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Re: Les "cassures" dans la courbe de Hubbert
Publié : 06 juin 2012, 21:55
par Clarkie
phyvette a écrit :nemo a écrit :Hum je serais intéresser par la poursuite de ces courbes avant 1980, disons jusqu'en 1900...
Juste une forte augmentation des catastrophes naturelles depuis 1900, de zéro à 450 par an, quel est le pourcentage de celle-ci causés par le RCA.
En même temps avec la croissance démographique et celle des infrastructures à détruire, le coût des catastrophes naturelles ne fait parallèlement qu'augmenter.
Ce graphique, comme le mien, ne représente pas les coûts mais le nombre d'évènements.
D'autre part, on y constate bien un écart
très significatif entre les séismes et les évènements climatiques.
Re: Les "cassures" dans la courbe de Hubbert
Publié : 07 juin 2012, 09:33
par energy_isere
Ces histoires d' augmentation des catastrophes naturelles sont totalement hors sujet.
Re:
Publié : 07 juin 2012, 09:36
par energy_isere
Fusion du fil crée hier par Rico avec un fil plus ancien.
Re: durée du plateau?
Publié : 07 juin 2012, 18:35
par Clarkie
Sur le
sujet, présentation de Robert Hirsh à la conférence ASPO 2012 :
source:
http://www.avenir-sans-petrole.org/arti ... 64250.html
Re: durée du plateau?
Publié : 07 juin 2012, 19:03
par Tovi
Je ne vois pas pourquoi tout le monde se réjouit de la chute du prix du baril. D'autant qu'il est lié à la chute de l'économie et non pas à des économies de carburants ou la découverte de nouveau champs.
Au prix actuel, la mise en exploitation de nouveaux puits est compromise, ce qui signifie que dans l'hypothèse où l'économie reprendrait un jour elle s'effondrerait immédiatement sous l'effet de l'insuffisance de la production.
Le prix du baril au pic est donc peut être de 100$ , ce qui signifie qu'on ne pourra peut être jamais rien exploiter au delà de ce seuil de coût d'extraction.
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 07:55
par kercoz
Tovi a écrit :Je ne vois pas pourquoi tout le monde se réjouit de la chute du prix du baril. D'autant qu'il est lié à la chute de l'économie et non pas à des économies de carburants ou la découverte de nouveau champs.
Au prix actuel, la mise en exploitation de nouveaux puits est compromise, ce qui signifie que dans l'hypothèse où l'économie reprendrait un jour elle s'effondrerait immédiatement sous l'effet de l'insuffisance de la production.
Le prix du baril au pic est donc peut être de 100$ , ce qui signifie qu'on ne pourra peut être jamais rien exploiter au delà de ce seuil de coût d'extraction.
La chute ou le maintient des prix du baril indique simplement que la demande s'est réduite .....plus par le nombre de demandeur que par une baisse de la conso de chacun ....sinon le prix se stabiliserait plus haut et on constaterait moins d'abusage des voitures de blaireaux autours de nous .
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 09:52
par Tovi
J'ai du mal à faire comprendre autour de moi qu'on atteindra probablement jamais les deux euros le litre à la pompe. Et qu'à la limite ce serait une excellente nouvelle car celà voudrait dire que notre économie serait assez solide - et sobre- pour soutenir un tel prix.
Faute de quoi, la variable d'ajustement est le crack économique.
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 11:15
par rico
J'ai du mal à faire comprendre autour de moi qu'on atteindra probablement jamais les deux euros le litre à la pompe.
Ce qui revient à dire qu'il n'y aura jamais de pénurie de pétrole alors donc du pétrole à l'infini

. Les pleines conséquences du PO seront là quand malgré une récession mondiale les prix du baril continueront d'augmenter indépendamment de toute crise économique. Donc oui les 2 euros le litres c'est possible mais c'est pas pour demain.
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 11:22
par energy_isere
Tovi a écrit :J'ai du mal à faire comprendre autour de moi qu'on atteindra probablement jamais les deux euros le litre à la pompe. Et qu'à la limite ce serait une excellente nouvelle car celà voudrait dire que notre économie serait assez solide - et sobre- pour soutenir un tel prix.
Faute de quoi, la variable d'ajustement est le crack économique.
Il suffirait que l' Euro baisse trés fort.
Du genre 1 € = 0.8 $ (actuellement 1 €= 1.25 $ )
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 11:36
par rico
De toute façon 2 euros le litre c'est que dalle.
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 11:45
par kercoz
Tovi a écrit :
Faute de quoi, la variable d'ajustement est le crack économique.
La variable d'ajustement est logiquement la demande, pas besoin de crack , juste de temps en temps des délitements qui éliminent un wagon de consommateurs ...
2 Euros c'est soutenable , au dessus , on créera une interaction ds les pays d'europe les plus fragiles ...et le feed back réajustera l' euro au $.
