Re: Après le Pic : une synthèse des hypothèses de déclin
Publié : 08 oct. 2009, 07:29
je reconnais que j'ai tendance à en mettre trop, j'en tiendrai compte à l'avenir.
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
J'espère que c'est ironique, ce que je crois .......On s'en fout un peu, franchement, les points d'exclamations en triples fatiguent, tout comme les clins d'oeils au rabais, voilà tout ..
Edit : message idiot écrit au retour d'une bouffe un peu trop arrosée, mes excuses.
oui, on en déjà discuté mais tu refuses de tenir des comptes chiffrés.GillesH38 a écrit :
ah mais la production d'énergie totale va forcément se stabiliser à une valeur finie, on est tout à fait d'accord ! vu qu'elle ne peut tendre ni vers l'infini, ni vers zéro... (enfin on peut espérer).
Rien de ce qu'on connait n'indique cependant que le niveau de vie qu'on peut atteindre avec approche celui de l'occident actuel !
Dans le monde je n'ai pas fait le calcul, mais en France 13 Mtep sur 90 (dont peut-etre 5 utilisée en auto-consommation dans les raffineries), c'est loin d'être négligeable.ça a pas grand chose à voir avec le PO, le pétrole n'est PAS utilisé principalement pour l'usage du solaire thermique !
internet ça n'a pas été instantané, loin de là. En 1992 qui connaissait? Et ça a utilisé pour beaucoup pendant longtemps des infrastructures existantes, les lignes téléphoniques. Enfin, le prix d'entrée n'était/n'est pas le même. Et pour le solaire, on ne se gène pas pour l'utiliser, c'est juste que les constantes de temps ne sont pas les mêmes.je ne vois absolument pas pourquoi on se génerait pour utiliser une technique intéressante, tu n'as qu'a regarder à quelle vitesse se sont installés internet
Alors ça, je ne vois pas ce qui te permets de le dire. Si on a 20% de carburant dispo en plus, peut-etre que ça fait 15% de chomeurs en moins qui sait?non, ce n'est pas réaliste, ce que tu dis. parce que l'écart entre ce que tu appelles "faire le maximum" et ne pas le faire (qui ne concerne que des équipements pour l'eau chaude et peut etre 10 % de l'électricité en gros), ne représente surement pas une quantité assez significative pour faire passer de "gérable" à "ingérable". Ce ne sont certainement juste les 10 Mtep d'économisables par ce moyen qui marquent une frontière significative entre la tranquillité et le chaos ç!!!
Mais d'une part la crise actuelle n'a qu'une de ses composantes qui est énergétique et d'autre part le développement des EnR dans ces pays n'était pas un remplacement du pétrole.euh ben.. juste la réalité quotidienne de la crise vécue au jour le jour dans le monde entier, et ceci bien indépendamment du classement des pays selon le tableau de mérite du développement des EnR !!! a vue de nez, ça me parait d'ailleurs etre la corrélation inverse, sans vouloir etre taquin : les pays se glorifiant de leur investissement important en EnR, l'Islande, l'Espagne; le Danemark et meme l'Allemagne n'ont pas été les derniers à être rentrés en récession, et pas non plus ceux où elle s'est faite le moins sentir, loin de là...
non, car il s'agit de renouvelables.va falloir que tu payes très cher l'oxygène de l'air et l'eau de pluie alors.
Je dis qu'il va y avoir des réajustements. On payera plus pour l'énergie, parce qu'on continuera à trouver même à 200$ le baril que c'est encore diablement utile.y a juste un problème : le service rendu par une source d'énergie est d'autant plus GRAND qu'elle est PEU CHERE , puisque c'est justement ce qu'on lui demande !!! comment résous tu alors ce paradoxe...????
bon soyons un peu plus quantitatifparisse a écrit :oui, on en déjà discuté mais tu refuses de tenir des comptes chiffrés.GillesH38 a écrit :
ah mais la production d'énergie totale va forcément se stabiliser à une valeur finie, on est tout à fait d'accord ! vu qu'elle ne peut tendre ni vers l'infini, ni vers zéro... (enfin on peut espérer).
Rien de ce qu'on connait n'indique cependant que le niveau de vie qu'on peut atteindre avec approche celui de l'occident actuel !
Dans le monde je n'ai pas fait le calcul, mais en France 13 Mtep sur 90 (dont peut-etre 5 utilisée en auto-consommation dans les raffineries), c'est loin d'être négligeable.ça a pas grand chose à voir avec le PO, le pétrole n'est PAS utilisé principalement pour l'usage du solaire thermique !

