@Gilles
Je ne l'ai pas vraiment lu.

(et pour avoir lu quelques trucs sur contrepoints sur les aspects "theorie du pic oil", ça me fatigue.)
Surtout quand c'est plus ou moins une traduction journalistique de relecture journalistique.
Mais par exemple à propos de "Les auteurs notent que les moyennes globales de températures de la surface terrestre indiquées par les modèles, pour le XXème siècle, concordent à 2°C près avec les températures observées. La différence de 2°C n’est pas négligeable lorsqu’on s’intéresse à une évolution qui s’est traduite par une élévation de +0,8°C en un siècle, mais acceptons le haut degré de confiance qu’accorde le rapport à cette évolution."
Dans le rapport :
The annual mean surface air temperature (at 2 metres) is
shown in Figure 9.2(a) for the mean of all available
CMIP5 models, and the error, relative to an observationa
lly-constrained reanalysis
(ERA-Interim;(Dee et al.,
2011)) is shown in Figure 9.2 (b). In most areas the mu
lti-model mean agrees with the reanalysis to within
2°C, but there are several locations were the biases are
much larger, particularly at high elevations over the
Himalayas and parts of both Greenland and Antarctica,
near the ice edge in the North Atlantic, and over
ocean upwelling regions off the west coasts of South
America and Africa. Averaging the absolute error of
the individual CMIP5 models (Figure 9.2c) yields si
milar magnitude as the multi-model mean bias (Figure
9.2b), implying that compensating errors across models
is limited. The inconsistency across the three
available global reanalyses (Figure 9.2(d)) that have assimilated temperature data at two metres (Onogi et al.,
2007; Simmons et al., 2010) provides an indication of observational uncertainty. Although the reanalysis
inconsistency is smaller than the mean absolute bi
as in almost all regions, areas where inconsistency is
largest (typically where observations are sparse) tend
to be the same regions where the CMIP5 models show
largest mean absolute error.
Et la figure :
Sur cette figure partie b, le bleu (négatif) est à lire comme le fait que les modèles ont minoré la hausse, ou l'inverse ?
Cette littérature est quand même un peu indigeste ..., je comprends que ces tests correspondent à :
1) des mesures (température, CO2 etc) sur une période t1 t2, de 79 à 2001 ici ?
2) des mesures à t3 (maintenant)
3) faire tourner les modèles de t2 à t3 (plus ou moins calibrés sur t1 t2), avec les émissions réelles de t2 à t3, et comparer les résultats de températures avec 2) ?
Sinon dans ces affaires, ce qui il me semble serait important de connaitre ce serait les résultats des modèles du GIEC sur des scénarios "possibilité des ressources" (par exemple basés sur Laherrère pour le gaz et les liquides, et Zittel pour le charbon).
Luis de Sousa et Euan Mearns avaient essayé de faire plus ou moins cela en 2008 :
http://europe.theoildrum.com/node/4807
Sais tu dans quelle mesure il existe un "modèle simplifié du GIEC" prenant un scénario d'émissions CO2 en entrée, et donnant le résultat en température ?
(avec bien sûr le fait que les conséquences sociaux économiques du scénario d'émissions CO2 en entrée, et surtout ce à quoi cela correspond en terme énergétique, sont difficilement connaissables, et peuvent se traduire en déforestation, etc).
Mais c'est quand même un élément manquant majeur à l'heure actuelle il me semble dans ces discussions.