Politique Allemande de l' énergie.

Discussions traitant des diverses sources d'énergie ainsi que de leur efficacité.

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kercoz
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Message par kercoz »

energy_isere a écrit : 12 nov. 2025, 00:25
Eco Stor breaks ground on Germany’s largest battery storage project
Eco Stor says construction has begun on a 300 MW/714 MWh battery storage facility in Förderstedt, Saxony-Anhalt, now the largest such project under development in Germany.

November 5, 2025 Sandra Enkhardt

Image
mage: Eco Stor

RWE briefly held the record for Germany’s largest battery storage facility under construction with its 400 MW / 700 MWh project. Following its groundbreaking ceremony on Tuesday, Eco Stor’s 300 MW / 714 MWh project in Förderstedt, Saxony-Anhalt, has now taken the lead in terms of storage capacity, becoming the largest battery storage facility currently being built in the country.

High-ranking representatives from politics and industry attended the symbolic ceremony in Saxony-Anhalt, including State Energy Minister Armin Willingmann, Urban Windelen (Federal Managing Director of the Federal Association of Energy Storage Systems BVES), Bernd Schneider (representative of grid operator 50Hertz), René Zok (Mayor of Staßfurt), and Eco-Stor Managing Director Georg Gallmetzer.
https://www.pv-magazine.com/2025/11/05/ ... e-project/
Ca rappelle les cimetieres allemands de la GG1....qui pourraient faire double emploi ...du coup.
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)
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Message par energy_isere »

Production d’électricité en Allemagne en 2025 : l’éolien et le solaire en tête pour la première fois
En 2025, la part des énergies renouvelables dans la production nette d’électricité publique en Allemagne s’est établie à 55,9 %, comme l’année précédente. L’éolien a occupé la première place en tant que principal producteur net d’électricité, suivi du photovoltaïque, qui a augmenté sa production de 21 % en 2025 et a dépassé le lignite pour la première fois.

janvier 20, 2026 Gwénaëlle Deboutte

Image
Production nette d'électricité en Allemagne en 2025.
Image : Energy-Charts.info


Les systèmes photovoltaïques ont produit environ 87 TWh d’électricité en Allemagne en 2025. Sur ce total, environ 71 TWh ont été injectés dans le réseau public, tandis qu’un volume remarquable de 16,9 TWh a été autoconsommé par les producteurs. La production totale a augmenté d’environ 15 TWh, soit +21 % par rapport à l’année précédente. Cette progression a permis au photovoltaïque de se hisser à la deuxième place de la production nette d’électricité, juste derrière l’éolien.

À la fin de l’année 2025, la puissance solaire installée atteignait 116,8 GW de puissance de modules (DC). Environ 16,2 GWDC de nouvelles capacités nettes ont été ajoutées au cours de l’année, ce qui correspond à 14,3 GWAC. Toutefois, pour atteindre les objectifs fixés pour 2026, le rythme des nouvelles installations devra encore s’accélérer pour atteindre 22 GW par an.

Au total, en 2025, les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, biomasse et géothermie) ont produit ensemble environ 278 TWh d’électricité. Parmi ceux-ci, 256 TWh ont été injectés dans le réseau public et 22 TWh autoconsommés. La production renouvelable totale a ainsi progressé de 6 TWh par rapport à l’année précédente.

Avec l’augmentation de la production photovoltaïque, le nombre d’heures à prix négatif sur le marché de l’électricité continue également de croître. Le record de 459 heures, établi en 2024, avait déjà été atteint dès le mois d’août. À la fin de l’année, ce chiffre est monté à 574,75 heures, selon les analyses d’Energy-Charts. Depuis le changement de méthodologie en octobre, les périodes de prix négatifs sont désormais comptabilisées par tranches de 15 minutes et non plus par heure entière. Il convient également de souligner la multiplication de longues périodes continues de prix négatifs, souvent d’une durée de six heures ou plus.

Toutefois, comme le soulignent les chercheurs, le prix moyen de l’électricité en période négative est en légère baisse. Il s’élevait à –11,45 €/MWh en 2024, contre –10,97 €/MWh en 2025. En parallèle, le prix moyen de l’électricité sur le marché de gros a augmenté d’environ 11 %, passant de 78,01 €/MWh à 86,55 €/MWh en un an.

