Olà, j'arrive un peu tard.
Je veux bien répondre à ces questions qui datent un tout petit peu :
Par contre en quoi l'allocation égalitaire et généralisée (tout le monde reçoit la même chose) est elle un meilleur choix qu'une politique d'allocation ciblée (l'allocation pouvant être généralisée mais inégalitaire) ?
Il y a des "filets de sécurité" social dans notre pays, avec, entre autres, le RSA.
Mais ces filets sont "plein de trous". Il est, pour certaines personnes, très difficile de faire valoir ses droits vu la complexités de certains dispositifs, et elles sont en précarité et ont plus de mal à les comprendre, et ce sont justement ces personnes qui en ont le plus besoin. Ainsi certaines basculent (plus de logement, à quoi peut s'enchainer la maladie dû au stress et la pluie, et une fois à la rue le monde du travail tel qu'il est fait n'est plus du tout "raccrochable"...), n'ayant pas eu à temps de ressource financière...
Par ailleurs, une partie des ressources de l'Etat (quelle part, je ne sais) sert à contrôler qui touche quelle aide, pour de bonne raison (il a pas de travail, il est à la retraite, il est étudiant, etc..et non en se disant simplement : il doit vivre, on ne peut se procurer des choses vitales sans argent), ou à colmater les brèches : typiquement, la précarité peut amener la maladie, ce qui génère des frais de santé, des coûts pour la CMU ou la sécu (les urgences récupèrent ramassent aussi des personnes qui faute de traiter à temps un problème, s'y retrouvent). Ou encore, certains pauvres voyez-vous, cèdent à l'idée de voler pour se nourrir, oui je ne crois pas que tous les voleurs mènent grand train de vie. Le vol s'accompagne de frais de police, de justice, et parfois il y a des dégradations liées plus couteuses que le montant du butin. Vols et dégradations sur des entreprises ou particuliers génèrent aussi dans tous les cas des désorganisations couteuses (typiquement : le vol de caténaire de trains).
L'idée seraient aussi de réduire tout ça (y compris donc les frais de police, de gardiennage), mais sur le coût des vols et dégradation, ou de la mauvaise santé dûe à la précarité, je ne sais pas si ça représente un gros potentiel d'économie pour la collectivité (sans supposé qu'ils soient supprimé, mais réduit de moitié par exemple). En tout cas, à ce que j'ai lu, sur les quelques expérimentations similaire, la délinquance baisse.
On le voit, avec ces exquisses (trop peut étayées par des chiffres!), il y a aussi l'idée que ce revenu amène de l'optimisation économique, des réductions de coûts évitables pour la société ! Réductions qui est "consubstantiellement" lié à un meilleur bien-être des citoyens, et de la confiance, l'absence de suspicion du type : si on donne de l'argent comme ça aux gens, il ne travailleront plus
Je révèle là d'autres idées qui me sont plus personnelles sur le vol : le vol pour avoir l'argent pour consommer des choses superflue (iphone, etc) et non nécessaires, devraient aussi être réduits, dans la perspective écologique que je donne à ce revenu, puisqu'oeuvrant ensemble pour une société plus convivial, avec moins de pression pour consommer, moins de publicité (mais cette perspective n'est pas partagé par tout les défenseur du revenu ; à voir), ce revenu nous rendrait plus "tranquilles", moins fébrilement dépendant de ces objets.
Mon idée aussi, parce que je me sens des opinions de droite un peu

, est que le vol et la dégradations seront moins pardonnables, une fois en place un revenu inconditionnel + une baisse de la pression publicitaire, d'incitation à la consommation. Une fois un tel revenu en place, j'approuverais le discours répressif à l'encontre du maraudage
(cependant la situation vis-à-vis des immigrants, non bénéficiaires, serait plus complexe).
L'allocation généralisée concerne t elle aussi les mineurs ?
