navidad a écrit :La différence avec l'argentine, c'est que les clients/partenaires de l'argentine n'étaient pas en situation de rigueur/récession.
Peu importe pourquoi l'Argentine était en excédent au niveau import/export et pourquoi la France est en déficit.
La France est actuellement en déficit de balance import/export d'un montant du même ordre de grandeur que celui des imports hydrocarbures.
Tovi a proposé comme solution de faire défaut sur la dette.
Je dis que alors, du jour au lendemain, on ne peut plus emprunter pour payer nos hydrocarbures en devises avec un effondrement économique tel qu'en comparaison celui de la Gréce paraîtrait gentillet.
Tovi a écrit :La France exporte beaucoup ! Ce qui plombe ses importations, d'hydrocarbures notamment, c'est que le baril est passé de 30$ à 110$. La facture a doublée.Donc, je ne vais pas vous surprendre beaucoup en expliquant que la seule solution, pour un pays comme la France, c'est la sobriété énergétique.Malheureusement, elle aurait dû débuter il y a 10 ans. Mais il n'est pas encore trop tard pour bien faire.
Plus haut, la solution était l'effacement de la dette, maintenant c'est la sobriété énergètique, quelle sera la prochaine ?
Heureusement que les politiques ne changent pas de cap à la même vitesse ! Sachant qu'un tel changement coûte toujours des milliards et que le retour sur investissements (si retour il y a !) prend des années.
Par exemple, Sarkozy, au début de son mandat, avait adopté une position libérale classique (Reagan, Tatcher):
En gros, on baisse l'impôt des riches. Dans un premier temps cela fait certes exploser le déficit.
Mais les riches , confiants, investissent. Ce qui booste l'économie et la croissance. Et, au bout de peu de temps, les rentrées fiscales s'améliorent, le déficit s'améliore, le chômage diminue, les pauvres le sont moins, etc ...
C'était donc un pari : j'assume d'augmenter le déficit maintenant (coût de plusieurs dizaines ou centaines de milliards) pour mieux les récupérer (au double ou triple) une fois l'économie remise sur les rails.
Seulement, le scénario prévu ne s'est pas déroulé tout à fait comme prévu (euphémisme ...). La dépense initiale, considérable, a bien été faite, mais le retour sur investissements non. Pire, au lieu d'assumer ses choix, il a inverser sa politique vers la fin en réaugmentant les impôts ! Du coup, les milliards de dépense fiscale du début de mandat l'ont été en pure perte !
Maintenant, Hollande a adopté une ligne totalement différente. Et qui coûte très cher en termes de récession, chômage. Admettons que dans un an ou deux, lui aussi change complétement de ligne directrice. Tous les sacrifices faits actuellement l'auront été en pure perte !
Attention : Je ne critique ni n'adoube la politique de Sarkozy ou Hollande. Je dis simplement que le pire est la politique "girouette". Un politique doit mûrement réfléchir sa ligne directrice, évaluer les éceuils, les bénéfices, le temps. Et pas la politique café du commerce "yaka faucon" : tiens, je vais essayer une politique libérale, et puis non, je vais augmenter les impôts. Zut, ca coince, je vais faire défaut sur la dette. Ah ben non, je vais lancer un grand chantier d'économie d'énergie ...
On abandonne le défaut sur la dette et on part sur la sobriété énergétique ? OK, parlons en. Est ce la solution miracle dans
le contexte actuel ? Car refaire l'Histoire en disant si on avait commencé il y a 10-20 ou 30 ans, c'est toujours "café du commerce" ...