.
À l’échelle nationale, la capacité solaire installée en Afrique du Sud a dépassé 11,25 gigawatts (GW) à fin 2025, avec plus de 2 GW de nouvelles capacités ajoutées durant l’année écoulée seulement, selon le rapport « Renewable capacity statistics 2026 » publié en mars dernier par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).
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https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... minal.htmlExxon Set to Supply LNG to South Africa’s First Import Terminal
By Charles Kennedy - Jun 17, 2026,
ExxonMobil and the company developing South Africa’s first LNG import terminal have signed a preliminary agreement for the U.S. supermajor to supply LNG to the proposed import terminal at the Port of Richards Bay, Zululand Energy Terminal (ZET) said on Wednesday.
The Zululand Energy Terminal is being developed as a joint venture between Vopak Terminal Durban and Transnet Pipelines, and is expected to be South Africa’s first LNG import facility, enabling the import, storage, regasification, and distribution of LNG to both power generation and industrial users.
The Heads of Agreement (HoA) with Exxon is a major milestone for the project, which is expected to help boost gas supply in South Africa and ease its transition from a heavy reliance on coal for power generation.
“The new LNG terminal will position Richards Bay as a key entry point for imported LNG and support the country’s transition toward a more secure and diversified energy mix,” ZET said in a statement.
Currently, South Africa imports natural gas via a pipeline from Mozambique. However, South Africa is expected to face a significant gas supply shortfall by 2030, as existing supply from Mozambique’s Pande-Temane fields declines.
“This “gas cliff” presents a risk to power generation, industrial activity, employment and economic growth, reinforcing the need for new gas supply options and enabling infrastructure,” the developer of the first LNG import terminal said.
Andrew Barry, chairman of ExxonMobil LNG Market Development Inc, commented, “With LNG markets continuing to expand globally, we see a strong opportunity to help meet growing demand for secure energy and look forward to working with ZET to progress this opportunity.”
Exxon is betting on the growing South African gas market.
“We’ve identified South Africa as one of the most top priority markets to seed long-term LNG sales into the country,” Shahrukh Mirza, the then vice president of LNG market development and origination at Exxon, said at an African energy conference in Cape Town in September 2025.
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... de-308-mwhAfrique du Sud : Mulilo boucle le financement d’un projet de stockage de 308 MWh
Agence Ecofin 16 juin 2026
L’Afrique du Sud poursuit le développement de ses capacités de stockage d’électricité, considérées comme des infrastructures essentielles pour renforcer la stabilité du réseau électrique et accompagner l’intégration croissante des énergies renouvelables.
Dans un communiqué publié jeudi 11 juin, le producteur indépendant d’électricité Mulilo a annoncé le bouclage financier du projet Hartebeesfontein Battery Energy Storage System (BESS), une installation de stockage de 77 MW et 308 MWh située près de Klerksdorp, dans la province du North West. Cette étape ouvre la voie à la mise en œuvre de l’une des installations de stockage par batteries retenues dans le cadre des efforts du pays pour renforcer la stabilité de son réseau électrique.
Soutenir le réseau électrique sud-africain
Attribué dans le cadre du deuxième appel d’offres du Battery Energy Storage Independent Power Producer Procurement Programme (BESIPPPP), l’installation fournira des services auxiliaires à la National Transmission Company of South Africa (NTCSA) en vertu d’un contrat d’achat d’électricité de 15 ans.
« Cinquième projet à atteindre ce stade en 2026, il témoigne du travail acharné, de l’expertise et de l’engagement de l’équipe Mulilo, ainsi que de notre précieux partenaire, le groupe Reatile, et de toutes les parties prenantes », a déclaré Jan Fourie, directeur général de Mulilo.
Un appui financier local pour accélérer le stockage
Le financement de cette initiative est assuré par les banques sud-africaines Absa, Standard Bank et Nedbank, dans un contexte d’accélération des investissements dans le stockage d’énergie en Afrique du Sud. Le communiqué ne précise toutefois ni le montant de l’opération ni le calendrier de mise en service du projet.
Confrontée à la nécessité de moderniser son système électrique et d’y intégrer davantage les énergies renouvelables, la nation arc-en-ciel a lancé le BESIPPPP afin de développer des capacités de stockage capables de soutenir la stabilité du réseau. Une dynamique qui devrait encore s’accélérer dans les mois à venir, avec plusieurs autres projets en cours de finalisation.