Le stockage par batteries progresse rapidement

Face à la volatilité croissante des prix de l’électricité, le marché du stockage connaît une dynamique particulièrement soutenue. Les systèmes de stockage par batteries bénéficient à la fois des fortes fluctuations intrajournalières des prix, qui renforcent leur attractivité économique, et de la baisse rapide des coûts, liée notamment aux effets d’échelle dans le secteur de la mobilité électrique.

L’intérêt pour le raccordement au réseau de batteries de grande capacité ne cesse ainsi de croître. Plusieurs installations sont déjà en service, et le registre central des données de marché recense 11,5 GWh supplémentaires de projets disposant d’une date de mise en service planifiée. En 2025, la capacité des systèmes de stockage de grande taille est passée de 2,3 à 3,7 GWh, soit une augmentation de 60 %. Au total, près de 25 GWh de capacités de stockage par batteries sont actuellement installés en Allemagne, dont la majorité – un peu moins de 20 GWh – sous forme de systèmes résidentiels.

Selon différents scénarios, les modèles du Fraunhofer ISE estiment les besoins de stockage entre 100 et 170 GWh à l’horizon 2030. « La montée en puissance des batteries de grande taille modifie fondamentalement le fonctionnement du système électrique allemand. Si les effets sur la fourniture de flexibilité à court terme sont déjà visibles, les impacts systémiques, par exemple sur les centrales de réserve, ne peuvent pour l’instant qu’être estimés. Ces évolutions exigent que le stockage par batteries soit explicitement intégré à la planification du déploiement, à la planification du système et à la conception du marché de l’électricité », conclut Leonhard Gandhi, chef de projet Energy Charts au Fraunhofer ISE.
https://www.pv-magazine.fr/2026/01/20/p ... iere-fois/
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L'Allemagne promet une récompense d'un million d'euros suite au blackout de Berlin

Connaissance des Énergies avec AFP le 27 janvier 2026

Le gouvernement allemand a promis mardi une récompense d'un million d'euros à qui "mènera aux auteurs" du sabotage ayant provoqué un vaste blackout à Berlin début janvier, une mesure exceptionnelle alors que l'enquête visant un mystérieux groupe d'extrême-gauche s'est enlisée.

Aucun progrès de l'enquête rendu public
Cette attaque, revendiquée par la Vulkangruppe (groupe Volcan), groupuscule dont on ne sait rien ou presque malgré des années d'activité, avait mis en évidence la faiblesse de certaines infrastructures critiques, au moment même où les autorités veulent les muscler face à la menace russe.

Le parquet et la police "annoncent une récompense d'un million d'euros pour toute information permettant d'identifier les auteurs", a dit le ministre allemand de l'Intérieur Alexander Dobrindt lors d'une conférence de presse.

L'annonce intervient alors qu'aucun progrès dans l'enquête n'a été rendu public, près d'un mois après les faits, lorsque quelque 45 000 foyers sont restés sans courant pendant près d'une semaine.

Le 3 janvier, l'incendie criminel d'une installation électrique dans le sud-ouest de la capitale avait plongé dans le noir plus de 100 000 personnes, privé certains de chauffage, coupé les réseaux mobiles et internet et paralysé les transports en commun. Le retour à la normale n'est intervenu que le 7 janvier.

Un groupe ayant revendiqué une douzaine d'attaques depuis 2011
Le parquet fédéral avait lui rapidement lancé une enquête pour "appartenance à une organisation terroriste" et "sabotage", après une revendication en ligne par la "Vulkangruppe". Ce groupe avait déjà revendiqué une douzaine d'attaques depuis 2011, dont l'une en mars 2024 ayant visé une usine Tesla près de Berlin, où des lignes électriques alimentant le site avaient été incendiées.

Jamais les autorités n'ont identifié les auteurs, des complices ou des membres du groupuscule. Le maire de Berlin, Kai Wegner, qui a lui-même été très critiqué pour sa gestion de la crise, a salué l'annonce de la récompense, qui démontre, selon lui, que l'arrestation des auteurs est "la plus haute priorité". "Quiconque s'en prend à nos infrastructures critiques met délibérément en danger des vies humaines", a-t-il écrit sur X.

Alors que par ailleurs, l'Allemagne n'a cessé de dénoncer une campagne de sabotage et d'espionnage russe, la gigantesque panne provoquée par l'incendie d'une seule installation et l'absence de systèmes parallèles permettant de garantir le fonctionnement avait jeté une lumière crue sur la vulnérabilité d'une infrastructure critique de la capitale allemande.

