Re: Après le Pic : une synthèse des hypothèses de déclin
Publié : 01 oct. 2009, 23:40
bon effectivement à ce niveau de discussion, vaut mieux arrêter 
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
mais ton "assurance" n'assure en rien contre ce qui peut VRAIMENT faire baisser le niveau de vie, à savoir : pas le prix du fioul, mais la faillite des systèmes bancaires, des états, des caisse de retraites, etc... Le vrai danger du PO est là, il a à peine commencé qu'on entend partout que tous les déficits se creusent, et on n'est qu'en 2009 ! le vrai probleme sera là, pas dans le prix de l'eau chaude ! ce n'est pas le prix de l'eau chaude qui paupérise la population !parisse a écrit : Pour moi, ça revient à inverser les causalités ce que tu dis là. Et même si c'est vrai que le prix du baril reste relativement bas (mais j'en doute), je vois ça aussi comme une assurance. Personne ne s'assure juste parce qu'il est certain d'avoir un sinistre.
est une bonne base, mais il me semble qu'il faudrait le ramener a la conso moy/habitant .GillesH38 a écrit :On connait la consommation actuelle de pétrole C
On peut faire une hypothèse de décroissance et calculer la quantité qui va disparaitre d'ici mettons 50 ans (plus ou moins bien connue mais bon supposons) X
Evidemment, il est tres simple de faire le décompte de toutes les consommations et d'enlever tout ce qu'on considère comme superflu, ou à peine utile, jusqu'à arriver à C-X
Elle m'assure quand même que je pourrais continuer à avoir un peu de chauffage en hiver (et de l'eau chaude en été) et d'autre part, si ces mesures sont généralisées (comme je le pense possible avec une volonté politique forte), elles diminuent le risque de faillites. Il y a bien sur un risque de faillite, mais il augmente en cas de crise aigüe. Par exemple pour le système bancaire, ce serait un vent de panique de retraits (mais bon, pour mettre son argent où?). Les états réagiront, parce qu'ils sont tous touchés simultanément et choisiront la solution de l'inflation (qui est sans doute un excellent moyen de diminuer les déficits) ou autre. En fin de compte, la crise que tu pointes est une crise de répartition, pas une crise de moyens.GillesH38 a écrit : mais ton "assurance" n'assure en rien contre ce qui peut VRAIMENT faire baisser le niveau de vie, à savoir : pas le prix du fioul, mais la faillite des systèmes bancaires, des états, des caisse de retraites, etc... Le vrai danger du PO est là, il a à peine commencé qu'on entend partout que tous les déficits se creusent, et on n'est qu'en 2009 ! le vrai probleme sera là, pas dans le prix de l'eau chaude ! ce n'est pas le prix de l'eau chaude qui paupérise la population !
Meme si c'est dé-contexté , ce genre de réaction me fait peur.parisse a écrit :Elle m'assure quand même que je pourrais continuer à avoir un peu de chauffage en hiver (et de l'eau chaude en été) et d'autre part, si ces mesures sont généralisées (comme je le pense possible avec une volonté politique forte)
Mais non, ca n'a rien a voir. Par une volonte politique forte, je veux dire qu'il y ait un consensus entre les differents partis a vocation majoritaire, partage par la population qui fait que les mesures seraient prises rapidement.kercoz a écrit :Meme si c'est dé-contexté , ce genre de réaction me fait peur.parisse a écrit :Elle m'assure quand même que je pourrais continuer à avoir un peu de chauffage en hiver (et de l'eau chaude en été) et d'autre part, si ces mesures sont généralisées (comme je le pense possible avec une volonté politique forte)
Pour conserver un modèle que l'on croit indispensable , nous allons tous en coeur , réclamer un état "FORT".