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lire https://www.agenceecofin.com/actualites ... eologiquesComment l’Afrique du Sud veut exploiter le gaz de schiste du Karoo, malgré de nouveaux risques géologiques
Agence Ecofin 11 juillet 2026
Face à une crise énergétique persistante et à une forte dépendance au charbon, l’Afrique du Sud veut diversifier son mix électrique. Le gaz de schiste du Karoo apparaît comme une option stratégique, mais son développement reste confronté à des défis techniques, environnementaux et réglementaires.
......................
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Re: Afrique du Sud
Afrique du Sud : TotalEnergies met en service un complexe solaire de 216 MW avec stockage
Agence Ecofin 16 juillet 2026
L’Afrique du Sud renforce son parc de production renouvelable avec une installation conçue pour fournir de l’électricité au réseau au-delà des seules heures d’ensoleillement, grâce à l’association des technologies solaire et de stockage.
TotalEnergies a annoncé, le jeudi 16 juillet, l’inauguration du projet Hydra, développé dans la province du Cap-Nord avec Hydra Storage Holding et Reatile Renewables. L’installation associe une centrale solaire photovoltaïque de 216 MW à un système de stockage par batteries de 500 MWh, selon le communiqué du groupe.
L’initiative devrait fournir au réseau national une puissance renouvelable pilotable de 75 MW entre 5h et 21h30. La production annuelle attendue dépasse 400 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’environ 200 000 ménages sud-africains, selon TotalEnergies. L’électricité sera vendue à Eskom dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 20 ans.
« Ce projet nous permet de fournir au réseau sud-africain une énergie renouvelable pilotable, renforçant ainsi la sécurité énergétique du pays tout en décarbonant sa production d’électricité », a déclaré Magali Pailhé, directrice générale de TotalEnergies Southern Africa.
Hydra est détenu à 35 % par TotalEnergies, à 35 % par Hydra Storage Holding et à 30 % par Reatile Renewables. Le coût du projet et les sources de financement n’ont pas été précisés dans le communiqué.
Les investissements privés soutiennent les renouvelables
L’installation a été développée dans le cadre du Risk Mitigation Independent Power Producer Procurement Programme (RMIPPPP). Elle s’inscrit plus largement dans le contexte de la montée en puissance des producteurs indépendants en Afrique du Sud, portée notamment par le Renewable Energy Independent Power Producer Procurement Programme (REIPPPP). Ce mécanisme a permis d’attirer des capitaux privés et d’accélérer le déploiement de centrales solaires et éoliennes.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... c-stockageSelon l’IRENA, l’Afrique du Sud disposait, fin 2025, de 16 598 MW de capacités renouvelables installées, le niveau le plus élevé du continent. Le pays reste néanmoins fortement dépendant du charbon, ce qui renforce l’importance de projets associant production renouvelable et stockage pour accompagner la transition de son système électrique.
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Re: Afrique du Sud
https://www.agenceecofin.com/actualites ... rootegelukAfrique du Sud : Exxaro met en service 68 MW solaires pour sa mine de Grootegeluk
Agence Ecofin 17 juillet 2026
Les groupes miniers sud-africains multiplient les investissements dans les énergies renouvelables, alors que le pays cherche à diversifier un système électrique encore largement dépendant du charbon.
Le minier sud-africain Exxaro Resources a inauguré, mercredi 15 juillet, la centrale solaire de Lephalale, construite près de sa mine de charbon de Grootegeluk, dans le Limpopo. L’installation, exploitée commercialement depuis le 20 avril 2026, s’inscrit dans la stratégie de diversification énergétique du groupe.
Développée par Cennergi, la filiale d’Exxaro spécialisée dans les énergies renouvelables, la centrale dispose d’une capacité de 68 MWac. Ses 129 024 panneaux occupent 185 hectares et devraient produire environ 176 GWh d’électricité par an. La production sera injectée directement pour alimenter Grootegeluk dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 25 ans.
Des économies d’énergie, un impact local revendiqué
Le projet représente un investissement de 1,7 milliard de rands (plus de 103 millions de dollars). Selon Exxaro, il permettra à la mine d’économiser plus de 100 millions de rands (environ 6 millions de dollars) par an sur ses coûts d’électricité et de réduire d’environ 17 % les émissions indirectes de scope 2 de l’entreprise.