Une nouvelle loi au Bundestag
M. Dobrindt a dès lors promis que cette semaine la chambre basse du parlement, le Bundestag, allait adopter une nouvelle loi sur la protection des infrastructures critiques. Mais des voix critiquent ce texte, attendu depuis des mois. De nombreux acteurs du secteur, des milieux d'affaires et des politiques jugent le projet existant trop bureaucratique pour être efficace.

Selon eux, il oblige aussi à une trop grande transparence sur ces infrastructures, ce dont pourraient profiter des acteurs malintentionnés. M. Dobrindt a admis mardi que déjà "nous divulguons trop d'informations publiques concernant nos infrastructures critiques".

Le ministre a également assuré que la lutte contre les groupes d'extrême gauche menant des sabotages au nom de la lutte contre le capitalisme ou pour l'environnement allait être renforcée, alors que ce phénomène reste assez répandu en Allemagne notamment à Berlin.
https://www.connaissancedesenergies.org ... lin-260127
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L'Allemagne admet qu'elle risque de rater ses objectifs climatiques

Connaissance des Énergies avec AFP le 10 février 2026

L'Allemagne risque de ne pas remplir ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique à l'horizon 2030 et 2045, selon l'ébauche d'un nouveau plan d'action gouvernemental obtenu mardi par l'AFP.

Le gouvernement du chancelier conservateur Friedrich Merz a jusqu'au 25 mars pour présenter ce nouveau cadre afin que la première économie de l'UE respecte in fine ses engagements climatiques juridiquement contraignants.

Selon ce texte daté de fin janvier et rédigé par le ministère de l'Environnement, le pays, longtemps pionnier des énergies renouvelables, devrait désormais manquer de peu, avec 63%, son objectif pour 2030 de réduction de 65% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.

Un comité consultatif d'experts du climat mentionné dans le rapport estime que l'objectif des 65% "ne sera probablement pas atteint".

Mais pour le ministère, l'objectif de 2030 reste "fondamentalement atteignable". Il propose un éventail de mesures allant de subventions pour la rénovation énergétique des bâtiments à davantage d'investissements dans les transports publics.

Une fois le projet ébruité dans la presse, les organisations environnementales se sont montrées pessimistes.

Les objectifs climatiques fixés par la loi allemande "ne peuvent pas être atteints avec les mesures proposées" dans le projet de plan, "insuffisantes", affirme à l'AFP Sascha Müller-Kraener, directeur de l'ONG Deutsche Umwelthilfe (DUH).

L'autre objectif majeur pour lequel Berlin s'est engagé, celui de neutralité carbone en 2045, "reste menacé de ne pas être atteint", admet le ministère de l'Environnement dans le texte.

En cause: les incertitudes, compte tenu des "instruments actuels de la politique climatique", quant à une conversion à la neutralité carbone "réussie dans tous les secteurs" de l'économie.

Les observateurs critiques ont souligné que le document ne tenait pas compte d'autres mesures promues par la coalition de M. Merz, notamment l'assouplissement des règles européennes d'émissions pour les voitures et la révision des normes d'efficacité énergétique des bâtiments.

Le projet n'est pas encore finalisé, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère, soulignant "l'ambition" intacte de Berlin à respecter ses engagements.

- "D'énormes écarts" -

Alors que Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, l'Allemagne demeure sous pression pour respecter des contraintes qu'elle a elle-même inscrites dans la loi.

Fin janvier, la Cour constitutionnelle fédérale, plus haute juridiction du pays, a jugé insuffisant et donc contraire à la loi le plan du précédent gouvernement, adopté en 2023 sous le chancelier social-démocrate Olaf Scholz.

Cette décision, résultat d'un recours intenté par la DUH, laisse présager d'autres batailles judiciaires.

Élu en mai 2025, Friedrich Merz a érigé la relance de l'économie moribonde de l'Allemagne en priorité n°1, s'engageant à réduire les coûts de l'énergie et à assouplir la réglementation pesant sur l'industrie lourde, un agenda difficilement compatible avec celui des engagements climatiques nationaux.

Son nouveau plan relève d'une "approche timorée et fragmentaire", déplore la députée écologiste Lisa Badum, pour qui les nouvelles propositions ne compenseraient même pas la hausse des émissions engendrée par d'autres mesures du gouvernement favorables aux énergies fossiles.

