Herv12 a écrit :Je regrette mais des gens serieux ne peuvent pas affirmer que toutes les énergies se valent.
Il y a des avantages, des inconvenients et des couts trés différents et surtout pas la même disponibilité...
Toutes ont des avantages et des inconvénients, la richesse de l'ensemble venant de la diversité, permettant de foisonner les aléas et réduire le risque de l'ensemble du système.
sauf catastrophe majeure type seisme exceptionnel ou trés forte sécheresse, les pannes sont des choses qui arrivent mais en général pas de manière syhncro. On sait que sur un parc thermique, la puissance dispo peut descendre pour des raisons non prévues, mais en principe pas de beaucoup , contrairement aux ENR ou il arrive parfois que le soleil ne brille pas... Les opérations de maintenance des parcs thermiques sont programmés en dehors des periodes de forte consommantion.
Tu parles des indisponibilités thermiques
programmées, qui sont prévues, tout comme l'absence de chauffage en été (aléa thermique) ou l'absence de production photovoltaïque la nuit, ou la possible absence de vent, qui peut arriver n'importe quand. Ces évènements sont prévus, dimensionné, et ne posent aucun problème à la gestion d'un système électrique.
Ce qui est dangereux pour un gestionnaire de réseau ou de parc de production, ce sont les aléas exceptionnels, et parmi eux les vagues de froid exceptionnelles et... les indisponibilités
fortuites du parc thermique, qui malheureusement sont parfois
corrélés :
- Mouvements sociaux (grèves),
- Défaut sériel (par exemple le changement des génératrices de vapeur sur l'ensemble des groupes d'un palier).
- Canicule, limitant la production de nombreux groupes (limitation source froide -peu d'eau dans les rivières- et limitations pour raisons environnementales -températures de rejet).
- Tout ce qui est lié à l'approvisionnement (très bien connu sur ce forum), qui touche par nature toutes les centrales d'un même type de combustible.
Et l'on peut en trouver beaucoup d'autres (notamment en lien avec la sureté nucléaire... Sureté n'est pas accident. Pour donner un exemple récent, regarde
ceci.).
Et ne dit pas que cela est rare, car nous sommes en train d'en vivre actuellement un nouveau, après ceux déjà exceptionnels de 2009 et 2010. Cet aléa est en France actuellement le second, après celui sur la température hivernale, en raison du poids du chauffage électrique). Si l'hiver prochain, cet aléa est aussi présent que ce qu'il l'est actuellement [juin/début juillet 2012] et que nous avons le malheur de subir un aléa de température comparable à celui de début février 2012, tu verras que la production éolienne et PV aurons peu d'importance.
Toutes les productions sont bonnes, et toutes sont différentes. Les aléas de chacune est différent. Ce n'est pas moi qui dirait que l'une est mieux que l'autre. L'avenir est par nature incertain, et pour se prémunir de ses aléas, la meilleure solution est la multiplicité des sources d'approvisionnement et des types de production.
L'hydraulique étant une des rares ENR (avec le bois) qu'on dispose quand on veut
... surtout tant que les lacs sont plein, et un stock de bois tout prêt à coté de la centrale...
Les années sèches existent, et cela fait très mal : en 2011 (année très sèche), 50.3 TWh de production, contre 67.7 TWh en 2010. 25% de différence de production d'une année à l'autre, c'est quelque chose que tu ne retrouveras jamais avec l’éolien ou le PV, où les différences de facteur de charge
annuels ne varient que de quelques pourcents entre une année bonne et une année très mauvaise. La encore, je ne veux pas dire que l’éolien est mieux que l'hydro, mais que les deux sont différents. Un choux n'est pas mieux qu'une carotte, les deux sont différents. Pareil avec la production. Et surtout, leur potentiel est aussi différent, ce qui change beaucoup de chose.
Oui, on peut faire des Mix ENR, en combianant plein de sources. C'est juste au moins 3 fois plus cher et transformera quelque peu nos paysages.
Un choux est il mieux qu'une carotte? Pourtant, l'un est moins cher que l'autre. Nous pourrions interdire la culture du plus cher des deux ... et prier pour que cet ordre reste le même l'année prochaine. Mais, au fait, combien coute la pollution liée à la production de choux?
Bref, concernant le cout des différentes filières, c'est un sujet que je laisse aux politiques. Je ne suis qu'ingénieur.