krolik a écrit : ce type n'a pas le recul nécessaire sur les problèmes évoqués.
ce "Type" me parait avoir un niveau suffisant :
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André YenagnaL
29 mai 2011 à 01:42
Bonjour Krolik j’aime beaucoup vos trottinettes :
En ce qui concerne votre explication sur Ramsar, elle pourrait être reçue comme « possible », si c’était la même tribu, où les gens se marient entre eux depuis des milliers d’années. Mais les Pers sont historiquement des commerçants et se sont toujours déplacés.
En effet, un peu de culture générale ne fait de mal à personne :
- être commerçant ne signifie pas être nomade.
- évolution ici ne signifie que fréquences alléliques différées, qui peuvent varier même d’une génération à l’autre lors de pression sélective drastique et population non infinie… arf
- inutile de « se marier entre eux » pour que la descendance subisse une pression sélective due à un facteur environnemental. L’évolution des populations ne nécessite pas nécessairement des milliers d’années. Le gradualisme darwinien est un plombage qui a pris un siècle de poussière sur le dos : les fameux papillons de GB sont passés de clairs à noirs en quelques générations après la révolution industrielle ayant obscurci leur habitat et camouflage préférentiel, par simple variation des fréquences alléliques.
de plus maintenant les personnes qui vont en villégiature estivale à Ramsar pendant l’été.. au retour un pourcentage non nul devrait en claquer.. et ça devrait se voir.
Non. D’abord, les habitants autour de Ramsar subissent une exposition moyenne = environ 5 fois la valeur « moyenne » de Sarkozyland et Persian land, soit 15 mSv/an. (les chiffres assez élevés de 100 à 250 mSv/an concernent la radioactivité maxi de la zone, mesurée autour des sources chaudes radioactives). Un été signifie en fait généralement 1 mois de vacances sur place, soit 1/12e de surexposition. La dose d’exposition à Ramsar étant (reprenons vos chiffres initiaux, m’en fous) de mSv 250 : soit 250 / 6 = 42 mSv de surdosage maximum…. soit indécelable sous le brouhaha statistique/augmentation de cancers.
Par ailleurs, on ne peut pas voir ce que l’on ne cherche pas: je n’ai connaissance d’aucune étude épidémiologique conduite sur les touristes ayant séjourné un mois à Ramsar…. encore moins sur leurs taux de cancers. Etude qui devrait s’achever des décennies après son démarrage, comme pour Tchernobyl dont aucune étude épidémiologique visant des résultats formels n’est encore vraiment achevée… Ce qui se voit en revanche à Ramsar – comme ailleurs dans les zones de plus haute radioactivité naturelle que les normes de nos contrées, car cela s’est expérimenté in vitro, est que les cellules des indigènes sont moins sensibles aux irradiations : » Further, when administered an in vitro challenge dose of 1.5 Gy of gamma rays, donor lymphocytes showed significantly reduced sensitivity to radiation as evidenced by their experiencing fewer induced chromosome aberrations among residents of HBRAs compared to those in NBRAs. Specifically, HBRA inhabitants had 44% fewer induced chromosomal abnormalities compared to lymphocytes of NBRA residents following this exposure. » P. Andrew Karam, Uni of Rochester, 2002
Ce qui tend déjà vers un plus probable modèle de sélection que d’adaptation, auquel toute population serait inféodé. Les indigènes et non indigènes ne semblent donc pas égaux face à ces radiations. Mais on ne peut écarter un scénario adaptatif avec seulement cette piste, il faut donc plus de matière. Plus de matière explicative, encore une fois tendant vers un modèle de sélection, a été trouvé sur la piste génétique, comme le gène CD69 ayant une incidence sur les lymphocytes endommagés.
Mais les sciences se doivent d’être prudentes et cette piste génétique nécessite elle aussi plus ample confirmation et études approfondies: on a donc quelque matière plutôt pro-sélection contre pour ainsi dire rien pro-adaptation, et néanmoins la prudence scientifique invite à ne pas exclure définitivement le scénario adaptatif, même combiné à cette sélection plus fortement soupçonnée. Ne serait-ce que parce que l’évolution fonctionne assez bien sur ce même schéma global.
Je laisse à quiconque en a en vie le plaisir de commenter vos sorties sur l’effet Hormésis, pouvant lui aussi s’expliquer par simple sélection… on n’a rien d’autre à manger à part votre vieil et stérile article du très cher Dr Gaston Meyniel, paix à son âme, qui conclut par un un vide d’éléments résonnant dans le vacuum même 14 ans après. Mais e tiens à vous féliciter pour votre conclusion de haute teneur argumentaire. C’est vraiment une trop chouette envolée lyrique :
Lors d’une émission sur ARTE parlant de la biodiversité sur la zone de Tchernobyl, une toubiba américaine exposait qu’en fonction de ses relevés, elle essayait de mettre au point un protocole utlisant les faibles débits de dose pour rendre les personnes plus résistantes à des chimios ou des radiothérapies..Bon c’était du « ARTE », alors à prendre avec des pincettes de loin.. Et puis bien sûr on peut rappeler le slogan de Guarapari : Ville de santé !!
Oui, je me joins à votre OLA : « vivent les vacances balnéaires. Vive l’argumentation scientifique, vivent les gros nénés, vive le nucléaire civil !
André, ardent militant du nucléaire solaire.
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