Sollicitée par l'AFP, l'élue d'opposition redoute "d'énormes écarts par rapport aux objectifs", notamment dans les secteurs "problématiques des transports et du bâtiment qui sont en passe de manquer leurs objectifs 2030 de près de 280 millions de tonnes de CO2 - soit davantage que l'ensemble des émissions annuelles de l'Espagne".

Un autre projet distinct pour revoir la régulation de l'électricité - également divulgué ces derniers jours et obtenu par l'AFP - reviendrait sur des règles favorisant les projets d'énergies renouvelables.

Les règles actuelles obligent les gestionnaires de réseau à donner la priorité aux demandes de raccordement des nouvelles infrastructures renouvelables et garantissent également le rachat de l'électricité que ces dernières produisent.

La fédération professionnelle du secteur (BEE) a qualifié ces pistes de "poison pour les investissements dont nous avons urgemment besoin" et pour "l'essor des énergies renouvelables".
https://www.connaissancedesenergies.org ... ues-260210
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L'Allemagne confrontée à un affaiblissement spectaculaire de ses réserves de gaz

Le taux de remplissage des sites de stockage allemands est tombé à 23,5 %. La ministre de l'Economie et de l'Energie doit s'exprimer ce mardi devant les députés sur la situation. Le pays réfléchit à la possibilité de créer des réserves stratégiques, comme en France pour le pétrole.

Par Emmanuel Grasland le 17 févr. 2026

C'est une convocation qui témoigne d'une certaine nervosité en Allemagne. Ce mardi à 17h30, la ministre allemande de l'Economie et de l'Energie, Katherina Reiche, va devoir répondre aux interrogations des députés sur les stocks actuels de gaz, lors d'une réunion de la commission de l'Economie, organisée à la demande des Verts.

Alors que le froid se maintient et que la neige tombe à Berlin, les sites de stockage de gaz se vident de plus en plus outre-Rhin. Ils ont atteint ce lundi un taux de remplissage de seulement 23,5 %, selon l'association des exploitants allemands de sites de stockage de gaz et d'hydrogène (INES), contre 42 % il y a douze mois à la même époque. Voilà quatre ans, en février 2022, quelques jours avant le début de la guerre en Ukraine, le niveau de remplissage était d'environ 32 %. ... (abonnés)
https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... az-2216261
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TotalEnergies s’associe à AllianzGI pour développer 800 MW de projets de stockage par batteries en Allemagne
TotalEnergies cède à Allianz 50 % de ses parts dans onze projets de stockage par batteries, en construction, en Allemagne, représentant 789 MW de capacité de stockage. Ces projets, qui représentent un investissement de 500 millions d’euros, seront opérationnels d’ici 2028.

mars 3, 2026 Gwénaëlle Deboutt

Dans le cadre de son développement dans l’électricité en Allemagne, l’énergéticien français TotalEnergies a signé un accord avec Allianz Global Investors (AllianzGI) pour la cession de 50 % d’un portefeuille de onze projets de stockage par batteries d’une capacité totale de 789 MW/1628 MWh. Avec cet accord, les partenaires investiront 500 millions d’euros dans des infrastructures énergétiques pour l’Allemagne, dont 70 % seront financés par de la dette. La finalisation de la transaction est encore soumise aux approbations et conditions usuelles.

Ces projets, répartis sur l’ensemble du territoire allemand, ont été développés par Kyon Energy, filiale de TotalEnergies et seront tous opérationnels d’ici 2028. La majorité d’entre eux utiliseront des batteries de dernière génération fournies par Saft, filiale de TotalEnergies. Ce dernier restera opérateur des actifs.

« Conformément à notre business model, cette transaction nous permet d’optimiser notre allocation de capital dans nos activités d’électricité intégrée et contribue à améliorer la rentabilité du secteur, déclare Stéphane Michel, directeur général Gas, Renewables & Power chez TotalEnergies. Elle conforte notre dynamique de développement en Allemagne, le plus grand marché d’électricité d’Europe, où nous déployons notre stratégie, comme en témoigne le récent PPA signé avec Airbus pour 200 MW ». L’Allemagne représente en effet un marché-clé pour le groupe énergétique et pétrolier, qui est présent dans le développement de projets de production renouvelable (éolien, solaire), et d’actifs flexibles (stockage par batteries), ainsi que du trading et de l’agrégation lui permettant de fournir de l’électricité bas carbone disponible 24h/24.
https://www.pv-magazine.fr/2026/03/03/t ... allemagne/
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La crise énergétique pourrait forcer l'Allemagne à garder des centrales à charbon actives plus longtemps (Merz)

Connaissance des Énergies avec AFP le 27 mars 2026

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré vendredi que si la crise énergétique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient se prolongeait et provoquait des pénuries, son pays pourrait être amené à maintenir plus longtemps que prévu en activité ses centrales électriques au charbon.