C'est mon principal point de desaccord. Car cela suppose a priori une majoration de ce qu'on peut realiser par les diverses optimisations et EnR tres en-deca de ce qu'on consomme actuellement. Or j'ai la nette impression que les valeurs actuelles sont compatibles avec un mode de vie proche du notre (cf. les chiffres que j'ai cites dans des posts precedents, ou les recents posts de R. Rapier sur the oildrum), et il est fort possible que les recherches en cours permettent d'ameliorer ces valeurs. De toutes facons, on a encore pas mal de fossiles (tous fossiles) donc le temps d'evaluer et de reevaluer la situation au cours du temps.GillesH38 a écrit :
b) elle est limitée en amplitude, et se fera de toutes façons rattraper par la dépletion
Personne ne le nie. Mais la perspective n'est pas la meme. Et meme si tu veux preparer psychologiquement les gens a la decroissance, il me semble qu'il faut d'abord passer par l'arret de la croissance.c) elle n'empechera donc pas les conséquences économiques et sociales de se produire, et ne dispense pas de s'y attaquer
Ca je ne sais pas, et je ne pense pas que nous soyons le mieux place pour le dire, n'ayant jamais vecu en-dehors du confort moyen en France. Mais il y a quand meme des elements lies a la societe industrielle qui me semblent objectivement enviables, comme l'acces aux soins, la possibilite de manger a sa faim sans s'ereinter a la tache, d'avoir de l'eau potable, d'avoir acces a l'education, de se chauffer en hiver...d) plus grave, elle soutient implicitement le paradigme selon lequel la consommation matérielle est indispensable au bonheur humain, parce que son seul but finalement est de garder le maximum de consommation matérielle malgré la dépletion ! or c'est non seulement historiquement et géographiquement contestable, mais en plus ça risque de rendre encore plus dur la prise de conscience que le niveau de vie matériel actuel n'est pas soutenable.
Je pense que la question de l'alimentation se posera dans 20 ou 30 ans en France. Le niveau de vie moyen permettra certes d'alimenter tout le monde, mais la distribution des revenus fera qu'un certain nombre de personnes souffriront de malnutrition a moyen terme.GillesH38 a écrit : d'accord, admettons le facteur 200, mais la question que tu poses est un autre débat, celui de l'état asymptotique sans fossile, qui ne se posera que dans 2 ou 300 ans !
Les experiences dont je parle ont ete faites certes avec des outils en metal, mais sans engin agricole, arrosage en partie a la main. Sur le fait qu'on n'arriverait pas forcement a des rendements de 20 fois ceux des pvd avec 0 fossile c'est vrai. Mais il reste de la marge et je reste persuade' qu'on peut gagner un facteur 5 a 10 sur les pvd. Un legume 2 fois plus gros, c'est 8 fois plus de masse (formule cubique pour le volume). Et si tu fais un peu de jardin, tu t'appercois que selon les methodes/erreur, c'est souvent bien plus de 2 le rapport entre la taille des legumes qui ont reussi et les autres.et d'ailleurs ce que tu dis des rendements modernes, il faudrait vraiment voir si c'est applicable dans un contexte social sans fossile : il y a des tas de choses de la vie courante qu'on utilise sans imaginer ne plus les avoir, des adductions d'eau, des engins agricoles, des plastiques, des outils en métal.. c'est tout bete mais deja une simple bêche ça coute beaucoup plus cher à faire sans fossile !!
Personne ne presente ici les pistes proposees comme LA solution. La crise devra etre geree par une multitude d'approche, reflexion sur la repartition des revenus comme tu le dis, mais aussi reflexion technique sur l'optimisation de la productivite' et la stabilite' pour les ressources de base (chauffage et alimentation). L'un ne va pas sans l'autre. Meme si on arrivait a repartir les revenus equitablement, ca ne resoudrait pas les problemes d'alimentation et de chauffage qui se poseront de toutes facons.Donc encourageons le, ok, y a pas de mal, mais que ça ne soit pas présenté comme LA solution.
.
