Re: L'Arabie Saoudite
Publié : 17 janv. 2015, 16:28
Cette muraille promet des rendements Maginot déplorables.nemo a écrit :Les Saouds se construisent une "grande muraille" a leur frontiére avec l'Irak.
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
Cette muraille promet des rendements Maginot déplorables.nemo a écrit :Les Saouds se construisent une "grande muraille" a leur frontiére avec l'Irak.
Chuuut, c'est nous qui la leur vendonsphyvette a écrit :Cette muraille promet des rendements Maginot déplorables.nemo a écrit :Les Saouds se construisent une "grande muraille" a leur frontiére avec l'Irak.
Source France24Une femme décapitée en pleine rue à la Mecque
Ces images, tournées discrètement, montrent l’exécution en public d’une femme dans les rue de la Mecque, lundi. Retirée de YouTube, la vidéo continue de circuler sur d’autres sites. France 24 a décidé de n’en publier que des captures d’écran.
Laila Bint Abdul Muttalib Basim, birmane, vivait en Arabie saoudite. La justice du pays l’a jugée coupable d’avoir sexuellement abusé de sa belle-fille de sept ans et de l'avoir tuée.
Dans la vidéo, on voit plusieurs policiers la maintenir à terre en pleine rue. Elle clame son innocence et hurle à l’injustice jusqu’à la fin. Un homme la frappe trois fois au cou avec un sabre. Les hurlements de la femme cessent dès le premier coup.
Qu'est ce qui empêche les Nigérians de se rassembler et de manifester pour mettre une paté à Boko Haram?Remundo a écrit : Personne n'en parle. Par contre si un occidental se fait zigouiller par Daesh, alors là c'est ultramédiatisé, avec force de pathos et d'indignation grandiloquente.
Un peu comme Charlie Hebdo et les 2000 morts atroces perpétrées par Boko Haram.
La solution de rechange était prévue.Raminagrobis a écrit :Le roi Abdallah est mort. Ca va devenir intéressant.
http://www.europe1.fr/international/qui ... te-2351951Salmane Ben Abdel Aziz est le nouveau roi d'Arabie saoudite
Europe 1 Claire Rainfroy avec agences , le 23 janvier 2015
PORTRAIT - Après le décès du roi Abdallah, son demi-frère accède au trône à 79 ans. Considéré comme un modéré habile, il était déjà sur le devant de la scène depuis plusieurs années.
A 79 ans, le prince Salmane Ben Abdel Aziz accède au trône d'Arabie saoudite. Désigné prince héritier en juin 2012 du fait de la santé fragile d'Abdallah, il avait depuis été placé sur le devant de la scène. Qui est le nouveau monarque saoudien ?
Un héritier omniprésent. Considéré comme un arbitre respecté au sein de la famille royale, Salmane est également perçu comme un modéré habile. Ces dernières années, il s'était placé sur le devant de la scène, présidant souvent le Conseil des ministres et représentant à l'étranger le roi Abdallah qui avait considérablement réduit ses activités publiques. Il était aussi premier vice-Premier ministre, poste obtenu en même temps que celui d'héritier du trône en 2012, et cumulait également la fonction de ministre de la Défense.
Une santé fragile. En dépit d'une santé précaire, Salmane a tenu à montrer "sa détermination à devenir roi", estime Simon Henderson, spécialiste du Golfe au Washington Institute. Le nouveau monarque souffre en effet de problèmes de santé, et a notamment été opéré en 2010 d'une hernie discale.
Ce qui l'attend. Le nouveau souverain aura pour tâche de mettre en oeuvre les réformes économiques et sociales entamées de manière prudente sous le règne d'Abdallah. "Il me semble qu'il est capable de trouver l'équilibre délicat et nécessaire pour faire avancer la société (saoudienne) tout en respectant les traditions et les positions conservatrices", explique Robert Jordan, qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Ryad de 2001 à 2003.
Un réformateur "prudent". Personnage imposant, possédant l'un des plus puissants groupes médiatiques du monde arabe, Salman est également considéré comme un homme prudent sur la question des réformes culturelles et sociales. Il estime notamment que la démocratie ne convient pas au royaume saoudien conservateur.