"Si la crise énergétique se poursuit et qu'une pénurie survient effectivement, nous pourrions même être contraints de garder plus longtemps en service les centrales à charbon existantes", a-t-il déclaré.

"Nous devons alimenter ce pays en électricité. Je ne suis pas prêt à mettre en péril le coeur de notre industrie simplement parce que nous avons opté pour des plans de sortie qui sont devenus irréalistes", a précisé le chancelier.

Depuis le début de la guerre en Iran déclenchée par les frappes israélo-américaines, la dépendance de l'Allemagne aux énergies fossiles importées revient au premier plan, quatre ans après son sevrage douloureux du gaz russe entraîné par l'invasion russe de l'Ukraine.

Si le gouvernement allemand s'est engagé mercredi à respecter les objectifs climatiques nationaux avec un nouveau programme de plusieurs milliards d'euros, le chancelier a déclaré vendredi que le développement des énergies renouvelables devait être complété par de nouvelles centrales électriques au gaz.

Sous la direction de Friedrich Merz, l'Allemagne a fait pression sur l'UE pour qu'elle assouplisse les mesures visant à supprimer progressivement les ventes de voitures à moteur thermique, a proposé de mettre fin aux subventions pour les panneaux solaires sur les toits et a abrogé une loi rendant obligatoire le chauffage vert pour les bâtiments.

Sous l'ancienne chancelière Angela Merkel, l'Allemagne avait décidé de sortir du nucléaire à la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011.

M. Merz a déclaré vendredi que les réacteurs mis hors service devraient rester fermés pour des raisons techniques. Mais il a également indiqué qu'il envisageait que l'Allemagne participe à la recherche sur les petits réacteurs nucléaires modulaires et, à terme, à la construction de réacteurs à fusion nucléaire.
https://www.connaissancedesenergies.org ... erz-260327
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Allemagne : la production des industries énergivores connait un net déclin

Connaissance des Énergies avec AFP le 15 mai 2026

La production des industries allemandes les plus gourmandes en énergie connait un net déclin depuis la guerre en Ukraine, selon des données officielles publiées vendredi, tandis que Berlin exclut un réveil printanier de l'activité en raison de la guerre en Iran.

Un « net ralentissement » attendu au 2e trimestre

Entre février 2022, mois de l'invasion russe de l'Ukraine, et mars 2026, la production des secteurs dits "énergivores" a reculé de 15,2% en données corrigées des variations saisonnières et calendaires, illustrant les difficultés persistantes du modèle industriel allemand, selon un communiqué de l'Office statistique Destatis.

Cette enquête intervient dans un contexte de nouvelle flambée des prix de l'énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient qui sévit depuis fin février et porte un nouveau coup dur à l'industrie allemande.

Le gouvernement allemand anticipe un nouveau coup de frein au printemps pour la conjoncture en Allemagne, en raison notamment de la guerre en Iran. "Les indicateurs actuels suggèrent un net ralentissement au deuxième trimestre", indique le rapport mensuel du ministère de l'Économie publié vendredi, évoquant la hausse des prix, les problèmes de chaînes d'approvisionnement et l'incertitude qui pèsent sur le moral des entreprises comme des ménages.

L'Allemagne avait affiché une croissance surprise du PIB de 0,3% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, portée surtout par la hausse de la consommation publique et privée. "La conjoncture industrielle reste faible" sans signe de redressement printanier, souligne toutefois le ministère.

75,6 % de l'énergie totale consommée par l'industrie allemande

Les commandes ont certes récemment augmenté mais cela pourrait s'expliquer par des effets d'anticipation liés au déclenchement de la guerre en Iran. Car la hausse durable des coûts de l'énergie, provoquée surtout par l'arrêt depuis 2022 de l'approvisionnement en gaz russe, continue de peser sur la première économie européenne, longtemps bâtie sur une énergie abondante et bon marché.