Le "bien plus", je ne sais pas comment tu le quantifies. Je vois que les deux variables (etat du parc immobilier et repartition des revenus) determinent le nombre de pauvres qui souffriront du froid.GillesH38 a écrit :mais non, parce que les gens qui ont froid sont une marge de pauvres marginalisés par la paupérisation et pas le manque de combustibles, et le nombre de pauvres n'est PAS liée directement à l'intensité énergétique mais bien plus à la répartition des revenus !!!LeLama a écrit : Sur le fait que l'estimation quantitative n'est pas possible, je suis d'accord. Les chiffres que je donnais sur les temperatures de chauffage n'etaient la que pour illustrer, ce ne sont pas des previsions. J'aurais du le preciser plus clairement. Mais sur le plan qualitatif, il me semble que le raisonnement se tient tout a fait: plus on ameliore le parc immobilier des maintenant, moins les gens auront froid.
le problème est doubleparisse a écrit :C'est mon principal point de desaccord. Car cela suppose a priori une majoration de ce qu'on peut realiser par les diverses optimisations et EnR tres en-deca de ce qu'on consomme actuellement. Or j'ai la nette impression que les valeurs actuelles sont compatibles avec un mode de vie proche du notre (cf. les chiffres que j'ai cites dans des posts precedents, ou les recents posts de R. Rapier sur the oildrum), et il est fort possible que les recherches en cours permettent d'ameliorer ces valeurs. De toutes facons, on a encore pas mal de fossiles (tous fossiles) donc le temps d'evaluer et de reevaluer la situation au cours du temps.GillesH38 a écrit :
b) elle est limitée en amplitude, et se fera de toutes façons rattraper par la dépletion
Personne ne le nie. Mais la perspective n'est pas la meme. Et meme si tu veux preparer psychologiquement les gens a la decroissance, il me semble qu'il faut d'abord passer par l'arret de la croissance.c) elle n'empechera donc pas les conséquences économiques et sociales de se produire, et ne dispense pas de s'y attaquer
Ca je ne sais pas, et je ne pense pas que nous soyons le mieux place pour le dire, n'ayant jamais vecu en-dehors du confort moyen en France. Mais il y a quand meme des elements lies a la societe industrielle qui me semblent objectivement enviables, comme l'acces aux soins, la possibilite de manger a sa faim sans s'ereinter a la tache, d'avoir de l'eau potable, d'avoir acces a l'education, de se chauffer en hiver...[/quote]d) plus grave, elle soutient implicitement le paradigme selon lequel la consommation matérielle est indispensable au bonheur humain, parce que son seul but finalement est de garder le maximum de consommation matérielle malgré la dépletion ! or c'est non seulement historiquement et géographiquement contestable, mais en plus ça risque de rendre encore plus dur la prise de conscience que le niveau de vie matériel actuel n'est pas soutenable.
Je ne sais pas si c'est continu, on ne peut pas exclure qu'il y ait une valeur limite au-dela de laquelle la societe bascule (valeur limite non intrinseque dependant aussi de l'existence de personnes charismatiques sur les differents points de vue). Et j'ai focalise l'attention sur les 10 Mtep de fuel qu'on pourrait economiser en France parce que je pense que c'est le domaine ou on peut gagner le plus facilement (donc a faire en priorite), mais les optimisations et utilisations des EnR ne s'arretent pas a ce seul domaine.GillesH38 a écrit : le problème est double
a) dans la rapidité avec laquelle on peut faire des changements
b) dans l'idée que ces changements seraient juste "ce qu'il faut" pour passer d'une situation intolérable à une situation tolérable - ce qui suppose un "seuil" absolu qui dessine cette frontière (en gros ces fameux 10 Mtep qui feraient la différence...)
Les deux points me paraissent contestables...
Je n'ai jamais dit que le chauffage solaire etait la solution magique, ca fait partie des solutions et je voulais montrer que son impact est loin d'etre anedoctique... si on le met en place a l'echelle (et la je suis bien d'accord que c'est pas gagne).tout ça, c'est du continuum. Et tu parles d'une moyenne globale, qui recouvre même en France des réalités très contrastées. C'est pour ça qu'il n'y a pas de "seuil" entre le confort et la précarité. C'est une variable continue qui varie suivant les ressources, et la décroissance des ressources pétrolières fera décroitre cette variable (le plus probablement, en augmentant graduellement ceux qui en sont exclus par rapport à ceux qui y ont accès). C'est le coté "opération magique" du chauffage solaire qui "éviterait" une situation catastrophique que je conteste.