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Publié : 08 août 2006, 12:42
par MadMax
C'est malheureux quand même, oublier d'entretenir un oléoduc de cette importance...

Publié : 08 août 2006, 13:53
par Pink
oublier est un bien grand mot.

sans doute un acte manqué selon Freud plutôt...... :lol:

c'est que çà coute cher l'entretien......tant que çà marche, pourquoi remplacer ?

Publié : 08 août 2006, 14:23
par saochoai
il y a quelque temps un incident de ce type n'aurait certainement pas fait la une d'un journal ! :shock:

le marché étant assez tendu, tout le monde pompe à plein régime, et la sécurité est un peu oubliée, alors ce genre de problèmes risque de ce répeter je pense.

Publié : 08 août 2006, 14:39
par Pink
saochoai a écrit :alors ce genre de problèmes risque de ce répeter je pense.
oui, je le pense aussi.
ama, ils tirent un max sur les puits restants et ils tirent sur la ficelle pour que çà reste rentable.
les états-unis ont eu leur pic dans les années 70 je crois......
ce qui a le don de m'énerver un peu, c'est qu'aucun journal ne parle du peak-oil pour expliquer le changement de psychologie des marchés pétroliers et pour expliquer le prix du brut.
pour eux, il n'y a que le problème au liban, le problème avec l'iran, la periode cyclonique, et maintenant donc, le problème avec BP.
saochoai a écrit :il y a quelque temps un incident de ce type n'aurait certainement pas fait la une d'un journal !
mais aucun ne voit que les marchés surréagissent à ce genre de nouvelles......
et pourquoi ?
car les intervenants sur les marchés pétroliers ont eux, dans un coin de leur tête, le peak-oil bien présent.
quand donc un journal télé à une heure de grande écoute parlera donc de ce pic ?
quand il sera trop tard sans doute.....comme d'habitude.
Pink.

Publié : 08 août 2006, 15:26
par Environnement2100
Sur une radio nationale, j'ai bien entendu la question "risquons-nous de manquer de pétrole ?", réponse du "spécialiste": "non", et l'on évoque les "réserves stratégiques", avec évidemment aucun sens des proportions.

C'est peut-être là qu'il faut commencer à être crédible :).

Publié : 08 août 2006, 15:42
par Pink
Environnement2100 a écrit :réponse du "spécialiste": "non"
:lol:

çà doit être vrai alors, une telle argumentation.... :-D

Publié : 08 août 2006, 15:57
par ecorage
Comment osez-vous mettre en doute la parole d'un "Spécialiste" qui de plus doit un "expert" qui appartient sans nul doute au "milieu autorisé" !

Publié : 08 août 2006, 16:20
par Pink
justement parceque c'est un "Spécialiste" qui de plus doit être un "expert" qui appartient sans nul doute au "milieu autorisé" ! :lol: :lol: :-D

Publié : 08 août 2006, 17:02
par kouack
...

Publié : 08 août 2006, 17:16
par saochoai
le spécialiste en question, ce n'est pas le président de l'IFP ?

J'ai entendu quelque chose de similaire de sa part . "aucune incidence sur les prix des produits pétroliers, il y a les réserves, tout va bien"

Publié : 09 août 2006, 11:41
par Sylvain
Image
BP vient de mettre en place un site internet sur la fermeture temporaire de Prudhoe Bay : usresponse.bp.com
On y trouve des photos et une carte.

Publié : 11 août 2006, 17:38
par energy_isere
Malgré des bénéfices records, BP enchaîne les déboires

Entreprise fétiche de la Bourse de Londres, le groupe BP est en passe de tomber de son piédestal. La fermeture progressive de Prudhoe Bay en Alaska, le plus gros champ pétrolier des Etats-Unis (Le Monde du 9 août), souligne les dysfonctionnements actuels du numéro deux mondial de l'or noir.


La découverte d'une importante corrosion sur un oléoduc du champ historique de Prudhoe Bay, intervient après une fuite en mars de 1 million de litres, toujours en Alaska, qui vaut à BP d'être assignée en justice aux Etats-Unis.

Outre l'explosion en mars 2005 à sa raffinerie du Texas, qui a provoqué la mort de quinze personnes, trois de ses traders new-yorkais sont accusés de manipulation du marché du gaz propane.

De surcroît, la multinationale britannique a pris un gros risque en acquérant pour 1 milliard de dollars d'actions Rosneft (783 millions d'euros), dans le cadre de l'introduction en Bourse, à la mi-juillet, du producteur de pétrole russe (Le Monde du 17 juillet). Cet investissement expose la société aux poursuites juridiques engagées par les actionnaires expropriés de l'ex-géant russe Ioukos.

Si comme toutes les majors des hydrocarbures, l'ancienne British Petroleum engrange actuellement des bénéfices records (12,9 milliards de dollars au premier semestre) grâce à la flambée des prix de l'or noir, sa production a fléchi pour le quatrième trimestre d'affilée, ce qui inquiète les marchés. Même si le fort taux de remplacement des réserves de la compagnie (106 % en 2005) rassure la City, son portefeuille d'actifs est jugé moins diversifié que celui de son rival anglo-néerlandais Shell, plus actif dans les énergies renouvelables.