"Il veut des réformes mais il est très proche de la mentalité tribale, de la nature conservatrice de son électorat", estime Djamal Khashoggi, patron d'une des chaînes de télé appartenant à un prince. Selon Jane Kinninmont, experte à Chatham House à Londres, Salmane est "considéré comme relativement libéral". Il pourrait à ce titre "adopter une approche plus réformatrice, dans le cadre des limitations et des lignes rouges du système".
Le "bâtisseur" de Ryad. Né à Ryad le 31 décembre 1935, le prince Salmane a été gouverneur de la capitale pendant près de 50 ans, la plupart des provinces saoudiennes ayant à leur tête des membres de la famille royale avec rang de ministre. "Ce poste lui a donné de l'expérience et il a supervisé l'émergence de Ryad comme capitale", souligne Eleanor Gillespie de la Gulf States Newsletter, basée à Londres. Il est considéré comme l'artisan du développement de cette cité, bâtie en plein désert par la dynastie des Al-Saoud pour en faire une ville moderne.
Le nouveau roi Salmane, 25e fils du roi Abdel Aziz, le fondateur du royaume, fait partie du clan des Soudaïri. Marié à trois reprises, il a dix fils encore en vie, dont le plus connu est le prince astronaute Sultan Ben Salmane, seul Saoudien à avoir fait partie d'une mission dans l'espace. Un autre d'entre eux, le prince Abdel Aziz, est ministre adjoint du Pétrole du royaume.
dans le contexte de la société saoudienne, Abdallah était loin d'être un extrémiste ..matthieu25 a écrit :Il rend hommage à deux figures, l'une de l' extrémisme athée, l'autre de l'extrémisme musulman,comment avoir le c.. entre deux chaises en 15 jours
http://www.romandie.com/news/Choix-petr ... 558063.romChoix pétrolier risqué pour une Arabie en transition
Ryad 23 janvier 2015
La mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment pour le secteur clé du pétrole saoudien alors que le royaume tente de réaffirmer son leadership sur une industrie mondiale en plein changement.
Le décès du roi qui a présidé de facto pendant 20 ans aux destinées du premier pays exportateur d'or noir, a entraîné un sursaut en Asie des cours du pétrole qui ont fortement diminué ces derniers mois en raison d'une faible demande et d'une offre abondante.
Mais le chef économiste de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), Fatih Birol, sa mort ne devrait pas provoquer de changement significatif dans la politique pétrolière saoudienne.
Depuis 2000, le royaume a investi des dizaines de milliards de dollars pour devenir le seul pays à disposer d'une réserve viable de capacité de production de trois millions de barils/jour (mbj). Il a aussi augmenté sa capacité de raffinage à 5 mbj et développé sa production de gaz naturel.
Profitant de l'instabilité dans d'autres pays de l'Opep (Iran, Irak, Libye, Nigeria...), le royaume a fait passer sa production quotidienne de 8 mbj en 2011 à un niveau actuel de 9,6 mbj, qu'il ne semble pas disposé à abandonner de sitôt.
Des prix et une production élevés lui ont permis de disposer d'un solide coussin financier de 750 milliards de dollars. Le sous-sol saoudien recèle en outre les deuxièmes réserves mondiales de brut (266 milliards de barils) et les cinquièmes réserves mondiales de gaz naturel (9000 milliards de m3).
Mais, après une décennie exceptionnelle, le royaume se bat pour défendre sa part de marché et son leadership face à des producteurs non-conventionnels et non membres de l'Opep, alors que 90% de ses revenus publics proviennent du pétrole.
Sous la pression de Ryad, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé fin novembre de maintenir sa production inchangée, accélérant la chute des cours à des niveaux inégalés depuis la crise de 2008. Les prix ont ainsi baissé de 50% entre juin et décembre.
- Baril à 20 dollars ? -
Pour la première fois en 40 ans, l'Arabie, qui pompe un dixième des approvisionnements mondiaux de pétrole, a refusé d'agir pour stabiliser le marché, invoquant des raisons économiques.
Il n'est pas dans l'intérêt des producteurs de l'Opep de réduire leur production, que ça descende à 20, 40, 50 ou 60 dollars le baril, a dit fin décembre le ministre saoudien du pétrole Ali al-Nouaïmi.
Si je réduis, qu'adviendra-t-il de ma part de marché? Les prix remonteront, mais les Russes, les Brésiliens et les producteurs américains de pétrole de schiste prendront ma part, a-t-il martelé.
