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Publié : 11 août 2007, 14:42
par paul_mtl
L'histoire nous donne bon nombre de réponses aux questions/inquietudes qui se posent ici pour peu qu'on l'étudie attentivement.

Survivre en crise déflationniste : du Cash!

Publié : 16 oct. 2007, 14:22
par jerome
Bonjour a tous.
Je profite d'un blog (Tropical bear...le blog de la déflation) découvert grâce à un lien donné par Tolosa sur le fil " L'économie des USA" pour vous soumettre la question suivante :

L'auteur de l'article affirme qu'en cas de crise déflationniste (ex : crise de 1929) il est vitale de vendre (avant la crise bien sûr) tous ces actifs (immobilier, actions, ...) pour ne conserver que du cash placé dans des banques "solides" (il cite "La banque postale").
A votre avis :
- Est-ce une analyse judicieuse?
- Qu'en est-il des banques solides? Par exemple lors de la crise financière en Argentine, toutes les banques n'ont-elles pas morflé?

J'avoue que j'ai du mal à me faire une opinion, mais son analyse semble bonne.

Re: Survivre en crise déflationniste : du Cash!

Publié : 16 oct. 2007, 14:52
par Alter Egaux
jerome a écrit :J'avoue que j'ai du mal à me faire une opinion, mais son analyse semble bonne.
Je vois très bien pourquoi tu poses la question. ;)

Cependant, l'important est de savoir comment tu vas (ou tu as) choisir comme stratégie au niveau des actifs.
Le premier est le choix géographique, si l'actif est immobilisé.
Le second est évaluer la capacité de vente si la crise est bancaire. Par exemple, une panne informatique peut bloquer toutes transactions, pire en cas de black out électrique.
Le troisième est la sécurité de tes actifs. L'or par exemple semble un bon placement mais sa mise en sécurité est aléatoire (soit on soustraite sa sécurité via une banque, ce qui revient presque au même que l’argent, soit on gère soit même sa sécurité, pas simple).

Bref, il faut diversifier et éviter la bourse. L'obligation d'Etat pour un placement financier me semble déjà plus responsable, mais il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Un cas particulier, c'est de sortir une grosse somme lorsque la crise est à son point culminant et de penser que l'on va en faire facilement ce qu'on veut : c'est du papier (ou de l'or), facile à voler.
Finalement, un bien immobilier, même s'il est statique, est, si c’est un lieu bien choisi, plutôt sécurisant : on peut difficilement se faire exproprier dans le contexte où la propriété privée est une des bases de notre système social.
Mieux, le bien immobilier doit être un lieu stratégique, même monnayable en cas de crise énergétique et financière.

Publié : 16 oct. 2007, 15:09
par tolosa
je suis d'accord avec alter. Le seul actif qui me paraît nécessaire de conserver est la propriété non locative. le reste.. En cas de crise gravissime, rien ne resiste. L'auteur de blog se place dans une hypothèse de déflation. C'est quand même assez particulier.

Publié : 16 oct. 2007, 16:06
par jerome
tolosa a écrit :je suis d'accord avec alter. Le seul actif qui me paraît nécessaire de conserver est la propriété non locative.
A plus! a tout vendu!
on a (a priori) vendu notre appartement dans l'objectif de partir en location temporairement, le temps que je fasse une reconversion professionnelle par le Fongecif (dossier en cours). Ma question est donc : "la somme générée par la pluvalu est-elle à l'abri dans une banque de type "La poste".

Publié : 16 oct. 2007, 16:38
par Alter Egaux
jerome a écrit :Ma question est donc : "la somme générée par la pluvalu est-elle à l'abri dans une banque de type "La poste".
Jérôme, garde ton sang froid. Essaye de diversifier. Laisse une partie directement disponible (Livret A, Codevi, etc...). A priori, vu que tu traines sur oleocene, tu seras un initié (délit ? ;) ) pour savoir quand il faut partir avec le magot. Sauf que tu auras d'autres angoisses (vol).