Sur la période allant de début 2022 à mars 2026, l'ensemble de l'industrie allemande a enregistré une baisse de la production de 9,5%, en raison aussi de la concurrence asiatique et d'un retard dans les nouvelles technologies, des facteurs non abordés par l'enquête de Destatis.

Les branches les plus touchées par la hausse des prix d'énergie sont la fabrication de verre, de céramique et de matériaux de construction, dont la production s'est effondrée de 25 %. L'industrie du papier (- 18,5 %) et la chimie (- 18,1 %) ont également fortement souffert. Seul le raffinage pétrolier fait exception, avec une hausse de production de 24,6% depuis début 2022.

En 2024, l'ensemble de ces branches représentait ensemble 75,6 % de l'énergie totale consommée par l'industrie, ajoute Destatis. Le repli de l'activité s'est également traduit par une baisse de l'emploi: les industries énergivores comptaient 794 400 salariés en mars 2026, soit 6,3% de moins qu'en février 2022.
https://www.connaissancedesenergies.org ... lin-260515
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L'Allemagne lance la privatisation de l'énergéticien Uniper, sauvé en 2022

Connaissance des Énergies avec AFP le 19 mai 2026

L'Allemagne a lancé mardi la privatisation du groupe d'énergie Uniper, sauvé en 2022 de la crise liée à la guerre en Ukraine à coup de milliards d'euros, a appris l'AFP auprès du ministère des Finances.

Berlin veut juste conserver une minorité de blocage

Berlin souhaite ramener sa participation dans l'entreprise de 99 % à 25 % plus une action, afin de conserver "la minorité de blocage nécessaire", a indiqué une porte-parole du ministère. Par ce biais, le gouvernement de la première économie européenne pourra continuer à peser sur les décisions stratégiques importantes en matière de politique énergétique et d'approvisionnement en gaz.

L'État allemand a publié mardi matin dans l'édition imprimée du Financial Times un avis de vente "visant à déterminer l'intérêt des acquéreurs potentiels", selon cette même source. Cela "ne préjuge ni de la réalisation ni du calendrier d'une éventuelle transaction", a-t-elle précisé.

La note indique que les parties intéressées sont invitées à "manifester leur intérêt par écrit en envoyant une lettre d'intention" d'ici au 12 juin 2026. Parmi les intéressés potentiels figureraient des fonds souverains et de grands groupes énergétiques, selon le quotidien économique Handelsblatt.

L'ancien principal client de Gazprom en Allemagne

Après l'invasion russe de l'Ukraine début 2022, Uniper, l'un des premiers négociants de gaz en Allemagne, avait été frappé de plein fouet par la réduction puis la fin totale des livraisons de gaz russe via le gazoduc Nord Stream.

L'entreprise était le principal client du groupe russe Gazprom dans le pays. Le groupe avait dû, pour honorer ses contrats, se procurer du gaz sur le marché au comptant où les prix avaient explosé au cours de l'été 2022.

Réalisant alors des pertes abyssales, le groupe de Düsseldorf (ouest) avait été sauvé par le gouvernement allemand qui l'avait nationalisé et avait injecté 13,5 milliards d'euros de capitaux. Ces aides avaient été approuvées par la Commission européenne sous de nombreuses conditions, dont celle pour l'État allemand de réduire sa participation dans Uniper à un maximum de 25% plus une action d'ici 2028 au plus tard.

Une capitalisation boursière de près de 18 milliards d'euros

Dans un communiqué transmis à l'AFP, Uniper s'est "félicité" de la privatisation en cours, estimant être "désormais plus solide, plus résilient et doté d'une orientation stratégique plus claire". Le groupe a assuré être "non seulement à nouveau en mesure de verser des dividendes", mais aussi d'"investir de façon ciblée dans la croissance et la transformation".

En 2025, Uniper a dégagé un bénéfice net d'1,43 milliard d'euros, bien loin de la perte massive de 19,1 milliards enregistrée en 2022. Outre Uniper, l'État allemand avait également nationalisé l'ancienne filiale de Gazprom, Sefe, en pleine crise énergétique en 2022.

S'en étaient suivies des spéculations selon lesquelles, dans le cadre d'une reprivatisation, les deux entreprises pourraient fusionner. Cela aurait été étudié au sein du gouvernement fédéral, qui a finalement décidé d'abandonner cette piste, selon la presse allemande.

