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http://www.romandie.com/news/n/_Convoi_ ... 111406.asp)
Convoi néerlandais de déchets nucléaires bloqué : 33 écologistes arrêtés
LA HAYE - Trente-trois militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont été interpellés mardi aux Pays-Bas pour avoir tenté d'empêcher, en s'enchaînant aux rails d'une voie de chemin de fer, le départ vers la France d'un convoi de déchets nucléaires, a annoncé la police locale.
Trente-trois d'entre eux ont été interpellés, a indiqué à l'AFP Esther Boot, une porte-parole de la police locale, selon laquelle les militants, conduits au poste de police, ont été relâchés après le départ du train.
Le convoi composé de trois wagons à destination de l'usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague (nord-ouest de la France), via la Belgique, a quitté vers 11H00 (09H00 GMT) la centrale nucléaire de Borssele (sud-ouest), avec trois heures de retard, selon la même source.
Les militants écologistes interpellés, qui ont été délogés par la police des cinq endroits où ils s'étaient postés sur la voie de chemin de fer, feront l'objet de citations à comparaître, a expliqué Mme Boot.
Le train a franchi la frontière belge avec les Pays-Bas à la mi-journée, à Essen, a indiqué une porte-parole de Greenpeace Belgique, Elisabeth Loos, jointe par téléphone.
Il n'a pas été retardé par l'action menée par une trentaine de militants de Greenpeace qui avaient pris position sur les voies à Essen, selon Mme Loos qui a souligné : il y avait beaucoup de policiers, nous n'avons pas pu rester très longtemps.
Selon Greenpeace, le convoi représente un danger pour la population qui habite le long de l'itinéraire qu'il doit emprunter jusqu'à La Hague. Il s'agit du premier des dix convois de déchets nucléaires qui doivent quitter les Pays-Bas à destination de la France au cours des deux prochaines années.
S'il y a un accident, ce sera la catastrophe!, a assuré à l'AFP Ike Teuling, une porte-parole de Greenpeace : les déchets nucléaires pourraient sortir des wagons et la population serait exposée à une radioactivité semblable à celle enregistrée près de Tchernobyl ou de Fukushima.
Selon Greenpeace, la partie des déchets nucléaires qui ne pourra pas être recyclée à La Hague et sera renvoyée aux Pays-Bas pour y être stockée, restera radioactive pendant 240.000 ans.
Le train devait traverser la Belgique en passant par Gand (nord-ouest), malgré l'action en justice du maire de la ville pour en empêcher son passage, rejetée lundi soir, puis par Mouscron (ouest), près de la frontière française.
(©AFP / 07 juin 2011)
Un convoi de déchets nucléaires traverse la métropole, aujourd'hui
La Voix du Nord (
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metr ... erse.shtml) - mardi 07.06.2011
MOBILISATION
Ce train contenant des déchets nucléaires non traités devait quitter hier soir la centrale nucléaire ...
de Borssele, aux Pays-Bas, et traverser plusieurs villes de la région pour rejoindre le site de traitement de La Hague, dans la Manche. Le convoi va faire plusieurs arrêts aujourd'hui dans la région, notamment à Lomme-Délivrance.
« Il s'y arrêtera pendant deux heures, sur un site à proximité d'habitations mais aussi de plusieurs écoles et d'un collège... Le moindre problème peut donc s'avérer très dangereux, explique Vincent Dhélin, secrétaire régional d'Europe Écologie - Les Verts. On nous dit qu'il n'y a pas de danger mais on disait pareil pour Fukushima... Les risques sont certes bien moindres, mais ils existent. »
Gand refuse le passage
Les écologistes et militants antinucléaires appellent donc à une manifestation, aujourd'hui à 12 h 45, au métro Pont supérieur à Lomme. « Nous avons déjà réussi à faire arrêter un train malgré l'intervention des forces de l'ordre. Ce qu'on dénonce, c'est la reprise de ces convois. Alors que l'Allemagne entame sa sortie du nucléaire, la France continue de développer une industrie du retraitement, c'est complètement décalé », poursuit Dominique Plancke, conseiller régional et élu Vert lillois.
Europe Écologie - Les Verts demande aux communes de refuser ce type de convois sur leur territoire. Le bourgmestre de Gand, en Belgique, a d'ailleurs déjà fait part de son intention de s'opposer au passage du train dans sa ville.
En France, c'est plus compliqué. « Lors du dernier conseil municipal, j'ai demandé aux élus de voter le lancement d'une étude juridique pour décider d'éventuelles interdictions dans le futur », précise Bernard Despierre, adjoint aux déplacements et aux espaces publics à Tourcoing. Si le conseil municipal a approuvé, aucun arrêté n'a été pris pour le moment. •
MARLÈNE VITEL