Bon, si il y a un black out, on est vraiment dans le m...., toi comme moi.
Si tu sécurises un point de chute (familial ou amitié), tu devrais limiter la casse, mais adieu le grande partie du magot. Mais c'est un cas extrême.
Diversifie et continue tes projets, qui me semblent d'une pertinence formidable !

Ici, pas grand monde est prêt. C'est vrai que nous nous sentirions tout rassuré si nous avions tous une maison négawatt loin d'une grande ville avec un verger et un jardin digne de Pierre RABHI. ;)

Je connais des survivalistes qui achètent des matériaux et les stockent. Jusqu'ici, je trouvais cela un peu loufoque, mais finalement...

Publié : 16 oct. 2007, 17:00
par jerome
Alter Egaux a écrit : Mais c'est un cas extrême.
Diversifie et continue tes projets, qui me semblent d'une pertinence formidable !
Merci. Quand le projet sera vraiment lancé je le décrirait aux Oléocéniens.
Alter Egaux a écrit : Ici, pas grand monde est prêt. C'est vrai que nous nous sentirions tout rassuré si nous avions tous une maison négawatt loin d'une grande ville avec un verger et un jardin digne de Pierre RABHI. ;)
C'est fou comme j'ai l'impression que les évènements s'enchainent de plus en plus vite...
Et je me verrais bien dans la maison de Pierre (par contre il y a un sacré jardin à entretenir... :? )

Publié : 16 oct. 2007, 18:30
par sidonie61
tolosa a écrit :je suis d'accord avec alter. Le seul actif qui me paraît nécessaire de conserver est la propriété non locative.
Lorsqu'on rembourse un prêt bancaire lors de l'accession à la propriété, ne sommes nous pas considérés comme "locataires" de la banque ?
Donc en cas de crise grave au niveau des banques, sont-elles dans la capacité de réclamer les mensualités de remboursement du crédit ?
Pour être plus claire, faut-il mieux acheter sa propriété cash ou à crédit ?

Publié : 16 oct. 2007, 18:50
par jerome
sidonie61 a écrit :Lorsqu'on rembourse un prêt bancaire lors de l'accession à la propriété, ne sommes nous pas considérés comme "locataires" de la banque ?
Donc en cas de crise grave au niveau des banques, sont-elles dans la capacité de réclamer les mensualités de remboursement du crédit ?
Pour être plus claire, faut-il mieux acheter sa propriété cash ou à crédit ?
Effectivement, ton bien "appartient" à la banque jusqu'au dernier paiement. Si tu es dans l'incapacité de payer plusieurs mois de suite il y a saisie puis mise au enchère. Il faut savoir que lors de ces procédures les banques sont des véritables enflures et mettent en vente au prix qu'il leur reste à couvrir (le différentiel te revient moins les frais). donc s'il te reste 50 k euros à payer, ta maison d'une valeur de 250 k uros sera mise en vente à 50 ke uros et toi tu seras sur la paille (car il te reste des pénalités et des frais de mise en justice à payer).
Dans tous les cas, et surtout si une crise arrive, il est préférable de payer cash et de ne pas dépendre d'une banque. Cela dit, vu les tarifs de l'immobilier c'est difficile...

Publié : 16 oct. 2007, 19:01
par Lansing
Reste pour tous ceux qui le peuvent la caution, faites comme les subprimes, morcelez votre emprunt et répartissez les risques entre plusieurs établissement.
Je plaisante bien sûr mais renseignez vous sur les organismes qui peuvent cautionner votre prêt, comme certaines mutuelles par exemple.

Patrick

Publié : 16 oct. 2007, 19:17
par energy_isere
ce fil "Survivre en crise déflationniste : du Cash!
" ressemble fort au fil "Nos économies et la faillite des banques... se protéger." ici : http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?t=3920 :?

n'est il pas ?

