Re: La production pétroliére des USA
Publié : 12 nov. 2018, 06:27
et pour quelle raison ne le ferait-elle pas, tant que c'est possible ?
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
Il faudrait alors biensure pouvoir vérifier la compatibilité des données de l' Aie avec celles des différents producteurs .Des écarts pourraient alors etre relevé .Puis également entre deux bilans trimestriels , l' Aie peut avoir plus de marge pour trafiquer .De mon côté c' est surtout la hausse récente des 500 000 bpj que je mets en doute , alors même qu' on nous disait encore récemment que la production n' augmentait plus en raison du manque d' oléoduc .ni chaud ni froid a écrit : 11 nov. 2018, 12:56 En fait, il suffit de relire ce qui a été dit.
S'il y a "complot" sur la production américaine, il implique agences fédérales, agences des états (tout à fait indépendantes), et sociétés travaillant dans le shale (nombreuses). Et les banques, au passage, qui recevraient des bilans pipeautés sans rien dire (ben oui, quand on annonce de la production, on annonce des recettes, qui ne seraient donc pas là)
Aucun complot ne tient dans ces conditions, et ça aurait déjà fuité.
Encore une fois : l'AIE compile les données des agences des états concernés :
Qui ont une production de donnée indépendantes et transparentes (pour cause, les exploitants se tirent la bourre entre eux, et réclament une transparence sur les permis de forage et les états d'avancement).
Les exploitants produisent indépendemment des bilans trimestriels pour leurs actionnaires, qui regroupe production et bilan comptable.
Tout cela est cohérent et ne pourrait être mis en cohérence si c'était pipeauté, vu le fric et les forces en puissance. (Je vois bien une banque accepter de perdre des milliards, pour "garder de l'influence" (qué ?) ou parce que l'état américain lui dit d'accepter de créer des recettes qui n'existent pas)
Tout ça est disponible en ligne.
IL y a suffisamment à dire sur l'usage inconsidéré de la dette, et de l'arnaque fait aux investisseurs sur les shale, pour ne pas se perdre en conjecture de pipeautage massif des chiffres.
CP3 vous délire complètement. Aux USA la communication financière est extrêmement surveillée et le moindre microactinnaire pourrait lancer des avocats contre une boîte qui ferait ce genre de chose.CP3 a écrit : 14 nov. 2018, 05:27
Ps : Puis tout simplement les bilans publiés tout public pourraient etre different de ceux publiés aux actionnaires ou au banques ( surtout les bilans trimestriels qui n' ont pas de caractère obligatoire )

energy_isere a écrit : 14 nov. 2018, 08:17CP3 vous délire complètement. Aux USA la communication financière est extrêmement surveillée et le moindre microactinnaire pourrait lancer des avocats contre une boîte qui ferait ce genre de chose.CP3 a écrit : 14 nov. 2018, 05:27
Ps : Puis tout simplement les bilans publiés tout public pourraient etre different de ceux publiés aux actionnaires ou au banques ( surtout les bilans trimestriels qui n' ont pas de caractère obligatoire )
Dans cette hypothese , les grands actionnaires et les banques auraient les bon chiffres mais pas le grand public . De toute manière l' agence americaine de l' énergie dispose certainement d' une marge pour annoncer des chiffres allant dans le sens souhaité .energy_isere a écrit : 14 nov. 2018, 08:17CP3 vous délire complètement. Aux USA la communication financière est extrêmement surveillée et le moindre microactinnaire pourrait lancer des avocats contre une boîte qui ferait ce genre de chose.CP3 a écrit : 14 nov. 2018, 05:27
Ps : Puis tout simplement les bilans publiés tout public pourraient etre different de ceux publiés aux actionnaires ou au banques ( surtout les bilans trimestriels qui n' ont pas de caractère obligatoire )
Sur ce graph on distingue bien un plateau assez prolongé en fin de course , mais ce serait bien de connaitre la suite pour voir si ,au moins , les données annoncées récemment par l' agence américaine sont confirmés d' après ces analyses .tita a écrit : 17 nov. 2018, 10:04 Dans les "indépendants" qui analysent les données US, il y a shaleprofile. Il réalise un travail similaire à l'eia, càd compiler les données provenant de différents Etats, mais en se focalisant sur le pétrole de schiste (uniquement les forages horizontaux).
Dans son update sur l'ensemble de la production US pour juillet, ça donne ça:
Il faut noter que les données des derniers mois sont incomplets... C'est plutôt proche des 6'000 kb/j. Il y a clairement un second boom du schiste à partir de 2017, nettement plus spectaculaire qu'avant 2015. Si on prend que les nouveaux puits de 2017 à juillet 2018, on atteint quasiment 4'000 kb/j (en ajoutant 300 kb/j de données manquantes), alors que ça avait nécessité 5 années (2010 à 2015) pour atteindre ce niveau dans le premier boom. C'est d'autant plus spectaculaire que ça a nécessité moins de forage.