S’exprimant lors de la cérémonie, Ben Magara, PDG d’Exxaro, a déclaré : « L’inauguration officielle du projet solaire de Lephalale va bien au-delà de la simple mise en service d’une installation d’énergie renouvelable ; elle marque une nouvelle étape importante dans la mise en œuvre de notre stratégie de croissance durable et d’impact social ».
Le site est également autorisé à accueillir ultérieurement un système de stockage par batteries, mais aucune capacité ni aucun calendrier n’ont été communiqués. Pendant sa construction, il a généré 808 emplois, dont 557 pour des habitants de la région.
Une stratégie de diversification qui s’accélère
La centrale de Lephalale constitue le premier actif renouvelable d’autoproduction de grande capacité mis en service par Exxaro. Elle vient compléter le portefeuille de production indépendante du groupe, renforcé en novembre 2025 par l’intermédiaire de sa filiale Cennergi avec l’acquisition, auprès de l’espagnol Acciona Energía, des participations majoritaires dans la centrale éolienne de Gouda (138 MW) et le parc solaire de Sishen (75 MW), en Afrique du Sud. L’opération, estimée entre 1,7 et 1,8 milliard de rands (entre 103,6 et 109,7 millions de dollars), marque une nouvelle étape dans la stratégie de diversification énergétique de la société minière.
À travers ces investissements, Exxaro entend permettre à Cennergi d’approcher son objectif de gérer 1,6 GW de capacités renouvelables nettes d’ici 2030.
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Re: Afrique du Sud
https://www.connaissancedesenergies.org ... ell-260814Shell perd ses droits d’exploration au large de l’Afrique du Sud
AFP avec Connaissance des Énergies le 14 août 2026
La Cour constitutionnelle sud-africaine a invalidé vendredi des permis d’exploration d’hydrocarbures accordés à Shell, donnant raison à des communautés côtières.
Une autorisation annulée sur la Wild Coast
La décision du 14 août met fin à un contentieux engagé contre un projet de prospection pétrolière et gazière au large de la côte sud-est sud-africaine. Le dossier visait des relevés sismiques associés à Shell dans une zone maritime bordant la Wild Coast, littoral de l’océan Indien où des communautés locales et des organisations écologistes contestaient les impacts potentiels sur les baleines et d’autres espèces marines.
La Cour constitutionnelle a estimé qu’un maintien du droit d’exploration ne pouvait être justifié par l’intérêt économique du projet. Dans son communiqué, elle juge que « toute autre décision […] reviendrait à faire passer des investissements financiers devant de graves violations constitutionnelles ».
Un contentieux engagé depuis le permis de 2014
L’autorisation initiale d’exploration avait été délivrée en 2014 par les autorités sud-africaines. Selon le ministère sud-africain des Ressources minérales et de l’Énergie, le droit avait été attribué à Impact Africa Limited et devait être exercé par Shell Exploration and Production South Africa BV.
En 2022, une juridiction inférieure avait jugé illégale cette autorisation, décision alors présentée comme une victoire majeure par les requérants issus de la société civile. Le 3 juin 2024, la Cour suprême d’appel avait rejeté l’appel du ministère, d’Impact Africa et de Shell, tout en suspendant l’annulation du droit d’exploration et de ses renouvellements, ouvrant encore la voie à une régularisation.
Des tirs sismiques contestés en mer
Le projet prévoyait l’utilisation de navires équipés de canons à air afin d’envoyer une onde acoustique puissante toutes les dix secondes. Les campagnes envisagées devaient couvrir environ 6 000 km2, afin d’imager le sous-sol marin et d’identifier d’éventuels gisements d’hydrocarbures.
Shell soutenait, dans ses éléments de présentation du projet, que des mesures de réduction des risques étaient prévues, dont une zone d’exclusion de 800 mètres autour de la source sonore et des distances de protection de 5 km autour des aires marines protégées. Les opposants au projet contestaient néanmoins la suffisance de ces garanties, notamment au regard des mammifères marins et des usages côtiers.
Un littoral sensible de 300 kilomètres
La Wild Coast s’étend sur environ 300 km le long de l’océan Indien. Cette portion du littoral sud-africain comprend plusieurs réserves naturelles et des zones marines protégées, dans un espace où la pêche, les pratiques culturelles et les activités touristiques côtières occupent une place importante pour les populations locales.
