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Publié : 10 juil. 2007, 19:28
par LeLama
Spiritatus a écrit :@LeLama
l'aproche de l'énergie via le prix me semble tres intéresante pour comparer a un temps t ce que j'appèlerai les "couts variables énergétiques" de 2 entreprise
par contre pour les cout fixe, genre amortissement des batiments, ca devient beaucoup plus aléatoire.
exemple extrême, le prix de l'acier pour construire une tour effel aujoud'hui ou il y a 5 ans a du etre multiplié par un facteur proche de 2, par contre le cout énegétique pour le produire n'a pas du varier. De meme les immeuble administratif de la compagnie lambda construit il y a 120 ans ont été complètement amorti, donc via cette méthode il ne coute plus d'énergie...
Il est clair que la methode n'est pas parfaite. Mais disons que je crois qu'on peut faire une estimation avec un facteur d'erreur inferieur a 2 si on s'y prend bien par la methode financiere. Alors que pour la methode directe, les facteurs d'erreurs sont enormes. Pour le nuc, on trouve des erreurs d'un facteur 50 suivant les auteurs... Et meme pour des energies moins controversees comme l'eolien, on trouve des etudes qui different d'un facteur 5.
Publié : 10 juil. 2007, 22:28
par nemo
Il me semble que la chaine et les interactions sont tellement complexe que le calcul du "Vrai" EROI est une quéte illusoire.
D'ou une recherche d'indice permettant de s'approcher du "vrai" chiffre. Le mieux serait de trouver plusieurs méthodes qui de préférence négligerait chacune ce que privilégient les autres et d'en faire une synthése. En attendant utilisons une méthode donnant une erreur de facteur 2 plutot que 50!
Re: Après le PO déclin 1,2 ou 3%. Conséquences réelles.
Publié : 22 juil. 2007, 23:53
par CP3
Maintenant abordons la magie de l'exponentielle décroissante. Avec un déclin de 1% par an on a :
Code : Tout sélectionner
(production initiale) * (intégrale de 0.99^x entre zero et infini).
[/color]
hors :
[/color]
de primitive :
[/color]
sachant que pour l'infini
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il reste donc
[/color]
avec un déclin de 2% on a de même :
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avec un déclin de 3% on a de même :
[/color]
Avec une production initiale de 30 Gb on a donc :
déclin de 1% -> cumul productions futures = 100 * 30 = 3000 Gb
déclin de 2% -> cumul productions futures = 50 * 30 = 1500 Gb
déclin de 3% -> cumul productions futures = 33 * 30 = 1000 Gb
Au vu des "réserves prouvées" actuelles de l'ordre de 1 000 Gb je prends donc l'hypothèse médiane de 2% (1500 Gb de "pétrole standard utile"). On va bien "trouver" en plus 500 Gb.
Cela donne quoi ? (en partant d'un initial à 85 Mb/j).
au bout de 10 ans : 85 * 0.98^10 = 69 Mb/j
au bout de 20 ans : 85 * 0.98^20 = 57 Mb/j
au bout de 30 ans : 85 * 0.98^30 = 46 Mb/j
au bout de 35 ans : 85 * 0.98^35 = 42 Mb/j
au bout de 70 ans : 85 * 0.98^70 = 21 Mb/j
A noter que l'on voit apparaitre "la règle des 70" pour les connaisseurs. (35 ans * 2% = 70, temps nécessaire pour diviser par 2)
En prenant le début du déclin en 2015 (après un plateau de 2005 à 2015 ) cela donne donc :
Edit voir post Gilles plus loin : il faut donc 1740 Gb à extraire et non 1500 Gb pour tenir compte du plateau sur 8 ans à 30 Gb/an
2015 : 85 Mb/j (comme maintenant)
2025 : 69 Mb/j
2035 : 57 Mb/j
2045 : 46 Mb/j
2050 : 42 Mb/j
2085 : 21 Mb/j
Notre civilisation industrielle peut elle s'adapter à ce rythme ?[/quote]
En outre , faudrait - il savoir si les taux de déplétion communiqués sont les taux brute ou les taux net . En effet , au fur et à mesure que les réserves diminuent , le pétrole devient de plus en plus difficil à extraire , ainsi la part de pétrole à réinvestir pour extraire ce qui reste à sortir , augmente ( et ce de manière exponentiel ). Il semble plutot que les taux communiqués par l' ASPO , soient des taux brutes .
Publié : 23 juil. 2007, 02:58
par phyvette

