Publié : 03 oct. 2007, 21:14
Je dirais plutôt que la hausse du prix compense l'absence de gain de productivité...
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Source : AFPL'Agence France Presse a écrit : Le changement climatique, "conséquence de l'activité humaine aux effets les plus dévastateurs jamais connus sur l'économie", devrait accélérer l'inflation et ralentir la croissance, avertit la banque Morgan Stanley dans une étude reçue jeudi.
Le changement climatique devrait freiner la croissance mondiale à travers des effets négatifs sur la main d'oeuvre mondiale (maladies, déplacements, etc.), et entraîner des dégradations des infrastructures existantes, ce qui nuira à la productivité globale, estime l'étude.
"Les pressions inflationnistes devraient également être renforcées par une augmentation des prix de l'alimentation, des frais liés à l'eau et des impôts liés au carbone", poursuit cette analyse.
D'où "un environnement propice à la +stagflation+" (inflation combinée à une stagnation de la croissance), surtout si "aucune action décisive n'est prise pour limiter le réchauffement climatique" rapidement, note la banque.
Le caractère aléatoire des événements climatiques devrait aussi augmenter les incertitudes, entraînant une hausse des primes de risques qui, elle, nuira aux dépenses d'investissement.
"Les pays seront diversement affectés par le changement climatique" en fonction des secteurs qui dominent leur économie, les plus vulnérables étant "l'agriculture, le tourisme, les loisirs, le foncier, et tous les secteurs qui utilisent beaucoup de main d'oeuvre", juge Morgan Stanley.
D'autres secteurs seront touchés indirectement par la nécessité de limiter leurs émissions de gaz carbonique, notamment l'énergie, les transports, la construction, l'industrie et l'immobilier, surtout dans les pays développés.
PARIS (Reuters) - Danone France annonce une hausse de ses tarifs de 10% à compter du 21 novembre en raison principalement de "la hausse brutale et sans précédent des prix des matières premières laitières (lait de collecte et ingrédients laitiers) en Europe et en France".
Une porte-parole du groupe a souligné par e-mail qu'"après avoir augmenté de 5% en juillet dernier, le prix du lait subit une nouvelle hausse de 20% en octobre et se prépare à une hausse globale de 30% au premier trimestre 2008 par rapport au premier trimestre 2007".
"Les ingrédients laitiers ont connu une augmentation de 100% sur la même période. D'autres ingrédients tels que les fruits notamment ont également fait l'objet de fortes augmentations."
"Elles s'expliquent par un déséquilibre de l'offre et de la demande mondiales : la baisse conjoncturelle de la production de lait en Australie et en Nouvelle Zélande, due à la sécheresse ; l'accroissement structurel de la demande mondiale de lait (notamment en Chine) ; la baisse structurelle de la collecte en Europe et en particulier en France."
Produits laitiers: Lactalis va gonfler ses prix
Le groupe de produits laitiers Lactalis (Bridel, Lactel, Président, etc.) annonce jeudi son intention d'augmenter les prix de tous ses produits de 15% à 17% début décembre. "Ce sont des augmentations importantes mais elles ne font que couvrir la hausse de notre matière première en 2007. Pas celle prévue au début de 2008", justifie dans un entretien aux Echos le président du directoire de Lactalis, Michel Léonard. Il escompte cependant maintenir ses marges, en espérant que la distribution accepte ces prix, et s'attend à un début d'année "sportif".
Il avait raison mon pote. Faites des stocks de conserves , dès maintenant , contre l'inflation ou le pic peut importe. 10% de gains minimum garantis en un an , il n'y a pas de meilleurs placements pour 2008.Même son de cloches pour Bonduelle, qui a également annoncé mardi une hausse de ses tarifs. "La distribution devra accepter un minimum de hausse de 10% sur nos prix", déclare le groupe. C'est là que tout devient compliqué.
http://www.boursorama.com/infos/actuali ... ws=4728322Nestlé n'est pas optimiste concernant l'évolution du prix des matières premières en 2008. "Nous nous attendons à ce que les choses restent tendues l'année prochaine", a déclaré le directeur des relations investisseurs Roddy-Child Villiers cité par Reuters. Le numéro un mondial de l'alimentaire a précisé qu'il continuerait à relever ses prix au quatrième trimestre afin de faire face à cette hausse. En revanche, le groupe anticipe un léger recul des prix du lait au deuxième semestre 2008, notamment en raison du nombre de vaches qui a augmenté aux Etats-Unis.