La décision de la Cour constitutionnelle annule les droits d’exploration en cause, après une procédure qui avait successivement porté sur la légalité du permis de 2014, ses renouvellements et les conditions de consultation des communautés riveraines.
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Re: Afrique du Sud
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ce-en-2026Afrique du Sud : Eskom confirme son retour dans le vert en doublant son bénéfice en 2026
Agence Ecofin 01 sept 2026
Eskom fournit environ 85 % de l’électricité consommée en Afrique du Sud. Si ses déboires ont longtemps constitué l’un des principaux freins à la production industrielle et à la croissance économique, la compagnie est depuis peu sur le chemin d’un renouveau.
Et de deux. En Afrique du Sud, la compagnie nationale d’électricité Eskom a dégagé au cours de l’exercice clos en mars 2026, un bénéfice net de 30,3 milliards de rands (environ 1,88 milliard USD). Il s’agit de la seconde année bénéficiaire consécutive, après un retour dans le vert en 2025 avec un profit de 14 milliards de rands qui avait mis fin à huit années de pertes.
« Nous reconstruisons un actif économique essentiel pour l’Afrique du Sud. Nous sommes passés d’une phase de redressement à une phase de transformation, en déplaçant notre priorité de la stabilisation de l’entreprise vers la construction d’Eskom, une entreprise financièrement viable, compétitive et prête pour l’avenir », se réjouit Dan Marokane, son Directeur général.
Dans un communiqué publié ce lundi 31 août, l’électricien public souligne que cette nouvelle embellie est liée à une disponibilité accrue des centrales, une baisse du recours aux groupes électrogènes diesel coûteux et les hausses de tarifs accordées par le régulateur qui a permis de faire croître le chiffre d’affaires de 4,1 %. Alors que ces gains ont été en partie neutralisés par une baisse de 6,2 % des volumes vendus, à 178 TWh en raison d’une demande industrielle moins dynamique et des efforts d’autoproduction de certains grands consommateurs, plusieurs indicateurs de performance restent au beau fixe.
Les délestages, qui ont commencé de manière sporadique en 2007 avant de perturber l’économie sud-africaine pendant plus d’une décennie, sont devenus beaucoup plus rares. Eskom n’a ainsi appliqué des coupures tournantes que pendant quatre jours durant l’exercice financier contre un total de 329 jours enregistré lors de l’exercice 2023/2024.
Le groupe a également réduit de 10,6 milliards de rands ses coûts liés à l’utilisation de turbines fonctionnant au diesel, qui étaient régulièrement mobilisées durant les périodes de déficit de production. Par ailleurs, sur le chantier du programme d’optimisation des coûts et d’amélioration des revenus (Cost Optimisation and Revenue Enhancement, CORE), la compagnie a généré 22,4 milliards de rands d’économies et de contributions aux recettes, dépassant ainsi ses objectifs.
« La dette des municipalités demeure la principale menace financière »
Si globalement, le bilan reste positif pour la compagnie, tout n’est pas rose. La compagnie qui se remet de plusieurs décennies de problèmes interne doit faire face à l’empilement des impayés des collectivités locales et les métropoles qui représentent plus de 40% de ses ventes d’électricité. « La dette des municipalités demeure la principale menace financière pesant sur Eskom », reconnaît la compagnie publique qui estime que le passif des municipalités a progressé de 17,9 % durant l’exercice, pour atteindre 111,6 milliards de rands à fin mars.
Sans action décisive, Eskom estime que cette enveloppe pourrait atteindre 358 milliards de rands à l’horizon 2031. Elle évalue aussi à environ 15 milliards de rands le supplément de bénéfice qu’elle aurait dégagé si les montants exigibles avaient été effectivement recouvrés. Pour le reste, l’entreprise compte poursuivre sa stratégie de développement pour doper sa croissance sur les exercices financiers futurs.
« Les bénéfices seront réinvestis dans le programme de dépenses d’investissement d’Eskom. Celui-ci devrait passer de 45 milliards de rands par an au cours de l’exercice 2026 à plus de 70 milliards de rands par an à partir de l’exercice 2029. L’investissement total du groupe devrait atteindre 343 milliards de rands au cours des cinq prochaines années », indique-t-elle.
Espoir Olodo