Pour l' allemagne ca doit venir du fait qu' en 1995 date de ta source ils venait de se prendre la réunion avec l' ex Allemagne de l' Est. Donc le PIB par téte avait fortement chuté pour l' ensemble.GillesH38 a écrit : .......Euh à la relecture, je m'aperçois que ce graphique est absurde, il donne l'allemagne et l'angleterre avec un PIB bien inférieur à celui de la France. C'est dingue que de telles erreurs trainent sur des sites comme la SFP, mais .....
Je suis d'accord avec tes questions, c'est precisement ce que je souhaite qu'on essaie de calculer sans a priori. Ce qui veut dire par exemple ne pas limiter le solaire thermique comme se resumant aux chauffe-eau solaire.GillesH38 a écrit :mais la question est : que peut-t-on espérer de mesures d'économies d'énergie au juste? où va se retrouver le nouveau point ? très à droite, avec un PIB très supérieur ? ce qui voudrait dire qu'en mettant des chauffe-eau solaires, on gagnerait un point de croissance par an (ou ça diminuerait d'un point par an la décroissance ?) c'est quand même pas très plausible !!
Tu caricatures a nouveau les EnR ne se limitent pas a la production d'electricite, le chauffage est une composante au moins aussi importante. Et les economies d'energie touchent tous les secteurs, a commencer par les transports ou il faut considerer le terme au sens large (amelioration du rendement des moteurs, restructuration de la mobilite vers + de TC et de modes doux, inversement de la tendance a l'etalement urbain).Il n'y a AUCUN signe nulle part qu'installer des EnR et des chauffe-eaux fassent gagner 30 points de croissance, surtout quand ça ne touche des dépenses totales que de quelques % du revenu. Il n'y a aucun signe d'ailleurs que la richesse soit tres corrélée à la façon dont l'électricité soit produite , que ce soit par EnR ou par nucléaire.






certes mais encore une fois : consommer moins de fossile ne produit pas forcément de la richesse (et surtout, pas forcément chez ceux qui les économisent, puisque les fossiles relibérés peuvent etre consommés par d'autres qui en ont bien plus besoin). Dans la mesure ou tout compris , ça ne revient pas moins cher (ou en tout cas pas beaucoup moins cher), y a la meme somme à la fin sur ton compte en banque, et si tu te retrouves au chomage ou que ta banque fait faillite, t'es embeté EXACTEMENT de la meme manière ! la richesse est due à la productivité du travail (plus quelques mecanismes monétaires revenant à des vols en bande organisée ...parisse a écrit : Tu caricatures a nouveau les EnR ne se limitent pas a la production d'electricite, le chauffage est une composante au moins aussi importante. Et les economies d'energie touchent tous les secteurs, a commencer par les transports ou il faut considerer le terme au sens large (amelioration du rendement des moteurs, restructuration de la mobilite vers + de TC et de modes doux, inversement de la tendance a l'etalement urbain).
De plus, il ne faut pas se tourner uniquement vers le passe, il faut aussi imaginer ce que pourrait etre le futur, sans tomber bien entendu dans le techno-optimisme beat ni negliger les constantes de temps. Il y a un juste milieu entre dire la technologie va emerger miraculeusement par la main du marche et nous sauver et dire de toutes facons les EnR et les economies d'energie c'est peanuts et qu'on ne fera plus aucun progres.
on voit également dans le graphe la trés mauvaise place de la BMW à hydrogéne comme cela avait déjà été rapporté par ailleurs dans le forum.Alain75 a écrit : Pas mal de diagrammes énergie co2 pib dans le livre de D MacKay :
...............Et aussi en passant (hors sujet), sans doute la médaille d'or (ou très sérieux concurrent) du green washing : Earth Eco Boat
....
Yves, globalement je ne suis pas d'accord , déjà il ne s'agit pas nécessairement de faire des économies, mais des choix de stratégies d'investissements aux niveaux personnels et communs, si de l'isolation a un retour sur investissement de 4 ou 5 ans, on ne fait PAS d'économies avant, donc point 4 et 1 non valide, et je n'ai jamais dit qu'il fallait commencer par le facile, dans tous les cas ça n'est pas des économies à faire mais financer et mettre en place des changements vers une infrastructure moins dépendante en fossiles.Yves a écrit : Mais justement, c'est là où la différence entre projets structurants et non strucurants est essentielle.
Un projet structurant gagne systématiquement à être fait avant, car sa mise en oeuvre nécessite de bonne conditions économiques ; de plus sa durée de mise en oeuvre est longue ; il faut en outre une décision politique forte pour l'assumer et donc un gouvernement qui ne soit pas en mauvaise posture...
1/ Il s'ensuit de toutes ces contraintes qu'on ne peut pas faire de projet structurant au dernier moment. En revanche, pour les économies "faciles", elles peuvent par définition être faites n'importe quand (sinon elles seraient pas faciles).