Ton insistance me rappelle celle de la plupart des forumeurs d'Oleocene avant 2010 qui guettait le pic en dessous de 90 000. Au moindre soubresaut, ils criaient "victoire, on y est". L'ardeur a eu du mal à se calmer. Personnellement, j'étais ... sceptique, car j'avais vu venir le pétrole non conventionnel.
Lesquelles, avec cette efficacité ?sceptique a écrit : 18 nov. 2018, 16:07C'était donc le pétrole de schiste aux USA mais il y a plein d'autres possibilités.
Je pense que les " méchants capitalistes " sont entrain de se rendre compte ou savent déjà qu' ils ont perdu . Ils ont certainement une meilleure idée de la réalité de la production future , et si ils disent que cela peut encore durer , c' est pour gagner du temps .sceptique a écrit : 18 nov. 2018, 16:07
En conclusion : ne pas mésestimer la capacité des méchants capitalistes pétroliers américains à rebondir.
Ne pas oublier qu'on peut faire un forage mais ne pas faire la fracturation, qui sera faite plusieurs mois ou années plus tard.tita a écrit : 17 nov. 2018, 10:04 Si on prend que les nouveaux puits de 2017 à juillet 2018, on atteint quasiment 4'000 kb/j (en ajoutant 300 kb/j de données manquantes), alors que ça avait nécessité 5 années (2010 à 2015) pour atteindre ce niveau dans le premier boom. C'est d'autant plus spectaculaire que ça a nécessité moins de forage.
Rappelle-toi, il y a une douzaine d'années. Je disais que les pétroles non conventionnels (entre autres le pétrole de schiste) pouvaient reculer la date du pic avec un pic plus haut. Argumentation balayée : inefficace, mauvais EROI, cout ... Et pourtant.
je ne me rappelle pas que tu t'étais fait "incendier" . Personnellement dans mes projections pour le CO2 je faisais une hypothèse de pic vers 2015, à une valeur certes inférieure, mais bien sur je n'ai jamais dit que ces valeurs étaient certaines, et on est encore largement dans les barres d'incertitude raisonnables. A l'époque l'ASPO France avec Bauquis prévoyait aussi un plateau ondulé jusqu'en 2020 environ (d'accord la production a plus monté qu'un plateau !)sceptique a écrit : 19 nov. 2018, 01:05Rappelle-toi, il y a une douzaine d'années. Je disais que les pétroles non conventionnels (entre autres le pétrole de schiste) pouvaient reculer la date du pic avec un pic plus haut. Argumentation balayée : inefficace, mauvais EROI, cout ... Et pourtant.
Je m'étais même fait incendier quand je parlais de plus de 90 Mb/j (pour 100 maintenant ..).
Pas vraiment... Les DUC (Drilled but UnCompleted, forages non frackés) ont diminué pendant la période de prix bas. En 2017, le nombre de DUC a de nouveau augmenté. La vrai raison de ce boom, c'est très clairement une technique différente dans les forages. Il creusent plus loin, fracturent en ajoutant plus de sable, etc. Les débits de départ des puits de 2017-2018 sont 2 fois plus élevés que les puits de 2013-2014.Glycogène a écrit : 18 nov. 2018, 23:48Ne pas oublier qu'on peut faire un forage mais ne pas faire la fracturation, qui sera faite plusieurs mois ou années plus tard.
Quand le prix du pétrole était trop bas, ils ont retardé la fracturation, tout en continuant à faire des forages (pour ceux qui en avaient les moyens), mais de moins en moins. En effet, il est moins cher et ça prend moins de temps de faire 10 forages d'un coup dans une zone puis de les exploiter successivement sur 10 ans, que de faire un forage par an pendant 10 ans, car on ne déplace qu'une fois les machines et le personnel de forage.
Quand le pétrole est remonté, il leur a suffit de fracturer et la production est montée très vite. Et ils n'ont pas repris le rythme des forages car ils ont encore un stock de puits non fracturés.
L'auteur explique toujours que les données sont incomplètes sur les derniers mois, donc ce "plateau" que tu vois n'est qu'une impression. L'eia, dans ses rapports mensuels, complète les données manquantes par des estimations, et corrige les estimations précédentes lorsque les données finales leur parviennent. J'ai déjà comparé les données de l'eia avec celles de ce site, et c'est cohérent. Fin 2017, j'avais été très étonné de l'augmentation de production et je m'étais justement posé la question si les estimations de l'eia étaient correctes. Plusieurs mois après, c'était confirmé par les autres sources que je suis (en particulier shaleprofile.com).CP3 a écrit : 18 nov. 2018, 15:02Sur ce graph on distingue bien un plateau assez prolongé en fin de course , mais ce serait bien de connaitre la suite pour voir si ,au moins , les données annoncées récemment par l' agence américaine sont confirmés d' après ces analyses .