Re: RTE : record elec sucessifs
Publié : 19 juil. 2014, 14:55
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Oui, mais à quelle prix de kWh?encore un weekend fantastique avec 12 GW d'exportations.
Il y a des accords et donc des contrats existants qui sont corrélés à un prix marché moyen... ce qui n'a rien à voir avec un prix spot tel qu'on le trouve sur EEX. Bien entendu, les contrats sont cadres et en fonction de l'offre et de la demande liée principalement à la météo, il y a la possibilité de vendre plus ou moins...Jeuf a écrit :Oui, mais à quelle prix de kWh?
Ce qui au prix actuel du carbone ne changerait strictement rien à l'équilibre économique des producteurs, ni au prétendu changement climatique d'ailleursToTheEnd a écrit :
Si tout le monde avait la même politique énergétique que l'Allemagne, on serait en train d'exploser tous les taux d'émission de CO2 avec des centrales thermiques pour compenser l'éolien et PV.
T
Les mêmes ont été découvertes en France il y a plus de deux ansEPE_bel a écrit :J'espère que vous pourrez continuer à exporter, parce qu'ici, en Belgique, on est sur le fil avec 2 tranches nucléaires arrêtées pour cause de microfissures dans les cuves. On a bien une petite "réserve stratégique" de centrales thermiques à l'arrêt car non rentables mais en quelque sorte réquisitionnées en cas de besoin, mais on n'échappera sans doute pas à des coupures ciblées, d'abord sur base volontaire, l'hiver prochain et encore plus le suivant. Et ce n'est pas une mise en garde de quelconques cassandres mais du gestionnaire de réseau lui-même.
Mais, chez nous, on continue à exploiter comme si de rien n'était, cherchez l'erreur!Plus de la moitié d'entre elles (17) affectent le réacteur 1 de Tricastin, les autres se trouvant sur les réacteurs de Fessenheim 1 et 2, Chinon B-3, Gravelines 6, Blayais 2, Dampierre 3, Saint-Laurent B-1 et B-2.
bon, ils ont retourné les boutons dans l' autre sens.energy_isere a écrit :
Ké PASSA ?
le nuke est passé de 37 GW à minuit à 27 GW a 5 h ce matin, et jusqu' a maintenant.![]()
C 'est trés inhabituel.
Des arrêts et redemarrages pour mettre à la raison des acheteurs qui auraient du mal à payer le juste prix?energy_isere a écrit :eco2mix
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bon, ils ont retourné les boutons dans l' autre sens.energy_isere a écrit :
Ké PASSA ?
le nuke est passé de 37 GW à minuit à 27 GW a 5 h ce matin, et jusqu' a maintenant.![]()
C 'est trés inhabituel.
le nuke est remonté à 33 GW à 1h du matin et 43 GW à midi.
http://www.usinenouvelle.com/article/av ... te.N283423Avec 2000 MW de déficit, RTE alerte sur les risques de pénurie d'électricité
Usine Nouvelle le 10 septembre 2014
Face à un hiver rigoureux, la France pourrait dès 2015 se retrouver en situation de pénurie d’électricité. Selon RTE, des solutions sont toutefois mobilisables pour pallier ce risque.
"Nous avons un rôle de lanceur d’alerte, c’est ce que je fais aujourd’hui. Il nous reste deux ans pour réagir", lance Dominique Maillard, le président de RTE (Réseau de transport électrique) ce 10 septembre 2014. Dans son étude annuelle sur l’équilibre offre-demande électrique, RTE prend l’hypothèse d’hivers d’occurrence décennale dans les années à venir, c’est-à-dire des hivers "rigoureux mais pas exceptionnels". Selon un scénario moyen de consommation, la France fera face ponctuellement à des déficits importants de capacité électrique.
L’Hexagone dispose d’une marge de 2900 MW pour affronter les froids 2014-2015. Mais dès l’année suivante la situation se dégrade. Pour 2015-2016, le pays affiche un déficit de 900 MW (l’équivalent d’un réacteur nucléaire), de 2000 MW pour 2016-2017 et de 800 MW en 2017-2018. Le système électrique national ne retrouve des marges qu’en 2018-2019, à +500 MW. Ces calculs prennent déjà en compte les capacités d’interconnexions de la France avec les pays voisins. Ce qui signifie que la France pourrait faire face à un manque réel de courant, malgré la faiblesse de la croissance économique et les efforts d’efficacité énergétique qui limitent la hausse de la demande électrique.
Fermetures massives de capacité
Le vrai problème du pays est qu’il fait face à une importante perte de capacités de production. Depuis plusieurs années, on sait que deux réacteurs nucléaires vont fermer fin 2016, les deux unités de Fessenheim (Bas-Rhin) de 900 MW chacune. Le réacteur EPR de 1600 MW, censé compenser cette perte, sera mis en service en 2016 mais il n’atteindra sa pleine puissance qu’au cours de l’année 2017. Par ailleurs, les nouvelles réglementations européennes sur les centrales thermiques (fioul et charbon) poussent les électriciens opérant en France à fermer près de 8 600 MW entre 2013 et 2016.