Pour ma part, en tant qu'outil de transition écologique, je ne souhaite pas qu'il soit du même montant (étant mis à disposition des parents, au moins en partie). Car une façon de gagner relativement beaucoup d'argent sans travailler, sans en "produire", pour des parents serait de faire beaucoup d'enfants et rien d'autres... Or on devra faire avec moins de ressources naturelles, cela n'est pas compatible avec une croissance démographique (du moins celle-ci accèlererait, accèlère d'ailleurs déjà à mon avis, la dégradation des conditions de vie).
Je suggèrerais plutôt une montée très progressive du niveau du montant avec l'age des personnes, avec peut-être un niveau nul la première année de vie : faire des enfants doit nécessiter le plein engagement des parents, qui sont dans une situation matérielle satisfaisante (ce qui ne signifie pas gagner beaucoup d'argent, tout dépend comment on gère son budget) , parents qui n'ont pas à se reposer entièrement sur la société pour assumer leurs enfants qu'ils choisissent d'avoir.
Mais alors, tout ces points que j'évoque là ont de quoi provoquer de nombreux débats, si l'idée d'un tel revenu est acté, car ce genre de détail, qui n'en est pas un, reste à régler. D'autant qu'il y a des pro-natalistes qui le défendent aujourd'hui, autant que des "décroissantistes", et parmi ces derniers divers points de vue encore sur le sujet de la démographie.
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Mais le tout est de savoir à combien pourrait se monter ce revenu inconditionnel. Il restera grosso-modo du niveau d'un minimex en Belgique et RSA(?) en France c'est à dire, actuellement dans les 400€.
à en croire la fin de cette vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=9QHivugpa30 (dont j'apprécie l'auteur principal qu'on voit là chanter, et avec qui j'ai évoqué quelque désaccord par mail après visionnage)
le RSA est à 485 euros et le minimex 785euros. Mais le RSA est complété souvent par les APL, si je ne me trompe, je ne sais pas vraiment, n'ayant pas eu recours à ce dispositif.
D'aucuns se plaignent de ne pouvoir vivre avec 400, d'autres avec 600, d'autres 1200 euros par mois...
ça dépend, déjà, si on est propriétaire de son logement ou pas (il y a des inégalités initiales, difficiles à gérer par contre).
Je cherche...je vois comme dépense indispensable la nourriture, enfin pour beaucoup de gens, qui n'ont pas la possibilité de produire eux-même leur nourriture ou en trouver en aidant des maraicher (et pour les céréales, c'est plus possible). Et je vois le logement, du moins sans endroit clos et sec en hiver, sans cette stabilité, on risque de rapidement accumuler les problèmes.
Et hors Ile-de-France (qui n'est pas à prendre comme référence pour discuter, je vous prie!), ce budget vie ce n'est pas forcément très élevé. Je parlai de 800 euros initialement, influencé par des amis bien à gauche...mais une version à niveau bien moins élevé me semble aussi bien, et même préférable. Peut-être justement parce qu'étant favorisé, dans les "inégalités initiales" mentionnées ci-dessus. Mais il n'y a pas que ça
Pour moi l'idée de se revenu, c'est plus le slogan "qui ne travaille pas ne mange pas" (connu aussi bien en URSS qu'ici), puisqu'on fait tout pour que les machines remplacent le travail humain...c'est plutôt "qui ne travaille pas n'aura pas de loisir standard, payants".
Faisons le pari qu'avec un tel revenu, les personnes en actuellement difficulté n'auront plus le stress, ayant leur base vitale, pourront plus se projeter dans un avenir...par exemple pour faire une formation et trouver un travail. Aussi, les agents de pole emploi n'auront plus pour mission de savoir combien on doit à qui, mais pourront plus se concentrer à trouver la formation
Et paralèlement, les personnes en poste stable, pourront plus facilement partager le travail(4/5ème, année sabbatique...) . C'est pourquoi un tel revenu est un chemin possible vers le plein emploi.
Certes, c'est peut-être s'avancer un peu trop, j'admets...un promoteur du RMI à sa création, années 1990, imaginait qu'il disparaîtrait de lui-même en permettant d'insérer les gens.