Pain, viande, sucre, maïs, riz, tous plus chers avec la flambée du pétrole
La flambée du pétrole ne frappe pas que les automobilistes au portefeuille: elle pousse aussi à la hausse le prix des céréales, et donc des aliments les plus consommés au monde - pain, maïs, riz et pâtes - mais aussi par ricochet sucre, viandes, lait, oeufs et beurre.
La hausse des prix du brut, qui a établi la semaine écoulée un nouveau record de 90 dollars le baril, dope le développement des bio-carburants de substitution tirés du maïs ou du blé, expliquent les analystes.
L'éthanol ou le biodiesel deviennent un débouché croissant des grandes cultures, d'où une hausse générale des prix des productions végétales et animales, a récemment souligné la FAO, l'agence des Nations unies en charge des questions agricoles et alimentaires.
De l'ordre de 152 dollars en moyenne la tonne jusqu'en 2006, le blé vaut désormais 204 dollars la tonne, soit une hausse de plus de 25%, et va encore progresser lors de la campagne 2007/2008, selon la FAO et l'OCDE, le club des pays les plus riches de la planète.
Le maïs a lui bondi de 26%, passant de 103,6 dollars la tonne entre 2001-2006 à 140,4 dollars la tonne en 2006/2007, et devrait se hisser à 158,9 dollars cette année. Au Mexique, où cette céréale constitue la base de l'alimentation, le prix des tortillas (galettes) a bondi de 60%.
Cette progression substantielle touche aussi les huiles végétales (+11%), le sucre (+14%) et le riz (+23%).
Elle pousse à la hausse les prix de tous les aliments de base, y compris le lait et la viande, les céréales étant utilisés pour nourrir le bétail.
En Chine, le prix des porcs a augmenté de 20% en un an, tandis que celui du boeuf a crû de 6%, selon la FAO.
Aux Etats-Unis, le prix de gros du poulet sera cette année en moyenne de 10% plus haut qu'en 2006, selon le ministère de l'agriculture. Une douzaine d'oeufs y coûtera 21% de plus et le lait sera 14% plus cher.
Les prix du beurre, du fromage, du lait et de la viande vont aussi croître d'au moins 15% en 2008, souligne la FAO.
"Nous avons atteint des niveaux jamais vus. Ce qui est sûr c'est qu'on va aller encore plus haut, mais on ne saurait dire jusqu'où", explique Joe Victor, analyste chez Allendale. Les consommateurs "doivent s'attendre à des prix élevés du pain, pâtes, viande, graines, céréales au moins jusqu'à l'hiver 2008", souligne-t-il.
Le phénomène risque de se poursuivre en raison de l'utilisation encore plus élevée en 2007/2008 des céréales, du sucre, des graines oléagineuses et des huiles végétales pour la production des biocarburants.
Alors que seulement 16% de la récolte 2006 des céréales américaines avait servi à produire de l'éthanol, cette année près d'un tiers de la récolte de céréales y sera destinée, souligne US Agri.
"Les prix de la plupart des céréales vont poursuivre leur augmentation en raison de la demande conjointe de l'industrie agroalimentaire et de l'industrie énergétique", avance Bill Nelson, analyste chez A.G Edwards.
La production annuelle d'éthanol américaine à partir du maïs devrait doubler entre 2006 et 2016, tandis que dans l'Union européenne, les volumes d'oléagineux (principalement de colza) destinés à la production de biodiesel devraient passer d'un peu plus de 10 millions de tonnes (Mt) à 21 Mt au cours de la même période, d'après l'Institut français du Pétrole (IFP).
Sur les cinq dernières années, la croissance mondiale de la production de biocarburants a été de l'ordre de 15% par an, selon l'IFP.
Les prix des céréales restent par ailleurs soutenus par des facteurs conjoncturels comme la faiblesse du dollar ou la sécheresse, qui a compromis la récolte des pays comme l'Australie et le Brésil.
Boursorama
A ce rythme, dans 2 ans, on ne produira plus que des céréales comme agrocarburant ...Alors que seulement 16% de la récolte 2006 des céréales américaines avait servi à produire de l'éthanol, cette année près d'un tiers de la récolte de céréales y sera destinée
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, souligne US Agri.
Certes tu a déjà exprimé cette opinion, et tu a peut être raison . Mais cela reste conditionné a la disponibilité pour les paysans du Tiers Monde a disposer de SAU suffisante, d'eau en quantité et de qq moyens techniques, autre que le bâton à fouir. Et peut être maîtriser leur démographie.sceptique a écrit :
L'arrêt des exportations agricoles occidentales (pour cause d'agrocarburants) est plutot une bonne chose pour le Tiers Monde.