Mais à ces facteurs préexistants s’ajoute un nouveau coup dur pour le système électrique français. Depuis plusieurs années en Europe, la rentabilité des centrales à gaz s’effondre par rapport aux centrales à charbon dopées par l’importation de charbon américain bon marché. Face à cette contrainte économique, trois centrales à cycle combiné gaz vont être mis sous cocon en France et l’ouverture d’autres serait repoussée. Cela grève le système français de 1300 à 1700 MW supplémentaires.
La croissance de la capacité éolienne (+800 MW par an) et du solaire (+700 MW par an) jusqu’en 2020 est prise en compte dans les calculs de RTE mais ne permet de compenser qu’à la marge les fermetures de capacité. L’un des moments critiques sera le pic de consommation journalier à 19h où, en hiver, le soleil ne brille pas et où le vent ne souffle statistiquement qu’un quart du temps.
La sensibilité du système électrique au froid est une vulnérabilité du pays. Le choix massif de l’électricité pour le chauffage fait qu’en période de froid une diminution de la température extérieure de 1°C appelle 2400 MW de puissance supplémentaire (l’équivalent de plus de deux réacteurs nucléaires). "Certains de nos voisins (allemands et anglais notamment) ont une sensibilité au gaz, ce qui entraîne d’autres vulnérabilités, surtout en ce moment", rappelle le patron de RTE.
Trois solutions à mobiliser
Face à ce risque de déficit électrique, RTE met en avant trois solutions possibles, mobilisables d’ici à 2016. D’une part, une partie des unités au fioul qui devaient être arrêtées dans le cadre des exigences européennes pourraient être mises aux nouvelles normes moyennant des travaux et des coûts acceptables. Cela permettrait de gagner 3 800 MW. Le président de RTE espère aussi qu’il sera possible de revenir sur la mise sous cocon des cycles combinés gaz dans le cadre de la mise en place de marchés de capacité.
Enfin, la solution la plus rapidement mobilisable est le recours de capacité d’effacement via des dispositifs réglementaires de primes. Il s’agit de rémunérer des gros consommateurs d’électricité, comme des industriels, pour baisser leur consommation en cas de besoin.
Reste à impulser la mise en place de ces démarches. Chez RTE, on espère que l’arrivée au Parlement de la loi de transition énergétique sera le bon moment pour prendre des décisions fortes face à ce risque électrique.
http://lenergeek.com/2014/09/12/ete-dou ... is-12-ans/Eté doux : la consommation d’électricité à son plus bas niveau depuis 12 ans
12 septembre 2014 energeek
En raison des basses températures qui ont caractérisé les mois de juillet et d’août, l’été 2014 est, d’un point de vue énergétique, celui de tous les records. Dans son aperçu mensuel sur l’énergie électrique, la société RTE indique en effet que la fraîcheur estivale a permis de faire descendre la consommation française d’électricité à son plus bas niveau depuis 12 ans : 33,9 gigawatts en juillet et 31 GW en août. La conséquence directe est une forte hausse des exportations de courant, à des niveaux « qui n’avaient plus été observés depuis plusieurs années ».
Le gestionnaire du réseau électrique français explique qu’avec des températures moyennes inférieures à celles de la saison estivale 2013 (le mois d’août a même été le plus froid de ces 8 dernières années), les foyers français ont moins eu recours aux systèmes de climatisation. Entraînant ainsi une baisse de leur consommation électrique. Un nouveau minimum de puissance mobilisée a même été atteint le 17 août (avec 29,5 GW).
Cette tendance à la baisse ne se vérifie cependant pas dans le secteur de la grande industrie (chimie, métallurgie et sidérurgie) où la consommation électrique poursuit la hausse entamée en novembre dernier.
Toutefois, selon les chiffres du document de RTE, en dehors des sources d’appoint que sont les centrales thermiques, la production d’électricité s’est maintenue tout au long de l’été. Si cette saison est souvent propice à l’arrêt des réacteurs (pour des opérations de maintenance par exemple), le parc nucléaire tricolore a affiché un taux de disponibilité élevé (78% du mix énergétique).
Même tendance du côté des énergies vertes. Les principales sources renouvelables (photovoltaïque, éolien, hydraulique) ont vu leur volume de production augmenter. Grâce aux précipitations relativement importantes pour la saison (les plus élevées depuis 1959), le parc hydraulique français a par exemple produit 6,2 TWh d’électricité en juillet et 5,3 TWh en août (également un record depuis 1977).
En raison de cette faible demande intérieure, la France a dépassé un volume d’exportation mensuel d’électricité qui n’avait pas été dépassé depuis novembre 2006. Exportatrice avec l’ensemble de ses pays frontaliers, elle a atteint un solde exportateur total de 7.606 GWh pour juillet et août 2014. A noter que les 1.800 MW qui constituent la capacité d’interconnexion maximum avec l’Allemagne ont été atteint quasiment quotidiennement en raison, selon RTE, des faibles conditions de vent Outre-Rhin (entraînant la baisse de leur production éolienne).