DÉPART EN 2008 DE M. BROWNE


Autre difficulté, sa forte présence aux Etats-Unis, où l'entreprise possède 40 % de ses avoirs, ce qui lui ferme la porte du Venezuela et de l'Iran.


C'est enfin dans ce contexte troublé que se pose le problème de la succession du directeur général, Lord Browne, aux commandes depuis 1995. Le malaise que développe l'annonce de son départ pour décembre 2008 devient cette fois clairement perceptible. Son différend avec le président de BP, Peter Sutherland, qui a obtenu en juillet la fixation d'une date précise pour la retraite de M. Browne, a ébranlé la confiance des gros actionnaires.

Malgré ses récents revers, BP conserve toutefois bien des atouts. Sa présence dans le golfe du Mexique et au large de l'Angola compense l'épuisement de ses champs historiques de mer du Nord et d'Alaska ou de ceux hérités lors des rachats, entre 1998 et 2000, des américains Amoco et Arco, et du britannique Burmah Castrol. Sa coentreprise russo-britannique TNK-BP en Russie est aussi un grand succès, malgré les risques politiques. BP peut également se targuer de nouveaux projets en préparation, en particulier en Azerbaïdjan et au large de l'Afrique de l'Ouest.

L'équipe de direction, dans laquelle sera choisi le successeur de M. Browne à la direction générale, est jeune et soudée. Le favori pour le remplacer est actuellement Tony Hayward, le responsable de l'exploration-production, le tremplin traditionnel pour atteindre le poste de patron.

Marc Roche
Article paru dans l'édition du Monde du 12.08.06

Publié : 12 août 2006, 00:40
par sceptique
Environnement2100 a écrit :Sur une radio nationale, j'ai bien entendu la question "risquons-nous de manquer de pétrole ?", réponse du "spécialiste": "non", et l'on évoque les "réserves stratégiques", avec évidemment aucun sens des proportions.

C'est peut-être là qu'il faut commencer à être crédible :).
Il faut replacer dans le contexte. La question devait etre :
suite au probléme en Alaska risquons-nous de manquer de pétrole ?
La effectivement les "réserves stratégiques" peuvent compenser pendant longtemps cette perte de 400 000 b/j. Les réserves en Occident sont typiquement de 90 jours de consommation soit plusieurs milliards de barils.

Maintenant, par définition, ces réserves ne doivent etre utilisées qu'en dernier recours. Et c'est ce qui est inquiétant. Aprés leur consommation, comme dirait la Pallice il n'y en aura plus !

Publié : 12 août 2006, 11:04
par energy_isere
BP compte maintenir la moitié de sa production à Prudhoe Bay

(Reuters) - BP a annoncé vendredi qu'il pourrait poursuivre l'exploitation de la moitié occidentale de son gisement pétrolier géant de Prudhoe Bay, en Alaska, ce qui lui permettra de revenir à la moitié de la production antérieure à la découverte d'une corrosion avancée sur un oléoduc.

Le groupe pétrolier britannique a annoncé dans un communiqué qu'il comptait porter sa production de 150.000 barils par jour actuellement à environ 200.000, soit la moitié de la capacité antérieure du gisement, d'ici la fin du mois d'août.

Des parlementaires américains ont critiqué BP pour n'être pas intervenu à temps sur l'oléoduc concerné.

La décision dimanche par BP de fermer la totalité de son gisement de Prudhoe Bay a poussé le prix du baril de brut aux Etats-Unis à plus de 77 dollars cette semaine, frôlant un record historique de 78,40 dollars atteint en juillet.

Des responsables du groupe pétrolier, basé à Londres, affirment à présent qu'ils peuvent poursuivre l'exploitation de la partie occidentale du gisement, et alimenter en brut les raffineries de la côte Ouest.

Des élus républicains et démocrates ont demandé l'ouverture d'enquêtes fédérales sur la décision par BP de fermer le site, qui fournit en temps normal 8% de la production pétrolière aux Etats-Unis.

Les parlementaires américains ne siègeront pas avant septembre. Mais beaucoup d'élus ont exprimé depuis leur lieu de vacances leur étonnement vis-à-vis de BP, conscients que le prix de l'essence sera un thème important des élections législatives de mi-mandat, en novembre.

Boursorama

Publié : 16 août 2006, 15:45
par energy_isere
BP acquiert un spécialiste de l'éolien aux USA

BP a annoncé hier l'acquisition pour 98 millions de dollars de Greenlight Energy, le spécialiste américain du développement à grande échelle de projets d'énergie éolienne.


"L'acquisition va permettre à BP d'accélérer ses plans visant à développer un réseau d'électricité éolienne leader en Amérique du Nord", explique le géant pétrolier britannique dans un communiqué. Fondé en l'an 2000, Greenlight compte aujourd'hui une trentaine de projets en cours, dont certains devrait pouvoir être développés au cours des cinq prochaines années selon BP.
source enerzine 16 Aout 2006