CP3, la vision de,
The Oil Drum Fig 3 ( merci
Jäg ! ) avec une déplétion de 1 puis 4%
Phyvette
Publié : 23 juil. 2007, 11:23
par tolosa
Une courbe vaut mieux souvent qu'un long discours. Impressionnant
Publié : 23 juil. 2007, 11:31
par mobar
tolosa a écrit :Une courbe vaut mieux souvent qu'un long discours. Impressionnant
Le problème c'est que les courbes, les discours ou les calculs produisent des prévisions basées sur des projections et des théories qui ont du mal à prendre réellement en compte l'impact du facteur humain et les "impondérables" qui caractérisent les systèmes instables.
Un évènement insignifiant à première vue peut à tout moment entrainer à court, moyen ou long terme une dérive imprévisible qui viendra mettre à mal les théories les plus élaborées et les consensus établis.
Il reste de beau jour pour Madame Irma et ses émules!
Publié : 23 juil. 2007, 11:37
par tolosa
Tu as raison Mobar, mais si le comportement individuel est parfois imprévisible, le comportement en groupe l'est moins.
On peut craindre, en raison des leçons du passé, que le comportement collectif ne mettra pas en échec les prévisions de cette courbe. Il risque au contraire de l'aggraver....
Publié : 23 juil. 2007, 11:49
par mobar
tolosa a écrit :
On peut craindre, en raison des leçons du passé, que le comportement collectif ne mettra pas en échec les prévisions de cette courbe. Il risque au contraire de l'aggraver....
C'est bien ce que je voulais dire, le futur à de fortes chances d'être "pire" que les prévisions et les calculs basés sur des faits objectifs et des comportements rationnels.
Publié : 23 juil. 2007, 12:23
par tolosa
Le pire n'est jamais certain, mais il se réalise malheureusement avec une attristante régularité...
Pire
Publié : 23 juil. 2007, 13:57
par Thibaud
Où, comme le diraient les Monthy Python, il faut se préparer au pire, comme ça on n'est jamais déçu !

Publié : 23 juil. 2007, 14:12
par Tiennel
Les philosophes appellent cela le "catastrophisme éclairé"

Publié : 23 juil. 2007, 15:30
par GillesH38
l'estimation avec l'exponentielle est assez robuste, si on prend l'intégrale. Le détail de la courbe est bien sûr plus aléatoire. En gros rajoutez des zigzag de plus ou moins quelques % avec peut etre une grosse fluctuation de 10 % comme en 1980 (attaque de l'Iran par exemple ! ) et vous aurez une idée de à quoi ça ressemblera (mais comme la météo, pas de prévision exacte!).
Mais franchement, ce n'est pas le détail du jour du pic qui est important comme le rappelle Tolosa. ce qui me parait important ce sont des questions du genre :
sur le court terme : peut-il y avoir une crise financière grave ? quels mécanismes de protection peut-on imaginer?
sur le (beaucoup plus ) long terme : a quoi peut ressembler une société post-pétrole? et de façon plus lointaine une société post-hydrocarbures?
le défaut de beaucoup de survivalistes (y compris sur ce forum) c'est de confondre dans une même echelle de temps les différents phénomènes. La disparition totale du pétrole se fera bien après le pic, personne ici ne verra la disparition des pompes à essence, des plastiques ou des médicaments !
les risques immédiats s'appellent plutot crise économique, précarité , faillites.... voir le dernier numero du CI sur le Japon pour comprendre ce que veut dire une société en dépression...
Publié : 23 juil. 2007, 20:28
par matthieu25
GillesH38 a écrit :La disparition totale du pétrole se fera bien après le pic, personne ici ne verra la disparition des pompes à essence, des plastiques ou des médicaments !
Tout le monde ici n'a pas 40 ans, Tiennel...A moins que l'on spécule sur une baisse drastique de l'esperance de vie.Tu crois vraiment que dans 40 ans, il existera encore des pompes à essence.Le peu d'essence existant servira essenciellement au nécessaire vital.Pompe à eau et réquisition pour l'agriculture.
Publié : 23 juil. 2007, 20:55
par phyvette
Tiennel a écrit :Les philosophes appellent cela le "catastrophisme éclairé"

Pour certains posteurs le terme de "catastrophisme illuminé " est plus juste .
Phyvette
Publié : 23 juil. 2007, 21:04
par jouan51
Je suis pas sur de comprendre :
Selon l'EROEI actuel et sa future évolution, tous les chiffres que l'on a sur les réserves ultimes sont a reconsidérer ou ce genre de données est déjà pris en compte dans les calculs????
Jouan