Publié : 16 oct. 2007, 20:13
par DominiqueBoscher
sidonie61 a écrit : Pour être plus clair, faut-il mieux acheter sa propriété cash ou à crédit ?
A mon sens il est préférable d'acheter à crédit et de profiter de son cash potentiel pour acquérir des biens de développement durables : voir un exemple d'investissements et de réalisations à faire : http://www.autarcies.com/Agenda/Agenda.html
... Mais pour en revenir au crédit il faut avoir un crédit qui ne soit pas trop étranglant; il faut avoir une marge de maneuvre pour pouvoir faire face aux réductions de pouvoir d'achat qui arriveront. Les plus fragiles effectivement subiront la pouvoir et l'emprise des banques, toutefois imaginons que très rapidement 20% des propriétaires soient dans l'impossibilité de rembourser leur crédit, soit c'est tout le système qui explose, banques comprises et dans ce cas les crédit associés avec, soit l'état prend des mesuures pour empêcher les banques d'intervenir sinon c'est la révolution...

Publié : 16 oct. 2007, 20:37
par jerome
energy_isere a écrit :ce fil ressemble fort au fil "Nos économies et la faillite des banques... se protéger." ici : http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?t=3920 :?

n'est il pas ?
A mon avis tu peux fusionner car ma question se rapproche de celle de l'autre fil.

Je continuerais la discussion en posant cette question : "Comment déterminer qu'une banque est solide (qu'elle peut résister à une crise)?"

Publié : 16 oct. 2007, 20:46
par energy_isere
energy_isere a écrit :ce fil "Survivre en crise déflationniste : du Cash!
" ressemble fort au fil "Nos économies et la faillite des banques... se protéger." ici : http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?t=3920 :?

n'est il pas ?
fusion

Publié : 17 oct. 2007, 09:58
par Alter Egaux
jerome a écrit :Effectivement, ton bien "appartient" à la banque jusqu'au dernier paiement. Si tu es dans l'incapacité de payer plusieurs mois de suite il y a saisie puis mise au enchère. Il faut savoir que lors de ces procédures les banques sont des véritables enflures et mettent en vente au prix qu'il leur reste à couvrir (le différentiel te revient moins les frais). donc s'il te reste 50 k euros à payer, ta maison d'une valeur de 250 k uros sera mise en vente à 50 ke uros et toi tu seras sur la paille (car il te reste des pénalités et des frais de mise en justice à payer).
Jerome, on se calme. ;) Ce que tu décris là est effectivement dans le cas d'un hypothèque dite conventionnelle prise lors d'un emprunt baclé et non négocié.
Mais ce n'est pas du tout le cas lorsque l'emprunteur à la tête sur les épaules :

3 cas :

- CAS N°1 : hypothèque conventionnelle : prix important non remboursé puis frais de mainlevée à la vente. Le pire des cas : la banque vends votre logement.
- CAS N°2 : privilège de prêteur de denier (PPD) : moins cher mais non remboursé.
- CAS N°3 : La caution d’un tiers ou d’un établissement spécialisé : plus cher mais sera en partie restitué à la fin du prêt (restitution d’environ 70% à 80%, idéal pour les prêt relais immédiatement remboursé, et pour les prêts classiques). ex : L'organisme Credit Logement

Dans le cas n°3 (celui que j'ai toujours pris), en cas d'incapacité de rembourser, c'est le "propriétaire" qui vend son bien avec un délais limité. En le mettant immédiatement à un prix légèrement en dessous du prix du marché, le bien peut être vendu à un prix raisonnable, et ceci, avant que la banque et les rapaces viennent mettre leur bec dedans.
Je crois que c'est aussi le cas pour le N°2.

Bref, l'hypothèque conventionnelle prise par défaut par les banques est une grave erreur pour l'emprunteur : il a un couteau sous la gorge pendant toute la durée de l'emprunt.