Au cours des derniers mois, Uniper a travaillé à redevenir plus attractif pour les investisseurs, notamment grâce à la constitution d'un petit portefeuille d'énergies renouvelables. En outre, le groupe de Düsseldorf (ouest) a rempli presque toutes les exigences de l'UE, qui prévoyaient par exemple la vente d'actifs comme l'ancienne centrale électrique au charbon d'Uniper à Datteln (ouest), réalisée l'an dernier, ou celle en cours dans l'activité hélium.

La capitalisation boursière d'Uniper s'élève actuellement à environ 18 milliards d'euros d'après la Süddeutsche Zeitung, un chiffre "à considérer avec prudence" au vu du très faible nombre de titres échangés.
https://www.connaissancedesenergies.org ... 022-260519
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Un contrat d’exploitation remporté par BayWa r.e. pour le plus grand BESS d’Allemagne
BayWa r.e. signe un contrat de huit ans avec le fonds d’investissement danois « Scale Fund » pour gérer le système de stockage par batterie « Alfeld », voué à devenir le plus grand BESS d’Allemagne.

Par François Puthod 19 Mai 2026

D’une puissance de 137 MW et d’une capacité de 282 MWh, le projet « Alfeld », en cours de construction, est appelé à devenir le plus grand système de stockage par batterie (BESS) d’Allemagne. Après avoir signé un contrat de huit ans avec le fonds d’investissement danois « Scale Fund », c’est le groupe BayWa r.e. qui en assurera l’exploitation, le raccordement du BESS au réseau étant prévu pour le troisième trimestre 2026.

Ce contrat représente l’un des premiers actifs de stockage autonomes (stand alone) externes pour BayWa r.e., qui exploitait jusqu’à présent principalement ses propres systèmes de stockage au sein de projets hybrides (co-localisation).

« Les systèmes de stockage par batteries sont une technologie encore relativement jeune. Notre approche combine une expertise technologique approfondie et des méthodes avancées de gestion des actifs numériques, soutenues par une étroite collaboration avec des spécialistes logiciels de premier plan, tels que Twaice. Nous sommes fiers de cette réussite, ayant remporté le contrat à l’issue d’un appel d’offres complet face à une forte concurrence », commente Simon Slapka, directeur général de Data Services chez BayWa r.e.
https://www.pv-magazine.fr/2026/05/19/u ... allemagne/
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Climat : l'Allemagne pourrait ne pas respecter en 2026 le plafond fixé par la loi

AFP avec Connaissance des Énergies le 28 août 2026

Le think tank Agora Energiewende avertit que l’Allemagne pourrait dépasser en 2026 son « plafond » d'émissions de gaz à effet de serre fixé par la la loi.

Une limite de 625 MtCO2e en 2026

Selon des données provisoires du groupe d’experts, les émissions allemandes de gaz à effet de serre ont diminué de 7 millions de tonnes équivalent CO2 au premier semestre 2026, soit une baisse de 2 % sur un an. Agora Energiewende évalue le total émis par la première économie européenne à environ 327 MtCO2e entre janvier et juin.

Si le même rythme se maintient jusqu’à la fin de l’année, l’Allemagne atteindrait 635 MtCO2e en 2026. Ce niveau resterait inférieur de 13 MtCO2e à celui de 2025, mais dépasserait de 10 MtCO2e la limite annuelle de 625 MtCO2e prévue par la loi allemande sur la protection du climat.

Agora attribue le recul du premier semestre moins à des transformations structurelles qu’à la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz. Selon ses calculs, les surcoûts d’importations de pétrole brut et de gaz naturel supportés par l’Allemagne depuis le début de la guerre en Iran atteignent environ 7,4 milliards d’euros. Agora Energiewende estime que les prix du pétrole brut et du gaz naturel ont augmenté jusqu’à 90 % et 113 % par rapport au début de l’année.

L’électrification progresse mais reste insuffisante

L’organisation relève néanmoins des avancées dans le chauffage et les transports. Au début de 2026, le parc allemand comptait environ 1,9 million de pompes à chaleur, auxquelles Agora attribue une réduction d’environ 1,9 MtCO2e au premier semestre par rapport à un scénario de chauffage fossile équivalent. Le transport routier bénéficie aussi de la progression de l’électromobilité. Selon Agora, 368 000 véhicules électriques à batterie ont été immatriculés en Allemagne au premier semestre 2026, soit une hausse de 48 % sur un an, tandis que le parc en circulation atteignait 2 millions d’unités au début de l’année.