J'ajoute encore ces considérations personnelles : moi, ou dans ma famille plus généralement, on ne vit pas au-dessus de nos moyens. Parce que je considère important de ne pas hypothèquer le nécessaire pour le superflu. Parce que l'assurance de ne pas finir à la rue est apaisant pour l'esprit.
Ainsi dans mon budget mensuel, si je devais hiérarchiser, il y a d'abord nourriture, puis logement , puis épargne (même si ça doit être 1% du revenu) qui doit passer avant loisir. Bon, rien en absorption de sutbsances diverses autre que la nourriture et l'eau.
J'admets que cette gestion prudente, tout le monde ne l'a pas, ou ne le peut pas, avec une part plus ou moins grande de responsabilité personnelle. Et à priori, je n'aurai pas de quoi vanter l'idée de partager avec ceux qui choisissent de flamber.
Mais alors
1)le revenu inconditionnel gagne à s'accompagner de prestations en nature, pour se défaire d'addiction couteuse et réputées dispensables, comme la cigarette (déjà, on peut être bien aidé avec la sécurité sociale). Qui n'a pas assez d'argent pour payer son tabac, et est en difficulté parce qu'il y a entre autres une part de ça dans son budget, ne se le verra pas subventionné encore plus, on lui propose tout le nécessaire pour s'en passer.
2)si le niveau de revenu est jugé suffisant pour vivre, alors celui qui se trouve quand même en difficulté aura à justifier de ses dépenses...il retombe dans le "supplice du guichet" (sujet évoqué par B.Mylondo dans son livre "Pour un revenu sans condition", supplice dont je m'excuse cependant de parler ici sans avoir eu à le vivre) , car il y a des limites au partage, à la prise en charge...Mais ces guichets seront, on l'espère, avec largement moins de dossiers à traiter. Et avec éventuellement des aides plus personnalisées, plus efficaces, avec des aides en prestation en nature.
Ces problèmes, c'est du cas par cas. Outre les problèmes d'addictions évoqués ci-dessus, je ne sais ce qu'il peut se passer pour mener à de grosses difficultés.
Si on enlève tous ces gens du tertiaire et bien il n' y a quasiment plus d'économie.
En fait, pour pas mal de gens, le revenu ne changera rien. Ceux qui gagnent 1200 euro et plus, ne verront pas changer leur revenu.
Je ne comprends pas le sens de la remarque...le but du revenu n'est pas que tout cesse de fonctionner, que tout le monde arrête de travailler. Suivant certaines enquêtes, au moins les 3/4 apprécient leur travail. Que tout cesse de fonctionner n'est pas une chose à craindre, mais probablement d'autres inconvénients inattendus, qu'on ne voit pas, vont apparaître. Surprises et aventures au menu.
Par contre ça peut aider :
-les travailleur précaires, qui peuvent s'assurer de ne pas être mis à la rue(les autres aussi ont peur, d'ailleurs)
-ceux qui ont déjà sombré, se sont retrouvé à la rue...Il y a par contre besoin d'aide pour sortir d'addictions ou autre problèmes.
-ceux qui se sentent obligés de faire un travail, tout en le trouvant nuisible, qui se posent des questions pour continuer....
Ce revenu ne doit pas, à mon avis, augmenter les prélèvements (outre ceux qui sont rendus immédiatement) de l'Etat.
Aucune chance que ça voit jamais le jour ... Aucune, Jamais??? qui sait

Moi, ça me plait de voir qu'il y a des arguments pour plaire à des gens de tout bord.. Certains à droite sont déjà convaincus (Boutin, Madelin, Villepin). Les verts et l'extrême gauche sont pour beaucoup pour. Je vois bien ça comme un projet centriste aussi. Bref, on peut créer un front uni, disparate mais à densifier, sur toute la largeur du spectre politique, même s'il y a des variantes importantes selon les bords.