Rares sont ceux qui prédisent un changement de la politique saoudienne avec le nouveau roi Salmane qui a d'ailleurs confirmé vendredi qu'il n'y en aurait pas.
Je prévois beaucoup de continuité. La politique pétrolière est fixée par un groupe de technocrates et je ne vois pas la prochaine monarchie changer cet ordre des choses de manière significative, explique à l'AFP Frederic Wehrey, spécialiste du Golfe à l'institut Carnegie Endowment for International Peace.
Jean-François Seznec, expert pétrolier et professeur à l'université Georgetown, s'attend à ce que Ryad se défende bec et ongles pour préserver son leadership.
Entre 2005 et 2014, les Etats-Unis ont réussi à réduire leurs importations nettes de brut de 12,5 mbj à 5 mbj, principalement en raison de l'augmentation de la production de pétrole et gaz de schiste.
- Menace du schiste américain -
L'establishment pétrolier saoudien se sent en quelque sorte menacé par le fait que les Etats-Unis produisent maintenant en moyenne plus de 8 mbj et limitent leurs importations, dit M. Seznec à l'AFP.
Pour Bassam Fattouh, directeur à l'Oxford Institute for Energy Studies, la production américaine a entraîné un changement dans les échanges pétroliers commerciaux.
Du fait de l'arrêt ou de la réduction des importations américaines, les exportateurs africains et latino-américains se sont tournés vers le marché asiatique, a dit M. Fattouh. Mais, avec une demande plus faible de la Chine, devenue le premier importateur net de brut, la compétition s'est nettement durcie pour Ryad qui exporte deux tiers de son pétrole vers les marchés asiatiques.
Selon l'économiste saoudien Abdullah al-Kuwaiz, l'Arabie saoudite a cherché à diversifier son économie, trop dépendante du pétrole. Ryad a encore beaucoup à faire pour rationaliser ses dépenses courantes, en particulier les salaires qui représentent 50%.
Au royaume de aveugles, les borgnes sont rois.GillesH38 a écrit :dans le contexte de la société saoudienne, Abdallah était loin d'être un extrémiste ..
http://www.lemonde.fr/moyen-orient/arti ... 67081.htmlUne tombe anonyme pour le roi Abdallah, selon le rite wahhabite
Le Monde | 23.01.2015
La tradition musulmane préconise d'enterrer rapidement les défunts, et le roi Abdallah n'a pas échappé à cette règle : il a été enseveli à peine quinze heures après sa mort. Les obsèques ont été austères, conformément aux coutumes wahhabites : la dépouille, enveloppée d'un linceul jaune, a été transportée jusqu'à la mosquée de l'imam Turki et, tandis qu'elle gisait à même le sol, une brève prière a été prononcée devant les membres de la famille royale, dont le nouveau roi, Salman Ben Abdel Aziz, et les rares dirigeants musulmans venus à temps, le roi de Jordanie et le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
SEPT JOURS DE DEUIL NATIONAL… EN ÉGYPTE
Selon la tradition wahhabite, le roi Abdallah a été inhumé dans une tombe anonyme du cimetière public d'Al-Oud, à Riyad. Le pays n'organisera ni période de deuil ni fermeture des administrations publiques, contrairement à l'Algérie, à la Tunisie et à la Mauritanie, qui ont décrété trois jours de deuil en l'honneur du roi défunt. L'Egypte, proche alliée du royaume saoudien et principale bénéficiaire de son aide financière, a même décrété sept jours de deuil national.
En terre wahhabite, les démonstrations publiques de deuil sont vues d'un mauvais œil, dans la mesure où la mort est considérée comme la volonté de Dieu : un être humain ne doit donc pas la contester, ni même la regretter.
En 2005, un changement majeur a été introduit à l'occasion des obsèques du roi Fahd, le prédécesseur d'Abdallah : la presse et la télévision ont été autorisées à couvrir les funérailles. Vendredi, de nombreuses photographies de la procession qui a mené la dépouille royale jusqu'à la mosquée de l'imam Turki ont été prises et diffusées.
L'IMPRÉGNATION DU WAHHABISME
La modestie et le dépouillement du rite funéraire peuvent surprendre dans un pays où l'argent du pétrole donne parfois lieu à une débauche de luxe ostentatoire. Mais le wahhabisme, qui se caractérise par un extrême rigorisme, régit la vie de l'ensemble des habitants, qu'ils soient simples citoyens, princes ou chef de l'Etat.
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