Re: PO : est il trop tard ?
Publié : 22 sept. 2010, 11:30
Oui, on va pouvoir inaugurer le "Point Éric"valid a écrit : Je sens que ce genre de remarque va amener des dérapages àlc...
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
Oui, on va pouvoir inaugurer le "Point Éric"valid a écrit : Je sens que ce genre de remarque va amener des dérapages àlc...
Pour Paris par exemple, la ville dispose de très peu de stocks, voire pas du tout en dehors de ce qu'on voit achalandé dans les magasins. Donc, je dirais a vue de nez 1 semaine ou 2 de bouffe devant soi.rammstein a écrit :@Gilles38
"bon mais très concrètement, qu'est ce qui fais que la nourriture n'arrive plus ? physiquement je veux dire ? le blé arrete de pousser? personne ne le récolte ?"
sans compter la maintenance des moyens de production: camions, tracteurs, etc... dont les circuits de pièces de rechanges seraient fortement bouleversés.rammstein a écrit :@Gilles38
"bon mais très concrètement, qu'est ce qui fais que la nourriture n'arrive plus ? physiquement je veux dire ? le blé arrete de pousser? personne ne le récolte ?"
Ou quelqu'un (chef de guerre, caid, bande armée, chômeurs en colère...) se l'approprie en cours de route. Ou le réseau routier / ferrovière / fluvial est tellement endommagé que le transport des denrées alimentaires n'est plus possible dans certaines régions. Ou l'outil industriel agro-alimentaire n'est plus en mesure de transformer la matière première en aliment consommable ayant une durée de conservation suffisante pour permettre sa distribution... Les raisons ne manquent pas. Ce sont grosso modo les mêmes que l'on voit à l'oeuvre dans de nombreux pays en difficulté.
Rammstein
Quand c'est pas carrément la faillite des acteurs qui participent à la maintenance du système, et quand on voit qu'aujourd'hui la maintenance c'est souvent des nouveaux achats plus que de la réparation, on peut imaginer mille manières de gripper le système. Par exemple de plus en plus de camions en panne sur les autoroutes, au bout d'un moment les autoroutes deviennent inutilisables, puis impraticables. Mais on peut aussi imaginer que les autoroutes, et le système de maintenance soit dédié et réservé au fonctionnement des systèmes vitaux.marocain a écrit :sans compter la maintenance des moyens de production: camions, tracteurs, etc... dont les circuits de pièces de rechanges seraient fortement bouleversés.
OK, d'accord avec ça, mais ça n'a rien à voir avec le PO, ça aurait été le cas de toutes façons même en période de croissance de production pétrolière; je ne parle que de l'effet du "simple" pic de production, pas de tous les scénarios catastrophes genre guerre mondiale, météorite ou supervolcan.yoananda a écrit : Exemple : le détroit d'Ormuz controôle 40% du passage du pétrole mondial (chiffre de mémoire). Donc il suffirait que l'Iran soit attaqué pour qu'elle bloque le détroit et que Paris et d'autres grandes villes ne soient plus alimentées. Ce qui signifie que de toute manière, faire la guerre en Iran pour l'uranium n'est pas vraiment une possibilité. Je pense que les pays préfèreraient sacrifier Israel plutôt ... (juste un avis).
Ce qu'il faut comprendre, c'est que la réponse typique des acteurs (néolibéraux, capitalistes...) actuels est la suivante : sacrifier la branche la plus mal en point pour que le reste continue à fonctionner comme avant.Goupil666 a écrit :Quand c'est pas carrément la faillite des acteurs qui participent à la maintenance du système, et quand on voit qu'aujourd'hui la maintenance c'est souvent des nouveaux achats plus que de la réparation, on peut imaginer mille manières de gripper le système. Par exemple de plus en plus de camions en panne sur les autoroutes, au bout d'un moment les autoroutes deviennent inutilisables, puis impraticables. Mais on peut aussi imaginer que les autoroutes, et le système de maintenance soit dédié et réservé au fonctionnement des systèmes vitaux.marocain a écrit :sans compter la maintenance des moyens de production: camions, tracteurs, etc... dont les circuits de pièces de rechanges seraient fortement bouleversés.
au contraire ca a tout à voir avec le PO.GillesH38 a écrit :OK, d'accord avec ça, mais ça n'a rien à voir avec le PO, ça aurait été le cas de toutes façons même en période de croissance de production pétrolière; je ne parle que de l'effet du "simple" pic de production, pas de tous les scénarios catastrophes genre guerre mondiale, météorite ou supervolcan.yoananda a écrit : Exemple : le détroit d'Ormuz controôle 40% du passage du pétrole mondial (chiffre de mémoire). Donc il suffirait que l'Iran soit attaqué pour qu'elle bloque le détroit et que Paris et d'autres grandes villes ne soient plus alimentées. Ce qui signifie que de toute manière, faire la guerre en Iran pour l'uranium n'est pas vraiment une possibilité. Je pense que les pays préfèreraient sacrifier Israel plutôt ... (juste un avis).
Pourquoi 5 ans. Et pourquoi pas l'arrêt brusque alors que la déplétion est avéré, et que l'économie agroalimentaire pétrodépendante n'est plus rentable.GillesH38 a écrit :mais pourquoi tu veux que la culture industrielle à base d'engrais s'arrête en 5 ans? elle aussi elle va mettre 100 ans à décliner ! ta vision des problèmes futurs n'est pas forcément fausse - mais c'est le temps sur lequel ça va se passer qui est irréaliste dans ton scénario.