Pour respecter son objectif climatique de 2030, soit une réduction de 65 % des émissions par rapport à 1990, l’Allemagne devrait économiser environ 40 MtCO2e par an, selon Agora. La trajectoire légale impose un maximum de 457 MtCO2e en 2030, niveau qui nécessiterait une accélération nette des réductions à partir de 2026.

L’avertissement intervient après une prise de position du chancelier allemand Friedrich Merz, le 25 août, réaffirmant l’engagement de son gouvernement contre le réchauffement climatique après les épisodes de canicule ayant touché le pays pendant l’été. Arrivé au pouvoir en mai 2025, le chancelier est critiqué pour avoir privilégié le redressement de la compétitivité industrielle au détriment d’une politique climatique plus active.

Agora Energiewende estime que Berlin devrait s’inspirer de l’Espagne pour le déploiement massif des énergies renouvelables et de la France pour l’accélération de l’électrification des usages.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ora-260828
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Message par energy_isere »

Gaz : l'Allemagne cherche à diversifier ses approvisionnements grâce à l'Algérie

AFP avec Connaissance des Énergies Mis à jour le 1 septembre 2026

Le chef de la diplomatie allemande a défendu des contrats gaziers longs avec l’Algérie, alors que les stocks allemands restent sous la moyenne européenne.

Un « partenaire fiable » pour l'Allemagne

En déplacement à Alger mardi, le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a plaidé pour des engagements durables de fourniture de gaz, avant un entretien avec le ministre algérien des Hydrocarbures Mohamed Arkab. Il a présenté l'Algérie comme un « partenaire fiable » pour l'Allemagne.

Wadephul a relié cette recherche de contrats à la nécessité de « diversifier » les approvisionnements énergétiques allemands. Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, Berlin affirme s'être séparé « en grande partie voire presque totalement » des livraisons russes d'énergie, et totalement pour le gaz, selon le ministre. Le responsable allemand a également évoqué la crise du détroit d'Ormuz, qui a contribué selon lui à la hausse des prix. Ces deux crises ne devraient pas être réglées « rapidement », a-t-il estimé, en disant espérer que l'Allemagne puisse sécuriser en Algérie une partie de ses besoins gaziers.

Des stocks allemands nettement sous la moyenne européenne

La faiblesse du remplissage des stockages donne un relief particulier à la démarche allemande. Les réservoirs de gaz du pays sont remplis à 53 %, contre 65 % en moyenne dans l'Union européenne, selon la plateforme européenne Aggregated Gas Storage Inventory. Ce niveau nourrit des inquiétudes sur la couverture de la demande hivernale et sur la trajectoire des prix du gaz. En Allemagne, les volumes stockés sont essentiellement commercialisés par des opérateurs privés, ce qui laisse ouverte la question du rythme de remplissage avant l'hiver.

Après la crise gazière déclenchée en 2022 par l'invasion russe de l'Ukraine, le gouvernement allemand avait instauré des objectifs obligatoires de remplissage pour les exploitants de sites de stockage souterrains. Aujourd'hui, la plupart des installations doivent être remplies à au moins 80% au 1er novembre.

Berlin a réduit en 2025 certaines obligations de remplissage, en considérant que le risque pesant sur l'approvisionnement avait diminué. Le gouvernement a notamment mis en avant la mise en service de terminaux de gaz naturel liquéfié et l'élargissement des sources d'importation. Certains observateurs redoutent que des acteurs de marché attendent une intervention publique de dernière minute. Une telle situation pourrait conduire l'État allemand à acheter du gaz à des prix élevés afin de garantir l'approvisionnement pendant la période hivernale.

Un accord en juillet entre Sonatrach et le groupe allemand VNG

Le ministre allemand a indiqué avoir reçu des réponses « très positives » de la part de l'Algérie et de la Tunisie, où il s'était rendu lundi. Selon lui, les deux pays recherchent aussi des partenaires économiques solides en Europe, l'Allemagne restant la première économie du continent.

La relation gazière entre l'Algérie et l'Allemagne s'est déjà concrétisée par un contrat annoncé en juillet 2026 entre Sonatrach et le groupe allemand VNG. D'après Sonatrach, ce contrat de fourniture de gaz naturel prévoit une extension des livraisons vers le marché allemand à partir du 1er janvier 2027.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rie-260901
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