Bienvenus dans le pays de la complexité !......autant se rapprocher deja de l' attracteur suivant , les places seront plus cher qd ça va déliter .
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 12:04
par Tovi
C'est soutenable en théorie ! Dans une société sobre, qui dégage plus de PIB par Tep. En attendant, les faits semblent démontrer que ce n'est pas le cas.
Re: durée du plateau?
Publié : 08 juin 2012, 14:41
par nemo
Tovi a écrit :C'est soutenable en théorie ! Dans une société sobre, qui dégage plus de PIB par Tep. En attendant, les faits semblent démontrer que ce n'est pas le cas.
Les gens (et donc l'économie) s'adapteront, il le font déjà. Jamais y a eu autant de covoiturage par exemple... Y a largement de la marge pour faire des économies de pétrole...
Re: durée du plateau?
Publié : 09 juin 2012, 13:47
par Tovi
Il y a une différence entre une stratégie d'adaptation individuelle et une adaptation collective.
Individuellement je peux tout aussi bien me priver d'autres choses (cinéma, vacances, nourriture bio etc.) plutôt que de prendre le bus ou d'acheter une voiture moins gourmande.
Or, au niveau collectif on constate assez peu de changements notables de comportements. La consommation d'essence a légèrement diminuée en France, mais ailleurs dans le monde elle continue d'augmenter.
Les sacrifices porteront donc sur les autres secteurs économiques. Et c'est donc bien le PIB et la production d'autres richesses qui diminueront.
Tant qu'il n'y a pas de conscience collective qu'une des racines principales de la Crise se situe dans les hydrocarbures, on visera toujours à côté.
Je vais prendre un exemple concret :
Prenons un parc de PL consommant 30l/100 km. Lorsque le coût du gasoil augmente, le prix du transport augmente également. Une première option consiste à passer tout le monde à un parc moins gourmant, moyennant un investissement conséquent sur ces technologies. A 10l/100 km, on peut supportert un gasoil à 2€ le litre sans changements dans le flux logistique.
Mais faute de ce saut technologique, lorsqu'on passe de 1 à 2€ le litre, les coûts de transport doublent. Les produits sont plus chers et se vendent moins. Les usines rationnalisent leur logistique en se rapprochant des lieux de consommation (mon propos n'est pas de dire si c'est bon ou pas) etc. Bref, le flux de marchandise diminue. Des transporteurs se retrouvent au chômage (ils consommeront moins) et une petite flotte de camions transportera moins de marchandises, toujours à 30l/100.
C'est une adaptation tout aussi rationelle. Dans laquelle on a même de la décroissance et de la relocalisation. Sans faire aucune économie de consommation d'essence !
La société des véhicules sobres n'est pas sur le point d'advenir. Il y aura les winners en grosses berlines/4x4/coupés sports et les crevards en... boaf on s'en fout non ? Tant qu'on ne braque pas les projecteurs sur un problème, il n'existe pas. Les transports en commun bondés, on s'en fout, mieux vaut investir des millions dans des aéroports pour nantis.
Re: durée du plateau?
Publié : 09 juin 2012, 14:17
par Glycogène
Tovi a écrit :Prenons un parc de PL consommant 30l/100 km. Lorsque le coût du gasoil augmente, le prix du transport augmente également. Une première option consiste à passer tout le monde à un parc moins gourmant, moyennant un investissement conséquent sur ces technologies. A 10l/100 km, on peut supporter un gasoil à 2€ le litre sans changements dans le flux logistique.
Mais faute de ce saut technologique, lorsqu'on passe de 1 à 2€ le litre, les coûts de transport doublent.
Je t'explique : même à 1€ le L, ou même 0,5€, les transporteurs regardent la consommation de leur camion, et préfèrent acheter un camion qui consomme moins lorsqu'ils renouvellent un camion.
Bien sûr, si c'est rentable ! Si le gain sur le gazoil consommé durant la vie du camion ne compense pas le surcoût à l'achat (en tenant compte de l'amortissement), ça n'est pas rentable.
Ca n'est pas rentable financièrement, mais il y a de grande chance que ça ne le soit pas non plus sur le bilan de consommation de pétrole en tenant compte de la fabrication.
Ensuite, les constructeurs et les normes font baisser la consommation continuellement. Mais désolé, physiquement ce n'est pas possible de multiplier par 3 le rendement d'un moteur thermique déjà bien optimisé depuis pas mal de décennies !
Le meilleur moyen de diviser par 3 la consommation du transport, c'est de diviser par 3 le transport. Mais ça ne veut pas forcément dire diviser par 3 la quantité de marchandise ou de personnes transportées. Suffit de toujours remplir à au moins 90% les camions ou les bus, en ne partant pas tant qu'il n'y a pas 90% de remplissage (méthode utilisée dans les pays pauvres, enfin là le remplissage est plutôt de 120%).