C'est effectivement un effet de rétroaction positive : plus dur sera la chute pour les pays développés.Goupil666 a écrit :la quantité de pétrole disponible pour nous pourrait chuter bien plus vite que la production
Dans une émission de Taddeï sur les puissances d'argent, on voit Odon Vallet expliquer que :rammstein a écrit :Ou quelqu'un (chef de guerre, caid, bande armée, chômeurs en colère...) se l'approprie en cours de route.[...]
Ce sont grosso modo les mêmes que l'on voit à l'oeuvre dans de nombreux pays en difficulté.
C'est bien le problème que pose la déplétion : la faillite généralisée du système, et la rupture.Goupil666 a écrit :Quand c'est pas carrément la faillite des acteurs qui participent à la maintenance du système
Rien à voir ? Si justement : la trame sera la déplétion, mais les effets visibles (souvent économique) ne sembleront pas avoir de lien.GillesH38 a écrit :OK, d'accord avec ça, mais ça n'a rien à voir avec le PO
En effet, par intuition, on sait que cela eut être dévastateur. Probablement, nous avons tous sous estimé ce facteur. Pourtant, le prix du baril à 147 $, puis l'effondrement de l'immobilier dans certaines régions US, puis l'explosion des subprimes, puis l'effondrement de certaines banques, puis le sauvetage in extrémiste des banques (européenne aussi en passant), puis l'effondrement des 3 constructeurs automobiles US, puis l'endettement insupportable des Etats (Grèce, Espagne, Portugal, GB, Irlande, etc...), SONT tous un cas exemplaire de boucles rétroactives positives qui amène peu à peu le système au bord de son effondrement.Yves a écrit :La vrai inconnue, ce sont les "boucles rétroactives positives" qui peuvent accélérer la fin d'un système lorsque celui ci réduit la voilure (réponse typique).
ben justement, le plafond de production est déjà entamé, et où vois tu qu'il n'y a plus de nourriture dans les magasins?Alter Egaux a écrit :Pourquoi 5 ans. Et pourquoi pas l'arrêt brusque alors que la déplétion est avéré, et que l'économie agroalimentaire pétrodépendante n'est plus rentable.GillesH38 a écrit :mais pourquoi tu veux que la culture industrielle à base d'engrais s'arrête en 5 ans? elle aussi elle va mettre 100 ans à décliner ! ta vision des problèmes futurs n'est pas forcément fausse - mais c'est le temps sur lequel ça va se passer qui est irréaliste dans ton scénario.
Non non, Gilles : plafond n'est pas déplétion.GillesH38 a écrit :ben justement, le plafond de production est déjà entamé, et où vois tu qu'il n'y a plus de nourriture dans les magasins?
Depuis que je suis sur oleocene, je n'ai jamais parler de fin brusque du pétrole.GillesH38 a écrit :tu fais comme si pic de production = disparition totale alors que c'est justement le B.A. BA du discours sur le PO qu'il faut bien distinguer les deux, et que les problèmes commencent au pic et pas à la disparition totale ! il nous reste quand même 40 ans de consommation de pétrole, pourquoi veux tu que tout s'arrête d'un coup ?
J'ai eu la chance de vivre 1/4 de ma vie dans une ferme : je peux te dire que les yoyos de prix ne permettent pas à une entreprise agricole de survivre dans le temps : la trésorerie est à son minimal (et souvent dépend exclusivement des subventions CE et d'emprunts bancaires). La fragilité de l'agriculture est un facteur essentiel pour comprendre de quoi on parle.GillesH38 a écrit :la rentabilité, c'est un faux problème. l'agriculture n'est plus rentable quand elle est en surproduction, justement, quand elle est en sous-production (comme le blé actuellement avec la sécheresse russe), les prix remontent, et ça redevient rentable pour les producteurs.
Tu ne crois pas en la rupture du système. Ok. Le problème, c'est que nous avons eu Nov 2008, en Europe. Nous avons sauvés les banques. Et nous ne les sauverons pas indéfiniment, au vue de nos finances. Alors, arrivera un moment, où, nous en serons à nous demander :GillesH38 a écrit :On s'adapte donc en permanence aux capacités de production. Que celles-ci baissent sur le long terme avec l'appauvrissement des sols et la dépletion des engrais, c'est probable, mais ça n'a rien à voir avec la disparition soudaine du système en quelques années.
Un effondrement économique, en lien avec la déplétion, entrainera un effondrement économique de l'agriculture.GillesH38 a écrit :ce qui me gêne, c'est que tu agglomères dans un même discours des difficultés économiques de certaines catégories de population, avec un scénario apocalyptique où la nourriture des magasins et l'eau courante disparait brutalement, et où chacun devrait survivre dans une nature hostile, comme si c'était la même chose. Du coup on ne sait jamais trop de quoi tu parles. Autant j'ai rien à dire sur les premières, qui sont effectivement très probables, autant le second me parait irréaliste.
Je ne sais pas ce qui nous attends. MAISGillesH38 a écrit :ce qui me gêne, c'est que tu agglomères dans un même discours des difficultés économiques de certaines catégories de population, avec un scénario apocalyptique où la nourriture des magasins et l'eau courante disparait brutalement, et où chacun devrait survivre dans une nature hostile, comme si c'était la même chose. Du coup on ne sait jamais trop de quoi tu parles. Autant j'ai rien à dire sur les premières, qui sont effectivement très probables, autant le second me parait irréaliste.
Voir " Qui détient la dette de qui?"yoananda a écrit :C'est d'ailleurs pour cela que la France à volé au secours de la Grèce, c'est à cause des quelques milliards investis la bas par les banques Françaises.