energie_isere a écrit :
Donc OK, prend ton vélo pour te déplacer, mais oublie pas les autres qui peuvent pas forcément
A Grenoble il a été dépensé aussi une fortune pour les 3 ligne de tram (la 3iéme en fin de travaux), pour le moment je l'utilise pas beaucoup car je sais encore bien marcher, mais dans 10 ou 15 ans ce sera sans doute une autre histoire.
Contrairement à toi j'approuve la construction de ce tram.
Et je peux te dire que j'en paye des impots !
Je n'oublie pas les non utilisateurs de vélo! Avant le tram, la solution existait. Le vélo ne remplace pas à 100% un tram, c'est évident. S'il remplace à 80%, ce qui est réaliste, réalisable et souhaitable, ce serait très bien (on ne vit pas...encore dans un monde de vieux et les personnes âgées de nos jours vieillissent en général en bonne santé). Les 20% restant, ce serait assuré par les bus au gaz ou à hydrogène (existe déjà en Californie) qui ne demandent pas d'infrastructure supplémentaire. Et on peut très bien imaginer dans le futur des bicycles ou tricycles à la Sceptique caréné pour nous protéger des imtempéries et des accidents un peu comme la moto sans casque de chez BMW (si ça se vend, j'achète!). On a même déjà des vélos électriques, voire des poussettes électriques pour moins de 100€ avec une autonomie de 20 km. Un tram à tout prix, c'est une MODE stupide et dispensieuse promue par le lobbie nucléaire et ferroviaire. Autant il est justifié à Grenoble qui l'a déjà depuis longtemps + des bus électriques à caténaires + un relief accidenté, autant il est NON justifié à Bordeaux, ville plate comme une crêpe, avec des banlieues étendues non desservies de toute façon par le tram et un centre ville pas très dense, avec des impôts locaux déjà record et un endettement abyssal. Ce qui me fait râler, c'est que les succès comme Velo'v à Lyon, on ne l'aura PAS à Bordeaux, la mairie ne voudrait jamais se tirer une balle dans les pieds à promouvoir le vélo. Saloperie de bureaucrates.
J'insiste lourdement sur cet exemple, au risque de faire du HS parce qu'on donne l'impression qu'il suffit de dépenser de l'argent public pour créer de la richesse ou la croissance. Rien n'est plus faux! Une mauvaise infrastructure, ça peut créer sur le court terme de l'activité pour sa construction mais affecter à long terme les comptes d'une ville ou d'une nation et toucher durablement les secteurs qui ont besoin de stimulation financière. Une ville comme Toulouse, ayant beaucoup moins d'avantages que Bordeaux (pas de TGV, plus enclavée, peu de tourisme, pas de port de marchandise...) a su beaucoup mieux investir que Bordeaux et est plus dynamique.
Les quotas de CO2, ça procèderait pour moi d'une même dépense inutile qui casse la croissance et installe la récession.
Au passage, j'en profite pour expliquer simplement à Sceptique comment ça se passe : les industriels des pays signataires de Kyoto sont tenus de respecter un quotas d'émission de CO2. S'ils dépassent, ils payent une taxe fixée par l'Etat. Pour ne pas dépasser, ils doivent acheter du CO2 d'un copain qui n'en produit pas beaucoup, ce copain pouvant être dans son pays ou dans un autre. Dans la pratique, ça s'est mis en place par une bourse du CO2 qui permet de faire ces échanges. Depuis mars en France, c'est assuré par Powernext. On peut y échanger voire spéculer des quotas de CO2.
C'est un truc à faire fuir les entreprises ou à les empêcher de prospérer par une taxe supplémentaire. Or cette taxe ne sert même pas financer la recherche et le développement de nouvelle technologie de production d'énergie (je pense au nucléaire, aux batteries, à la pile à combustible, aux matériaux permettant l'économie d'énergie, à l'amélioration du rendement des éoliennes ou des capteurs solaires...) puisque les entreprises chercheront à tout prix à éviter à la payer en faisant appel à la bourse au CO2, en réduisant l'activité ou en fuyant dans un autre pays.
Si le but des quotas de CO2, c'est de réduire la croissance, alors là, oui, le but est atteint.
Mais c'est un but contestable dans le mesure où on a besoin de croissance pour financer les recherches tant qu'on a pas atteint de manière définitive une solution énergétique pérenne pour l'avenir de la planète (et non seulement des pays riches).