2/ Le fait est, également, qu'il n'est pas possible de mettre en oeuvre toutes les solution au même moment, et qu'il faut bien arbitrer un calendrier.
3/ Il est aussi acquis que dans les moments les plus dificiles, il est nécessaire que les gouvernement fassent "quelquechose", et si possible (humour) qqch de positif avec un impact réel et rapide...
4/ Enfin, il apparait de fait que des améliorations faite avant crise ne font que réorienter le besoin d'énergie (l'économie sur le remplissage de la cuve fioul permet d'acheter un teléviseur plasma grande taille (qui consomme plus que le petit d'avant ..).
De tout cela, il ressort que de commencer par faire les économie faciles n'est pas une bonne idée. Trop tôt, elles n'économisent rien en énergie (point 4), elles nuisent à la mise en place de programmes plus compliqués (points 1 et 2) alors qu'elles ont un intéret supplémentaire à être mise en place tardivement (point 1 et 3).
Ce genre de choix est d'ailleurs souvent en oeuvre dans notre vie, par exemple pour ceux qui font des études, lors d'examen : faut-il d'abord réviser les choses faciles et rapides ou les choses compliquées et longues ? Stratégiquement, là aussi le bon ordre est celui là.
Pour moi, ça veut dire plus de richesses, puisque d'une part celui qui économise les fossiles continue à bénéficier du même service, alors que d'autres vont bénéficier d'un peu de confort (ou richesse) grace à ces fossiles économisés.GillesH38 a écrit : certes mais encore une fois : consommer moins de fossile ne produit pas forcément de la richesse (et surtout, pas forcément chez ceux qui les économisent, puisque les fossiles relibérés peuvent etre consommés par d'autres qui en ont bien plus besoin).
Il y a une différence importante, c'est que la part de pétrole qu'on continuera à pouvoir importer en France s'ajoutera à l'énergie produite par les EnR (ou non consommée par des mesures d'économies). Je suis assez convaincu que cette part de pétrole sera à peu près la même qu'on utilise ou pas des EnR. Elle est aujourd'hui d'environ 2.5% et va forcément diminuer.Dans la mesure ou tout compris , ça ne revient pas moins cher (ou en tout cas pas beaucoup moins cher), y a la meme somme à la fin sur ton compte en banque, et si tu te retrouves au chomage ou que ta banque fait faillite, t'es embeté EXACTEMENT de la meme manière ! la richesse est due à la productivité du travail (plus quelques mecanismes monétaires revenant à des vols en bande organisée ...), mais se chauffer au solaire n'augmente pas en soi cette productivité.
je ne crois pas à ce scénario que le prix du baril ne peut pas rester à 200$ durablement. Il faut quand même voir qu'à 200$ le baril de 1/7ème de tep, ça fait un peu plus de 10 cents le kWh (thermique) donc environ 10 centimes d'euros (hors taxe), ça reste encore très bon marché. La crise qui s'est produite en 2008 est la conjonction de plusieurs raisons dont le prix du baril mais on ne peut pas en faire un modèle pour les crises futures. D'ailleurs même si c'était le cas, qui aurait prédit il y a 5 ans qu'en période de crise le baril puisse rester durablement à 70$?Tabler sur l'économie réalisée quand le baril vaudra 200 $ n'est pas consistent : si on en est réduit à se chauffer à 10 °C, c'est que la demande se sera tellement écroulée que le baril ne sera certainement pas à 200 $. Les 200 $ ne peuvent qu'etre un pic provisoire dus à un déséquilibre offre-demande, mais ils provoqueront rapidement une destruction de la demande qui le raménera à un coût raisonnable.
Je n'ai pas bien compris quel est ton schéma de principe.Est ce que mon schéma de principe sur ce que deviendrait la consommation/PIB avec ou sans ENR est juste ou faux? sinon quel est le bon ?
Ca c'est toute la question de la place que les EnR et économies d'énergie peuvent prendre dans le mix dans 20 ou 40 ans. Mais je pense que ton estimation est très pessimiste, puisque sur le secteur des transports et le secteur résidentiel, on a déjà toutes les technologies pour diviser les consommations par 2 sans que ça ne coute plus cher en régime permanent.Une autre solution est de dire que ça retarderait simplement l'évolution, c'est à dire qu'on suivrait meme bien la meme courbe, mais moins vite. Mais bon d'une part ce n'est que provioire, d'autre part je pense que l'intégrale de ce qu'on peut raisonnablement économiser ne représente que quelques mois, allez peut etre un an de conso (sur 20 ans, ça fait 5 %). Pas de quoi crier au miracle !